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Le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman a entamé ce dimanche une tournée en Croatie, en Albanie, et en Autriche. Il y rencontrera des dirigeants des pays européens notamment pour tenter de les convaincre de ne pas soutenir la reconnaissance d’un État palestinien à l’Onu en septembre. C’est la première visite d’un ministre israélien des Affaires étrangères en Albanie depuis 17 ans.

Israël mène actuellement une vaste campagne contre contre la démarche des palestiniens qui veulent demander l’adhésion de leur État à l’ONU. Le ministère israélien des Affaires étrangères a formé un “Forum de septembre” et demandé à tous ses ambassadeurs de rendre compte de leurs efforts pour persuader les chancelleries de s’opposer à la campagne onusienne des Palestiniens. Ce texte ordonne aux diplomates israéliens à l’étranger de rencontrer “les hommes politiques les plus haut placés” et de faire campagne auprès des associations locales, des médias et de l’opinion publique contre la reconnaissance d’un État de Palestine.

La diplomatie israélienne cible notamment l’Union européenne (UE), divisée sur la question. Plusieurs pays européens, dont la France, ont laissé entendre qu’ils songeaient à reconnaître la Palestine si la voie des négociations restait bloquée. Le directeur du département Europe de l’Ouest des Affaires étrangères, Naor Gilon, espère “créer un bloc important d’États de l’UE qui exprimeront leur opposition le plus tôt possible à la démarche unilatérale palestinienne”.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu qui s’est entretenu avec le président du Parlement européen, il y’a quelques jours , a déclaré au professeur Jiri Buzek, qu’il espérait voir 30 pays rejeter la proposition des Palestiniens de demander la reconnaissance unilatérale d’un état Palestinien à l’ONU.

Le mois dernier, le Président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé que, quand un État palestinien sera établi, aucun israélien ne sera autorisé à y vivre.

La déclaration du chef du Fatah, Mahmoud Abbas, au cours de la réunion de la Ligue Arabe, fin mai 2011 , qui a déclaré vouloir une Palestine purifiée de la présence juive a suscité la colère de la classe politique israélienne. Le ministre des Finances, Youval Steiniz, a déclaré que ces paroles extrêmement dures nous remettaient en mémoire les discours racistes des Nazis en Europe, ce qui devrait nous amener à nous interroger à nouveau sur la véritable identité de notre «partenaire».

D’après un sondage paru il y’a quelques jours et commandé par un député du Likoud (droite), plus de la moitié des Israéliens serait en faveur de l’annexion de la Judée-Samarie par Israël si les Palestiniens obtenaient une reconnaisse unilatérale d’un État à l’Assemblée générale de l’ONU.

Le célèbre analyste du New York Times, Thomas Friedman, a une solution toute simple pour régler le conflit israélo- palestinien. Dans un article intitulé ”Que fait-on avec des citrons ?” publié dans le journal, il propose, afin de faire face au tsunami politique de septembre prochain, que l’Onu ré-entérine la résolution 181 du 29 novembre 1947 sur le partage de la Palestine en deux Etats -l’un juif et l’autre arabe-qui avait été rejetée par les pays arabes et n’a jamais été mis en application. Les citrons évoqués sont les Israéliens et Palestiniens avec lesquels l’administration Obama doit travailler. ”Savez-vous ce qu’on fait avec des citrons ? De la limonade”, répond-il là encore tout simplement.

Les dirigeants palestiniens comptent toujours demander l’adhésion de la Palestine sur les lignes de 1967 à l’ONU lors de la session annuelle de l’Assemblée générale, faute de perspective de négociation avec Israël. “Nous avons dit aux responsables américains que l’option d’aller au Conseil de sécurité de l’ONU pour demander l’adhésion de l’État de Palestine sur les frontières de 1967 était une option sérieuse de la direction palestinienne, qui est déterminée à explorer toutes les options”, a déclaré cette semaine le négociateur Saëb Erakat.

L’Autorité Palestinienne a transmis au Quartette pour le Proche-Orient ses quatre conditions pour reprendre les négociations avec Israël, a déclaré ce samedi le négociateur palestinien Saeb Erekat. Parmi celles-ci figure le gel total des constructions juives en territoires disputés.

Ftouh Souhail

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