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Les polices britannique et américaine n’ont trouvé aucune preuve d’écoutes téléphoniques de victimes du 11-Septembre dont est soupçonné le groupe de médias du magnat américain Rupert Murdoch, affirme le Wall Street Journal.

En plein scandale des écoutes en Grande-Bretagne, la police fédérale américaine (FBI) avait annoncé le 14 juillet qu’elle lançait une enquête pour déterminer si de telles méthodes avaient été employées auprès de familles de victimes des attentats du 11 septembre 2001. Des écoutes téléphoniques supossés dans les années 2000, concernent quelques 4000 personnalités de tous horizons, mais aussi sur des familles de soldats tués en Irak et en Afghanistan.

Mais selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier, la police britannique n’a trouvé aucun nom de victimes de ces attentats dans les documents recueillis jusqu’à présent. La police new-yorkaise (NYPD) a également indiqué au FBI n’avoir aucune indication de telles infractions à la loi, poursuit le quotidien américain, qui appartient à News Corp, le groupe de M. Murdoch.

Le magnat australo-américain de la presse a reconnu quelques «erreurs mineures» dans l’affaire des écoutes, et a démenti fermement les informations selon lesquelles il envisagerait de vendre certains de ses journaux : «C’est n’importe quoi», s’est-il agacé. «Vraiment et totalement n’importe quoi.». Son intervention s’est fait dans le cadre d’un entretien au Wall Street Journal, qui est la propriété de News Corp.
Ces accusations formulées sur Rupert Murdoch, sans la moindre preuve, sont démentes et monstrueuses, et relèvent d’un complot. Cette accusation indique que quelque chose est en train de se passer contre « L’empire Murdoch » qui a des affinités avec le Parti Républicain et les néo-conservateurs (1).
De nombreuses critiques ont été émises, ces derniéres années, à propos de la ligne éditoriale des journaux et des chaînes de télévision du groupe, jugée conservatrice voire ultra-conservatrice. Le professeur Roy Greenslade, dans une tribune du journal anglais Guardian Unlimited, souligna que les 175 journaux de Murdoch à travers le monde avaient soutenu la libération de l’Irak par les États-Unis avec des titres audacieux.

Dans ce contexte, inutile de préciser que les 175 quotidiens de Murdoch ont eux aussi soutenu la guerre de la libération en Irak

Rupert Murdoch, qui est un conservateur pur et dur, a apporté un soutien sans failles à George W. Bush qu’il a loué comme « un homme de grande moralité et d’humilité profonde ».

Murdoch a aussi largement contribué à la montée en puissance des néo-conservateurs en les dotant en 1995 de leur propre hebdomadaire, le Weekly Standard. Depuis, cette publication n’a eu de cesse de militer pour la libértation de l’Irak, de l’Afghanistan et réclame aujourd’hui une attaque contre l’Iran. Son influence dans les médias dépasse de loin ses 60 000 exemplaires.

Lorsque Rupert Murdoch a lancé la chaîne d’infos en continu Fox News en 1996, il a choisi, pour la créer et la diriger, le conservateur Roger Ailes, ancien publicitaire et stratège médiatique de Richard Nixon, Ronald Reagan et de George Bush père. L’homme est en outre connu aux Etats-Unis pour avoir été l’auteur de spots publicitaires républicains (2).

Même le vénérable New York Times, « the good old grey lady » (la bonne vielle dame aux cheveux gris) comme on l’a affectueusement surnommé, a embauché comme chroniquer Bill Kristol, redacteur-en-chef du Weekly Standard. Son influence est la raison pour laquelle Rupert Murdoch continue de financer cet hebdomadaire pourtant dans le rouge.

CNN avait aussi embauché, en 2088, comme présentateur Tony Snow qui a obtenu ses galons d’homme de télé chez Fox News avant de devenir le porte-parole à la Maison Blanche de George W. Bush…

Sur Fox News, déjà disponible pour 85 millions de téléspectateurs américains et dans 55 pays du monde, les commentateurs et présentateurs de « news » n’arrêtent pas de tirer à boulets rouge sur le Parti Démocrate, sur « la menace de l’ultragauche » et sur les « ennemis » de l’Amérique .Et assure la promotion des « valeurs familiales », les homosexuels et les supporteurs du droit à l’avortement constituant des cibles privilégiées.

Par ses énormes succès d’Audimat, Fox News a tiré les autres chaînes d’info, notamment CNN et MSNBC, vers la droite dans la chasse aux téléspectateurs.

L’achat du Wall Street Journal et de Newsday par l’empire de Murdoch a angoissé la gauche Américaine influencé par Zbignew Brzezinski, Samantha Power, Bill Ayers et quelques autres.

Ftouh Souhail

(1) Contrairement à une idée fausse largement répandue le néo conservatisme n’est pas une doctrine soi-disant développée par des « juifs sionistes américains ». C’est pourtant cette version mensongère et diffamatoire qu’on lit régulièrement.

(2) Murdoch est également un eurosceptique convaincu. En Irlande, sa presse locale a mené une campagne contre le Traité de Lisbonne.

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