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L’échec du Quartette pour le Proche-Orient à se mettre d’accord sur une formule pour reprendre les négociations conforte les Palestiniens à poursuivre leur démarche vers le Conseil de sécurité de l’ONU, a déclaré ce samedi soir selon un responsable palestinien.

Les émissaires du Quartette pour le Moyen-Orient se réuniront dimanche à New York pour tenter de relancer les négociations entre Israéliens et Palestiniens, rapporte un diplomate européen.

L’Union européenne considère qu’une solution constructive permettant la reprise des négociations de paix est la seule issue, a soutenu ce samedi une porte-parole de la chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton.

En outre, le lobby arabe, dirigée par les Saoudiens, continue de faire pressions sur l’Administation américaine pour la dissuader d’utiliser sont droit à un véto au Conseil de Sécurité contre la déclaration unilatérale palestinienne.

« Les États-Unis doivent soutenir la demande de reconnaissance d’un État palestinien auprès de l’ONU s’ils ne veulent pas gâter la situation dans le monde arabe et créer une brèche dans les relations américano-saoudiennes », a estimé le 12 seprembre 2011 le prince Turki al-Faiçal, ancien ambassadeur saoudien aux États-Unis.

Selon le quotidien China Daily reflétant les positions du gouvernement chinois, un véto américain au Conseil de sécurité de l’Onu à la demande de reconnaissance de l’Etat palestinien, risque d’augmenter les tensions au Proche-Orient et d’isoler encore plus Israël. La majorité de la communauté internationale reconnaît le droit des Palestiniens à un Etat indépendant, ajoute le journal.

En visite en Chine, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a estimé ce mardi 13 septebre 2011 à Pékin, qu’il restait une “petite chance” d’éviter une “confrontation” à l’ONU, où les Palestiniens ont l’intention de demander, le 20 septembre, la reconnaissance de leur Etat.

“Cette petite chance serait d’arriver à un projet de résolution qui serait acceptable pour un grand nombre de pays”, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères. “Nous sommes en train d’y travailler en liaison avec la Ligue arabe qui s’est réunie au Caire et qui doit se réunir encore aujourd’hui, en liaison avec les Palestiniens, en liaison avec les Britanniques, (et en liaison avec la chef de la diplomatie européenne) Mme Catherine Ashton”, a-t-il poursuivi.

Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Ligue arabe se sont réunis mardi 13 septembre 2011 au Caire pour discuter, essentiellement à huis clos pour soutenir une reconnaissance à l’Onu d’un Etat palestinien, rapporte la télévision égyptienne.

La “Palestine” a déjà pris la présidence de la Ligue arabe dimanche lors de la 136e session de la Ligue au Caire, à la veille de la demande de reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien, à l’Assemblée générale des Nations unies.

Les Etats membres de la Ligue arabe soutiendront la reconnaissance d’un Etat palestinien devant les Nations unies la semaine prochaine malgré l’opposition des Etats-Unis, a indiqué le Premier ministre du Qatar.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré, mardi, lors d’une conférence de presse au Caire où il a effectué une visite, que “la reconnaissance d’un Etat palestinien n’est pas un droit, mais un devoir”. “Un Etat palestinien indépendant sera un gage de stabilité au Proche-Orient”, a déclaré mardi le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan devant les chefs de diplomatie des pays membres de la Ligue arabe au Caire. “Il est temps de hisser le drapeau palestinien aux Nations unies. Hissons le drapeau palestinien et qu’il devienne le symbole de la paix et de la justice au Proche-Orient”, a déclaré Erdogan.

“C’est notre droit légitime de demander l’adhésion à part entière de l’Etat de Palestine à l’ONU”, a déclaré ce samedi 17 septembre le président palestinien Mahmoud Abbas.

Nénamoins, le Hamas a critiqué ce vendredi la démarche du président palestinien Mahmoud Abbas de demander l’adhésion d’un Etat palestinien à l’ONU. Selon le mouvement, cette démarche comporte “de grands risques”.

Le ministère des Affaires étrangères à Gaza a soutenu que la demande d’adhésion de l’Etat palestinien à l’ONU ne permettra pas à la Palestine d’obtenir son indépendance ni de mettre un terme à “l’occupation israélienne”.

Ftouh Souhail

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