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Le 9 décembre 1942 (le 2  Tevet 5703) restera à jamais gravé dans la mémoire des Juifs de Tunisie.

A cette date, en effet, les hommes de la communauté furent raflés et affectés aux travaux forcés.

Durant  la Rafle des Juifs de Tunis quelques  2 000  juifs  furent arrêtés, et les Allemands iront même les ramasser jusque dans les synagogues. Des centaines d’entre eux avaient trouvé la mort et  plusieurs d’entre eux en trouvé la route de la déportation.

 

 

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Walter Rauff, Chef des SS en Tunisie ( en photo), iexige des responsables communautaires juifs de lui livrer 2000 travailleurs forcés pour diverses tâches. Quand il arrive le matin du 9 décembre à la synagogue de Tunis et ne trouve pas la “livraison” qu’il a exigée la veille, il ordonne à ses sbires de battre juifs, puis fait arrêter près de 100 notables de la communauté pour qu’ils servent d’otages.

Ne pouvant pas, faute de transports disponibles, envoyer les Juifs en Europe, il exige de la communauté juive locale de s’acquitter d’une rançon d’une demi-tonne d’or ou sa contrepartie en devises, au prétexte que les Juifs sont responsables des raids aériens au-dessus de Tunis.

Il faut noter aussi que sous l’occupation allemande, la Tunisie était sous protectorat français du gouvernement Vichy du maréchal Pétain.

Malgré l’occupation, plusieurs musulmans tunisiens ont caché et sauvé leurs compatriotes juifs de la déportation. D’autres, s’en sont réjouis, hélas.

 

En six mois d’occupation, de novembre  1942 à mai 1943, sur une population de 75 000 Juifs, 2 000 âmes  seront envoyés aux travaux forcés dans des camps – sans compter ceux qui seront déportés à Auschwitz.

 

Le Bey de Tunis aurait payé une rançon en or pour que les juifs tunisiens ne soient pas déportés dans les camps de concentrations.

 

Habib Bourguiba, leader du mouvement nationaliste tunisien en exil, a refusé toute collaboration avec les forces de l’axe fasciste et nazi.

 

Les allemands,  qui étaient  refoulés d’Egypte après El Alamein et Tobrouk, sont arrivés à la capitale Tunis le 8  novembre 1942. Les Alliés ont alors bombardé lourdement la ville à cause de son port stratégique. Mi- novembre le quartier des rues du Caire et Sadi Carnot a été le théâtre de nombreux massacres.

 

Tous les hommes juifs de plus de 16 ans ont été pris au travail obligatoire sur le port de Tunis et il y’ a eu  encore des morts, car les allemands leur interdisaient de se protéger pendant les bombardements. A Tunis les conditions des Juifs étaient bien pires qu’à Sfax ou Sousse.

 

Selon  Freddy Eytan, ancien ambassadeur d’Israël en Afrique du Nord, la France avait abandonnés les juifs tunisiens aux mains des Nazis, alors qu’elle continuait à se soucier, attentionnée, du sort des Français non juifs.

 

Le père de Freddy Eytan, Ouzy, est d’origine italienne et fut un dirigeant sioniste qui a milité pour l’émigration des juifs de Tunisie en Eretz. Lors de l’occupation nazie, il est arrêté et envoyé dans un camp de travail forcé à Bizerte. Il réussit à s’évader et poursuivit ses activités pour la cause d’Israël en militant dans la clandestinité avec le Mossad le-Aliyah Bet.

 

 

Un dernier rappel  : La Tunisie ne reconnait pas cette date anniversaire dans ses programmes scolaires  et les médias, qui se sont libérés après la révolte de 2011, mènent aussi une attitude négationniste.

 

Les autorités israéliennes ont tenu à reconnaître le préjudice subi par les juifs d’Afrique du Nord pendant la Seconde guerre mondiale en leur permettant de recevoir une allocation annuelle.

 

Le 10 février 2008, la Cour du District de Tel-Aviv a décidé que «  Les Juifs tunisiens qui vivaient sous le régime Nazi méritent le même statut que leurs homologues européens et ont droit à des dédommagements en tant que victimes des persécutions nazies ».

 

Il ne faut plus Jamais que ça se reproduise …Vive Israël.

 

 

Souhail Ftouh

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