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Aujourd’hui et demain marqueront l’anniversaire  du Farhoud, l’infâme pogrom contre les Juifs de Bagdad en 1941, qui a entraîné 200 morts et 2000 blessés et lors duquel 900 maisons juives ont été détruites. Ce fut le début de la fin d’une communauté qui existait depuis 26 siècles, précédant l’Islam de 10 siècles et qui comptaient 125 000 âmes.

 

Une répression inhumaine s’est abattue sur la communauté  juive par des officiers irakiens sunnites et pronazis. Des arrestations, des  déportations, des exécutions er des expropriations sur des populations innocentes.

 

Des centaines  d’hommes, pour la plupart fusillés et enterrés dans des fosses communes. Des femmes violées et éventrées, des enfants mutilés. Cette tragédie porte un nom, un seul nom : c’est le génocide. Il n’y en pas d’autre.

 

Les Juifs n’ont pas été  autorisés à enterrer eux-mêmes leurs morts, qui sont récupérés par le gouvernement et enterrés dans une fosse commune. Les dommages causés étaient estimés entre 3 et 3,5 millions de livres sterling.

 

 

 Des officiers irakiens sunnites et pro-nazis orchestrent le massacre

 

 

Le 1er et 2 juin 1941, les  chefs musulmans armés  proche  du  Premier ministre, Rachid Ali al-Gillani s’en prennent aux juifs dans les quartiers à majorité juive d’Al Rusafa et d’Abu Sifyan.

 

D’ailleurs le général al-Galani est allé rejoindre Haj Amin al-Husseini à Berlin après ce massacre. Dans les années 1930, Gillani a été fortement influencé par le grand mufti de Jérusalem,  Amin al-Husseini,  qui avait été exilé de la Palestine mandataire par les autorités britanniques en raison de son alliance avec l’Allemagne nazie  qui visait entre autres massacrer des juifs en Palestine.

 

L’évènement ayant conduit au massacre Farhoud est un prêche anti-juif dans la mosquée Jami-Al- Gillani, qui porte le même nom de famille du général irakien. La propagande antisémite était transmise quotidiennement par la radio locale et par Radio Berlin en langue arabe.

 

Divers slogans anti-juifs étaient peints sur les murs, tels que: Hitler tue les parasites juifs. Les magasins détenus par les Musulmans étaient marqués Musulman de façon à ne pas être pillés dans le cas d’émeutes contre les Juifs.

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Le massacre était prémédité  par un gouvernement pro-nazi populaire à Bagdad, et il a lieu pendant la fête juive de Chavouot, jour de joie pour toutes les communautés juives du monde.

 

Aujourd’hui la reconnaissance de la responsabilité de l’État Irakien n’est pas établie encore sur ce génocide. De plus les juifs Irakiens n’ont pas le droit d’organiser les voyages de recueillement au pays.

 

Le Farhoud  marquera un tournant décisif pour les Juifs d’Irak : à la suite de cet événement, ils seront régulièrement sujets à la violence, aux persécutions, boycotts et confiscations avant d’être expulsés en 1951. Une série de décrets et d’attaques s’en est suivie, vidant le pays de son ancienne communauté juive avant le début des années 1970, à peine 92 Juifs restant en Irak.

 

Les souvenirs restent la force de cette population. Ce massacre restera longtemps gravé dans nos mémoires comme étant un jour de destruction et de terreur.

 

La synagogue Edmond J. Safra à New York organisera demain l’allumage des bougies pour les 27 siècles où la vie juive a prospéré dans ce qui est aujourd’hui l’Irak. Soyons nombreux à coté de nos frères juifs.

 

Ne laissons jamais s’effacer ces anniversaires mémorables. Il faut rallumer les lumières du passé pour voir plus clairement dans l’avenir.

 

 

Souhail Ftouh

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