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Le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed à Khartoum,  le 23 mars 2017

Six ans après avoir chassé du pouvoir Zine El-Abidine Ben Ali, le 14 janvier 2011, les nouveaux artisans de la soi-disant démocratie naissante en Tunisie lancent une opération de séduction vers le président soudanais Omar Hassan el-Béchir, objet  de poursuites judiciaires de la part de la Cour pénale internationale (CPI) et le président syrien Bachar El Assad accusé lui aussi pour des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité par l’ONU.

 

Le pire est que la Tunisie  a été récompensée par le prix Nobel de la paix (2015) pour sa transition démocratique. Ce Prix  était  prévu servir d’exemple à suivre par d’autres pays !

 

 

La Tunisie cherche à séduire un criminel de guerre recherché par la CPI

 

Le chef du gouvernement d’union nationale tunisien, Youssef Chahed, a atterri  ce mercredi 22 mars 2017, à la capitale soudanaise Khartoum, où il s’est rendu pour une visite officielle de deux jours. Au cours de cette visite, il  a rencontré  Hassan el-Béchir, après dix ans de rupture.

 

Tunis a par ailleurs annoncé la reprise de la ligne aérienne Tunis-Karthoum, suspendue depuis 1989, au cours du mois de septembre 2017pour établir un nouveau départ dans la coopération bilatérale avec ce régime qui aurait commis des crimes de génocide, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre au Darfour.

 

Bechir, en plus d’être le premier chef d’État en exercice recherché par la CPI, est le premier accusé du crime de génocide devant la CPI. La Ligue Arabe et l’Union Africaine refusent de donner suite au mandat d’arrêt à l’encontre d’el-Béchir. Ce mandat inclut, en plus des accusations pour crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, des accusations pour génocide contre les Fours, les Masalit et les Zaghawa.

 

Plus de 170 villages ont été détruits massivement avec des armes conventionnelles mais surtout au moyen de bombardements chimiques. En utilisant du gaz moutarde, l’armée soudanaise a franchi un pas dans l’horreur.

 

Alors que les massacres au Darfour ne sont pas près de se terminer, Amnesty international avait publié le 29 septembre 2016 un rapport sur l’utilisation par Khartoum d’armes chimiques dans la région du Djebel Marra, dans l’ouest du Darfour au cours d’une trentaine d’attaques.

 

 

Mais la Tunisie comme le reste des Pays Arabes affiche une indifférence  face aux crimes du régime soudanais. Le sujet du Darfour n’a jamais été à l’ordre du jour d’aucune réunion arabe. Ces pays se sont bâti une armure de protection pour ignorer la vérité et pour ne pas se sentir concernés. Ici les intérêts personnels des États passent avant tout sentiment humanitaire au point de ne plus pouvoir compter sur un brin de solidarité de leur part.

 

La cause des querelles n’a jamais été religieuse mais essentiellement culturelle puisque tous les habitants du Darfour sont musulmans. Le régime de Khartoum a livré des armes aux Janjawids, qui ont accepté de jouer le rôle de harkis avec une haine et une cruauté terrifiantes.

 

Les miliciens tuent, massacrent et violent leurs frères africains musulmans pour se donner un gage d’identité et pour recevoir enfin le certificat sanglant d’appartenance au monde arabe. Le résultat s’évalue à 300.000 victimes, mortes dans l’indifférence générale tandis que le massacre se poursuit encore aujourd’hui dans le silence et en l’absence des témoins des ONG ; Les Musulmans tuant d’autres musulmans, croyant au même Dieu et enveloppés d’une peau de même couleur.

 

 

Une délégation parlementaire en visite de soutien à Assad

 

Le président syrien Bachar El Assad qui massacre son peuple avec sa propre armée a reçu  le mercredi 22 mars 2017 une délégation de députés tunisiens en visite  pour un séjour de 6 jours à Damas.

 

Les députés tunisiens ont réitéré au président  (dictateur) El Assad  leur soutien et leur respect à la résistance exceptionnelle de l’armée syrienne sous les ordres de ce boucher coupable de massacres et de meurtres depuis mars 2011.

 

Composée de sept députés, à savoir Abdelaziz Kotti, Khemaïs Ksila (Nidaa Tounes), Noureddine Mrabti (Union Patriotique Libre), Sahbi Ben Fredj (Al Horra), Mongi Rahoui, Mbarka Brahmi (Front Populaire) et Issam Matoussi (indépendant), cette délégation, la délégation de députés tunisiens a exprimé sa gratitude au dictateur syrien pour son rôle dans l’échec du  « complot sioniste qui vise le démembrement des pays arabes en micro-états ethniques incapables de faire front à Israël en cas de conflit. »

 

« Notre visite a pour but rétablir les relations entre les deux pays. Cette reprise est bénéfique pour les deux pays »   a dit le député d’Al Horra, Sahbi Ben Fredj, sur les ondes de la radio tunisienne RTCI.

 

« Nous sommes fidèles à la promesse faite à nos électeurs de rétablir la relation avec la Syrie » a martelé le député.

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Délégation parlementaire tunisienne à Damas, le 23 mars 2017

Le président Bachar El Assad bénéficie d’une grande popularité en Tunisie, en dépit que ce régime fasciste et criminel a tué des centaines de milliers de personnes et fait déplacer des millions d’autres.

 

Ces deux visites au Soudan et en Syrie nous interpellent à double titre. Elles montrent d’abord que les États arabes se polarisent sur le problème israélo-palestinien, essentiellement politique, alors qu’ils ferment les yeux sur les massacres aux alentours.

 

De plus moralement il est inacceptable qu’un pays titulaire du Prix Nobel de la paix manifeste cette sympathie envers deux régimes génocidaires. Le caractère massif des crimes en Syrie et au Soudan relèvent de l’extermination et sont assimilables à un crime contre l’humanité.

 

Avec cette attitude sélective, aucune crédibilité  ne puisse être accordée concentrant les efforts sur le conflit palestinien tout en ignorant ou en feignant d’ignorer les pays où les massacres s’opèrent au grand jour et en toute impunité.

 

 

Souhail Ftouh

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L’industrie du vin israélien est depuis longtemps une ambassadrice de choix d’Israël dans le monde

Durant quatre jours, le vin israélien prend part au Salon IFE Londres, qui se tient du 19 au 22 mars. Représentée par  Golan Heights Winery  qui tente de conquérir le marché anglais, mais aussi mondial, puisque le salon regroupe plus de 1000 exposants venant des quatre coins de la planète.

L’IFE est un lieu de rencontre des professionnels de l’industrie alimentaire et de la gastronomie et accessible uniquement aux professionnels. L’objectif de cette foire est de distributeurs, acheteurs et les décideurs à offrir un forum d’affaires et de nouveaux liens à promouvoir. Au total les organisateurs saluaient pendant les 4 jours du salon, du 17. mars au 20. mars 2013, environ 1120 exposants de 55 pays à l’IFE à Londres.

Cette participation  vise à promouvoir les vins israéliens sur les marchés à l’export et à faire  d’Israël une destination reconnue et appréciée du vin à l’échelle internationale, grâce à une meilleure notoriété et visibilité.

Les vins israéliens de Golan Heights Winery ont été le symbole de la lutte contre le BDS l’an dernier. Malgré l’opposition du BDS, la liste des vins israéliens lauréats de Prix internationaux est vertigineuse Les entreprises vinicoles israéliennes ont acquis une reconnaissance certaine, remportant quatre médailles d’or et cinq médailles d’argent lors du Prix international Mundus Vini à Düsseldorf, en Allemagne. La prestigieuse Grande Médaille d’Or a été décernée au millésime 2012 du Galil Mountain Alon.

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Les vins israéliens se sont également illustrés au plus ancien et prestigieux des concours internationaux de vins, le Challenge International du Vin, à Bordeaux, parmi plus de 5000 vins provenant de 38 pays différents.

Le palmarès 2016 compte encore quatre vins israéliens lauréats de médailles de bronze. Parmi eux, le millésime 2011 de Yarden Cabernet Sauvignon.

L’an dernier, les vins israéliens ont également conquis le ciel. La compagnie aérienne Japan Airlines avait  annoncé qu’elle servira désormais Yarden Chardonnay sur ses vols, en Première Classe. Le succès des vins israéliens au Japon ne cesse de croître. On peut les y retrouver, notamment, dans les boutiques de vin locales, les principaux bars et les restaurants gastronomiques.

Il existe de nombreux autres vins de Judée de Samarie de Galilée de Gouch Etsion, les Domaine du Castel, les Flam, les Ventura, les Recanati qui constituent d’excellent vins.

 

Souhail Ftouh

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Des milliers d’Israéliens  se sont rassemblés près du centre Dizengoff à Tel Aviv avant de descendre au boulevard Rothschild.

Il s’agit de la « marche des zombies » qui, comme son nom l’indique, invitent les zombies à défiler et vagadonder dans les rues de la ville blanche

Les fêtards de Pourim, qui  portaient des costumes les plus sanglants et les plus étonnants, ont défilé dans  les rues à l’occasion de cette  fête qui est caractérisée par le port de costumes et de masques. En effet, il s’agit en partie d’un carnaval avec toute l’ambiance festive qui va avec.

Les telaviviens affluent de toutes parts pour célébrer, danser et assister à des performances de DJs. Cet événement  met en vedette des artistes et musiciens locaux.

Les fêtes de Pourim s’accompagnent traditionnellement de fêtes et de défilés de rue dans toutes les villes d’Israël et d’une affluence accrue.

La sécurité aussi augmentée lors du traditionnel défilé

Des mesures de sécurité accrues ont été mises en place.

Alors que des milliers de personnes se sont massées, la police a augmenté ses effectifs de 40 pour cent pour assurer la surveillance et la sécurité, et des hélicoptères survolent la ville.Les rondes et les contrôles étaient renforcés et l’accès des véhicules est limité.

La sécurités des  fêtards est une tâche prioritaire.

Le ministère de la Défense a annoncé que la  Judée Samarie et la bande de Gaza sont bouclées du vendredi au dimanche pour éviter d’éventuels incidents de sécurité durant la période de la fête juive de Pourim. L’entrée et la sortie sont interdites aux Palestiniens pendant ces trois jours, à l’exception des “cas humanitaires, médicaux et exceptionnels”, précise le communiqué de l’armée.

Cette interdiction  lors des fêtes juives est une mesure de routine.

Joyeux Pourim!

 

Souhail Ftouh

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Pourim est célébrée à travers le pays avec des grandes fêtes où chacun se déguise. La musique y est festive et les enfants, comme les parents et grands-parents viennent y faire la fête ! Plusieurs milliers de personnes sont attendues tous les ans pour profiter de la fête et de la musique jouée par les meilleurs DJs du pays : Moris Malka;Yaniv Ohana ;Oren Cohen ;Omri Guetta ;Eliran Osadon ;Sean Doron et David Bel.

 

 

Grande fête de rue annuelle de Pourim a été organisé à Tel-Aviv, ce vendredi 10 mars 2017.  La « Pourim street party » a eu  lieu à partir de midi à Kikar HaMedina, au nord de la ville. Cette incroyable « street party » met en vedette les performances d’artistes variés. Cette tradition de fête de rue, à Tel-Aviv, a débuté dans les années 1990.

 

 

Autre événement telavivien à ne surtout pas manquer pour les amateurs de sensations fortes: la marche des zombies à Tel-Aviv. Elle aura lieu  ce samedi 11 mars à partir de 21h et débutera au croisement du boulevard Ben-Zion et de la rue King George.

 

 

En Israël, Pourim est l’un des événements les plus célébrés et à cette occasion de nombreux défilés sont organisés. Des juifs religieux aux telaviviens laïcs, tous célèbrent dans la joie et la bonne humeur cette fête qui appelle au rassemblement.

 

Pourim rapelle l’histoire biblique d’une jeune femme, Esther, laquelle sauva le peuple juif d’un massacre de grande ampleur. Aujourd’hui en Israël, cet événement fait l’objet d’une grande fête, qui ressemble, à quelque chose près  à tous les carnavals du monde.

 

Hag Pourim Sameah. Joyeux Pourim !

Souhail Ftouh

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Mort de rire! « La Tunisie est le phare de l’espoir !» a déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel, lors de son discours à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) le 3 mars 2017.

 

Elle a  fait l’éloge de la Tunisie soi-disant « démocratique et moderne », qui a fait selon elle un chemin qu’elle a décrit comme étant «  extraordinaire avec des élections libres et l’élaboration d’une Constitution ».

 

La chancelière a également exprimé sa sollicitude et son « émerveillement » vis-à-vis des acquis tunisiens, prenant pour exemple l’octroi du prix Nobel de la paix au quartet du dialogue national.

 

Angela Merkel a, par ailleurs fait un parallèle avec l’assemblée fédérale allemande, le Budenstag, et l’ARP en indiquant que « les travaux des députés se rejoignent car les défis des deux pays sont identiques ».

 

« On ne peut nier les avancées réalisées par la Tunisie depuis la révolution de 2011 et l’Allemagne, en tant que pays frère, veut vous accompagner sur cette voie » a ajouté Angela Merkel sous les applaudissements des députés.

L’espoir de quoi? Le pays est le berceau du racisme anti-noir et le centre de la traite des personnes

 Une chancelière allemande qui débarque pour moins de 24 heures, offre 275 millions d’euros de dons  sous le coup des chantages  et qui se lance  ensuite des fleurs à ce pays raciste : mais quelqu’un lui a-t-il montré le tableau de bord actuel ? Et a-t-elle vraiment la conscience que Le  dernier « Prix Nobel de la Paix » pour la Tunisie a un goût amer.

 

Les 10 à 20% de Tunisiens à la peau sombre ont chacun leur lot d’anecdotes à raconter attestant du racisme ordinaire vécu dans ce pays– et sont totalement absents des hautes fonctions et de la scène médiatique.

 

Le racisme, tel qu’il est vécu par les Tunisiens noirs et les ressortissants subsahariens, est une réalité  jamais exposée par les médias locaux.

 

Au sud du pays par exemple, on se croirait sous le régime de l’apartheid. Tous les jours des bus scolaires sont réservés pour les enfants noirs et d’autres pour les enfants blancs, pourtant tous les deux convergent vers les mêmes écoles. La ségrégation et le racisme sont monnaie courante dans le pays des Jasmins.

 

 

Au niveau des autorités tunisiennes, et ce même malgré l’adoption d’une nouvelle Constitution (qui ne garantit aucun droit pour les noirs, les juifs et les berbères), rien n’est fait et rien n’est proposé.

 

Au niveau des organisations internationales, cela fait longtemps pourtant qu’on identifie le malaise ; à titre d’exemple, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU s’inquiète, dans son  dernier rapport de 2016, des discriminations en Tunisie et préconise de faire évoluer les cadres législatifs.

 

La Tunisie est le deuxième pays le plus intolérant d’Afrique, selon une étude récente d’Afrobarometer. La Tunisie est en dessous de la moyenne africaine.

 

Afrobaromètre est un réseau de recherches panafricain et indépendant qui conduit des enquêtes sur les attitudes du public envers la démocratie, la gouvernance, les conditions économiques, et des questions connexes à travers l’Afrique. Il a mené plus 145 études depuis 1999.

 

L’étude porte sur la tolérance des habitants de 33 pays africains envers certaines situations, et à ce jeu, la Tunisie obtient un score de tolérance médiocre de 2,35 sur une échelle de 1 à 5, se classant à l’avant-dernière place juste devant le Niger !

 

Les Arabes musulmans tunisiens sont en grande partie hosties aux autres ethnies (surtout les noirs), les autres religions (les juifs en premier), envers les immigrants et travailleurs étrangers (les résidents africains), les personnes vivant avec le VIH/sida  et les homosexuels.

 

La Tunisie est située en dessous de la moyenne africaine en matière de tolérance. Le Sénégal et le Gabon sont les pays les plus tolérants.

 

La Tunisie est aussi classée au niveau 2 sur la liste des pays pratiquant la traite transnationale des personnes selon le rapport 2016 du Bureau de contrôle et de lutte contre la traite des personnes du Département d’État des États-Unis.

 

Toujours selon l’étude du Département d’État des États-Unis, la Tunisie est un pays source de destination et de transit pour les victimes de la traite. Tunis ferme les yeux  sur le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes aux fins d’exploitation. Des véritables mafias sévissent dans le pays et veillent sur le fléau de la traite des personnes.

 

Le statu quo est fermement maintenu : le ministère de la Justice a offert une fin de non-recevoir à la demande d’Adam, une association représentant les Noirs de Tunisie, d’interdire la pratique d’un autre âge consistant à mentionner sur certains actes de naissance la mention « atig » (en arabe : affranchi) renvoyant directement à la période esclavagiste (les Noirs tunisiens sont pourtant loin d’être tous descendants d’esclaves).

 

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La racine du problème, c’est que la diversité est un tabou en Tunisie, institutionnalisé à l’époque de Bourguiba. Dans sa volonté d’aligner tous les Tunisiens au sein d’un Etat-nation « moderne », mentionner les spécificités et la pluralité de la société tunisienne est rendu impossible, car perçu comme une volonté de semer la division.

 

Le caractère profondément africain de l’identité tunisienne subit le même sort : relégué au rang d’« archaïsme » par une classe politique et intellectuelle qui ne daigne concevoir la Tunisie que comme un cocktail entre Orient et Occident.

 

Cette aversion à la diversité et à l’africanité s’est maintenue jusque aujourd’hui et se perpétue comme un dogme jamais remis en cause, y compris au sommet de l’État. La nouvelle Constitution clôt la Tunisie dans une identité exclusivement « arabo-musulmane » au lieu de l’ouvrir également sur sa dimension africaine et méditerranéenne.

 

La principale difficulté de la lutte antiraciste en Tunisie provient du fait que le racisme (l’injure raciale ou la discrimination raciale) comme délit n’existe tout simplement pas dans le code pénal tunisien. Il est donc impossible pour une victime de déposer plainte.

 

Une situation d’autant plus alarmante que la police se rend souvent responsable et/ou complice d’actes à caractère raciste et que les responsables politiques n’inscrivent cette situation intolérable dans un État de droit ni dans leurs agendas, ni dans les débats. D’ailleurs à cause du racisme six mille étudiants subsahariens ont quitté la Tunisie au cours de ces dernières années.

 

Souhail Ftouh

 

 

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Il n’y a pas longtemps, le mois dernier, le Maroc avait félicité l’adoption de cette résolution  biaisée  et anti-israélienne par le Conseil de sécurité, qui appelle Israël à cesser « la colonisation dans les territoires palestiniens ».

 

Le Maroc avait exprimé sa satisfaction   «sur la non-légitimité de la politique de colonisation israélienne, qui constitue une violation flagrante des dispositions du droit international et des résolutions onusiennes y afférentes », a déclaré le ministère des Affaires étrangères et de la coopération dans un communiqué cité par Maghreb Arabe Presse (MAP).

 

Rabat a salué l’adoption, par le Conseil de sécurité de l’ONU,  d’une résolution du 23 décembre 2016, qui appelle l’État Juif à cesser toutes « les opérations de colonisation dans les territoires palestiniens  occupés depuis 1967 », selon le ministère.

 

« Le Royaume du Maroc considère que la persistance d’Israël dans sa politique de colonisation constitue une menace pour les chances de paix dans la région et sape tous les efforts visant à parvenir à une solution définitive, juste et globale au conflit israélo-palestinien, sur la base de la légalité internationale et la solution à deux États », ajoute la même source.

 

Aujourd’hui les autorités et les médias  marocains sont en train de voir rouge. Et pour cause : Londres et Washington ne reconnaissent pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental. L’ancienne colonie espagnole  est occupée par le Maroc depuis 1976.

 

Rabat s’oppose aux demandes des Nations Unies d’un referendum d’indépendance au Sahara Occidental et propose par contre faire du territoire disputé une province marocaine autonome.

 

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Le gouvernement britannique réaffirme son soutien au droit du peuple sahraoui

 

 

D’après des sources des milieux du lobby pro-sahraoui  à Londres le gouvernement britannique a réaffirmé son soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et aux efforts du Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) visant à trouver une solution juste et durable à la question sahraouie conformément aux principes et objectifs de cette organisation.

 

 

La position du gouvernement britannique demeure constante concernant la souveraineté du Sahara Occidental et son «soutien aux efforts du Secrétaire général de l’ONU visant à trouver une solution juste et durable (…) qui permette l’autodétermination du peuple sahraoui conformément aux principes et objectifs des Nations unies», lit-on dans une lettre adressée le 4 janvier 2017 par le chef du département Maghreb arabe au ministère britannique des Affaires étrangères, Christopher Gilf, à la représentation du Front Polisario à Londres.

 

Par ailleurs, le responsable britannique a affirmé que le «gouvernement britannique suit les étapes du procès du groupe Gdeim Izik et a envoyé un représentant de l’ambassade britannique à Rabat pour assister au procès prévu initialement le 26 décembre dernier» et reporté au 23 janvier 2017.

 

«Des observateurs internationaux et des organisations de défense des droits de l’Homme avaient assisté au procès aux côtés du collectif international d’avocats (Belgique, France, Espagne), a-t-il ajouté, affirmant que son gouvernement «suivra avec intérêt le prochain procès en coordination avec la Mission de l’Union européenne à Rabat».

 

Selon des sources pro-sahraouies à Londres  cette lettre fait suite à celle adressée par la représentation du Front Polisario à Londres au ministère britannique des Affaires étrangères concernant le procès du groupe «Gdeim Izik» dans le cadre de la campagne internationale pour leur libération ainsi que tous les détenus politiques sahraouis dans les prisons marocaines.

 

Le représentant du Front Polisario à Londres, Mohamed Limam Mohamed Ali, a salué la position britannique et appelé les autres pays européens à «envoyer des représentants de leurs ambassades au Maroc pour assister au procès le 23 janvier prochain».

Mohamed Limam avait adressé le 16 décembre dernier une lettre à M. Glif dans laquelle il a appelé le gouvernement britannique à «une intervention urgente pour annuler les jugements prononcés à l’encontre du groupe ‘‘Gdeim Izik’’ et libérer tous les détenus politiques sahraouis dans les prisons marocaines». La représentation du Front Polisario en Grande-Bretagne a reçu de nombreuses réponses favorables de la campagne internationale pour la libération des détenus politiques sahraouis dans les prisons marocaines, notamment de la Confédération des travailleurs britanniques.

(Drapeau du Sahara occidental)

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Pour Washington,  «Le Sahara Occidental n’est pas marocain»

 

 

 

L’Administration américaine refuse de reconnaitre pas la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental.

 

Le Département d’État, qui a introduit fin 2016 quelques changements à cette liste, a maintenu sa position sur le territoire sahraoui en affirmant que sa souveraineté «reste à déterminer». Il est on ne peut plus clair que sur ce dossier l’Administration américaine a rejeté catégoriquement les revendications fallacieuses du Maroc sur les territoires sahraouis occupés.

 

 

Dans les précisions apportées par le bureau du renseignement et de la recherche relevant du Département d’Etat, l’Administration américaine confirme également qu’elle ne reconnaît «aucune puissance administrante» dans ce territoire, ce qui constitue un désaveu cinglant à la thèse «de la marocanité du Sahara Occidental» que Rabat veut imposer de force.

 

Le Département d’État avait déjà rejeté en 2016 une mesure du Congrès à propos de l’utilisation au Sahara Occidental d’une aide financière controversée destinée au Maroc, estimant qu’une disposition pareille revenait à reconnaître indirectement le Maroc comme puissance administrante.

 

 

La position américaine s’aligne sur celle des Nations unies qui considèrent le Sahara Occidental comme un territoire non autonome en attente de décolonisation. Washington s’est en effet démarqué plusieurs fois du plan d’autonomie présenté par le Maroc.

 

Avec l’arrivée le 20 janvier de Mr Donald Trump, les lobbyistes pro-sahraouis  comptent accroitre  la pression exercée sur la Maison Blanche  à travers des politiciens du Sénat et le Congrès américains  pour faire valoir les points de vue pro-sahraouis.

 

Les congressistes ont longtemps conduit avec succès la lutte pour convaincre à la Maison Blanche de rester sceptique envers une solution imposée par le Maroc.

 

Les analystes politiques, dans la capitale US, estiment que la nouvelle Administration américaine qui est contre l’adoption de cette résolution  biaisée  et anti-israélienne par le Conseil de sécurité, ne soutiendra pas la position marocaine sur le Sahara Occidental.

 

Le Maroc a eu déjà à saborder les efforts de deux émissaires américains au Sahara Occidental, en 2004 lorsqu’il a rejeté le plan de paix proposé par l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, James Baker, qui maintenait le principe d’autodétermination en exigeant la tenue d’un référendum au terme de cinq années de sa mise en œuvre.

 

En 2012, les autorités marocaines ont décidé unilatéralement de retirer leur confiance à Christopher Ross, l’accusant injustement de mener «un travail partial». La décision est intervenue juste après que Ross a présenté un rapport au SG de l’ONU qui épinglait sans ménagement le Maroc pour les entraves dressées au bon fonctionnement de la Mission de l’ONU pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso).

 

Souhail Ftouh 

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Le 9 décembre 1942 (le 2  Tevet 5703) restera à jamais gravé dans la mémoire des Juifs de Tunisie.

A cette date, en effet, les hommes de la communauté furent raflés et affectés aux travaux forcés.

Durant  la Rafle des Juifs de Tunis quelques  2 000  juifs  furent arrêtés, et les Allemands iront même les ramasser jusque dans les synagogues. Des centaines d’entre eux avaient trouvé la mort et  plusieurs d’entre eux en trouvé la route de la déportation.

 

 

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Walter Rauff, Chef des SS en Tunisie ( en photo), iexige des responsables communautaires juifs de lui livrer 2000 travailleurs forcés pour diverses tâches. Quand il arrive le matin du 9 décembre à la synagogue de Tunis et ne trouve pas la “livraison” qu’il a exigée la veille, il ordonne à ses sbires de battre juifs, puis fait arrêter près de 100 notables de la communauté pour qu’ils servent d’otages.

Ne pouvant pas, faute de transports disponibles, envoyer les Juifs en Europe, il exige de la communauté juive locale de s’acquitter d’une rançon d’une demi-tonne d’or ou sa contrepartie en devises, au prétexte que les Juifs sont responsables des raids aériens au-dessus de Tunis.

Il faut noter aussi que sous l’occupation allemande, la Tunisie était sous protectorat français du gouvernement Vichy du maréchal Pétain.

Malgré l’occupation, plusieurs musulmans tunisiens ont caché et sauvé leurs compatriotes juifs de la déportation. D’autres, s’en sont réjouis, hélas.

 

En six mois d’occupation, de novembre  1942 à mai 1943, sur une population de 75 000 Juifs, 2 000 âmes  seront envoyés aux travaux forcés dans des camps – sans compter ceux qui seront déportés à Auschwitz.

 

Le Bey de Tunis aurait payé une rançon en or pour que les juifs tunisiens ne soient pas déportés dans les camps de concentrations.

 

Habib Bourguiba, leader du mouvement nationaliste tunisien en exil, a refusé toute collaboration avec les forces de l’axe fasciste et nazi.

 

Les allemands,  qui étaient  refoulés d’Egypte après El Alamein et Tobrouk, sont arrivés à la capitale Tunis le 8  novembre 1942. Les Alliés ont alors bombardé lourdement la ville à cause de son port stratégique. Mi- novembre le quartier des rues du Caire et Sadi Carnot a été le théâtre de nombreux massacres.

 

Tous les hommes juifs de plus de 16 ans ont été pris au travail obligatoire sur le port de Tunis et il y’ a eu  encore des morts, car les allemands leur interdisaient de se protéger pendant les bombardements. A Tunis les conditions des Juifs étaient bien pires qu’à Sfax ou Sousse.

 

Selon  Freddy Eytan, ancien ambassadeur d’Israël en Afrique du Nord, la France avait abandonnés les juifs tunisiens aux mains des Nazis, alors qu’elle continuait à se soucier, attentionnée, du sort des Français non juifs.

 

Le père de Freddy Eytan, Ouzy, est d’origine italienne et fut un dirigeant sioniste qui a milité pour l’émigration des juifs de Tunisie en Eretz. Lors de l’occupation nazie, il est arrêté et envoyé dans un camp de travail forcé à Bizerte. Il réussit à s’évader et poursuivit ses activités pour la cause d’Israël en militant dans la clandestinité avec le Mossad le-Aliyah Bet.

 

 

Un dernier rappel  : La Tunisie ne reconnait pas cette date anniversaire dans ses programmes scolaires  et les médias, qui se sont libérés après la révolte de 2011, mènent aussi une attitude négationniste.

 

Les autorités israéliennes ont tenu à reconnaître le préjudice subi par les juifs d’Afrique du Nord pendant la Seconde guerre mondiale en leur permettant de recevoir une allocation annuelle.

 

Le 10 février 2008, la Cour du District de Tel-Aviv a décidé que «  Les Juifs tunisiens qui vivaient sous le régime Nazi méritent le même statut que leurs homologues européens et ont droit à des dédommagements en tant que victimes des persécutions nazies ».

 

Il ne faut plus Jamais que ça se reproduise …Vive Israël.

 

 

Souhail Ftouh

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Le ministre israélien de l’Agriculture, Uri Ariel ( en photo avec la Kippa), a souhaité la bienvenue aux participants à la conférence MASHAV et la Communauté Économique Des États de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO),  à  Tel-Aviv du 5 au 7 décembre 2016, avec une exposition colorée de produits israéliens!

 

Le ministre Ariel a remercié les délégués d’avoir choisi Israël pour accueillir la Première conférence ministérielle sur l’agriculture avec les États membres de la CEDEAO en dehors de l’Afrique.

 

Dix pays de la Communauté Économique Des États de l’Afrique de l’Ouest sont représentés à cette première conférence sur l’agriculture à savoir le Benin, Burkina Faso, Cape vert, Côte d’Ivoire, Guinée, Liberia, Nigeria, Sénégal, Sierra-Leone et Togo.

 

Le ministre a ajouté que le partenariat d’Israël avec le continent est très important et qu’Israël est fier de partager son savoir-faire agricole avec les pays africains et de coopérer pour le bénéfice de tous.

L’Afrique, qui possède aujourd’hui l’un des plus forts taux de croissance au monde, renferme de nombreuses opportunités commerciales dans des domaines où l’expertise israélienne fait autorité, comme l’agriculture, les télécommunications, l’énergie renouvelable et les infrastructures. Israel partage avec les pays en voie de développement les technologies et le savoir-faire israéliens.

La CEDEAO a pour objectif de promouvoir la coopération économique et politique entre les États Ouest-Africains.

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La CEDEAO a adopté depuis 2005 d’une politique agricole –ECOWAPS – Elle a pour objectif général de contribuer de manière durable à la satisfaction des besoins alimentaires de la population, au développement économique et social et à la réduction de la pauvreté dans les États membres

 

 

Au cours de ces dernières années, la population de l’Afrique de l’Ouest a connu une forte croissance, passant de 70 millions à presque 300 millions d’habitants entre 1950 et 2010. Vers la fin de 2014, cette population représentait presque 40% de celle de l’Afrique subsaharienne.

 

Selon les projections des Nations unies, la population de la région devrait, d’ici à 2050, atteindre 550 à 600 millions d’habitants. L’Afrique de l’Ouest est la région la plus jeune du monde. Par ailleurs, avec 5% de la population mondiale et une superficie couvrant 40% de l’Afrique subsaharienne, elle est la plus densément peuplée du continent.

 

Souhail Ftouh

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MASHAV-ECOWAS Première conférence ministérielle sur l’agriculture avec les Etats membres de la CEDEAO en Israël, Tel-Aviv du 5 au 7 décembre 2016

 

 

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Le  MASHAV se mobilise en faveur de l’agriculture en Inde, qui est un pays agricole, en déployant son expertise et son savoir-faire sur la formation professionnelle agricole et rurale.

Dans ce cadre que sont intervenues des experts agricoles de MASHAV, Shelly Gantz et Itzhak Esquira, qui ont mené une visite de consultation au Centre d’excellence pour les légumes au Tamil Nadu, en Inde, dans le cadre du projet agricole commun indo-israélien.

 

Un groupe de 90 agriculteurs des districts voisins et un groupe d’étudiants du Collège d’horticulture de Srirangam pour les femmes ont discuté avec les experts israéliens des questions concernant la culture dans les serres et les cultures de remplacement.

 

” Israël est disposé à construire avec les partenaires indiens un pont d’échange de connaissances et d’expertise dans le domaine de la formation professionnelle agricole  ” a indiqué Mme Shelly Gantz, expert en légumes.

 

“La formation professionnelle constitue un axe majeur de toute stratégie de sécurité alimentaire, en dotant l’agriculture en compétences suffisantes, qualifiées et adaptées à leurs spécificités, a-t-elle  souligné lors de ce séminaire qui a été inauguré par le Dr. Gurkanwal Singh, Directeur de la Culture au Punjab, en présence de M. Dan Alluf, Conseiller d’Agriculture de l(Ambassade d’Israël à New Delhi.

 

Pour sa part Mme Rita Lipkin, Coordonnatrice de l’Ambassade d’Israël à New Delhi a précisé que les agriculteurs indiens qui sont confrontés à plusieurs défis. Elle s’est  s’interrogée sur “la façon de faire de l’agriculture le moteur de développement économique, d’assurer la sécurité alimentaire, lutter contre la famine et la pauvreté et de protéger l’agriculture familiale et solidaire”.

 

La technologie d’irrigation au goutte-à-goutte d’entreprises comme NaanDanJain et Netafim, sont  très active en Inde.

 

Israël et l’Inde ont des liens intensifs en matière de technologie agricole, avec des projets au niveau gouvernemental afin d’améliorer les techniques de production destinés à une large variété de récoltes, des dizaines de collaborations entre des entreprises privées.

En effet, l’une des plus importantes solutions d’entreprises d’irrigation dans le monde, NaanDanJain, est une entreprise israélo-indienne, créée en 2007 lorsque l’entreprise d’irrigation israélienne NaanDan a fusionné avec le Système d’Irrigation Jain de l’Inde.

« L’Inde est un pays agricole, et nous aidons l’Inde à se développer avec notre technologie abordable de goutte-à-goutte, de filtre et d’engais », a déclaré Ammon Ofen, le directeur de NaanDanJain.

L’an dernier le ministre en chef de l’Etat de Maharashtra en Inde,Davenda Fadnavis, avait loué le modèle d’agriculture israélien.

“La technologie agricole et hydraulique d’Israël aide à traiter la faim dans le monde. Qui pourrait ne pas être d’accord avec cela ? ” avait t-il lancé lors d’une rencontré avec des officiels de haut rang, y compris le ministre de l’Agriculture Yair Shamir et le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

“La technologie israélienne est disponible et elle fonctionne, a souligné Fadnavis. Pour preuve, regardez Israël qui a une des proportions de « rendement par goutte » parmi les plus hautes du monde en utilisant moins d’eau que dans tous les pays avec des taux de rendements élevés.”

« C’est le type de modèle que nous nous efforçons d’obtenir. Israël a montré le chemin vers la technologie agricole, et nous nous tournons vers Israël pour nous aider à résoudre nos problèmes ».

L’an dernier en marge de l’Agritech 2015, un événement majeur de technologie agricole à Tel Aviv qui a attiré plusieurs dizaines de milliers de visiteurs d’Israël et de l’étranger, plusieurs  fermiers et de professionnels de agriculture étaient présents.

 

Souhail Ftouh

 

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Plusieurs personnalités Amazighs (les Berbères) en Afrique du Nord et dans la Diaspora ont exprimé leur solidarité avec le peuple israélien et dénoncent les actes criminels qui ont mis Israël en feu et détruisent  la faune et la flore de ce pays tout en menaçant la vie des milliers de citoyens israéliens.

Des avocats, des enseignants et des professeurs et autres militants activistes connu sur la scène Amazighs dont on peut citer Boubker Oudaàdid, Omar Zanifi, Omar Louzi, Brahim Amkraz et  Brahim lakhsasi ont exprimés leur solidarité avec Israel.

Dans un communiqué  publié par  Amazigh 24, Mr Omar Louzi, Président de l’Observatoire Marocain de lutte contre l’antisémitisme exprime sa solidarité avec le peuple israélien et ajoute :

 

“Ici au Maroc , les panarabistes islamistes de Benkirane, le chef du PJD marocain et chef de gouvernement ont passé leurs journées à se réjouir de l’incendie qui ravage ce pays …
– ils oublient que le coran lui même interdit de se réjouir du malheur des autres fussent-ils vos ennemis …
– Ils oublient que c’est sur cette terre que sont enterrés la plupart des prophètes cités par le coran …
– Ils oublient qu’un million de juifs berbères d’Afrique du Nord habitent ce pays …
– Ils oublient qu’un million et demi d’arabes ont la nationalité israélienne vivent dans ce pays …
– ils oublient que la Constitution de notre pays reconnait la dimension hébraïque de notre Culture
– Ils oublient que la plupart des israéliens sont pour une paix juste et équitable …

J’ai honte de partager la même nationalité avec ces tocards pan-arabistes islamistes à 2 balles …. qui ne font que ternir l’image de tolérance et d’ouverture donné pendant des millénaires par les Amazighs à ce pays …Alors, j’aimerais leur dire ma solidarité avec ce peuple juif qui souffre de nouveau avec ces incendies … » conclut t-il.

L’Observatoire marocain de Lutte contre l’Antisémitisme, fondé le 3 juin 2014, est dirigé par Omar Louzi, un responsable amazigh du droits des minorités.

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Omar Louzi qui est aussi Président du Think tank Massinissa Institut ( Institut Amazigh des Etudes Stratégiques)

Louzi veut mettre fin à toutes formes d’exploitations politiques de la cause Palestinienne par des acteurs panarabes politiciens et intellectuels bien connus pour leur besoins personnels pas plus. Selon lui le conflit Israélien et Palestinien ne concerne que les deux Etats et ne peux jamais être une cause nationale que pour les arrivistes qui ferment les yeux devant les vrais causes Marocaines tel que la cause Amazigh, la question du Sahara, la marginalisation au Maroc, le chômage et l’immigration clandestine?.

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Fraternité Amazigho Israélienne

Il faut rappeler ici que les autorités israéliennes de plusieurs villes baptisent des rues et des venelles aux noms amazigh (berbère).Un signe de respect et de tolérance envers le peuple  amazigh opprimé et marginalisé chez lui en Afrique du Nord.Les Israéliens vouent un respect à toutes les langues et cultures.

Il est à souligner aussi que par ailleurs un bon nombre de Berbérophones juifs sont installées en Israël (les Jwifs Amazighs de l’état Hébreu). Un pays ou leur identité est respectée et même protégée.Ceci au moment ou  les Berbères  en Afrique du Nord sont toujours considérés  comme une menace pour l’arabe et même pour la religion musulmane.

Souhail Ftouh

 

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