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Les résidents du village de Bilin, en Judée Samarie, ont célébré ce vendredi 1 juillet 2011 le démantèlement de la barrière de sécurité dans la région, érigée par Israël. Un démantèlement qui a débuté la semaine dernière sous l’ordre de La Cour suprême d’Israel.

Israël a en effet commencé des travaux de modification du tracé controversé d’une partie de sa barrière de sécurité, près du village de Bilin en judée Samarie, théâtre de manifestations pro palestiniennes fréquentes. Bilin est devenu le nouvel abcès de fixation des opposants à la construction du “mur”. Des échauffourées opposent continuellement les forces de sécurité et des opposants à l’édification de cette barrière de sécurité.

” Nous avons proposé un nouveau tracé de la barrière approuvé par la Cour suprême. Les travaux sont en cours ” a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de la Défense, Shlomo Dror. Les autorités de ce village palestinien avaient saisi la Cour suprême d’Israël pour dénoncer le tracé de la barrière. Dans un arrêt émis en septembre 2007, la Cour suprême avait reconnu que l’ouvrage “porte fortement préjudice” aux villageois et demandé au gouvernement israélien de procéder à des rectifications.

Les villageois ont été informés que Bilin et les villages avoisinants allaient récupérer 140 hectares du fait du nouveau tracé. Israël a commencé à construire le mur de sécurité en 2002, qui doit au total s’étendre sur 690 kilomètres. Des dizaines de cas similaires à celui de Bilin sont portés devant les tribunaux israéliens. Pour Israël, cette barrière est nécessaire pour dissuader les terroristes de pénétrer sur son territoire. Une clôture entreprise par Ariel Sharon en 2002, et qui dès sa construction a vu décroître le nombre d’attentats, jusqu’à ne plus en permettre un seul de nos jours.

Fin 2007, la Cour suprême israélienne avait ordonné au gouvernement de modifier le tracé du mur coupant les terres de Bilin en deux, et de le faire dans des “délais raisonnables”.

Les arrêts rendus par la Cour suprême israélienne à trois reprises, de 2005 à 2007, ont exigé le déplacement de la “clôture de sécurité” dans trois secteurs définis, parce qu’elle “nuisait de manière disproportionnée aux Palestiniens”

Ce changement important, par rapport au plan initial, a pour but de laisser “le plus de terres palestiniennes possibles à l’est de la clôture. ”

Chaque saisine de la Cour Suprême en a permis la modification imposée au gouvernement israélien. Dans quel pays de la région verrait-on une Cour Suprême contraindre un gouvernement du monde arabe à se soumettre à ses directives ?

D’autres demandes sont aussi en attente pour modifier le tracé de la barrière de sécurité dans la région de Maalé Adoumim, laquelle passe plus à l’ouest, pour accorder quatre mille hectares supplémentaires aux Palestiniens, qui avaient d’ailleurs présenté des recours à la Cour suprême.

Israel est pays de droit par exellence et n’est pas la premmére fois que les arabes palestiniens obtiennent raison devant la plus haute juridiction civil d’Israel.

En avril 2011, La Cour suprême a rejeté une requête émise par des groupes de défense des droits civiques exigeant l’annulation des demandes de permis spéciaux pour les Palestiniens cherchant à travailler sur des terrains situés entre la barrière de sécurité et la Ligne verte. Les juges ont déclaré la requête palestinienne légale.

En mars 2011 La Cour suprême d’Israël dénonce les contrôles humiliants effectués contre les Arabes à l’aéroport Ben Gourion. La présidente de la Cour Suprême Dorit Beinish, les juges Eliézer Rivlin et Myriam Naor ont demandé au ministère des Transports, aux Autorités des Aéroports Israéliens et au Shabak de justifier pourquoi “les contrôles sécuritaires ne sont pas effectués selon des critères égalitaires entre les passagers”. Les juges veulent des explications sur le fait qu’un Arabe constitue automatiquement “un danger sécuritaire”.

En juin 2010 La Cour Suprême a donné 90 jours à l’Etat pour expliquer la non-démolition d’une usine de traitement des déchets situés à la sortie de la localité d’Ofra et bâtie sur un territoire que la Cour considère comme palestinien. En 2009, des habitants arabes du village voisin, Ein Yabrud, aidés par une ONG israélienne, avaient saisi la Cour pour obtenir la démolition de cette infrastructure.

Août 2009, un ultimatum a été adressé par la Cour Suprême aux habitants de l’implantation de Bnei Adam, leur intimant d’évacuer volontairement les trois préfabriqués.
Visiblement Israël est bien la seule démocratie du Proche-Orient. Malgré les crimes contre l’humanité commis à l’encontre des civils israéliens, La Cour Suprême israélienne donne régulièrement des jugements favorabls aux palestiniens. Les israéliens qui se sont devenus habitués de cette situation se demande seulement pourquoi le niveau de la violence palestinienne n’a pas baisser ?

Des habitants de la localité juive d’Itzhar, en Samarie, ont annoncé cette semaine la tenue d’une manifestation près du point de controle de Hawara pour protester contre le vol à main armée dont a été victime, dans la nuit du jeudi, une habitante de la localité. Des Palestiniens, qui suivaient la voiture de la femme depuis Ariel, l’ont attaquée en pleine nuit et se sont emparés de son véhiculé en la menaçant d’un couteau, l’obligeant à marcher une partie d ela nuit jusqu’au point de contrôle de l’armée à Hawara où elle a été prise en charge.

Ftouh Souhail

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