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Si le Vatican a toujours revendiqué ostensiblement une tendance pro-palestinienne dans ses prises de positions (1), aujourd’hui il semble que Benoît XVI est devenu le champion de la lutte du Peuple Palestinien en adoptant définitivement les revendications de l’Autorité Palestinienne dirigée par l’OLP-Fatah de Mahmoud Abbas.

Le pape Benoît XVi a soutenu ce vendredi au cours d’un entretien avec le président Mahmoud Abbas qu’il y avait un “besoin urgent” d’établir un État palestinien.

Benoît XVI a reçu avec tous les honneurs le Président de l’Autorité Palestinienne au Vatican, malgré que cette rencontre intervienne un mois après l’accord, le 27 avril, entre le Fatah et le mouvement terroriste du Hamas.

Il s´agit de la quatrième audience accordée par Benoît XVI à Mahmoud Abbas. Le leader palestinien avait déjà été reçu au Vatican le 3 décembre 2005, le 24 avril 2007 et le 8 octobre 2009. Autant dire que les deux hommes se connaissent et s’apprécient, Mahmoud Abbas comptant sur l’influence morale de la diplomatie vaticane pour faire avancer sont projet d’établir un Etat palestinien.

Le Sous-Secrétaire pour les relations avec les Etats, Msgr. Ettore Balestrero et le conseiller présidentiel palestinien délégués aux relations avec les chrétiens, Ziad al-Bandak, ont assistés aux discussions.

Benoît XVI et Mahmoud Abbas ont rappelé “l’urgence d’une solution durable” au Proche-Orient et qualifié de “légitimes” les aspirations des Palestiniens à un “État indépendant”.

Le souverain pontife n’a pas trouvé les mots, par contre, pour déplorer les difficiles conditions de vie des chrétiens et la montée d’un islam politique qui veut imposer un mode de vie islamique à tous les palestiniens. Les Chrétiens de la Judée Samarie et la poignée de ceux-ci qui vivent encore à Gaza, sont en otages aujourd’hui.

On se rappelle surtout que le Synode, qui s’est tenu du 10 au 24 octobre 2010, avait dénoncé les conditions de vie “très difficiles et parfois insoutenables” des chrétiens résidant dans les Territoires palestiniens.

Le Saint-Siège qui répond aux revendications palestiniennes et voit un “besoin urgent” d’établir un Etat palestinien n’est pas capable de mesurer les conséquences d’approuver cet Etat qui peut transformer la Judée Samarie en bastion islamiste.

Déjà nous avons vu comment la mise en place en 1994 de l’Autorité palestinienne, a engendré un quasi-État musulman dirigé par Yasser Arafat : Les persécutions des chrétiens ont conduit au départ des trois quarts de la communauté. Certains d’entre eux ont trouvé refuge en Israël, les autres en Europe ou aux États-Unis. A Bethléem, on ne comptait plus que 13 % de chrétiens en 2009, contre 62 % en 1990 : les habitants chrétiens expulsés ont été remplacés par des Bédouins islamistes de la région de Hébron. Et depuis que l’Autorité palestinienne est devenue autonome, en 1994, la population Chrétienne de Judée Samarie est passée de 15% à 2%.

Je pourrais évoquer aussi les appels à la haine antisémite et au meurtre contre les Israéliens lancés par l’Autorité Palestinienne, fruit du Fatah, organisation dépendant de l’OLP, dans ses médias et ses inaugurations. Je pourrais vous parler aussi de la charte du Hamas qui appelle à la destruction d’Israël et à un génocide à l’encontre des Juifs.

Cette sensibilité pro-palestinienne de l’Eglise va conduire la région à plus de massacres et d’actes de barbarie. Le Vatican doit se distancer de l’extrémisme des Palestiniens qui sont prêts encore une fois à se livrer à des pogroms anti-chrétiens.

La proclamation d’un État palestinien indépendant sera un acte irréfléchi et incalculé qui va faciliter la “solution finale” au Moyen Orient avec des pogroms semblables à ceux de la Palestine des années 20/30. Dans ce futur État fasciste aucun non musulman ne pourra même s’y aventurer qu’au risque de sa vie.

Ftouh Souhail

(1) On se rappelle des déclarations du Cardinal Renato Martino, qui a comparé Gaza à « un immense camp de concentration » sous commandement israélien. Les relations entre le Pape et Israël ont traversé une période de haute tension avec la levée de l’excommunication de l’évêque négationniste Richard Williamson, à la fin janvier 2009. L’État juif s’est opposé aussi à la béatification de Pie XII, souhaitée par Benoît XVI, en raison de son attitude controversée face à la Shoah.

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