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L’écrivain et philosophe français a fait un discours à Paris, devant des représentants des Arméniens de France, pour dénoncer le négationnisme de État turc. Il fait surgir des  vérités historiques dans le processus de reconnaissance du génocide des Arméniens.

Il a affirmé que le génocide des Arméniens est une réalité historique et que le négationnisme officiel est pire encore que le négationnisme individuel. Il a exhorté la Turquie à reconnaître les massacres des Arméniens en 1915 comme étant un génocide.

Il s’est demandé ” ce qu’il serai advenu aux juifs si l’Allemagne serait un État négationniste ?”

”Le génocide des peuples juifs et arméniens intègrent sa propre négation” a dit l’intellectuel juif d’origine Algérienne.

”L’acte négationniste est contemporain de l’acte criminel” a ajouté  Bernard-Henri Lévy

Il fait un petit rappel historique sur les nazis qui ont effectuées,  pendant la Seconde Guerre mondiale, Aktion 1005 (« action d’exhumation » afin d’effacer les traces des exécutions de masse.

”Pour que le crime soit parfait, il faut qu’il soit sans trace et qu’on annihile jusqu’à la mémoire de la mémoire des survivants et des nouvelles générations” a dit  le plus grand intellectuel français, suscitant l’applaudissement de la foule.

La question arménienne est un tabou en Turquie. Le régime turc fait tout pour faire oublier le passé. Depuis 2002, date de l’arrivée au pouvoir du Parti pour la justice et le développement (AKP), les élèves de toutes les écoles primaires et secondaires de Turquie doivent nier l’extermination des Arméniens, des Assyro-Chaldéens et des Grecs Pontiques au début du 20e siècle. Une directive en ce sens a été envoyée à tous les directeurs des établissements scolaires par le  Ministère de l’Éducation Nationale, le 14 avril 2003.

Les autorités ont augmenté leur répression de la liberté d’expression en poursuivant même des enseignants qui avaient contesté la directive du ministère turc. Une enseignante, Hülya Akpinar (département d’Elbeyli, province de Kilis), a été condamnée à une très lourde amende.

Les autorités réfutent catégoriquement toutes régence à la mémoire des victimes de ces crimes, notamment le génocide des Arméniens de 1915. Ce «  lavage de cerveaux » des élèves au service du négationnisme de l’État constitue pourtant une violation flagrante de plusieurs conventions internationales, notamment l’art. 26 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme ainsi que l’art. 29 de la Convention internationale sur les Droits de l’Enfant.

La majorité des Turcs refusent aussi de se sentir coupable de cet épisode douloureux de l’histoire et aucun effort de mémoire collective n’est toléré. La Turquie se présente proutant comme un pays donneur de leçons dans la région

Souhail Ftouh

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