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Après 40 jours de négociations, Israël disposera dans quelques jours d’un gouvernement de coalition qui va diriger le pays .Le premier ministre , Benyamin Nétanyahu, a annoncé ce vendredi , 15 mars 2013, avoir complété la signature des accords de coalition avec le parti centriste Yesh Atid («Il y a un avenir») et le mouvement nationaliste HaBayit HaYehudi pour former le 33e gouvernement dans l’histoire du pays. L’annonce formelle se fera quand Netanyahu présentera son accord de coalition au Président de l’ Etat Mr Shimon Pérès.

Désormais cinq partis formeront le nouveau gouvernement : Le Likoud, Yisrael Beiteinu, YeshAtid, Habait Hayéhoudi et «HaTnuah». Pour la première depuis dix ans aucun parti ultra orthodoxe n’est retenu.

Les résultats des élections législatives israéliennes ,du 22 janvier dernier, ont donné pou le bloc de droite 61 sièges et 59 pour le centre-gauche. 

Après l’élection, lors des rencontres des partis avec le Président Shimon Pères, six partis représentant 82 députés à savoir le Likoud Yisrael Beiteinu (droite et droite nationaliste) , Yesh Atid (centre laïque), HaBayit HaYehudi ( La Maison juive), Shass (orthodoxes séfarades), le Judaïsme unifié de la Torah (orthodoxes ashkénazes) et Kadima (centre) ont recommandé Benyamin Netanyahu comme responsable du prochain gouvernement.

Le 2 février dernier, M. Peres avait chargé Bibi Nétanyahu, dont le parti a recueilli le plus de sièges à la Knesset, de former un gouvernement. La création de ce nouveau gouvernement n’a pas été chose facile.

En novembre dernier, Ehud Barak, ex premier ministre et ministre de la Défense a annoncé son retrait de la vie politique. Le centre gauche était en plus divisé. Deux nouveaux partis ont été créés en vue avant les élections de janvier dernier . «Yesh Atid» («Il y a un avenir»), fondé en avril 2012 par l’ancien journaliste vedette de la télévision israélienne Yaïr Lapid et «HaTnuah» («Le Mouvement») de Tzipi Livni.

Cette dernière, qui était l’ancienne dirigeante de «Kadima», a été incapable de rassembler autour de son nouveau parti «HaTnuah» (centre). Quant aux anciens journalistes Shelly Yachimovich et Yaïr Lapid ils n’avaient ni l’un ni l’autre d’expérience ministérielle ni les ressources électorales pour diriger une coalition dans une Knesset majoritairement acquise à la droite. Les Israéliens se sont peu à peu tournés vert la droite étant donné l’obstination des arabes palestiniens à faire la paix avec l’État Juif, qui est la seule démocratie de la région.

En plus le public israélien est méfiant envers les nouvelles formations des partis du centre de la gauche qui sont loin de faire l’unanimité. Leur éparpillement avait agacé une partie de la population qui n’y voit qu’une récupération pour faire du nouveau avec de l’ancien. Le parti travailliste («HaAvoda»),dirigé par Shelly Yachimovich , est un exemple. Il a tenté de faire des contestations sociales de la classe moyenne son principal cheval de bataille. Pourtant ce parti n’avait aucun plan crédible, aux yeux de la majorité, pour lutter contre l’inflation et la vie chère ( comme les petits salaires et les loyers hors de prix).

Tzipi Livni avait même proposé à Shelly Yachimovich et Yaïr Lapid de former un «front commun» pour barrer la route à la droite. Elle a ensuite concentré sur ses efforts après élections sur la possibilité d’intégrer une coalition gouvernementale.

Les dirigeants des partis de centre gauche savaient, avant les élections de janvier dernier, qu’ils n’avaient aucune chance de l’emporter face à Netanyahu. Lui il connaît les vrais problèmes des israéliens aujourd’hui, en plus il a une grande expertise dans le domaine de la sécurité et la question palestinienne, qui sont des question vitales pour Israël. Mr Netanyahu est engagé aussi à protéger le caractère juif du pays. C’est pour cette raison d’ailleurs qu ‘en octobre dernier, les délégués du Likoud, le parti de Benyamin Netanyahu, avait approuvé l’alliance électorale entre leur parti et Israel Beytenou. Ils ont formé une liste commune pour ce scrutin.

Mr Netanyahu semble aussi tenir son engagement, devant le public israélien et la disposa, dans la préservation du caractère juif du pays lors de la constitution du gouvernement. Il va confier à Naftali Bennett  les portefeuilles des Affaires Religieuses et du Ministère de Jérusalem et de la Diaspora. Bennett  aura également le Ministre de l’Économie et du Commerce, en plus du poste de vice-Premier ministre.

Il faut dire que le petit parti «HaBayit HaYehudi» («Maison Juive») revient en force. Porté par la personnalité charismatique de son chef, Naftali Bennett, un ancien magnat des nouvelles technologies reconverti récemment dans la politique, son parti avait obtenu 12 sièges dans la Knesset. Un score qui lui a permis de se hisser à la quatrièmes place juste derrière la liste «Likoud-Israel Baitenou» celle du Yesh Atid et du Parti travailliste.

Le centre gauche israélien, qui est plus fragmenté que jamais, ne voit pas d’un bon œil la promotion de Bennett.  Tzipi Livni, qui a récupéré le portefeuille du Ministre de la Justice ( sans commune mesure avec les résultats qu’elle a obtenu dans les urnes, se plaigne déjà , critiquant son collègue Bennett pour sa politique « trop droitière ». Le nouveau parti «HaTnuah» de madame Livni ne croit à l’identité juive d’Israël et de Jérusalem. Les militants de son parti (à l’instar Amir Peretz) croient  plutôt à l’identité imaginaire des palestiniens en considérant ces arabes comme les protecteurs et les gardiens de Jérusalem, berceau de la civilisation et de la pensée juive.

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Benyamin Netanyahu est engagé à protéger le caractère juif du pays et surtout l’identité de Jérusalem

Bibi Netanyahu et Bennett ont le mérite d’avoir toujours montrer la fermeté nécessaire face à tous ceux qui tentent de détruire ou reprendre Jérusalem .Netanyahu avait déclaré, le 20 mai dernier, lors de la cérémonie officielle pour Yom Yeroushalayim à la Colline des munitions :

”D’aucuns sont prêts à renoncer au mont du Temple, en pensant que cela apportera la paix, mais ils se trompent. Je crains fort que si nous ne reléguions ce carré du mont du Temple à d’autres forces, nous ne tombions dans une guerre religieuse sectorielle. Seulement sous (contrôle d’) Israël le calme et la paix interreligieuse seront préservés. Israël sans Jérusalem réunifiée, serait comme un corps avec un coeur faible”, avait-t-il lancé.

Il avait affirmé lors d’une cérémonie organisée durant la même occasion à la yeshiva (école talmudique) Merkaz Harav pour le Jour de Jérusalem que :

”couper une nation de son passer c’est comme déraciner un arbre. Tant que je serai Premier ministre cela n’arrivera pas, et nous ferons en sorte que cela n’arrive jamais. Jérusalem est le coeur du peuple juif, et nous ne laisserons pas garantir notre avenir en divisant notre coeur. Je continuerai à construire à Jérusalem, je continuerai à me dresser fermement face aux nations du monde et à leur dire que Jérusalem restera pour l’éternité la capitale unifiée de l’État d’Israël et la capitale unifiée du peuple d’Israël”.

En plus , au niveau de la politique étrangère, Netanyahu croit à l’importance de bonnes relations entre Israël et les États Unis.

Alors que le Président américain se prépare à une visite officielle au pays la semaine prochaine ( son premier voyage dans la région en tant que Président) les Américains montrent une sympathie accrue pour les Israéliens : 64% d’entre eux sont en faveur d’Israël, contre 12% en faveur des Palestiniens selon un  sondage récent « Gallup ».Les liens solides qui unissent l’Amérique à Israël sont bien connus. Le soutien américain à Israël s’est montré fort ces derniers temps, et même supérieur à 60% ces trois dernières années. Toutefois, ce récent sondage bat des records puisqu’il présente le pourcentage le plus élevé des 22 dernières années.

La dernière fois que 64% des Américains ont exprimé leur soutien à Israël était en 1991, pendant la guerre du Golfe. Cette sympathie envers Israël est également accrue par la position des Américains contre le nucléaire iranien :   dès novembre dernier, neuf Américains sur dix déclaraient que le monde ne peut pas tolérer un Iran. doté du nucléaire – mêmes chiffres chez les Canadiens. Selon un sondage « Ipsos Reid », 92% des personnes interrogées se positionnaient comme favorables à l’énoncé « Le monde ne peut pas tolérer un Iran doté de capacités nucléaires ».

Ftouh Souhail

One Response to “Bibi signe un accord du 33e gouvernement d’Israël : l’identité juive du pays au coeur du programme”
  1. Karamel says:

    Bravo Monsieur le Roi d’Israël, votre frère est fière de vous.
    HAM ISRAEL HAI et vous en êtes le chômer.

  2.  
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