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Dans son bulletin économique publié le 11 octobre 2017, la Banque mondiale a indiqué que l’économique en Israel a de bonnes perspectives en 2018.

Selon l’institution financière internationale, la politique budgétaire israélienne favorise aujourd’hui de nouvelles opportunités d’investissement. Le rapport mentionne les baisses d’impôt sur les sociétés qui se poursuivent en 2018 et qui s’accompagnent d’une simplification des procédures d’aménagement urbain et d’allègement des contraintes administratives pour les entreprises.

D’importants défis macroéconomiques subsistent toutefois en 2018. Les autorités monétaires doivent œuvrer dans un contexte difficile, où l’explosion des prix immobiliers et les performances économiques globales ont favorisé une normalisation précoce du taux directeur. Celle-ci a entraîné une appréciation du taux de change, ce qui pourrait nuire à la rentabilité des exportations.

La politique budgétaire devra également faire l’objet d’arbitrages difficiles. S’il faut réduire la dette, les objectifs publics dans certains domaines, celui de la politique sociale en particulier, impliquent des dépenses supplémentaires, alors que la hausse des recettes est comprimée par des réductions de l’impôt sur les sociétés et sur le revenu, suite à un vaste programme de stimulation des entreprises.

Soumise à une dynamique positive, la forte santé de l’économie israélienne devrait continuer en 2018, compte tenu la consommation privée représentant environ 60 % du PIB du pays.  La demande des ménages serait encore favorisée par la faiblesse du taux de chômage et par la hausse du salaire minimum, qui se poursuivraient en 2018.

La contribution des exportations resterait modérée en 2018 étant donné les perspectives de croissance modeste en zone euro, la faible demande mondiale pour le diamant, ainsi que l’appréciation du shekel qui limite la compétitivité des exportations israéliennes, malgré la faible élasticité-prix des produits de haute technologie. L’investissement, représentant 19% du PIB israélien, poursuivrait sa reprise. Le maintien d’une croissance vive en 2018 entraînerait une remontée progressive du niveau général des prix.

Les recettes fiscales pourraient légèrement décliner du fait des réductions d’impôts prévues par le gouvernement. Ce dernier procéderait, ainsi, à des modestes baisses de l’impôt sur le revenu pour les ménages, afin d’encourager la consommation, et opérerait une baisse de deux points de l’impôt sur les sociétés (de 24 % en 2017 à 23 % en 2018) afin d’attirer de nouveaux investissements, notamment dans le secteur des hautes technologies. Les recettes supplémentaires liées au surcroît d’activité devraient permettre de compenser partiellement ces réductions d’impôts.

L’excédent du compte courant devrait continuer de se réduire en 2018 après le pic atteint en 2015. Comme en 2017, la reprise des cours de pétrole devrait peser sur les importations en 2018. De plus, les perspectives positives pour la consommation et l’investissement en 2018 contribueraient également à une hausse des importations.

Israël est une économie à part

C’est un pays bien plus prospère aujourd’hui que ce n’était le cas il y a 20 ou 25 ans, il est parvenu à améliorer ses infrastructures et il est devenu un pôle technologique. L’économie israélienne est relativement diversifiée et très avancée sur le plan technologique. Elle  a connue une croissance continue en 2017, soutenue principalement par des dépenses des ménages croissantes, une hausse des exportations et par les investissements.

L’économie du pays a maintenu un taux moyen de croissance supérieur (3,6 %) à celui des économies avancées.Le taux d’inflation reste très faible tout comme le taux de chômage, qui est d’ailleurs tombé à son plus bas niveau depuis près de trois décennies.

La politique monétaire accommodante et le relèvement des salaires devraient continuer de soutenir la consommation. La demande intérieure des entreprises et de l’État devrait s’accroître, alimentée par l’investissement privé et les projets des grandes entreprises du secteur des hautes technologies et favorisée par la mise en œuvre des mesures gouvernementales dans certains domaines, comme ceux du transport et du logement.

Israël est actuellement classé au 32e dans le monde, au regard de son produit intérieur brut par habitant, selon les données du Fonds monétaire international. Sur le plan macro économique, le pays est classé dans la catégorie des pays développés selon l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement économique)et affiche un PIB de 318,7 milliards de dollars en 2016.

Le pays jouit d’un secteur bancaire extrêmement solide et d’un niveau d’endettement moyen, tout le contraire de ce que l’on observe en Europe. Les perspectives économiques d’Israël sont relativement optimistes pour l’année 2018.

Israël est en situation de plein emploi

D’après le Ministère des Finances d’Israël, le chômage à atteint un niveau historiquement bas avec  4,3% au troisième trimestre de 2017. Cela représente une baisse de 12,5% par rapport au taux de chômage de l’année 2016. La banque centrale attribue ce bon résultat à la création d’emplois des entreprises commerciales et dans les services financiers, ainsi que dans le secteur public.

Ce taux n’est pas seulement bas historiquement, mais il est également extrêmement bas par rapport à la situation internationale.Peu de pays appartenant à l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) ont un taux de chômage aussi faible. Parmi eux figurent l’Allemagne avec 3,9% et le Japon avec 2,8%. Mais la moyenne de l’OCDE reste bien au-dessus avec 6% de chômage pour le premier trimestre de 2017, et 9,4% pour la zone euro.

Augmentation du salaire minimum à 5 300 shekels

La Knesset a approuvé, le mois dernier, un projet de loi visant à faire passer le salaire minimum de 5 000 à 5 300 shekels, à l’unanimité des voix par les 59 députés présents au parlement.

En vertu du projet de loi, l’augmentation prendra effet le 1er décembre 2017 et sera versée aux employés au début de 2018.

5300 shekels est l’équivalent de 1300 euros et l’augmentation est à peu près équivalente à 75€.

Souhail Ftouh

 

 

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