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Archive for the “Actualités” Category

 

Dans ses discours, Benyamin Netanyahu aime ironiser sur les trois raisons pour lesquelles les Arabes s’intéressent à «Israël» ces temps-ci, en disant que ce sont : «la technologie, la technologie et la technologie». Cet intérêt ne se traduit pas en relations d’affaires ouvertes pour une bonne raison au-dessus de toutes les autres : le problème israélo-palestinien.

Le site Middle East Eye (MEE) a révélé  récemment des détails de relations de sécurité entre l’Etat d’Israël et les Emirats Arabes Unis en rapportant  un partenariat de haut niveau  entre une société israélienne  qui est devenue responsable de la protection des infrastructures à Abu Dhabi.

Les autorités des émirats, selon des sources du MEE , travaillent en étroite collaboration avec  une société de sécurité israélienne engagée pour sécuriser des installations pétrolières et gazières aux Emirats arabes unis et mettre en place un réseau de surveillance civile dans les rues d’Abu Dhabi.

Une entreprise israélienne avec deux partenaires locaux

La compagnie de sécurité concernée faisant des affaires aux EAU se nomme Asia Global Technology (AGT). Elle appartient à l’entrepreneur Mati Kochavi. Une source d’affaires  à Abou Dhabi a déclaré que Kochavi est au cœur du commerce de sécurité israélien aux Emirats Arabes Unis. La source, qui a demandé à rester anonyme, a déclaré que Kochavi est devenu un “visiteur presque constant d’Abu Dhabi”.

Kochavi, selon Haaretz, vit aux Etats-Unis et a fait une “fortune” sur le marché immobilier avant de s’impliquer dans la sécurité intérieure après les attentats du 11 septembre 2001 à New York. Il aurait “forgé des contacts” au sein de l’establishment militaire israélien et en 2013, il a été signalé que sa société de sécurité numérique AGT opérait sur cinq continents et gérait des contrats d’une valeur de 8 milliards de dollars.

Après la création de l’AGT basée en Suisse en 2007, Kochavi a remporté son premier contrat avec le gouvernement d’Abou Dhabi en 2008. L’accord de 3 milliards d’AED (816 millions $) a permet à son entreprise de «protéger toutes les installations vitales de l’émirat d’Abu Dhabi» rapporte al-Ittihad, le deuxième plus grand journal de langue arabe publié dans les Émirats arabes unis.

 

C’était le début d’une relation lucrative pour AGT, mais pour se conformer à la loi des EAU, ils avaient besoin de partenaires locaux, qui ont été identifiés comme Advanced Integrated Systems (AIS) et Advanced Technical Solutions (ATS). Les deux entreprises émiriennes, AIS et ATS, partagent des bureaux au 23e étage de la Sky Tower sur l’île al-Reem à Abu Dhabi.

L’accord de 2008 a vu les trois sociétés fournir des “caméras de surveillance, des clôtures électroniques et des capteurs pour surveiller les infrastructures stratégiques et les champs pétrolifères”, y compris la sécurisation des frontières des Emirats Arabes Unis, pour Abu Dhabi Critical National Infrastructure Authority (CNIA).

AIS qui n’a pas de site Web, se décrit comme «un fournisseur de solutions de télécommunications hautement qualifié avec une vaste expérience et des capacités globales, spécialisé dans les projets télécoms clés en main pour l’industrie pétrolière et gazière».

Elle dispose de licences d’exportation israéliennes et soutien de le gouvernement local, confronté à des menaces de l’Iran et des groupes terroristes.

Les affaires marchent assez bien

En dépit du fait que les deux pays n’ont pas de relations officielles, du moins publiquement, l’AGT, l’AIS et  ATS ont prospéré et dominent désormais le marché de la sécurité intérieure des EAU.

“Rien qu’aux Émirats arabes unis, nous détenons 80% du marché de la sécurité nationale”, a déclaré le directeur général de l’AIS, Khalfan al-Shamsi, à l’issue d’une exposition sur la sécurité intérieure organisée à Paris en juin 2012.

Cette domination du marché a coïncidé avec l’avènement du Printemps arabe et alors que les EAU ont évité les bouleversements intérieurs vus ailleurs. Les soulèvements ont conduit les autorités à resserrer la législation couvrant les activités en ligne et à étendre la surveillance à un niveau sans précédent.

Un projet clé pour le partenariat tripartite AIS-ATS-AGT a été annoncé avec trois transactions d’une valeur de 600 millions de dollars en février 2011 pour fournir «des solutions holistiques complètes comprenant différents types de capteurs intégrés dans un système de commande et de contrôle». .

Bien que l’AGT n’ait pas été mentionné dans le rapport annonçant les accords, leur implication dans le projet – connu sous le nom de «Falcon Eye» – est confirmée par le profil LinkedIn de David Weeks, ancien vice-président des opérations de la société Kochavi.

Le projet Falcon Eye est une initiative de surveillance à l’échelle émiratie approuvée par le prince héritier Mohammed bin Zayed al-Nahyan, qui a, selon le New York Times, une armée de mercenaires privée secrète créée par Erik Prince, fondateur de la société de sécurité privée Eau noire.

Peu de détails du projet sont disponibles publiquement, bien qu’il soit mentionné dans un mémoire – en utilisant le nom “Safe City” – mis en ligne par un responsable de programme chez AIS, Hassan al-Taffaq :

“Le projet Abu Dhabi Safe City permet à plusieurs agences gouvernementales d’utiliser une plate-forme urbaine unifiée et rentable pour une multitude de fonctions essentielles de la ville, y compris la prévention du crime, la gestion du trafic et la préparation aux situations d’urgence. L’infrastructure du projet consiste en des capteurs haute définition alimentés par des processeurs de données et des outils analytiques avancés, des outils intégrés de renseignement et d’investigation, et de multiples outils adaptés aux différentes agences gouvernementales.”

David Weeks, l’ancien vice-président des opérations chez AIS et AGT, qui était employé entre août 2006 et juillet 2008, fait référence aux premières étapes de Falcon Eye sous une liste de responsabilités pendant son temps à l’entreprise.

Sur son profil, il dit qu’il était “directeur du projet d’Abu Dhabi City Surveillance et responsable de “l’intégration de plus de 500 systèmes électro-optiques, caméras, systèmes de reconnaissance de plaques d’immatriculation et centre de commande”.

Rapprochement discret entre les EAU et Israël

Les dirigeants israéliens et émiriens n’ont pas commenté le commerce direct entre les deux pays, mais l’année dernière, Cheikh Mohammed bin Rashid al-Maktoum, le gouverneur de Dubaï et Premier ministre des EAU, a déclaré que les Emirats seraient prêts à commercer avec Israël. s’ils faisaient la paix avec les Palestiniens.

Bien que l’AGT de Kochavi fasse des affaires en tant que société privée à Abu Dhabi, des analystes avancent que le commerce doit être approuvé par les dirigeants israéliens et émiriens. Les EAU et Israël ont été de plus en plus considérés comme des alliés potentiels, sinon déjà régionaux, en raison de l’opposition des deux pays à l’Iran et au Hamas.

“Les relations politiques sont de haut niveau et les affaires doivent être faites avec la bénédiction et la participation des acteurs étatiques mais, bien sûr, personne ne l’admet”, a déclaré Yitzhak Gal, professeur d’économie politique à l’Université de Tel Aviv.

L’ambassadeur des Emirats Arabes Unis aux Etats-Unis, Yousef al Otaiba, a exprimé plusieurs fois la volonté de normalisation avec Israel.

Le ministre des Affaires Etrangères des Emirats Arabes Unis, le cheikh Abdullah bin Zayed al-Nahyan, a entretenu de “bonnes relations personnelles” avec l’ancienne ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, selon un câble diplomatique divulgué en 2009 par Wikileaks.

Les autorités israéliennes ont autorisé le commerce à circuler librement avec les Emirats Arabes Unis, bien que leur refus d’autoriser la livraison de drones à Abou Dhabi en 2011 a conduit à un conflit financier prolongé entre l’AGT et les autorités émiraties.

Selon un rapport d’Intelligence Online publié en 2012, Abu Dhabi avait payé une avance de 70 millions de dollars pour les drones, mais le département des ventes et des exportations du ministère israélien de la Défense a bloqué l’accord.

La source d’affaires basée à Abu Dhabi de MEE a déclaré que les autorités israéliennes ont empêché l’accord d’être livré parce que cela constituerait une menace pour la sécurité nationale israélienne si le «savoir-faire technique sensible devait être divulgué à d’autres parties».

La source a indiqué que le conflit financier est en cours et a conduit à des réductions de personnel dans l’une des autres sociétés de Kochavi, qui a joué un rôle clé dans la fourniture de l’équipement pour le travail de l’AGT à Abu Dhabi.

Logic Industries, qui produit des logiciels de sécurité, a été créée par Kochavi en 2006 et opère à partir du kibboutz Yakum en Israël. Amos Malka, officier de l’armée israélienne à la retraite et responsable des renseignements du pays entre 1998 et 2001, est le président de Logic. Selon des sources du MEE, “un groupe de hauts gradés de l’armée et du renseignement israéliens” occupe une place importante.

Le 9 février, Haaretz a révélé que Logic tirerait 250 de ses 600 employés “à la demande d’un client majeur du Golfe”. La censure militaire en Israël, qui permet d’interdire les articles jugés préjudiciables à la sécurité nationale, a probablement empêché le journal d’appeler Abu Dhabi le client.

La société a déclaré à Haaretz que les licenciements étaient dus à «un projet clé […] arrivant à son terme au cours de l’année et que l’entreprise ajustait ses effectifs en conséquence». Selon le rapport, “le contrat avec le client clé (supposé être Abu Dhabi) passera de Logic à AGT” et que la société basée en Suisse embauchera du nouveau personnel pour remplacer les Israéliens licenciés.

Alors que le différend financier a mis en péril l’activité d’AGT à Abu Dhabi, la source de MEE a déclaré que “le contrat est trop gros et trop loin pour être abandonné”.

Souhail Ftouh

 

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La FIFA a rejeté la demande de l’Association palestinienne de football qui visait à prendre des mesures punitives contre six équipes israéliennes basées dans des implantations situées au-delà de la Ligne verte.

En réalité les efforts palestiniens destinés à faire sanctionner Israël par la FIFA au sujet de l’activité des clubs de football israéliens ont profondément irrité l’organisation mondiale du football.

Dans une démarche inhabituelle le président de la FIFA, Gianni Infantino, a envoyé une lettre au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, affirmant que son organisation était fatiguée d’être entraînée dans des affaires politiques internes.

« Nous ne sommes pas le terrain de jeu du conflit israélo-palestinien », a déclaré Infantino.

Les palestiniens  prétendent que les clubs israéliens  violaient les statuts de la FIFA interdisant aux associations membres de jouer dans le territoire d’une autre nation sans autorisation.

Israël a  répondu toujours que les règles de la FIFA ne sont  pas applicables  dans cette situation car il n’y a pas de frontière permanente et reconnue dans la région. Dans sa décision , la FIFA a semblé accepter la position israélienne.

La FIFA considère la question comme un conflit politique entre Israéliens et Palestiniens et avait donc choisi de ne pas intervenir.

Jibril Rajoub, haut responsable du Fatah et président de la Fédération palestinienne de football, n’a pas renoncé pour autant à faire punir Israël et s’est ainsi tourné vers le Tribunal Arbitral du Sport (TAS).

 

La requête palestinienne  n’a aucune chance d’aboutir devant le TAS

La TAS est une institution indépendante mettant au service du sport international une organisation apte à trancher tous les litiges juridiques ayant un lien avec le sport dans des délais très brefs et à un coût moindre. Le TAS a été créé en 1984 et est placé sous l’autorité administrative et financière du Conseil International de l’Arbitrage en matière de Sport (CIAS). Le TAS compte près de 300 arbitres choisis pour leurs connaissances spécifiques de l’arbitrage et du droit du sport. Ils proviennent de plus de 80 pays différents.

Le TAS a pour mission de trancher les litiges juridiques survenant dans le domaine du sport. A cet effet, il prononce des sentences arbitrales qui ont la même force exécutoire que les jugements des tribunaux ordinaires. Il peut aussi aider les parties à trouver une solution amiable à leur litige par la voie de la médiation lorsque cette procédure est possible.

Toute personne physique ou morale ayant la capacité civile peut avoir recours aux services du TAS. Exemples: athlètes, clubs, fédérations sportives, organisateurs de manifestations sportives, sponsors, etc…

Pour qu’un litige soit soumis à l’arbitrage du TAS, les parties doivent en être convenues par écrit. Cet accord peut être inséré dans un contrat ou dans les règlements d’un organisme sportif. Les parties peuvent convenir d’avance de soumettre un éventuel futur litige à l’arbitrage du TAS; elles peuvent aussi convenir de recourir au TAS après la survenance du litige.

Israel ne donnera pas, certainement, son accord pour aller vers la TAS.

Souhail Ftouh 

 

 

 

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Baidu, l’une des plus grandes sociétés et l’équivalent chinois de Google va investir, en 2018, une dizaine de  millions de dollars pour dans la technologie israéliennes. Il va créer son premier fonds de capital-risque / capital privé axé sur Israël. Il a organisé, le mois dernier, la venue d’une délégation en Israël  intéressée  par une gamme de possibilités, y compris la fabrication intelligente, l’intelligence artificielle et les technologies en réalité augmentée.

Souvent appelé “le Google de la Chine”, Baidu est connu comme le moteur de recherche le plus populaire de la Chine continentale. Ce qui en fait un colosse de la publicité en ligne. Par ailleurs, la société publie des cartes numériques, des informations, propose du stockage en mode cloud, des chaînes de télévision, et une tonne de différents produits liés à la recherche sur le web.

Au-delà des services Internet de base, Baidu est également un acteur du paiement en ligne avec Baidu Wallet. Et il livre des produits alimentaires dans plus de 70 villes chinoises avec Waimai. Comme Google, l’avenir à long terme de l’entreprise peut-être l’Intelligence Artificielle. La société travaille également sur une voiture autonome dans son laboratoire Silicon Valley, qui comptera 100 ingénieurs.

En Chine il y a un appétit pour les investisseurs individuels de ramener les technologies pour se développer. Les géants asiatiques, dont Alibaba Group, Hutchison Water Ltd. et Huawei, ont mis en place des centres de recherche et développement, investi dans des fonds et acheté des start-up et des entreprises israéliennes.

Les conglomérats chinois comme le groupe Kuang-Chi ont mis en place des fonds et investissent dans des sociétés israéliennes. La société chinoise d’informatique Neusoft a annoncé qu’elle mettrait en place un fonds de 250 millions de dollars pour investir dans les technologies médicales israéliennes.

Si vous pensez encore que les entreprises de technologie chinoises sont tout juste bonnes à reproduire les innovations des autres, alors vous avez un peu de rattrapage à faire. Le secteur technologique chinois d’aujourd’hui est pleine d’entreprises disruptives qui ne sont pas seulement en compétition les unes avec les autres. Certaines sont désormais au premier plan mondial. Biadu est parmi ces sociétés qui  sont susceptibles d’être des acteurs importants dans la prochaine étape de l’industrie hi-tech.

Souhail Ftouh

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Avec 5 500 entreprises en technologie  qui génèrent 10 G$ de revenus chaque année, Israel est sans conteste un pôle mondial dans la technologie et l’innovation. La Silicon Wadi est devenue un couloir de l’innovation qui va de Haifa à Jérusalem. Elle est aujourd’hui considérée comme l’équivalent israélien du pôle high-tech situé au sud de la baie de San Francisco.

L’Etat Juif jouit aujourd’hui d’une réputation mondiale pour son expertise dans les domaines d’innovation.

L’Etat hébreu est l’un des leaders mondiaux des dépenses en R&D par rapport à son PIB (4,25% en 2015, contre 4,23% pour la Corée, environ 3,4% pour la Suisse et 2,78% pour les Etats-Unis). Le pays est numéro un mondial du nombre de doctorants en sciences par habitant, ainsi que de brevets déposés et d’investissement de capital-risque par citoyen.

«Israël dénombre pour l’heure plus de 5500 start-up – dont la moitié rien qu’à Tel-Aviv –, une centaine de venture capitalists, 90 accélérateurs et deux bonnes dizaines d’incubateurs soutenus par le gouvernement», énumère Jeremie Kletzkine, serial entrepreneur et vice-président de Start-Up Nation Central, une entité qui s’est donné pour mission de cartographier l’innovation en Israël.

Les jeunes pousses israéliennes actives dans le secteur high-tech ont levé l’an passé plus de 4,6 milliards de dollars. Soit une hausse record de 11% par rapport à 2015. Près de 90% des investisseurs sont aujourd’hui étrangers – l’argent est principalement américain ou chinois – contre 60% dix ans plus tôt.

Le nombre de pépites israéliennes qui ont été vendues pour plus de 10 milliards de francs a augmenté de 12% comparé à l’an dernier. Rien qu’au premier semestre de cette année, le marché a cumulé 57 accords de vente – contre 115 sur l’ensemble de l’exercice 2016 – dont l’acquisition par Intel de Mobiley, pour près de 15 milliards de dollars.

Rien qu’à Tel-Aviv, une personne sur dix travaille dans le secteur technologique. Raison pour laquelle la capitale économique de l’Etat hébreu accueille le Festival DLD de l’innovation. Une grand-messe internationale qui se déroule chaque année au mois de septembre et réunit une bonne dizaine de milliers de jeunes pousses, leurs bailleurs de fonds et des multinationales. Au programme: rencontres, présentations, challenges pilotés par des multinationales et «speed-dating».

Situation géographique, coûts d’opération réduits, écosystème riche, mesures gouvernementales incitatives, bassin de main-d‘œuvre qualifiée : les atouts d’Israel sont nombreux.

Pour beaucoup de jeunes entreprises Israel est la porte d’entrée dans les domaines d’innovation.

Des sources de financement diverses sont également accessibles tant par des organismes publics ou parapublics que par des fonds d’investissement, de capitaux de risque, etc. Le gouvernement a mis en place des crédits pour les entreprises dans les domaines technologiques et de l’innovation afin de leur permettre de réaliser leurs ambitions d’affaires. Ces incitatifs  contribuent à diminuer les coûts d’exploitation globaux.  Les entreprises qui s’installent en Israel peuvent donc compter sur du soutien financier si elles veulent s’étendre dans l’internationale.

En Israel les acteurs de l’innovation et des technologies sont très actifs. L’écosystème en place permet une synergie, qui attire les grandes entreprises comme Intel, Google et Microsoft, par exemple. Les entreprises technologiques veulent être proches de leurs concurrents, de leurs fournisseurs et des organismes de recherche.

Les universités israéliennes  sont aussi  une source importante de matière grise et d’électrons libres créatifs et les étudiants viennent du monde entier. Grâce aux universités, qui forment 3 600 diplômés par an dans les divers programmes  de l’industrie High-Tech, les entreprises savent qu’un bassin de main-d’œuvre locale qualifiée existe. Toutefois, la demande des entreprises dépasse l’offre de main-d’œuvre.

Des chercheurs de renommée mondiale qui attirent les grandes entreprises afin de nouer avec eux des collaborations scientifiques et établirent des centres de recherche et développement. Parmi tous les atouts d’Israël, cet esprit de collaboration est peut-être, finalement, l’ingrédient qui explique le mieux le succès international du pays dans le domaine des nouvelles technologies.

Souhail Ftouh

 

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En Israel on n’hésite pas à parler du projet de la ligne de train rapide, qui relie Jérusalem à Tel Aviv, comme le plus important des cinquante dernières années en transport en commun pour la capitale. Ce projet a débuté il y a 20 ans.

Le nouveau terminal ferroviaire qui connectera la capitale à Tel-Aviv, puis au reste du pays est en phase d’achèvement.Les travaux de cette gare géante souterraine sont pratiquement terminés.Située à 80 mètres sous la terre, la future gare ferroviaire de Jérusalem est placée pratiquement au-dessous de l’actuelle station centrale des autobus. Elle sera l’une des gares les plus profondes de la planète.Elle servira également d’abri géant à la population en cas de guerre.

 

Les escaliers roulants de cette gare géante souterraine

L’entrée de Jérusalem, reliée au tramway déjà en service, puis bientôt au train, sera dotée de milliers de places de parking, afin de permettre aux visiteurs de déposer leur véhicule avant d’emprunter le réseau urbain tramway/bus et donc le train pour ceux qui quittent la ville.

Aux heures de pointe il y aura 4 trains / heure pouvant chacun contenir 1000 passagers. Par la suite de nouvelles lignes seront ajoutées, entre autre vers Modiin. Il faut dire que les chantiers ont été pharaoniques pour un coût estimé à 7,5 milliards de shekels (1,7 milliard d’euros). Ce nouveau projet va renforcer les réseaux de transport existants, fonctionnera 20 heures sur 24, 7 jours sur 7 et on prévoit qu’au moins 50 000 passagers l’utiliseront chaque jour.

Les escalators, vus d’en haut et d’en bas

Le percement des 6 tunnels qui permettent de relier Jérusalem à Tel-Aviv est terminé a annoncé Boaz Tzafrir, le PDG d’Israel Railways  en visite sur l’un des chantiers. Les huit immenses ponts sont également terminés et visibles depuis l’autoroute qui mène vers la capitale. Toute fois il faudra patienter. Si le calendrier est respecté, les premiers wagons prendront des passagers dans moins de 6 mois…pour les fêtes de Pessah.

Néanmoins, un rapport du Contrôleur de l’État publié  il y ‘a quelques jours a établi que la ligne de train rapide qui relie Jérusalem à Tel Aviv, dont l’inauguration est prévue en avril 2018, ne serait pas prête avant un ou deux ans.Très critique, ce rapport estime que le projet  ne sera pas achevé avant décembre 2018, voire décembre 2019, selon un rapport d’audit interne d’Israel Railways, cité par le contrôleur.

Le chemin de fer doit être aménagé pour pouvoir y faire circuler des trains électriques, principalement parce que fonctionner au diesel dans de longs tunnels serait dangereux. Il faut au moins quatre sous-stations, quelque 80 kilomètres de câblage électrique, et transformer les moteurs diesel en moteurs électriques.

 

Le contrôleur de l’État a critiqué l’Autorité des chemins de fer, indiquant qu’elle n’a pas su tenir les délais qu’elle s’était elle-même fixée, tout en affirmant que la ligne fonctionnerait au moment prévu. Le contrôleur a prévenu que rogner sur les dépenses pour finir les travaux d’ici avril impacterait la qualité du travail, compromettrait la sécurité, et pourrait, au final, coûter plus cher.

De plus, le rapport indique que le projet consistant à électrifier l’ensemble des chemins de fer israéliens, qui devait prendre fin en 2019, ne sera pas achevé avant 2021.

Le rapport précise également que la ligne Akko – Carmiel, qui devait être finie pour 2016, et qui aurait dû être la première ligne électrifiée du pays, ne sera pas finie avant décembre 2021.

Netivei Israel, la compagnie nationale des infrastructures du transport a réagi à ce rapport en indiquant que la plupart des problèmes étaient déjà pris en charge.

« La majorité des problèmes soulevés par le contrôleur de l’État dans son rapport ont été pris en charge et réparés, parce qu’il s’agit de problème remontant à 2014 et 2016. »

Souhail Ftouh

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Si le Israéliens  qui vont à l’étranger privilégient nettement les États-Unis ou l’Europe quand sonne l’heure des vacances, ils explorent de plus en plus le reste de la planète.  Ils s’ouvrent aux destinations émergentes et  fréquentent une multitude de destinations l’on retrouve rarement dans les brochures des voyagistes. C’est le cas de l’Arménie, dont on parle avant tout pour évoquer le génocide subi par son peuple en 1915 à l’époque de l’Empire ottoman.

Ce petit pays du Caucase enclavé entre la Géorgie au nord, la Turquie à l’ouest, l’Iran au sud et l’Azerbaïdjan à l’est, mérite vraiment que l’on s’y attarde. Cette destination à cheval entre l’Europe et l’Asie abrite de somptueux paysages de montagne, des lacs splendides, des sites archéologiques de premier plan et un patrimoine historique et religieux remarquable, avec en prime une délicieuse cuisine et un peuple accueillant.En 2012, ici même on parlait  que  l’Arménie invite les touristes israéliens et lance plusieurs hôtels en construction. 

L’an dernier, le premier vol de la compagnie arménienne « Armenia » était à destination Tel-Aviv. Aujourd’hui, il faut seulement 4  heures pour relier Ereven à Tel-Aviv (vol direct). Armenia est une compagnie Low Cost.

LA CAPITALE EREVAN

Trois fois millénaire, la capitale Erevan regroupe presque la moitié de la population du pays ! Perchée à 900 mètres d’altitude, elle est dominée par l’impressionnante silhouette du mont Ararat dont le sommet est coiffé de neiges éternelles. Aujourd’hui, son architecture date principalement de l’ère soviétique et plus précisément des années 1930. A voir absolument, la bibliothèque Matenadaran, l’un des plus riches dépôts de manuscrits au monde, certains datant de mille ans, mais aussi la cathédrale Sourp Krikor Loussavoritch, inaugurée en 2001 à l’occasion des 1700 ans du rattachement de l’Arménie à la religion chrétienne, le Musée national d’histoire et le Mémorial du génocide de 1915.

 

LE TEMPLE DE GARNI

Le patrimoine culturel et religieux de l’Arménie est remarquable. Premier pays à adopter officiellement la religion chrétienne dès l’an 301, soit avant l’empire romain, l’Arménie abrite des édifices religieux très anciens. Il n’est pas rare de croiser des églises datant du VIIème et VIIIème siècle, ainsi que des monastères du IXème et Xème siècle. L’un des trésors culturels de l’Arménie, incontournable de toute visite, c’est le temple de Garni, vieux de 2 000 ans ! Situé sur les rives de la rivière Azat, il abritait la résidence d’été des rois arméniens. Composé de 24 colonnes gravées, il est admirablement conservé.

 

 

LE LAC SEVAN

A l’est du pays, le lac Sevan, surnommé la perle arménienne, se niche à 2 000 m d’altitude. Cerné par les montagnes, il étend ses eaux majestueuses et austères sur 60 km. Le grand nombre d’églises et de monastères datant de l’époque médiévale rend ce lieu encore plus splendide ! Véritable mer intérieure de 1 400 km² (deux fois et demie le lac Léman tout de même), c’est le plus grand lac d’Arménie et l’un des plus vastes lacs d’altitude du monde. Cet endroit magique et mystérieux est une étape incontournable d’un voyage dans ce pays montagneux à 90%, avec une altitude moyenne de 900 mètres.

 

L’ARCHE DE NOÉ SE SERAIT ÉCHOUÉE SUR LE MONT ARARAT

Symbole national qui culmine à 5 165 mètres d’altitude, bien au-dessus de notre Mont Blanc, le mythique Mont Ararat est pourtant situé en Turquie voisine, honnie justement pour sa responsabilité dans le génocide arménien de 1915. Par une justice divine peut-être, le meilleur point de vue pour en admirer la silhouette parfaite se trouve en Arménie. Ce volcan au sommet recouvert de neiges éternelles fut autrefois sur le territoire de l’Arménie historique. C’est ici que se serait échouée l’arche de Noé. La vue sur le Mont Ararat depuis le monastère de Khor Virap est l’une des cartes postales du pays.

Souhail Ftouh 

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Web.com Group, une société américaine cotée au NASDAQ, compte ouvrir prochainement un bureau de développement à Tel Aviv.

Installé à Jacksonville, en Floride, Web.com est un fournisseur de services internet et de solutions de marketing web pour petites entreprises dont la valeur boursière s’élève à un peu plus de 1 milliard de dollars US.

L’entreprise compte renforcer sa position en Europe-Moyen-Orient-Afrique.

Le visage du marketing a changé depuis l’avènement de l’internet, et particulièrement depuis le début de ce qu’on peut appeler le Web 2.0. Auparavant, les agences de publicité et les entreprises utilisaient un marketing de masse : campagnes télévisuelles, radiophoniques ou imprimées. Maintenant, tout a changé. La place du marketing de masse a changé. Il n’est pas désuet, mais bien complémentaire au marketing direct. Les solutions de marketing internet sont maintenant plus variées et efficaces les unes que les autres.

Tel-Aviv offre une atmosphère propice à l’innovation.

Le choix d’Israël est une décision justifiée pour Web.com Group, car ce pays dispose de plusieurs  start-up qui innovent et travaillent à la recherche des meilleures solutions de communication d’affaires ( conception Web, marketing digital,service d’hébergement Web,Référencement payant…).

La capitale économique d’Israël offre un environnement propice à l’innovation et aux nouvelles technologies dans ces domaines.La société américaine souhaite profiter  du savoir-faire israélien qui est l’un des plus avancés dans le monde. Tel-Aviv est un eldorado pour les nouvelles technologies dans un pays où l’économie est florissante et où le taux de chômage est tombé à 4,3 %.

La capitale économique d’Israël compte plus de 1 450 start-up, soit la plus forte concentration au monde. Google, Microsoft, Apple et Facebook ont aussi choisi Tel-Aviv pour y installer un de leurs centres de recherche.

Pour encourager les créateurs de start-up, la municipalité de Tel-Aviv met à leur disposition un espace de cotravail au sommet de la Shalom Tower, l’ancien gratte-ciel le plus haut du Proche-Orient. La ville compte 84 pépinières similaires, deux fois plus qu’à Paris.

Pour attirer davantage d’entrepreneurs étrangers, le gouvernement a lanceé en 2017 un visa « spécial start-up » d’une durée de deux ans.

Souhail Ftouh

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StoneCalibre, une firme privée d’investissement de Los Angeles, va signer le mois prochaineune lettre d’intention avec une start-up israélienne, Kaymera, pour enrichir son portefeuille de solutions qui nécessitera un investissement de 15 millions de dollars.

La start-up israélienne, créée en 2013 et qui continue d’évoluer rapidement, s’adresse aux gouvernements et aux entreprises.

L’entreprise exerce ses activités en Amérique du Nord, en Amérique latine, en Europe et dans les pays côtiers de l’Asie-Pacifique. Comptant plus de 3 000 déploiements dans les PME, les grandes entreprises et les fournisseurs de services, les solutions Kaymera  sont présentes sur de nombreux marchés, dont la finance, la santé, le gouvernement, la fabrication, la vente au détail, le secteur juridique et l’éducation.

 

Kaymera protège ses clients contre les intrusions de malware, en cryptant tous les échanges qu’ils soient vocaux ou écrits. Et permet aussi d’utiliser en toute tranquillité des applications comme Facebook, Twitter, Instagram, qui demandent parfois des accès quasi-complet au téléphone. Elle propose un avantage supplémentaire en simplifiant le déploiement. Elle s’intègre parfaitement à toute entreprise et ne requiert aucune exigence matérielle supplémentaire.

Kaymera a reçu déjà plus de 13 millions de dollars d’investissement dont 10 millions en février 2016.

Selon Craig Coward, porte-parole de la start-up, “l’originalité de Kaymera est de fournir une solution sur le plan organisationnel. Nous décomposons le domaine mobile de l’organisation en plusieurs niveaux, avec différents besoins en matière de sécurité et de risque. Nous avons plusieurs solutions pour chaque poste dans l’entreprise, avec différents types de protection que nous appliquons à chaque poste.

Souhail Ftouh 

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La Ville de Vancouver ( Canada) enverra cette semaine une lettre à plus de 180 000 propriétaires de résidence leur demandant de déclarer d’ici le 2 février 2018 leurs logements vacants.

Le conseil municipal de Vancouver a adopté l’an dernier une taxe de 1 % de la valeur de la propriété qui n’est pas une résidence principale et qui est vide pendant 6 mois au cours d’une même année.Les propriétaires de maisons vacantes avaient jusqu’au 1er juillet pour trouver un locataire afin d’éviter de payer cette taxe.

L’objectif de la taxe est d’augmenter l’offre de logements à louer à Vancouver.

La ville connaît des loyers très élevés , mais aussi un des taux d’inoccupation les plus élevés au pays . Le nombre de résidences vacantes à Vancouver est estimé à 25 000.

 

Depuis 2013  Tel Aviv avait imposer cette nouvelle taxe foncière [Arnona] sur les appartements vacants: la municipalité visait environ 1.400 propriétaires d’appartements considérés comme étant des « appartements fantômes », leur annonçant que les taux de l’impôt foncier allaient augmenter de façon significative.

Les propriétaires d’appartements sont facturés 220 NIS par mètre carré par an dans tous les quartiers de la ville. La municipalité estime qu’en moyenne environ plus de 10.000 NIS par an seront collectés pour un immeuble résidentiel.

Cette initiative de la municipalité vient après le décret approuvé par le Comité des finances de la Knesset en 2013, et permettant aux autorités locales de percevoir des impôts à des taux deux fois plus élevés, de propriétaires d’appartements qui ne sont pas utilisés pendant un an.

L’objectif de la mesure est de favoriser la location d’appartements et d’accroître l’offre d’appartements en ville. Avant elle, la ville de Haïfa avait commencé à doubler la taxe foncière pour les appartements vides dans la ville et la municipalité de Jérusalem a lancé une mesure similaire, et la ville a estimé qu’il y a entre 9.000 et 11.000 appartements non occupés.

Les propriétaires ont le droit de présenter une objection par écrit au directeur des impôts locaux [arnona], dans les 90 jours de la réception de la facture à payer. En outre, la ville permet des paiements échelonnés et sans intérêts allant jusqu’à 12 mois.

Souhail Ftouh

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Selon le rapport 2017 sur le bonheur mondial, commandé par l’ONU à la prestigieuse université américaine « Columbia University »,  les Tunisiens se trouvent parmi les plus malheureux selon le « World Happiness ».

Ce n’est pas une situation habituelle pour un pays méditerranéen. Les Palestiniens font mieux. Les résultats sont toutefois à prendre avec beaucoup de nuances.

L’objectif de ce cinquième rapport annuel est de fournir un outil supplémentaire aux gouvernements, aux milieux d’affaires et à la société civile pour améliorer le bien-être de leurs pays.

Le classement est établi en fonction de six facteurs : produit intérieur brut par habitant, espérance de vie en bonne santé, liberté, générosité, aide sociale et perception de la corruption dans le gouvernement ou les affaires.

 

Vous parlez de “blocus de Gaza” ?

Selon un rapport du mois d’avril 2017 de la Banque Mondiale,  l’éducation et la santé à Gaza sont d’un niveau comparable à celui des pays de la région et du monde entier. En outre, les palestiniens bénéficient d’une baisse récente du chômage.

Le commandant de la coordination des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) du ministère de la Défense, le général Yoav Mordechai prévoit  une augmentation du nombre de permis de travail supplémentaires pour des travailleurs palestiniens de Gaza. Plusieurs haut fonctionnaires et haut gradés, dont le ministre de la Défense Moshe Yaalon et le chef d’Etat major de l’armée israélienne Gadi Eizenkot, ont recommandé d’augmenter le nombre de Palestiniens autorisés à travailler en Israël.

Le ministre de l’Education Naftali Bennett, dirigeant du parti de droite HaBayit HaYehudi, a aussi exprimé son soutien pour accorder plus de permis de travail pour les Palestiniens, suggérant que le nombre de travailleurs légaux  autorisé en Israël devrait être augmenté de 100 000, selon le quotidien économique The Marker.

Les autorités israéliennes viennent d’accorder à un groupe d’hommes d’affaires de Gaza des permis “BMG” . Les permis “BMG” permettent aux businessmans une facilité de mouvement. Le détenteur de ce permis peut entrer et sortir d’Israël par toutes les frontières, en tant que “voyageur VIP.

Israël a autorisé aussi 157 étudiants palestiniens inscrits dans des écoles à l’étranger, de sortir de la bande de Gaza via le passage d’Erez. Le gouvernement israélien va permettre à ces étudiants palestiniens vivant à Gaza d’aller étudier, en 2018, dans des écoles à l’étranger.

Israël va ouvrir de nouvelles bandes de fréquences pour améliorer le service cellulaire à Gaza, un territoire sous contrôle de L’Autorité palestinienne depuis seulement quelques semaines.

Pour la première fois depuis les années 1990, Israël prévoit d’allouer des nouvelles fréquences cellulaires uniquement dédiées à l’Autorité palestinienne. Le plan actuel prévoit même que ces bandes passantes passent en 4G rapidement.C’est un nouveau cadeau que fait l’Etat juif aux palestiniens de Gaza suite au gouvernement palestinien unifié.

L’Autorité palestinienne a deux opérateurs de téléphonie mobile Jawwal du groupe Paltel et Wataniya. Les deux fournisseurs de services mobiles ont longtemps souffert d’une pénurie de bandes en fonctionnement; la répartition par Israël devrait améliorer considérablement le service cellulaire à Gaza.

 

Le high-tech israélienne est à la recherche de matière grise à Gaza.

Innitel, une entreprise israélienne en pleine croissance spécialisée dans les logiciels destinés aux centres d’appels. L’entreprise qui envisageait l’Europe de l’Est ou l’Inde n’aurait pas songé à chercher à quelques dizaines de kilomètres, du côté de l’enclave palestinienne de la bande de Gaza. Aujourd’hui, Innitel  versent des salaires à Gaza à la hauteur d’environ 10 000 dollars (8 400 euros) par mois.Elle fait travailler dix salariés à Gaza, rémunérés à travers une filiale palestinienne, et prévoit de doubler ce chiffre.

Les collaborations vont se renforcer entre les entreprises de high-tech en Israël et ce territoire nouvellement dirigé par l’Autorité palestinienne. Le Hamas qui interdisait tout contact avec Israël et les Palestiniens n’est plus au pouvoir depuis le dernier accord de réconciliation avec le mouvement laïque de Fatth.

Le sous-traitant gazaoui d’Innitel, dont l’AFP n’a pas révéler l’identité pour des raisons de sécurité, a conclu des contrats avec plusieurs entreprises israéliennes, dont Mellanox, qui développe des services connectant banques de données, serveurs et ordinateurs.

Le patron de l’entreprise gazaouie pense que, malgré les gains potentiels, sa société est la seule à travailler avec des partenaires israéliens.

« Ce n’est pas une décision facile, mais nous sommes résolus à proposer nos services au marché israélien », dit-il.

Les relations sont purement professionnelles et la politique est totalement tenue à l’écart, dit-il.

Des sociétés palestiniennes de Cisjordanie travaillent maintenant relativement facilement avec les Israéliens, fait-il aussi valoir. « Au début, elles ont eu des problèmes, mais maintenant elles emploient des dizaines de personnes. »

Les deux parties ont en théorie tout à y gagner. A Gaza, près de trois jeunes sur cinq sont au chômage et les diplômés ont très peu de perspectives professionnelles. Et un ingénieur gazaoui coûte cinq fois moins qu’un Israélien, en raison des différences de salaire, de charges sociales et de taxes, explique Eyal Waldman, le président de Mellanox.

« Il y a du talent [à Gaza], mais ils n’ont nulle part où l’exercer. C’est pourquoi nous nous sommes dit : mettons ce talent à profit et faisons les travailler pour nous », explique-t-il.

Pessimisme en Tunisie, immigration massive et l’attitude vis-à-vis d’Israël

Une conjoncture socio-économique peu réjouissante, une instabilité politique récurrente et montée de terrorisme ont laminé la belle euphorie qui s’était emparée des Tunisiens à la chute de l’ancien régime, en 2011.  À entendre les uns et les autres, dans le pays, rien ne va.

Le pays reste pris dans la tourmente de la crise économique. Des aggravations des conditions économiques affectent l’ensemble de la population, indépendamment de leur statut socio-économique. 63% des tunisiens interrogés estiment que l’année 2018 sera plus difficile que l’année 2017. C’est ce que révèle le baromètre d’Emrhod Consulting.

Selon un  autre sondage local de Sigma Conseil, pour le mois de novembre 2017, le niveau de pessimisme chez les Tunisiens a atteint dernièrement le record. Ce taux a atteint les 78,9%, ce qui représente le pourcentage le plus important enregistré depuis janvier 2015.

20 mille Tunisiens ont rejoint, en l’espace de 6 ans, les côtes italiennes clandestinement, a indiqué l’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques.

Dans une étude réalisée sur le phénomène de l’immigration clandestine, l’institut a considéré ce phénomène comme un « choc » et un « menace », pour la Tunisie comme les pays de l’Union Européenne.

Ceux qui s’interrogent sur les raisons pourquoi Gaza est plus heureuse que la Tunisie trouveront des réponses intéressantes dans le pragmatique des Palestiniens. Est-il possible de travailler avec des Israéliens: la réponse est oui pour les Palestiniens alors que 80 à 90 % des Tunisiens disent non.

Cette défiance explique non seulement l’antisémitisme social du pays dit du jasmin, mais elle affirme aussi que c’est la raison pour laquelle la Tunisie continue de frapper à toutes les portes pour surmonter sa crise économique dramatique. Le pays refuse de renoncer à ses rancœurs pour être pragmatique comme l’ont été la Jordanie, l’Égypte, l’Autorité Palestiniens et maintenant  l’Arabie qui ont décidé de nouer des relations avec Israel.

La question totalement ouverte reste l’attitude des autorités vis-à-vis d’Israël. On se souvient en Tunisie on voulait inscrire dans la Constitution l’interdiction de relations diplomatiques avec Israël. Et pourtant en période de crise aiguë, comme celle que connaît la Tunisie, tous les concours doivent mis en place au bénéfice de la population en s’éloignant de la politique politicienne. Les diplômés tunisiens, qui sortent en surnombre des universités créées par Habib Bourguiba peuvent, en remisant les haines dans les poubelles de l’Histoire,  collaborer avec l’industrie israélienne pour créer, d’égal à égal, en Tunisie une mini «silicon Valley» à l’odeur de jasmin.

Souhail Ftouh

 

 

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