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Archive for the “Articles” Category

Articles écrits par les lecteurs de toutes religions

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Parlerait-on des Arabes israéliens, comme victimes de cet apartheid ? Cette accusation d’apartheid est une offense à la réalité d’Israël, un mensonge et une falsification.

 

Les Arabes israéliens ont inauguré dans le quartier ?saw?ya, un village arabe situé sur le Mont Scopus, le plus haut minaret de 73 mètres de la ville.

 

Le cheikh Ikrima Sabri, un dirigeant religieux islamique a déclaré, en marge de la cérémonie d’inauguration que ce minaret est « le plus haut dans la ville de Jérusalem et que le croissant islamique  est d’une hauteur de 10 mètres. »

 

Sabri, qui avait été le plus important membre du clergé de l’Autorité palestinienne entre 1994 et 2006, a déclaré que le minaret  a couté  environ 1 million de shekels (275,550 $) à construire et a été financé par des dons de résidents d’Issawiya.

 

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Sabri, qui dirige actuellement le Haut Conseil Islamique sur le mont du Temple, a dit que le concept du minaret de la mosquée qui a émergé il y a plus d’un an veut  souligner le ‘’caractère arabe et islamique du quartier.’’

 

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Les arabes de Jérusalem ont choisi de construire le minaret au sommet de la plus ancienne mosquée Issawiya. L’ancien minaret de la mosquée a été construit il y a 47 ans.

 

La liberté de culte est accordée à tous à Jérusalem, en Israël ou dans tout territoire administré par Israël. Il y a à Jérusalem 735.000 habitants dont 252.000 Arabes et 481.000 Juifs ou autres groupes. Quant aux lieux de culte, il y a 72 mosquées, 139 églises et 996 synagogues.

 

Le mois dernier le président Reuven Rivlin a déclaré qu’Israël devait immédiatement agir pour améliorer la qualité de vie dans les quartiers majoritairement arabes de Jérusalem Est. Pendant la cérémonie officielle marquant le 50e anniversaire de la réunification de la ville par Israël, pendant la guerre des Six Jours de 1967, le président a critiqué la négligence de certaines parties de la capitale, et a demandé des mesures urgentes pour développer Jérusalem Est.

 

 

Le président a rendu hommage au gouvernement, et particulièrement à Zeev Elkin, ministre des Affaires de Jérusalem, pour l’allocation d’un budget de développement de la partie orientale de la ville. Le Maire Nir Barkat souligne que la Municipalité travaille pour subvenir aux besoins de tous les secteurs.

 

Après la  libération de Jérusalem Est par Israël, l’État juif l’a annexée et a déclaré Jérusalem capitale indivisible d’Israël. Depuis les Arabes israéliens ont eu, les mêmes droits que tous les autres israéliens, juifs, chrétiens, athées, etc.

 

Souhail Ftouh

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Aujourd’hui et demain marqueront l’anniversaire  du Farhoud, l’infâme pogrom contre les Juifs de Bagdad en 1941, qui a entraîné 200 morts et 2000 blessés et lors duquel 900 maisons juives ont été détruites. Ce fut le début de la fin d’une communauté qui existait depuis 26 siècles, précédant l’Islam de 10 siècles et qui comptaient 125 000 âmes.

 

Une répression inhumaine s’est abattue sur la communauté  juive par des officiers irakiens sunnites et pronazis. Des arrestations, des  déportations, des exécutions er des expropriations sur des populations innocentes.

 

Des centaines  d’hommes, pour la plupart fusillés et enterrés dans des fosses communes. Des femmes violées et éventrées, des enfants mutilés. Cette tragédie porte un nom, un seul nom : c’est le génocide. Il n’y en pas d’autre.

 

Les Juifs n’ont pas été  autorisés à enterrer eux-mêmes leurs morts, qui sont récupérés par le gouvernement et enterrés dans une fosse commune. Les dommages causés étaient estimés entre 3 et 3,5 millions de livres sterling.

 

 

 Des officiers irakiens sunnites et pro-nazis orchestrent le massacre

 

 

Le 1er et 2 juin 1941, les  chefs musulmans armés  proche  du  Premier ministre, Rachid Ali al-Gillani s’en prennent aux juifs dans les quartiers à majorité juive d’Al Rusafa et d’Abu Sifyan.

 

D’ailleurs le général al-Galani est allé rejoindre Haj Amin al-Husseini à Berlin après ce massacre. Dans les années 1930, Gillani a été fortement influencé par le grand mufti de Jérusalem,  Amin al-Husseini,  qui avait été exilé de la Palestine mandataire par les autorités britanniques en raison de son alliance avec l’Allemagne nazie  qui visait entre autres massacrer des juifs en Palestine.

 

L’évènement ayant conduit au massacre Farhoud est un prêche anti-juif dans la mosquée Jami-Al- Gillani, qui porte le même nom de famille du général irakien. La propagande antisémite était transmise quotidiennement par la radio locale et par Radio Berlin en langue arabe.

 

Divers slogans anti-juifs étaient peints sur les murs, tels que: Hitler tue les parasites juifs. Les magasins détenus par les Musulmans étaient marqués Musulman de façon à ne pas être pillés dans le cas d’émeutes contre les Juifs.

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Le massacre était prémédité  par un gouvernement pro-nazi populaire à Bagdad, et il a lieu pendant la fête juive de Chavouot, jour de joie pour toutes les communautés juives du monde.

 

Aujourd’hui la reconnaissance de la responsabilité de l’État Irakien n’est pas établie encore sur ce génocide. De plus les juifs Irakiens n’ont pas le droit d’organiser les voyages de recueillement au pays.

 

Le Farhoud  marquera un tournant décisif pour les Juifs d’Irak : à la suite de cet événement, ils seront régulièrement sujets à la violence, aux persécutions, boycotts et confiscations avant d’être expulsés en 1951. Une série de décrets et d’attaques s’en est suivie, vidant le pays de son ancienne communauté juive avant le début des années 1970, à peine 92 Juifs restant en Irak.

 

Les souvenirs restent la force de cette population. Ce massacre restera longtemps gravé dans nos mémoires comme étant un jour de destruction et de terreur.

 

La synagogue Edmond J. Safra à New York organisera demain l’allumage des bougies pour les 27 siècles où la vie juive a prospéré dans ce qui est aujourd’hui l’Irak. Soyons nombreux à coté de nos frères juifs.

 

Ne laissons jamais s’effacer ces anniversaires mémorables. Il faut rallumer les lumières du passé pour voir plus clairement dans l’avenir.

 

 

Souhail Ftouh

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Le premier ministre Philippe Couillard a décoré  hier le célèbre humoriste Gad Elmaleh à l’Assemblée nationale du Québec.

M. Elmaleh eut reçu l’insigne de chevalier de l’Ordre national, la plus prestigieuse reconnaissance décernée dans la province francophone.

« En 1988, quand j’ai immigré du Maroc au Québec, le Québec m’a ouvert les bras, et aujourd’hui, il me serre fort dans ses bras », a déclaré solennellement un Gad Elmaleh touché et ému à la suite de la remise de l’insigne.

« Le Québec vous remercie de nous faire tant rire, », a dit Philippe Couillard avant de lui remettre l’insigne de chevalier de l’Ordre national.

Après la cérémonie, Philippe Couillard a fait un Facebook Live impromptu avec l’humoriste. En une heure, la vidéo a été vue par plus de 150 000 personnes et a entraîné des centaines de réactions, de commentaires et de partages.

C’est à Montréal, en 1994, que Gad Elmaleh s’est produit pour la toute première fois sur scène. C’était au cabaret Juste pour Rire, boulevard Saint-Laurent.

Gad Elmaleh  naît au sein d’une famille juive marocaine à Casablanca, où il fait sa scolarité dans une école primaire du quartier du Maârif, puis au lycée Maïmonide. Dès l’âge de cinq ans, il monte sur scène aux côtés de son père, David Elmaleh. A 17 ans, Gad quitte le Maroc et s’installe à Montréal.

Souhail Ftouh, Québec 

 

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A Mesila, située à 250 km au sud-est d’Alger, des prometteurs immobiliers liés à la mafia locale  procèdent à l’annexion d’une partie du cimetière juif. Face à cette profanation d’un autre genre, ni les autorités algériennes et encore moins les instances diplomatiques françaises ne veulent réagir.

 

Plusieurs siècles de présence juive ont laissé les traces d’une civilisation dont les vestiges sont toujours visibles ici.

 

La Ligue algérienne de la défense des droits de l’Homme (LAADH), accuse des «bourreaux du foncier» de vouloir s’accaparer du terrain du cimetière juif.

 

LADDH dénonce, à cette occasion, le mutisme des autorités locales et celui de l’ambassade de France à Alger à l’égard des agressions «répétitives» que subissent ces deux cimetières, et appelle les ministères de la Justice et de l’Intérieur algériens à ouvrir une enquête sur cette affaire.

 

L’organisation des droits de l’Homme compte même déposer prochainement une plainte auprès du procureur de la République pour demander l’ouverture d’une enquête judiciaire sur ces exactions, en y joignant des documents audiovisuels et des photos attestant de ces agressions.

 

Pointant du doigt des «malfaiteurs» et des «squatteurs» qui voudraient réaliser des extensions à leurs habitations, la LADDH décrit l’état lamentable dans lequel se trouve le cimetière juif, devenu, selon le communiqué, une décharge publique. En sus du caractère éminemment pénal de cette affaire, l’auteur du communiqué trouve ces agressions «contraires à la religion musulmane qui appelle au respect des autres».

 

La LADDH veut  réhabiliter le cimetière  juif situé en plein cœur de la ville dans un état déplorable pour avoir subi des actes de profanation et destruction, selon le communiqué signé par M. Amroune Layachi vice-président du bureau de la LADDH de M’sila, qui a déposé une plainte, le  23 avril 2017, N°8263, contre X auprès du procureur de la République de Mesila.

 

Le responsable du bureau de la LADDH de Mesila a fait savoir aux instances judiciaires que cet acte ignoble contre la sacralité des lieux religieux n’a qu’une seule justification, «c’est un acte entrepris par des bourreaux de foncier», a-t-il mentionné.

 

La LADDH rappelle que le cimetière juif fait partie de l‘histoire de l’Algérie.

 

Mesila comptait un grand nombre de communauté juive dont les noms de familles étaient:Atlan(e),Attia,Achour,Nadjar,Hadjedj, Meyer,Doat,Caussene, Zerbib ,Djaoui, Hanini  et Selem.

 

On pourrait  penser que les juifs de Mesila  sont peut être tous enterrés à ce cimetière profané, sinon pourquoi ce profond silence?

 

La situation des cimetières  juifs d’Algérie dans son ensemble, est plus que préoccupante.  

 

Souhail Ftouh

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Encore une huile d’olive israélienne primée. Cette fois, c’est l’huile d’olive «HALUTZA ORGANIC OLIVE OIL » extra vierge, extraite de la variété d’olive israélienne qui provient d’une presse d’olive établie au Néguev, et cultivé dans une zone éloignée, sans pollution, qui remporte une médaille d’or au concours mondial de l’huile d’olive de New York.

HALUTZA qui fabrique l’une des meilleures huiles d’olive en Israël depuis 20 ans, a, en effet remporté cette médaille d’or, le 27 avril, au plus grand concours mondial de l’huile d’olive, organisé jeudi à New York aux Etats Unis.

Israel a été aux premiers rangs aux côtés de l’Italie, l’Espagne, les États-Unis et la Grèce, à ce concours qui a évalué 910 huiles d’olive de 27 pays.

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La qualité de l’huile d’olive est évaluée, dans ce concours, par un jury composé d’experts et de dégustateurs internationaux. Les meilleures de ces huiles dites souvent «or jaune», sont celles aux taux d’acidité très bas.

HALUTZA est certifié comme organique aux USA. Aucun engrais chimique, pesticides ou herbicides. Elle contient plus de vitamine E que la plupart des huiles, et rivalise avec les meilleures huiles de la Toscane pour ses avantages pour la santé et son goût. Très faible acide, riche en antioxydants et  première pression à froid.

Cette marque n’a cessé de cumuler les récompenses internationales. Cette même marque a été primée en Grèce, début avril 2017 et décroché une médaille de bronze à un concours international “Athena International Olive Oil”, évaluant la qualité de l’huile d’olive.

Il y a une quinzaine de jours, une autre variété d’huile d’olive extra vierge, Tamir  avait été médaillée d’or à Londres.  Elle avait en effet remporté la médaille d’or à la compétition internationale de la qualité de l’huile d’olive « London Olive Oil 2017 », qui a eu lieu le 14 avril dernier à Londres.

Cette distinction, la deuxième en moins d’un mois, ne manquera pas de promouvoir l’image de ce produit phare en  Israel  et à l’étranger, d’autant plus que les concours internationaux sont organisés sous la tutelle du Conseil international de l’huile d’olive.

Pour être reconnu à l’international, il ne faut pas seulement produire, il faut viser la qualité et il faut que cette qualité soit prouvée et reconnue lors des compétitions internationales.

Une centaine de coopérative biologique ont obtenu la certification bio en Israël. Cette conversion est supervisée par l’Institut pour l’écologie de marché (IMO), un organisme suisse accrédité pour certifier les produits biologiques destinés aux États-Unis, à l’Union européenne et au Japon.

La production annuelle d’huile d’olive en  Israël représente en moyenne 37 000 tonnes, fruit du travail de ces agriculteurs. Si les ventes restent faibles comparativement aux plus grands pays producteurs que sont l’Espagne, l’Italie et la Grèce, elles peuvent s’avérer significatives pour les Israéliens.  La récolte des olives reste une tradition très ancrée dans les familles juives, et les agriculteurs bio espèrent que le choix d’une exportation haut de gamme leur permettra développer leurs terres.

Ils cultivent les oliviers sans produits chimiques, en taillant et en labourant plutôt que d’utiliser des herbicides.  Ils ont également eu recours à du fumier de mouton à la place d’engrais chimiques.

La bonne qualité de l’huile d’olive israélienne a commencé à lui ouvrir les portes d’une grande partie du marché mondial, en raison de ses avantages pour la santé.

Face à la demande croissante en produits biologiques et équitables, les Israéliens  ont trouvé un nouveau débouché lucratif pour l’exportation de leurs olives. Israël  exporte pour au moins 32 millions de dollars US d’huile d’olive bio par année.

La chaîne d’épiceries d’aliments naturels Whole Foods de New York et du New Jersey vend désormais de l’huile d’olive haut de gamme israélien.

Souhail Ftouh

 

 

 

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En plus de son huile d’olive, Israël a toujours été connue pour ses excellentes dattes. Chaque année, les exportations enregistrent des chiffres importants, et cette saison ne fera pas l’exception.

 

La Medjool représente aujourd’hui 60% du marché de la datte israélienne et  ils sont exportés pour le marché du luxe culinaire à l’étranger.

 

Les exportations ont atteint 10 mille tonnes (soit une augmentation de 520 tonnes par rapport à la même période de l’année dernière) pour une valeur de plus de 69 millions de dollars, durant la période du  novembre  2016 et avril 2017.

 

Chaque année, les exportations des dattes enregistrent des chiffres importants, et cette saison ne fera pas l’exception.  Grâce à la Madjool, Israël a conquis le marché mondial de la date. L’État Juif a une part d’environ 35% du marché mondial de la Madjool.

 

 

Les dattes israéliennes  Madjool sont au premier rang des exportations

 

La datte Madjool est issue de l’Agriculture Biologique. Ce fruit sec est estimé comme la plus raffinée des dattes. La chair de la datte Madjool  est charnue et moelleuse. Elle se déguste fraîche ou séchée. Ces dattes délicates, grasses et fraîches sont tout de suite triées et réfrigérées entre 0 et 4°C afin de préserver leur saveur unique.

 

 

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Les Israéliens ont investi dans la production de la datte en Californie et de là ils ont créé un nouveau type de dattes de gros calibre qu’ils ont dénommé Madjool.

 

Malgré que son prix moyen soit 10 fois plus élevé que le prix d’une simple datte, les dattes israéliennes Medjool peuvent être achetées sur les six continents.

 

Madjool  est peut-être plus connue par la grande taille de ces dattes, qui se différencient particulièrement des dattes du type Deglet Nour (au gout qui rappelle la prune).

 

Depuis la création du Hadiklaim (une coopérative de palmeraies en Israël), l’exportation des dattes a atteint des sommets de plus de 1000% en termes financiers.

 

« En 1982, nous avons exporté environ 1.500 tonnes de dattes pour 4 millions de dollars. En 2016, nous sommes allés jusqu’à 10.000 tonnes pour 69 millions de dollars», explique  Chezi Almog, vice-président du marketting chez Hadiklaim.

 

King Solomon et Jordan River sont les deux marques phares de Hadiklaim.

 

 

Cette année, selon les estimations de la coopérative, la récolte a atteint  30.000 tonnes de neuf variétés, principalement des Medjool, et suivi par des Barhi, Deglet Noor et Hayany.

 

Environ 50% de la récolte des dattes en Israël est exportée, mais en raison de sa haute qualité, il est responsable de 75% des revenus des producteurs.

 

Hadiklaim s’enorgueillit du fait qu’il travaille avec quelque 100 producteurs, dont 60 entreprises coopératives et des kibboutz et des dizaines de producteurs privés.

 

Les producteurs et les stations d’emballage Hadiklaim ont été approuvés ISO, BRC, EUREP GAP, Bio USDA et IFOAM ainsi par le ministère israélien de l’Agriculture et l’association israélienne de l’agriculture bio-organique. Sa production est certifiée bio sur le marché britannique.

 

 

Les entreprises israéliennes ont aussi un fort taux de pénétration dans les pays  arabes et sur les différents marchés des consommateurs musulmans dans le reste du monde (grands consommateurs de dattes pendant le mois de ramadan.)

 

Dans quelques  semaines et pendant tout le mois de ramadan, dans les échoppes tenues par des musulmans et fréquentées par des musulmans, ces dattes vont être largement mises en avant.

 

Hadiklaim se spécialise dans les dattes Madjool – le type de dattes que les musulmans consomment traditionnellement pour rompre le jeûne pendant le Ramadan.  Le mois de Ramadan est, après Noël, la saison la plus importante de l’année pour les exportateurs de dattes israéliennes.

 

 

En France, l’association BDS France mène campagne et appelle au boycott des dattes israéliennes particulièrement pendant ramadan, notamment au travers d’affiches placardées dans la rue.

 

 

Souhail Ftouh

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Cet article n’est pas fait pour les “allergiques” aux fruits de mer.

 

Israël  prendra part au salon international des produits de la pêche « Seafood 2017 », qui se tiendra du 25 au 27 avril 2017, à Bruxelles, en Belgique.

 

Ce salon s’affirme comme le rendez-vous mondial annuel des professionnels du secteur des produits de la mer. En 2017, la nouvelle édition, se déroulera comme de coutume au Parc des Expositions de Bruxelles.

 

L’événement devrait réunir plus de 1600 exposants en provenance d’une centaine de pays, de quoi permettre aux visiteurs professionnels de trouver « chaussure à leur pied » parmi tout le gratin de l’industrie mondiale. S’y concentreront en effet les acteurs de toute la chaîne, des spécialistes de l’approvisionnement aux « pros » de la transformation, la distribution et l’import-export.

 

Huîtres, poissons, coquillages et crustacés ont beau être envoyés dans le monde entier par les négociants en gros et les exportateurs, mais le principal marché reste l’Europe. C’est précisément en Europe, toute proche avec ses bons moyens de communications, que se trouve le marché : des millions de consommateurs désirant être approvisionnés avec le meilleur des sept mers.

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Les entreprises de transformation et les exportateurs en Israël  continuent de travailler au développement de nouveaux produits et de nouvelles formes de produits. Ou encore ils s’associent en groupes de vente afin de pouvoir approvisionner l’Europe et le reste du monde en produits de leur pays.

 

Les poissons récoltés, des différentes fermes, sont d’abord transportés aux usines d’emballage régionales, et après inspection, ils sont acheminés vers les principaux marchés de poissons. L’examen des poissons d’élevage est effectué par le Service vétérinaire d’Israël dans les fermes et les usines d’emballage, empêchant ainsi, les poissons et les produits de la pêche de mauvaise qualité d’arriver au consommateur et permettant la détection précoce des maladies.

 

La carpe, la perche barramundi et le bar rayé sont exportés sous forme de produits congelés vers les marchés européens et nord-américains, alors que les poissons ornementaux sont exportés vivants vers l’Europe.

 

Les principales espèces importées incluent les saumons atlantiques, du Norvège et du Canada, frais et congelés, la perche fraîche et congelée du Nil est importée du Kenya et de l’Ouganda, la sardine en conserve, et le maquereau, les merluches, les harengs et le tilapia congelés, du Portugal. Les marchés de poissons se trouvent dans les trois plus grandes villes israéliennes à savoir Tel Aviv, Jérusalem et Haïfa; ils commercialisent des poissons frais, réfrigérés et congelés provenant de tout le pays.

 

 

 

Caractéristiques des systèmes d’élevage en Israël

 

La pêche israélienne est présente essentiellement en Méditerranée et dans le lac de Tibériade, où se pratique une pêche en eau. La pêche dans la Méditerranée est victime de l’épuisement des réserves halieutiques, ainsi la production halieutique en Israël dépend presque entièrement de l’aquaculture.

 

La production nationale des poissons, surtout celle de l’aquaculture, continuera à jouer un rôle important dans le marché israélien pour les produits de la pêche.

 

La production des poissons s’approche de 25 000 tonnes en 2016 et de 30 000 tonnes en 2020. Cette prévision est basée sur l’adaptation efficace des nouvelles technologies qui permettront davantage l’intensification de l’aquaculture en Israël.

 

 

La majorité des espèces de poissons mises en élevage en Israël ont été importées de l’étranger. Par exemple, en 1969, la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) a été importée de la Suisse. L’élevage de cette espèce est un succès avec 420 tonnes produites en  2015. L’élevage de la truite arc-en-ciel a débuté dans les eaux supérieures de la source du fleuve de Dan (qui coule dans le fleuve Jourdan), au nord d’Israël.

 

L’aquaculture en Galilée, Gilboa et dans la vallée du Jourdan est caractérisée par la polyculture en eau douce dans les étangs piscicoles intensifs, les réservoirs pour l’aquaculture d’eaux douce extensive et dans les régions du nord les raceways sont utilisés pour l’élevage de la truite arc-en-ciel.

 

Dans la plaine côtière, la polyculture en eau douce est pratiquée dans les étangs piscicoles intensifs ainsi que dans les étangs d’eau saumâtre et marine pour produire plusieurs espèces marines.

 

Le long de la Côte Méditerranéenne, plusieurs espèces de poissons d’eaux saumâtre et marine sont produites dans les étangs ainsi que dans les cages flottantes. Au Negev et la vallée d’Arava, l’élevage est entrepris dans les étangs d’eaux saumâtre et douce pour des espèces exotiques et celles tolérantes au sel (par exemple le barramundi et le bar) tandis qu’à Eilat, la dorade royale (Sparus aurata) est mise en élevage dans les cages et les étangs.

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La pratique et l’évolution de l’aquaculture en Israël sont étroitement parallèles au développement et à l’établissement de l’État d’Israël lui-même. Contrairement à d’autres industries, l’aquaculture a tiré bénéfice, dès le début, de l’organisation et des relations étroites entre le gouvernement, les affaires, et les institutions de recherche telles que les universités.

 

L’aquaculture israélienne, dans ses débuts, était strictement une monoculture extensive qui se concentrait sur la carpe. Elle s’est rapidement distinguée, malgré le fait qu’elle n’a pas efficacement utilisé les ressources d’eau limitées du pays. Aujourd’hui, la polyculture est le principal système d’élevage pratiqué, où une variété d’espèces sont exploitées (par exemple les carpes, le tilapia, le mulet gris) pour augmenter la production par unité de surface d’élevage. Dans le cas de la truite et plus récemment l’esturgeon, produits le long du fleuve de Dan au nord du pays, l‘élevage se pratique dans les raceways monoculturaux de flux ouverts.

 

La découverte d’importantes ressources d’eau faiblement salée et d’origine géothermiques dans le Néguev et la Arava a permis la création d’une « aquaculture du désert », où 20 fermes piscicoles élèvent des espèces tolérantes au sel, comme la perche barramundi et le bar.

L’une des principales méthodes d’élevage en étang développée actuellement et qui augmente rapidement en volume consiste en l’utilisation des étangs oxygénés couverts, avec de l’eau qui entre et sort de l’étang à travers un réservoir/filtre biologique. Ces systèmes ont engendré des augmentations de production de plus de 400 pour cent et voir même plus dans le cas d’un bassin couvert. Des rendements également impressionnants ont été réalisés dans tout le Negev aride et les régions d’Arava en adoptant les systèmes couverts de «bulle» ou de «tente».

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La recherche récente a mené à la production monoculturale dans les étangs en béton octogonaux en utilisant l’oxygène (l’ozone) et/ou un système de recyclage. L’utilisation adéquate de l’eau a également conduit au développement des systèmes intégrés (dans la région d’Arava) utilisant l’eau géothermique chaude (non potable) qui est ensuite réutilisée dans l’irrigation des fermes agricoles.

 

 

Trois stations de recherche ( Dor, Nir David, et Genossar) ont été créées dans le but formel de promouvoir le secteur aquacole israélien. Ils relèvent du département de la pêche. Leurs principales activités de recherche se concentrent sur l’amélioration des aliments, l’effet de l’ajout de l’oxygène, les systèmes de recyclage, les maladies chez les poissons et les perspectives pour les nouvelles espèces.

La main-d’œuvre travaillant dans l’aquaculture est qualifiée vu la nature fortement technique de l’aquaculture en Israël.

 

 

Souhail Ftouh 

 

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La participation aux concours internationaux ainsi que les distinctions prouvent incontestablement le niveau de maîtrise de la qualité atteint par l’huile d’olive en Israël.

 

Une huile d’olive biologique israélienne produite par le domaine de la famille ”Tamir” a remporté la médaille d’or à la compétition internationale de la qualité de l’huile d’olive « London International Health Olive Oil Competitions 2017 (London IHOOC 2017) », qui a eu lieu le 14 avril 2017 à Londres.

 

Il s’agit d’une huile d’olive extra vierge produite à partir d’une variété aux multiples vertus.

 

La Société de la famille ”Tamir” a décroché cette médaille d’or, alors qu’elle était en concurrence avec 148 autres marques internationales provenant de plusieurs pays, dont les premiers producteurs d’huile d’olive dans le monde, à savoir la Grèce, l’Espagne, l’Italie et le Portugal.

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La qualité de l’huile d’olive est évaluée, dans ce concours, par un jury composé d’experts et de dégustateurs internationaux. Les meilleures de ces huiles dites souvent « or jaune », sont celles aux taux d’acidité très bas.

 

Cette huile d’olive produite par cette ferme située dans  Sde Moshe,  un moshav situé au milieu du sud du pays près de la ville de Kyriat Gat, n’a cessé de cumuler les récompenses internationales puisqu’elle a déjà été primée par une double médaille d’or au concours 2013 des 25 meilleures huiles d’olive biologique au monde organisé par le magazine « Bio press » (institution Allemande dans le secteur des produits biologiques) ; et une médaille d’argent au concours suisse 2013 des meilleurs produits du terroir.

Il y a quelques jours en Italie  une autre marque d’huile d’olive  israélienne  a été promue par les lauréats du prix Barbera Oil Mills et Coop Alliance 3.0, où elle a été présentée récemment, lors du 51 ° et Vinitaly Sol & Agro-alimentaire.

Toute une culture s’est tissée en Israël autour de l’huile d’olive et des pressoirs qui la produisaient, une culture qui prend racine dans les fondements des temps anciens, des sources et de la bible – véritable apologie de l’huile d’olive.

En Israël, qualifié dans la bible de “pays qui produit l’olive huileuse et le miel” (Deutéronome 8, 8) ont été découverts des noyaux d’olive vieux de 6000 ans et des dizaines de pressoirs anciens qui témoignent de la présence de nombreuses oliveraies, de l’importance de la fabrication de l’huile dans la vie de la population et dans ses moyens de subsistance ainsi que des habitudes de consommation aux temps anciens.

 

En Israël, le marché de l’huile d’olive est évalué à 750 millions de shekels, et la consommation moyenne par habitant se monte à 2,5 litres par an.

 

Souhail Ftouh

 

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En Italie l’huile d’olive  israélienne  a été promue par les lauréats du prix Barbera Oil Mills et Coop Alliance 3.0, où elle a été présentée récemment, lors du 51 ° et Vinitaly Sol & Agro-alimentaire.

 

À Sicile, l’espace institutionnel du Pavillon 2, dédié à l’organisation d’événements promus par le Département de l’agriculture sicilienne, les vins et les huiles de l’Institut régional de Sicile et Cronachedigusto.it, ont été dévoilées  les meilleures saveurs méditerranéennes.

 

En 2016, dix producteurs d’huile d’olive israéliens ont remporté des certificats d’or à la prestigieuse compétition internationale TerraOlivo.

 

L’huile d’olive israélienne ne circule pas aussi abondamment que celle de certains de ses voisins méditerranéens comme l’Espagne, la Grèce et l’Italie qui figurent parmi les premiers producteurs mondiaux. Cependant, l’huile vert-jaune en provenance de la Galilée et du Golan est de qualité supérieure.

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“Nous savons fabriquer de l’huile d’olive de haute qualité”, explique Peleg Ovrutzki, propriétaire et agriculteur à Ein Camonim. “Nous avons de très bonnes huiles en Israël et elles nous font gagner des prix internationaux.”

 

 

L’industrie de l’huile d’olive en Israël remonte à des milliers d’années. Aujourd’hui, Israël produit environ 19 500 tonnes d’huile d’olive par an. Adi Naali, responsable de la division des olives de la Commission de production et de commercialisation des plantes israéliennes, affirme que les Israéliens consomment environ 2,5 kg d’huile extra vierge par personne chaque année. La Grèce est en tête avec une  consommation de plus de 23 kg d’huile d’olive par personne et par an.

 

Huile pour la paix

 

 

Il a aussi été question de dévoiler à Sicile le nouveau label « huile pour la paix » lauréats du prix de Barbera Oil Mills. Les meilleures huiles d’Italie, Israël, l’Espagne et la Grèce, ont été mélangés pour créer un produit unique pour que l’huile devienne un symbole et l’ambassadeur de l’amitié et de la paix entre les peuples.

 

Le produit « Huile pour la paix » sera distribué dans plus de 420 points de vente italiens de Coop 3.0 Alliance, la plus grande coopérative de consommation italienne, il combine la dimension entrepreneuriale à l’éthique sociale.

 

Pour chaque bouteille de « huile pour la paix » vendue, 0,50 EUR seront versé à  une ONG pour soutenir les missions des travailleurs humanitaires, qui fournissent une aide et des soins médicaux à des millions de personnes au risque de leur vie.

 

 

Qu’une huile d’Israël fasse partie de ce projet, qui, rappelons-le, a misé sur les meilleures huiles venant de la Grèce, de l’Espagne et de l’Italie, est une reconnaissance en soi non seulement de la qualité de l’huile israélienne mais aussi du rôle  de l’État Juif dans l’accueil de milliers de réfugiés venant des quatre coins du monde.

 

Israël grâce à sa situation géographique au cœur de la Méditerranée, est pareil à une mère généreuse qui a toujours bien accueilli les religions, les cultures et les traditions au nom de la coexistence pacifique.

 

Le Festival de l’olivier en Israël tend  chaque année un rameau d’olivier à toutes les communautés et religions qui composent ce pays.

 

L’ONG entièrement féminin  Sindyanna de Galilée commercialise aussi  l’olive israélienne judéo-arabe qui collectionne les prix internationaux.

 

L’ONG italienne COSPE avait déjà lancé, depuis 2015, le projet « Fair Trade Fair peace » à Bethléem  qui est le premier « commerce équitable palestinien et israélien » avec leurs produits locaux vendus ensemble.

 

 

Souhail Ftouh

 

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Mort de rire! « La Tunisie est le phare de l’espoir !» a déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel, lors de son discours à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) le 3 mars 2017.

 

Elle a  fait l’éloge de la Tunisie soi-disant « démocratique et moderne », qui a fait selon elle un chemin qu’elle a décrit comme étant «  extraordinaire avec des élections libres et l’élaboration d’une Constitution ».

 

La chancelière a également exprimé sa sollicitude et son « émerveillement » vis-à-vis des acquis tunisiens, prenant pour exemple l’octroi du prix Nobel de la paix au quartet du dialogue national.

 

Angela Merkel a, par ailleurs fait un parallèle avec l’assemblée fédérale allemande, le Budenstag, et l’ARP en indiquant que « les travaux des députés se rejoignent car les défis des deux pays sont identiques ».

 

« On ne peut nier les avancées réalisées par la Tunisie depuis la révolution de 2011 et l’Allemagne, en tant que pays frère, veut vous accompagner sur cette voie » a ajouté Angela Merkel sous les applaudissements des députés.

L’espoir de quoi? Le pays est le berceau du racisme anti-noir et le centre de la traite des personnes

 Une chancelière allemande qui débarque pour moins de 24 heures, offre 275 millions d’euros de dons  sous le coup des chantages  et qui se lance  ensuite des fleurs à ce pays raciste : mais quelqu’un lui a-t-il montré le tableau de bord actuel ? Et a-t-elle vraiment la conscience que Le  dernier « Prix Nobel de la Paix » pour la Tunisie a un goût amer.

 

Les 10 à 20% de Tunisiens à la peau sombre ont chacun leur lot d’anecdotes à raconter attestant du racisme ordinaire vécu dans ce pays– et sont totalement absents des hautes fonctions et de la scène médiatique.

 

Le racisme, tel qu’il est vécu par les Tunisiens noirs et les ressortissants subsahariens, est une réalité  jamais exposée par les médias locaux.

 

Au sud du pays par exemple, on se croirait sous le régime de l’apartheid. Tous les jours des bus scolaires sont réservés pour les enfants noirs et d’autres pour les enfants blancs, pourtant tous les deux convergent vers les mêmes écoles. La ségrégation et le racisme sont monnaie courante dans le pays des Jasmins.

 

 

Au niveau des autorités tunisiennes, et ce même malgré l’adoption d’une nouvelle Constitution (qui ne garantit aucun droit pour les noirs, les juifs et les berbères), rien n’est fait et rien n’est proposé.

 

Au niveau des organisations internationales, cela fait longtemps pourtant qu’on identifie le malaise ; à titre d’exemple, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU s’inquiète, dans son  dernier rapport de 2016, des discriminations en Tunisie et préconise de faire évoluer les cadres législatifs.

 

La Tunisie est le deuxième pays le plus intolérant d’Afrique, selon une étude récente d’Afrobarometer. La Tunisie est en dessous de la moyenne africaine.

 

Afrobaromètre est un réseau de recherches panafricain et indépendant qui conduit des enquêtes sur les attitudes du public envers la démocratie, la gouvernance, les conditions économiques, et des questions connexes à travers l’Afrique. Il a mené plus 145 études depuis 1999.

 

L’étude porte sur la tolérance des habitants de 33 pays africains envers certaines situations, et à ce jeu, la Tunisie obtient un score de tolérance médiocre de 2,35 sur une échelle de 1 à 5, se classant à l’avant-dernière place juste devant le Niger !

 

Les Arabes musulmans tunisiens sont en grande partie hosties aux autres ethnies (surtout les noirs), les autres religions (les juifs en premier), envers les immigrants et travailleurs étrangers (les résidents africains), les personnes vivant avec le VIH/sida  et les homosexuels.

 

La Tunisie est située en dessous de la moyenne africaine en matière de tolérance. Le Sénégal et le Gabon sont les pays les plus tolérants.

 

La Tunisie est aussi classée au niveau 2 sur la liste des pays pratiquant la traite transnationale des personnes selon le rapport 2016 du Bureau de contrôle et de lutte contre la traite des personnes du Département d’État des États-Unis.

 

Toujours selon l’étude du Département d’État des États-Unis, la Tunisie est un pays source de destination et de transit pour les victimes de la traite. Tunis ferme les yeux  sur le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes aux fins d’exploitation. Des véritables mafias sévissent dans le pays et veillent sur le fléau de la traite des personnes.

 

Le statu quo est fermement maintenu : le ministère de la Justice a offert une fin de non-recevoir à la demande d’Adam, une association représentant les Noirs de Tunisie, d’interdire la pratique d’un autre âge consistant à mentionner sur certains actes de naissance la mention « atig » (en arabe : affranchi) renvoyant directement à la période esclavagiste (les Noirs tunisiens sont pourtant loin d’être tous descendants d’esclaves).

 

racisme

 

La racine du problème, c’est que la diversité est un tabou en Tunisie, institutionnalisé à l’époque de Bourguiba. Dans sa volonté d’aligner tous les Tunisiens au sein d’un Etat-nation « moderne », mentionner les spécificités et la pluralité de la société tunisienne est rendu impossible, car perçu comme une volonté de semer la division.

 

Le caractère profondément africain de l’identité tunisienne subit le même sort : relégué au rang d’« archaïsme » par une classe politique et intellectuelle qui ne daigne concevoir la Tunisie que comme un cocktail entre Orient et Occident.

 

Cette aversion à la diversité et à l’africanité s’est maintenue jusque aujourd’hui et se perpétue comme un dogme jamais remis en cause, y compris au sommet de l’État. La nouvelle Constitution clôt la Tunisie dans une identité exclusivement « arabo-musulmane » au lieu de l’ouvrir également sur sa dimension africaine et méditerranéenne.

 

La principale difficulté de la lutte antiraciste en Tunisie provient du fait que le racisme (l’injure raciale ou la discrimination raciale) comme délit n’existe tout simplement pas dans le code pénal tunisien. Il est donc impossible pour une victime de déposer plainte.

 

Une situation d’autant plus alarmante que la police se rend souvent responsable et/ou complice d’actes à caractère raciste et que les responsables politiques n’inscrivent cette situation intolérable dans un État de droit ni dans leurs agendas, ni dans les débats. D’ailleurs à cause du racisme six mille étudiants subsahariens ont quitté la Tunisie au cours de ces dernières années.

 

Souhail Ftouh

 

 

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