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Articles écrits par les lecteurs de toutes religions

Le président Sud-Africain a salué l’industrie technologique israélienne

Le président d’Afrique du Sud a salué, cette semaine, l’économie des start-ups israéliennes qui « avance à pas de géant », ajoutant que son pays avait beaucoup à apprendre de l’Etat juif.

S’adressant à une conférence de l’organisation Women in Business à Johannesburg, le président Cyril Ramaphosa a débattu de des « fonds de promotion », un outil dont les Israéliens, a-t-il dit, ont usé avec succès pour stimuler leur secteur technologique.

« De nombreuses manières, c’est ce qui a amené Israël à être leader dans l’espace technologique », a-t-il déclaré.

« Israël avance à pas de géant et est innovant dans un certain nombre de secteurs de l’économie, dans l’agriculture, dans le domaine maritime et dans d’autres encore. Les Israéliens ont montré qu’ils peuvent être des leaders. Et nous pouvons apprendre beaucoup de ce qu’ils font », a-t-il continué.

L’an dernier, Cyril Ramaphosa a révélé son intention d’attirer plus de 100 milliards de dollars d’investissements étrangers dans son pays en cinq ans. Depuis, il a déjà annoncé la confirmation de 25 milliards d’investissements.

Le chef de l’État a confirmé qu’il souhaitait faire entrer «d’ici trois ans» l’Afrique du Sud dans le top 50 des pays de la planète où le climat est le plus favorable aux affaires. Une belle ambition.

Depuis son arrivée à la tête du pays en 2018, Cyril Ramaphosa se dépense sans compter tente de raviver la flamme d’une économie atone depuis la crise financière mondiale de 2008. Sa croissance reste, depuis, désespérément molle – 0,8% en 2018 et des prévisions à 1,2% en 2019 – et son taux de chômage est très élevé, à 29%, et plus de 50% chez les jeunes.

Pour réveiller l’encéphalogramme plat des investissements étrangers en Afrique du sud, le président Ramaphosa a décidé d’exploiter le titre mondial de l’équipe nationale de rugby.

«Cet exploit motive notre pays à atteindre la grandeur, à dépasser les limites du présent pour viser les opportunités sans limite de l’avenir!» a dit Cyril Ramaphosa, président de l’Afrique du Sud, qui n’a pas hésité à utiliser l’image des Springboks, l’équipe nationale de rugby devenue championne du monde le 2 novembre 2019 au Japon.

Lors d’une conférence regroupant un millier de banquiers, patrons ou diplomates, le Président sud-africain a utilisé à Johannesbourg, cette image positive pour tenter de convaincre les entreprises étrangères d’investir dans le pays.

Cyril Ramaphosa a salué la Start-up nation avançant “à pas de géant”

Les prouesses israéliennes dans l’industrie technologique sont largement reconnues mais les propos de Ramaphosa se distinguent dans la mesure où le gouvernement sud-africain jure, depuis longtemps, de rétrograder son ambassade à Tel Aviv en simple « bureau de liaison ».

« Le gouvernement reste engagé dans les modalités de rétrogradation de l’ambassade sud-africaine en Israël », avait-il dit le mois dernier encore dans une réponse écrite à une question parlementaire sur le sujet.

« Nous avons rappelé notre ambassadeur et nous avons l’intention de maintenir toutefois un bureau de liaison à Tel Aviv qui supervisera l’exécution des services consulaires et toutes les relations de type économique et commercial », avait continué Ramaphosa.

Au mois de décembre 2017, le Congrès national africain – parti au pouvoir dans le pays qui est dirigé par Rampahosa – avait adopté lors de sa conférence nationale bi-annuelle une résolution appelant le gouvernement à transformer l’ambassade de Pretoria, à Ramat Gan, en bureau de liaison.

Le dernier ambassadeur sud-africain en Israël était parti au milieu de l’année 2018. Jérusalem ne s’attend pas à ce que Pretoria renvoie un remplaçant dans un proche avenir, ce qui peut être qualifié comme une rétrogradation de-facto des liens bilatéraux.

Souhail Ftouh

Des pompiers palestiniens se forment chez les Israéliens

 

Des pompiers palestiniens sont en formation à l’école des pompiers et des secours d’Israël à Rishon Lezion dans le centre d’Israël.

Les pompiers ont pris part à des “scénarios simulant des situations réelles” et ont appris “de nouvelles méthodes de lutte contre les incendies dans les bâtiments et les voitures, mais aussi des moyens de secourir rapidement les blessés dans les zones bloquées“, a déclaré dans un communiqué le Coordonnateur des activités gouvernementales dans les Territoires (COGAT), la branche du ministère de la Défense chargée de la liaison avec les Palestiniens.

Le COGAT a également annoncé que le chef de la Défense civile de l’Autorité palestinienne, Yousef Nassar, avait rencontré le chef des Services d’incendie et de secours d’Israël, Dedi Simchi, au bureau de ce dernier.

Une vingtaine de pompiers palestiniens et israéliens ont pris part à l’activité a indiqué un responsable de la sécurité israélienne qui a requis l’anonymat, précisant qu’une telle formation avait lieu plusieurs fois par an.

Ces dernières années, des pompiers palestiniens sont venus aider Israël à combattre plusieurs incendies majeurs, notamment ceux de 2016 qui ont détruit ou endommagé des maisons à Haïfa et près de Jérusalem.

Souhail Ftouh

Israël découvre 25 milliards de m3 de gaz naturel aux larges de ses côtes


Energean, la société pétrolière et gazière anglo-grecque, a confirmé le lundi 4 novembre 2019 la découverte de 25 milliards de m3 de gaz naturel provenant de son gisement “Karish North” situé aux larges des côtes israéliennes, a rapporté The Jerusalem Post.

Cotée aux bourses de Londres et de Tel Aviv, la société a également confirmé avoir découvert un volume de 34 millions de barils de pétrole léger lors du forage.

Les actions de la société ont immédiatement grimpé à Londres et à Tel Aviv après l’annonce.

Les nouveaux volumes viendront s’ajouter aux 68 milliards de m3 de gaz naturel et à 33 millions de barils de pétrole léger déjà découverts par Energean dans les gisements de “Karish” et de “Tanin”, situés à environ 90 km des côtes israéliennes.

C’est un excellent volume, qui se situe dans la tranche haute de nos estimations avant que nous ne commencions à forer“, a déclaré Mathios Rigas, le PDG d’Energean.

Cette annonce traduit un autre engagement que nous avions pris envers nos actionnaires et les résultats obtenus nous permettent de poursuivre nos efforts de commercialisation du gaz dans la région“, a-t-il ajouté.

Energean Israel est propriétaire à 100% et est l’opérateur des baux de Karish et Tanin au large d’Israël. Les gisements sont des actifs de classe mondiale avec 2,2 milliards de pieds cubes de gaz naturel et 31,8 millions de barils d’hydrocarbures légers, des réserves 2P contrôlées de manière indépendante, ainsi que 5,4 milliards de milliards de mètres cubes de gaz et 1 mm de ressources liquides 2C

En outre, NSAI a audité 2,94 TCF de gaz plus 78,8 milliards de litres de ressources potentielles liquides sans risque. Le GIIP dans la découverte de Karish North faite par Energean est estimé à 1,0-1,5 TCF.

En 2017,Energean Oil & Gas a annoncé qu’Energean Israel s’était vu attribuer cinq licences d’exploration offshore dans la Zone économique exclusive israélienne (ZEE) par le Commissaire israélien à la Division pétrolière, à la suite d’une recommandation du Conseil du pétrole. La période d’exploration initiale sous chaque licence est de trois ans.

Les licences attribuées comprennent les blocs 12, 21, 22, 23 et 31, qui ont été publiés aux fins de l’appel d’offres lors de la première série d’appels d’offres israéliens au large des côtes. Les blocs sont situés près des gisements gaziers de Karish et Tanin, actuellement en cours de développement par Energean.

Energean estime que les licences octroyées sont très prometteuses et qu’elles bénéficieraient, en cas de découverte économique d’hydrocarbures, de l’établissement de liens avec le FPSO qu’il construira pour le développement des champs de Karish et de Tanin.

Energean estime que ces cinq licences supplémentaires, qui porteront à 13 le nombre total de licences détenues par la société et ses filiales, offriront un potentiel de croissance supplémentaire pour la croissance future et viendront compléter le portefeuille de la société dans la région est-méditerranéenne. Ce portefeuille comprend une production à faible coût en Grèce, un projet de développement de classe mondiale à partir des gisements gaziers de Karish et Tanin, ainsi qu’un potentiel d’exploration en Israël, en Grèce et dans l’Adriatique.

Souhail Ftouh

L’Armée de l’air israélienne accueil l’exercice international Blue Flag au nord d’Eilat

L’Armée de l’air israélienne accueille cette semaine, à la base Ovda de l’armée de l’air israélienne au nord d’Eilat, son exercice aérien semestriel Blue Flag, avec l’avion de chasse furtif F-35 qui participe pour la première fois à l’exercice.

L’exercice, qui débute ce dimanche 3 novembre 2019, se poursuit jusqu’au 12 novembre. Il se déroule à la base Ovda de l’Armée de l’air, au nord de la ville d’Eilat.

Plus de 1 000 personnes participent à l’exercice de 12 jours, et au moins quatre pays ont envoyé des équipages aériens pour y participer.

Les États-Unis, la Grèce, l’Allemagne et l’Italie – qui avaient tous participé à des exercices Blue Flag antérieurs – ont envoyé des équipages en Israël avant l’exercice.

D’autres pays prévoyaient également d’envoyer des équipes plus petites pour observer l’exercice, mais sans y participer, a indiqué Tsahal.

Pour la quatrième fois Israël accueille Blue Flag depuis sa création en 2013, et la situation est devenue plus complexe avec le temps.

Pour la première fois, l’avion de chasse F-35 participe à l’exercice, a déclaré l’armée.

« L’exercice est d’une importance stratégique capitale et a une influence considérable sur l’Armée de l’air, Tsahal et sur l’État d’Israël », a déclaré l’armée israélienne dans un communiqué.

« Dans le cadre de cet exercice, des dizaines de vols doivent être effectués, auxquels l’armée de l’air [israélienne] et les autres forces aériennes participantes simuleront des combats air-air et air-sol, afin de faire face à la menace des missiles sol-air avancés et des scénarios de combat en territoire ennemi », a indiqué Tsahal.

« Ce déploiement offre l’occasion d’effectuer des vols tactiques conjoints contre diverses menaces à l’aide d’une technologie de pointe », a déclaré l’armée.

L’Armée de l’air israélienne attribue à l’exercice Blue Flag et à d’autres exercices aériens internationaux le mérite d’avoir amélioré ses capacités, car ils permettent aux pilotes israéliens de voir comment fonctionnent les autres forces aériennes et leur apprennent également à communiquer efficacement avec les pilotes et équipages étrangers, ce qui peut être utile si Israël participe jamais à une opération militaire multinationale.

Sur un plan stratégique plus large, ces exercices internationaux renforcent également les relations diplomatiques entre les pays participants.

Le précédent exercice Blue Flag d’Israël s’est tenu en novembre 2017 et a été le plus grand exercice aérien jamais organisé par l’armée israélienne avec la participation de sept pays étrangers.

Souhail Ftouh

Jeux olympiques d’été de 2020 : 85 athlètes israéliens dans la capitale japonaise en juillet 2020

 

Israël devrait envoyer la plus grande délégation de son histoire aux Jeux olympiques 2020 de Tokyo.Elle pourrait ainsi compter environ 85 athlètes concourant dans 18 pour l’événement quadriennal prévu en juillet, a rapporté NoCamels.

Entre le vendredi 24 juillet et le dimanche 9 août 2020, des athlètes israéliens participeront pour la première fois aux épreuves de saut équestre et de surf. Parmi les autres sports : la gymnastique rythmique, le judo, le cyclisme, la voile et le tir.

« C’est un chiffre incroyable pour Israël », a dit Vered Buskila, le vice-président du Comité olympique israélien, à NoCamels dans un entretien publié la semaine dernière. « C’est quelque chose que nous n’envisagions pas ans un avenir proche ».

Une vingtaine de membres de la délégation composent la sélection israélienne de baseball, qui est devenue le mois dernier la deuxième des six équipes participantes à se qualifier.

La sélection israélienne de baseball s’est garanti une place aux Jeux olympiques de Tokyo l’année prochaine, la première participation de l’État juif dans la discipline.

Seules six équipes de baseball disputent les JO, et Israël est la première à se qualifier. Le Japon, en tant que pays hôte, est automatiquement qualifié, les autres sélections doivent gagner leur place lors de compétitions préliminaires.

Israël a participé aux qualifications Europe/Afrique après avoir battu la France lors des championnats d’Europe le 13 septembre 2019.

Israël a remporté neuf médailles olympiques depuis sa première participation olympique en 1952. C’est la judokate Yael Arad qui avait décroché la première médaille, en argent, en 1992.

Cela fait six ans que Tokyo se prépare à accueillir les Jeux Olympiques.A partir du 15 juin 2019, vous pourrez acheter des billets auprès du revendeur de billets agréé du pays dans lequel vous vivez. Attention : les dates de mises en vente des billets peuvent varier selon le programme et le calendrier de chaque revendeur.

Les billets ne doivent être obtenus que dans les points de vente officiels et Tokyo 2020 demande aux acheteurs potentiels d’être vigilants quant aux offres frauduleuses ou non-autorisées.

Souhail Ftouh

En Israël la culture hydroponique, une technologie pour cultiver les salades au désert et dans la ville

La majeure partie des légumes de serre en Israël sont produits au moyen d’un système hydroponique. Les chercheurs israéliens ont créé un programme informatique breveté qui règle les apports d’éléments nutritifs aux plantes cultivées en serre.

La culture hydroponique consiste simplement a faire pousser des plants dans l’eau. Les plants sont placés dans un milieu de croissance, comme de la laine minérale, des granules d’argile, de la mousse ou de la mousse recyclée, du gravier, de la tourbe, de la sciure ou des fibres de coco, puis alimentés avec une solution nutritive qui favorise la croissance.

Puisque de nombreuses méthodes hydroponiques impliquent l’utilisation de certains milieux de croissance, on parle souvent de « culture hors sol », la véritable culture hydroponique s’effectuant dans l’eau seulement.

La culture hydroponique permet de cultiver des légumes super-frais dans le désert.

La culture des plants commence dans des blocs de laine minérale. Les plants sont ensuite transférés dans de plus grandes plaques où ils sont alimentés en éléments nutritifs par le programme informatique.

Au Technion, des ingénieurs qui travaillent dans le domaine de l’ingénierie informatique sur les jardinage high-tech.

Israël a une longue histoire avec la culture hydroponique, en particulier pour les légumes à feuilles, car il permet d’éviter la présence des parasites qui rendent les produits non casher. Habituellement, supervisés, les légumes à feuilles sans insectes sont coûteux et replis de pesticides. Le Gush Katif, une zone juive dans la bande de Gaza d’où Israël s’est retiré en 2005 était surtout connu pour ses serres hydroponiques parce que le sol de Gaza était trop sablonneux pour l’agriculture.

 

Irrigation fertilisante – Apport d’eau et d’éléments nutritifs aux végétaux.

La culture hydroponique sur les toits des immeubles

Les clients de quelques restaurants de Tel-Aviv ont peut-être remarqué que leur laitue avait un nouveau goût étrange récemment : un petit goût de fraîcheur.

Deux restaurants de Tel Aviv servent de la laitue qui a été cultivée dans des lits d’eau flottant sur le toit du Dizengoff Center, dans un nouveau système de jardinage urbain innovant qui vise à fournir aux citadins avec des légumes sortis tout droit de la ferme.

« Les gens sont habitués à ce que la laitue ait un certain goût, après qu’elle soit restée dans un sac dans le réfrigérateur pendant une semaine », a déclaré Mendi Falk, le directeur de 42 ans de Grenn in the City, un projet de culture hydroponique dans le centre-ville de Tel Aviv. « Avec la culture hydroponique, la laitue est récoltée seulement 15 minutes plus tôt. Il y a un goût différent ».

Falk dirige sa ferme de 100 mètres carré ferme, qui fournit les légumes à feuilles pour les deux restaurants et le marché fermier du Dizengoff Center, sur le toit du centre commercial central de Tel Aviv avec seulement trois heures de travail et 120 watts par semaine. (L’ampoule moyenne des ménages est de 60 watts). Il utilise un certain nombre de systèmes de la culture hydroponique différents, ce qui signifie que ses légumes poussent tout en flottant dans un mélange spécial d’eau et d’engrais.

Falk envisage de monter une entreprise où un système de réseau de toit hydroponique fournira des légumes pour chaque kilomètre carré de la ville. Et chaque restaurant aura sa propre section d’un jardin sur le toit pour cultiver des légumes rares pour répondre à la demande de leurs chefs.

Un aspect intéressant de l’utilisation de légumes hydroponiques signifie que les restaurants peuvent stocker leurs produits dans l’eau et utiliser tout ce dont ils ont besoin pour la journée, réduisant ainsi des déchets à partir de légumes inutilisés. Cela signifie également que les salades seront composées d’ingrédients récoltés littéralement quelques instants avant qu’ils n’arrivent dans les assiettes des clients.

Falk se concentre sur les légumes à feuilles, car ils ont le cycle de vie le plus court. Falk fait aussi pousser des fraises, des tomates, des oignons, des herbes, des concombres, du chou frisé, et même de la papaye dans les systèmes hydroponiques.

Les arbres fruitiers peuvent aussi bien pousser dans la culture hydroponique, mais cela prend si longtemps pour leur permettre d’atteindre le stade où la récolte est possible que cela en devient impossible, parce que l’espace est limité sur les toits.

Green in the City dispose également de systèmes de culture aqua-ponique sur le toit, qui disposent d’un système fermé de légumes connectés dans un petit étang. Les déchets de poisson est l’engrais pour les plantes.

Une autre société de Falk, LivingGreen, propose également des systèmes hydroponiques destinés à la vente pour un usage familial. Les clients peuvent concevoir leur propre système approprié à un balcon, qui comprend une pompe pour assurer la circulation régulière de l’eau. LivingGreen a remporté 20 000 dollars du Pears Challenge pour son projet de mini-ferme « LivingBox », qui ne nécessite pas de terre, d’eau courante, ni d’électricité.

 

 

L’objectif est d’aider les gens à cultiver leur propre nourriture.

Avec la culture hydroponique,il n’y a pas de saleté.Il n’y a pas aussi de désherbage, pas d’arrosage supplémentaire ou des processus de fertilisation, et pas de pulvérisation de pesticides.

Grenn in the City, est un projet de culture hydroponique dans le centre-ville de Tel Aviv. Le projet actuel fait pousser des légumes à feuilles pour les deux restaurants du Dizengoff Center, le Café Greg et le Garden Restaurant du chef Nir Zook, ainsi que le marché fermier du Dizengoff Center. Il y a aussi une liste d’attente de restaurants qui veulent acheter les légumes hydroponiques.

Grenn in the City prévoit d’étendre le projet à d’autres parties du toit du Dizengoff Center, ainsi que d’autres bâtiments autour de la ville. Des projets de culture hydroponique sont prévus dans des restaurants à Netanya, Haifa, Holon, où les restaurants ont exprimé leur intérêt pour acheter ses légumes.

The Green in the City veut utiliser la culture hydroponique comme un moyen d’intégrer l’agriculture dans les environnements urbains denses.

Selon l’ONU, 54 % de la population mondiale vit actuellement dans les villes, et ce chiffre devrait augmenter pour atteindre 66 % en 2050, lorsque plus de six milliards de personnes vivront dans des environnements urbains.

Comme la vie en ville devient de plus en plus répandue, le monde a besoin de comprendre comment faire pousser assez de nourriture pour nourrir les personnes qui ne possèdent pas leur propre terre et ne cultivent pas leur propre nourriture.

La culture hydroponique a un certain nombre d’avantages par rapport à l’agriculture traditionnelle dans les environnements urbains. La plus évidente, bien sûr, est le faible espace requis.

Avec des radeaux flottants, de la culture hydroponique peut faire pousser quatre fois la quantité de légumes qui serait possible de cultiver sur la même surface dans le sol. Il peut y pousser huit fois la quantité de légumes que dans un jardin traditionnel.Ceci parce que le mélange spécial de nutriments et d’engrais ajoutée à l’eau va directement aux racines des plantes, de sorte que les plantes peuvent pousser proches des unes des autres. Les systèmes utilisent également beaucoup moins d’eau – environ 20 % que la même quantité de plantes dans le sol exigeraient.

Beaucoup de gens commencent des jardins potagers avec de bonnes intentions mais se sentent frustrés lorsque le sol s’appauvrit en éléments nutritifs et devient moins fertile. Ici, vous contrôlez exactement tout, c’est donc un moyen pour les gens de devenir écolo dans leur vie.

 

Le système de culture hydroponique n’utilise pas de pesticides. Les engrais ajoutés à l’eau contiennent des composants comme de l’ail et de la nicotine pour conjurer les insectes nuisibles, et sont certifiés biologiques.

Un groupe de coordination de plus de 130 organisations environnementales appellé Vie et Environnement – L’Union israélienne des ONG environnementales décerne chaque année des prix dans un certain nombre de catégories aux entreprises et organismes qui se sont engagés à améliorer l’environnement.

Green in the City s’est domicilié sur le toit du centre commercial parce que le Dizengoff Center a déjà entrepris un certain nombre d’initiatives environnementales. Le Dizengoff Center a remporté les Green Globes, l’équivalent d’un Oscar pour l’environnement, comme l’entreprise la plus verte pour la 12e année consécutive.

Le Centre offre un espace de toit aux nouvelles organisations de durabilité urbaine, comme Green in the City, pour les aider à démarrer afin qu’elles puissent se répandre dans toute la ville.

Souhail Ftouh

Le ministère israélien des Affaires étrangères rappelle les liens historiques avec le Maroc

Deux semaines après la rencontre officieuse à Washington, consacrée à la relance du Deal du siècle, avec une participation marocaine, la diplomatie israélienne en a profité pour couvrir d’éloges les liens historiques entre le Maroc et Israël.

Le ministère israélien des Affaires étrangères jette des fleurs en direction des Marocains. Après des salutations en dialecte, Leour Bendor de la direction du Moyen orient s’est chargé de rappeler les «liens historiques» entre le Maroc et son pays, dans une vidéo postée sur la page Facebook Israël Arabic.

«Depuis sa création, Israël a accueilli des centaines de milliers de Marocains. Ils constituent une part importante de la société israélienne».

«La culture israélienne a été fortement influencée par le patrimoine marocain, particulièrement la musique, la cuisine et même des valeurs humaines, telles la modération, la tolérance et l’acceptation de l’autre», a-t-il expliqué.

L’officiel israélien a préféré souligné l’attachement même chez les nouvelles générations de juifs originaires du royaume à leurs racines marocaines : «Ils chantent des chansons marocaines et jouent des pièces de théâtre en dialecte marocain, ce qui réchauffe le cœur».

Deux semaines après le petit déjeuner ayant réuni Kushner, Lerman et Charai

Le diplomate a enchainé en évoquant ses compatriotes qui visitent annuellement le Maroc.

«Ils sont des dizaines de milliers de touristes», précise Bendor. De retour en Israël, «ils parlent avec admiration du Maroc et du peuple marocain et gardent de bons souvenirs de leur voyage».

Dans sEs éloges, Bendor n’a pas oublié de saluer «la restauration des synagogues en tant que patrimoine commun».

«La coopération conjointe entre Israël et le Maroc s’est diversifiée, intégrant les domaines de l’agriculture, du commerce et de l’industrie, et ce, malgré l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays.» selon Leour Bendor.

Leou Bendor a parlé avec nostalgie des années durant lesquelles le Maroc avait une représentation diplomatique à Tel-Aviv. Une lune de miel officielle interrompue en octobre 2000 suite à la visite sur le Mont du Temple, par l’ancien Premier ministre Ariel Sharon, alors député du Likoud.

Néanmoins cette rupture n’a pas pour autant entamer les échanges entre les deux Etats. Les contacts politiques se sont poursuivis. En 2003, le roi Mohammed VI recevait à Tétouan le ministre des Affaires étrangères Silvan Shalom.

Trois années plus tard, Amir Peretz fraîchement élu chef du Parti Travailliste a eu droit au même privilège. Mais depuis ces contacts se font de plus en plus rares.

La diffusion de la vidéo du diplomate Leour Bendor intervient suite au petit déjeuner ayant réuni à Washington Jared Kushner, l’Israélien Eran Lerman, vice-président de l’ «Institut Jerusalem Institute for Strategy and Security (JISS)» et colonel de réserve à l’armée israélienne et l’éditeur marocain Ahmed Charai, membre d’influents think-tank aux Etats-Unis.

L’administration Trump pari sur Rabat pour la relance de son projet

L’administration de Donald Trump parie sur le Maroc pour la relance de son «Deal du siècle». En témoigne la présence d’Ahmed Charai à un briefing de Jared Kushner consacré à cette question.

Le «Deal du siècle» était au menu d’un petit déjeuneur organisé par Eran Lerman, vice-président de l’ «Institut Jerusalem Institute for Strategy and Security (JISS)» et colonel de réserve à l’armée israélienne, auquel il a convié Jared Kushner et l’éditeur marocain Ahmed Charai, membre d’influents think-tank aux Etats-Unis, indique le Jerusalem Post.

Une occasion pour le conseiller spécial de Donald Trump de plaider pour l’instauration d’un «nouveau partenariat entre Israël et certains pays arabes importants face à des ennemis communs», précise Lerman dans une déclaration à la même publication.

Ce petit déjeuner réunissant un Américain très proche du locataire de la Maison blanche, un israélien et un Marocain «traduit cette nouvelle réalité régionale», précise le n°2 de l’institut JISS.

Et d’enchainer en brossant les contours de ce qu’il entend par «nouvelle réalité régionale». Pour Lerman, le plan de paix supposant un retrait de l’armée israélienne aux frontières d’avant la guerre des six jours de 1967 n’est plus d’actualité. Pire cette demande a, selon ses dires, «constitué un obstacle à une paix réelle».

«C’est une ‘sagesse acceptée’ mais qui au fil du temps n’est plus sage ni réaliste», ironise-t-il. En revanche «le Plan Trump devrait offrir de nouveaux paradigmes qui reflètent plus particulièrement les priorités d’Israël et de ses nombreux partenaires arabes dans la région», argumente Eran Lerman.

Au-delà de la pertinence ou non des positions exprimées par le colonel de réserve de l’armée israélienne, la présence d’un Marocain proche des cercles du pouvoir est une preuve de plus du pari de Washington sur Rabat pour la relance de son «Deal du siècle».

De part ses bonnes relations avec les Palestiniens, le Maroc a une chance de convaincre Mahmoud Abbas pour une reprise du dialogue avec les Israéliens rompu depuis de nombreuses années. Un objectif que l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l’Egypte ont échoué à réaliser.

La présence d’un représentant -non officiel- du royaume à ce petit déjeuner consacré à l’examen d’une question importante comme l’est le processus de paix au Moyen-Orient offre au royaume une opportunité de se rapprocher davantage de l’administration Trump, sans pour autant s’engager officiellement.

L’entretien du 28 mai 2019 à Rabat, entre le roi Mohammed VI et Jared Kushner a marqué un tournant dans la politique américaine dans la région. Cette réunion tripartite en est le prolongement.

Souhail Ftouh

La diva canadienne Céline Dion,le 4 août 2020, au parc Hayarkon à Tel Aviv

 

La diva canadienne Céline Dion va amener ses hits et son show étincelant de Las Vegas en Israël en 2020 pour la toute première fois, avec un concert qui aura lieu le 4 août 2020 au parc HaYarkon de Tel Aviv.

L’ancienne gagnante de l’Eurovision va se rendre en Israël dans le contexte d’une tournée mondiale, « Courage », qui débutera au mois de mars 2020 et qui l’emmènera en Europe, au Liban et à Chypre avant son étape israélienne.

Le concert de Tu BAv, l’équivalent israélien de la Saint Valentin, est prévu depuis longtemps, a expliqué le promoteur Shuki Weiss.

20 000 chanceux pourront écouter « My Heart Will Go On » sous les étoiles, dans le cadre d’un amphithéâtre construit spécialement pour le concert.

Weiss a indiqué qu’il couvrirait le coût de la construction de l’amphithéâtre.

Les ventes de billets pour le spectacle commenceront le 2 octobre à 8 heures du matin. Une vente anticipée de ces précieux sésames est organisée dès le 1er octobre à 8 heures du matin, à l’issue de la fête du Nouvel an, pour les acheteurs qui s’abonneront à ce lien. Les prix des billets commencent à 390 shekels.

Souhail Ftouh

Tunisie: Il y a 34 ans, Israël bombardait les terroristes de l’OLP à Hammam Chott

 

Il y a 34 ans jour pour jour, 50 terroristes Palestiniens tombaient sous des bombes israéliennes à Hammam Chott, près de la capital Tunis.

Le 1er octobre 1985 au matin, plusieurs avions de chasse israéliens, accompagnés de deux Boeings 707 chargés du ravitaillement, décollent d’une base aérienne en Israël.

Quelques heures et plus de 2.000 kilomètres plus tard, les appareils pénètrent dans l’espace aérien tunisien sans rencontrer de résistance. Ils procèdent directement à leur mission, baptisée “Opération jambe de bois”: le bombardement du quartier général de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), situé à Hammam Chott depuis son déplacement du Liban en 1982 suite à l’invasion israélienne.

Malheureusement le chef terroriste, Yasser Arafat assiste au même moment aux funérailles du ministre tunisien de la Défense de l’époque, Abdallah Farhat, échappant ainsi à la mort.

Les pertes sont cependant de taille pour le groupe terroriste palestinien: 50 morts, plus d’une centaine de blessés et plusieurs dégâts matériels.

Les habitants de la ville racontent avoir entendu une grosse explosion puis quatre autres, de moindre ampleur. Les sirènes hurlent à Hammam Chott tandis que des victimes sont transférées à l’hôpital. Des trois villas en bord de mer qui servaient de quartier général à l’OLP, il ne reste plus que des ruines.

Des morceaux d’acier tordu et des blocs de béton ont été propulsés à des centaines de mètres par les explosions, raconte le Los Angeles Times le jour-même.

Israël indique qu’il s’agit de représailles après l’assassinat de trois Israéliens à Larnaca (Chypre), attribué à des militants pro-palestiniens.

Cette frappe aérienne du 1er octobre 1985 est une réaction contre la Force 17 palestinienne, responsable de l’attaque terroriste du “Larnaca” et la mort de trois Israéliens.

L’un des principaux enjeux, suite à l’attaque, était la position des Etats-Unis, allié fidèle de la Tunisie dans sa lutte pour l’indépendance. Habib Bourguiba, qui avait toujours œuvré pour un rapprochement avec la superpuissance américaine, se sentit trahi par son allié, qu’il soupçonnait d’avoir été mis dans la confidence de l’attaque et de l’avoir approuvée.

La première réaction de l’administration Reagan fut de qualifier l’attaque israélienne de “réponse légitime au terrorisme”. Bourguiba fit alors part de sa “grande stupéfaction” puis convoqua l’ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie pour le menacer d’une rupture des relations diplomatiques entre les deux pays si Washington opposait son veto à la résolution des Nations unies sur l’attaque.

Ce jour là, Mr Béji Caied Essebsi, alors ministres des Affaires Étrangères, défia les Etats Unis et Israël devant le Conseil de Sécurité et ce, suite au bombardement du Quartier Général de l’Organisation de Libération de la Palestine, à Hammam Chott. Durant 3 jours, les 2, 3 et 4 octobre 1985, Mr Essebsi, ne lâcha rien devant Mr Benyamin Netanyahu, alors représentant permanent d’Israël auprès de l’ONU. La résolution condamnant Israël est votée à une large majorité et Les Etats-Unis décidèrent finalement de s’abstenir lors du vote !

Je crois que ce n’est plus un secret. Nous avions décidé de rompre les relations diplomatiques. Nous l’aurions fait si les Etats-Unis ne s’étaient pas abstenus“, affirma Mahmoud Mestiri, le secrétaire tunisien d’Etat aux Affaires étrangères de l’époque.

La résolution onusienne du 4 octobre 1985 condamne l’attaque israélienne sur le territoire tunisien comme une violation flagrante de la Charte des Nations unies et accorde à la Tunisie le droit de demander des réparations.

Tunis peut considérer l’abstention américaine comme une victoire diplomatique. Mais la partie de la résolution relative aux réparations matérielles reste, jusqu’à aujourd’hui, lettre morte.

Le bombardement de Hammam Chott fut une attaque réussite au niveau opérationnelle et politique qui démontrait que Tsahal est capable de poursuive les terroristes palestiniens partout dans le monde.

Un escadron d’avions israéliens,volant à basse altitude, a déployé des ballons aériens en prévision des réactions de la défense anti-aérienne au sol, puis a effectué une descente au quartier général palestinien à Hammam al-Shat. Le reste des cibles est détruit, avant que l’escadron d’avions israéliens part rapidement en direction de la mer.

Tsahal a utilisé des bombes à vide dans son raid et lorsque ces bombes explosent, elles provoques un déséquilibre très important dans l’équilibre de la structure aérodynamique et magnétique de l’espace. Il s’agit en fait de munitions à implosion ou thermobariques.

Les bombes thermobariques, disons larguées d’un avion, comportent plusieurs réservoirs remplis d’un mélange explosif, à base d’hydrocarbures volatils par exemple. Lorsque la bombe frappe sa cible, ou éclate à une dizaine de mètres de sa surface, elle libère la mixture qui, au contact de l’oxygène de l’air, forme un mélange détonnant très puissant – un nuage d’une vingtaine de mètres de diamètre et de trois mètres d’épaisseur – qui explose 100 à 140 millisecondes après avoir été libéré. L’explosion s’accompagne d’une onde de choc qui se propage à la vitesse supersonique de 3 km/s, créant une surpression pouvant atteindre 30 kg/cm2.L’effet de choc serait alors bien puissant.

Bourguiba a cherché à se suicider

Quand les bombardiers israéliens ont attaqué le camp terroriste palestinien à Hammam-Chott le 1er octobre 1985, ils ont fait leur passage furtif du côté du Palais présidentiel de Carthage, alors que Bourguiba se prélassait dans sa véranda sur le méditerranée.

Bourguiba n’aurait jamais pensé, un instant, que les Américains, ses amis, auraient pu laisser perpétrer ce attaque sur le sol tunisien un pays foncièrement ami de l’Occident.

Après cette attaque de l’armée de la défense israélienne, «Si Lahbib» comme le nomme les tunisiens est resté plus de trois jours sous le choc émotionnel. Il ne parla à personne et ne prit contact avec aucun membre de son entourage à telle enseigne que son médecin personnel a craint pour sa santé, surtout face à son silence «hermétique».

Quelques mois plus tard, lors de la réunion des ministres des A.E arabes à Tunis, le Raïs a pris son courage à deux mains et alla les trouver en personne au siège de la Ligue Arabe. Il demanda aux ministres arabes présents de concevoir une position commune face au comportement “agressif US à Hammam-Chott”.

Et il a été jusqu’à réclamer de condamner le comportement “inamical” de Washington d’autant plus que l’US Air Force aurait participé à ce raid en soutenant, logistiquement, les avions de combat de Tsahal pour atteindre la Tunisie et cela en les ravitaillant en l’air.

Par crainte des Américains, les ministres arabes s’enfuirent tous et quittèrent la réunion de la Ligue Arabe.

«Si Lahbib», de plus en plus déçu, décida, alors, de se rendre en personne aux Etats-Unis et de parler de visu de l’attaque aux décideurs américains.

A l’aéroport, il ne trouva personne pour le recevoir et il a dû loger, à l’époque, chez notre ambassadeur, Habib Ben Yahia. Une humiliation supplémentaire que notre raïs ne put supporter davantage.

Au matin du troisième jour, il demanda à son ambassadeur – qui n’en revenait pas – d’aller lui acheter un revolver. «Je dois me suicider ici même, en terre américaine, pour protester contre le vil comportement de la Maison-Blanche à l’encontre de mon pays, la Tunisie». Et il a fallu toute la diplomatie du monde et le doigté de son ambassadeur pour convaincre Bourguiba d’abandonner son initiative funeste.

A noter qu’à l’époque, certains fonctionnaires à l’ambassade US en Tunisie, dont l’épouse d’un officier tunisien aux blindés, ont su d’avance que quelque chose se tramait et allait immanquablement se produire contre les Palestiniens installés en Tunisie. L’épouse en question en a parlé autour d’elle…

Par ailleurs, un des héros inconnu qu’ont utilisé les israéliens pour les renseigner dans leur opération est un aide-pharmacien juif connu sous le nom de «Loulou» et ayant officine à Hammam-Lif.

Chaque jour, il effectuait une marche à pied sur la plage pour épier ce qui se passait au camp terroriste palestinien de Hammam-Chott et tenter de savoir les horaires exacts du passage de Arafat dans ce lieu.

Juste avant les bombardements, Loulou s’est évaporé…

Souhail Ftouh

Abu Dhabi ouvrira en 2022 un site multiconfessionnel incluant une synagogue

 

 

Le complexe d’Abu Dhabi comprendra une synagogue, une église et une mosquée, donnant ainsi suite au pacte de tolérance religieuse conclu avec le pape lors de sa visite dans le pays cette année.

Selon des sources  de la presse arabe Les Émirats arabes unis érigeront une synagogue dans leur complexe interconfessionnel qui abritera également une mosquée et une église et devrait ouvrir en 2022.

Cette annonce de la construction de l’Abrahamic Family House, sur l’île Saadiyat d’Abou Dhabi, fait suite à la visite du pape François dans les Émirats en février 2019, la première d’un pape dans la péninsule arabique. Lors de son déplacement, le pape a signé une déclaration conjointe avec le grand imam d’al-Azhar, le Dr. Ahmed el-Tayeb, appelant à la tolérance et au dialogue religieux.

Un conseil interconfessionnel devant superviser les projets promouvant la tolérance a été constitué à la suite de cette déclaration, sous le nom de Haute Commission à la fraternité. L’Abrahamic Family House est sa première initiative.

« Il s’agit d’une opportunité importante pour tous ceux qui croient au pouvoir de la foi et de l’humanité. Elle permettra de bâtir des ponts entre les responsables et communautés religieux et de favoriser la paix et l’harmonie à une époque trop souvent définie par la différence », a déclaré Rabbi M. Bruce Lustig, le rabbin de la Washington Hebrew Congregation et représentant de la communauté juive au sein de la commission.

Le design de l’Abrahamic Family House, réalisé par l’architecte Sir David Adjaye OBE, a été dévoilé la semaine dernière lors d’une réunion à New York, la seconde de la commission.

D’après Gulf News, les travaux dureront trois ans.

Les Émirats arabes unis abritent déjà une synagogue, à Dubaï, bâtie en 2008. Même si elle est soutenue par les autorités émiraties, ses membres font plutôt profil bas. La nouvelle synagogue marquerait une étape considérable pour le judaïsme dans l’État du Golfe.

En mai 2019, Rabbi Yehuda Sarna, l’aumônier de la New York University, était devenu le premier grand-rabbin de la communauté juive des Émirats.

Ce changement de traitement de la pratique du judaïsme survient alors que les liens entre les Émirats et Israël se sont réchauffés en raison des craintes partagées concernant l’Iran. Des ministres israéliens de premier plan ont publiquement visité le pays, et en 2018, l’hymne israélien a résonné après une médaille d’or lors d’un tournoi de judo organisé à Abou Dhabi.

Souhail Ftouh