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Israël prêt à offrir son expertise anti-terroriste pour les autorités sri-lankaises

 

Jérusalem est prêt pour aider dans les enquêtes sur les attaques islamo-terroristes au Sri Lanka.Le 21 avril 2019, jour du dimanche de Pâques, les attentats qui ont visé plusieurs églises et hôtels au Sri Lanka ont entraîné plus de 310 victimes et de nombreux blessés

Selon la police, 39 étrangers font partie des victimes, dans ce pays très prisé des touristes.Il s’agit de l’attaque la plus violente survenue dans le pays depuis la fin de la guerre civile sri-lankaise, en 2009 après 26 ans de conflits.

Le groupe jihadiste État islamique (EI) a revendiqué mardi ces attentats «ayant visé des ressortissants des pays de la Coalition (anti-EI) et les chrétiens», via son agence de propagande Amaq. Les autorités sri-lankaises attribuent le carnage au mouvement islamiste local National Thowheeth Jama’ath (NTJ), qui ne l’a pas revendiqué, et cherchent à savoir s’il a bénéficié d’un soutien logistique international.

En réaction aux attentats, le proche conseiller à la sécurité du Premier ministre Benjamin Netyanhu a échangé avec son homologue sri-lankais et lui a proposé l’aide israélienne, dimanche, après qu’une série d’attaques terroristes à la bombe.

Meir Ben-Shabbat, le chef du Conseil de la sécurité nationale, s’est entretenu avec Udaya Seneviratne, secrétaire du président du Sri Lanka Maithripala Sirisena, selon le bureau de Netanyahu.

Ben-Shabbat a offert ses condoléances et une aide israélienne dans le sillage des attaques.

Le Sri Lanka n’a pas encore annoncé s’il acceptait l’aide d’Israël proposée par Meir Ben-Shabbat, conseiller à la sécurité nationale. Le Bureau du Premier ministre israélien et les autorités du Sri Lanka n’ont pas affirmé ou non si l’offre d’Israël était acceptée.

Netanyahu avait auparavant exprimé dans un tweet « son choc profond devant la folie meurtrière contre des civils innocents au Sri Lanka ».

« Israël est prêt à aider les autorités du Sri Lanka dans cette heure difficile. Le monde entier doit s’unir dans la lutte contre le fléau du terrorisme », a-t-il écrit.

Le président Reuven Rivlin a également estimé sur Twitter que « les attaques au Sri Lanka – et notamment contre ceux qui priaient lors des célébrations du dimanche de Pâques – représentent un crime méprisable. Nous sommes tous des enfants de Dieu et une attaque contre une religion est une attaque contre chacun d’entre nous. »

« Israël transmet ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un rapide rétablissement à tous ceux qui ont été blessés », a-t-il ajouté dans son post.

Le modèle israélien à la pointe de la lutte antiterroriste 

L’exemple israélien, où la menace terroriste fait partie de la vie quotidienne, est mis en avant.

L’Etat hébreu, dont la population a connu sept guerres et deux Intifada depuis sa création, est bel est bien devenu un cas d’école, dans sa façon de gérer une situation d’insécurité permanente. Un pays où la sécurité intérieure relève non pas de l’armée, mais des services de renseignement et de la police.

Israël est confronté depuis des décennies à une menace multiforme et diffuse. Le pays a connu une série d’attaques terroristes, dont le mode opératoire n’a cessé d’évoluer. L’antiterrorisme israélien a dû s’adapter en permanence en adoptant une approche fondée sur l’anticipation et la rapidité d’intervention.

Cette menace a connu d’importantes transformations au cours de quatre grandes périodes. Avec d’une part, les années 1970 caractérisées par des attaques de fedayin palestiniens?; l’époque des Accords israélo-palestiniens d’Oslo (1993) ponctuée d’attentats suicide?; les années post-Oslo durant lesquelles Israël, confronté à la seconde Intifada, s’est retrouvé sous le feu des tirs de roquettes ou de missiles du Hamas et du Hezbollah, avant de connaître plus récemment une intensification des attentats à la voiture-bélier ou des attaques au couteau.

Auparavant, Israël avait mené un audit, en s’inspirant des leçons tirées des attentats menés contre des palaces à Bombay et dans les gares de Madrid, les deux scénarios catastrophes les plus retenus par les professionnels.

La société Eagle Security and Defense, dirigé par Giora Eiland un ex-directeur du Conseil de sécurité nationale israélien, a été sollicitée en Europe ces dernières années.

« l’expérience israélienne accumulée est observée à la loupe par les pays confrontés à un risque terroriste élevé», décrypte David Khalfa, chercheur associé du think tank IPSE, (Institut prospective et sécurité en Europe)

L’antiterrorisme israélien est fondé sur des modes d’action défensifs (“barrière de sécurité”, barrages militaires filtrants…) et offensifs (infiltrations, arrestations préventives, assassinats ciblés…).

Dans les villes israéliennes, l’Etat hébreu s’appuie sur des unités d’élite antiterroristes d’intervention placées sous le commandement de la police?; à l’exception de Yasam, une unité anciennement dédiée à la lutte antiémeutes qui depuis quelques années, patrouille en moto à l’intérieur d’Israël, et dépend directement des services de sécurité intérieure (Shin Bet).

Israël peut donc faire preuve d’une capacité de réaction ultra rapide lorsqu’un attentat se produit. D’autant que la société civile israélienne est très impliquée dans le combat antiterroriste.Et ce, en raison du rôle central joué par l’armée puisque chaque jeune Israélien doit passer trois ans (deux pour les femmes) sous les drapeaux. Mais aussi, du fait que le port d’armes est facilité, ce qui permet aux civils de riposter plus rapidement en cas d’attaques. Sans oublier l’importance des sociétés de protection privées qui se sont multipliées au début de la seconde Intifada et de la vague des attaques suicide.

«La sensibilisation et la résilience du grand public constituent un atout maître», souligne Boaz Ganor, le directeur exécutif de l’Institut international du contre-terrorisme (ICT) du Centre interdisciplinaire d’Herzliya.

La clef de voûte du système antiterroriste israélien est le renseignement qui fonctionne «en cercles concentriques»: dans les Territoires, aux frontières d’Israël et à l’intérieur du pays.

Israël a beaucoup investi dans le renseignement

Cette  approche est renforcée par le renseignement contre la cybercriminalité, un domaine dans lequel l’Etat hébreu excelle puisqu’il se classe dans le Top 5 des cyberpuissances, aux côtés des Etats-Unis, de la Chine, de la Russie et du Royaume-Uni.

Depuis que l’influence de l’Etat islamique se fait ressentir auprès de certains jeunes Palestiniens autoradicalisés, dont le combat s’inscrit davantage dans une logique djihadiste, La veille sur les réseaux sociaux est renforcée. Cette  approche a permis à l’Etat hébreu de faire baisser de manière substantielle le nombre d’attentats de grande ampleur.

Les autorités sri-lankaises ont besoin de renforcer leur système de renseignement. Deux frères figurant parmi les kamikazes ont joué un rôle-clé dans ces attentats qui, selon les premiers éléments de l’enquête ces deux hommes sont âgés, entre 20 et 30 ans. Ils étaient les fils d’un riche commerçant et selon les policiers dirigeaient une «cellule terroriste» familiale. Plusieurs membres de cette famille sont interrogés par la police.

Jusqu’en 2009, le Sri Lanka a été le théâtre d’une guerre civile très meurtrière de plusieurs décennies opposant forces gouvernementales et séparatistes tamouls.

Israël était parmi les pays à fournir des armes au Sri Lanka pendant sa guerre civile de 26 ans contre le groupe séparatiste des Tigres tamouls, issue de la minorité ethnique tamoule qui cherchait à obtenir son indépendance de la majorité bouddhiste du pays.Pendant la guerre, les Tigres et d’autres rebelles ont perpétué une multitude d’attaques à la bombe. Les Tamouls sont hindous, musulmans et chrétiens.

L’armée du Sri Lanka a vaincu les rebelles Tigres tamouls en 2009, mettant un terme à une guerre civile qui a coûté la vie à 100 000 personnes, alors que les deux camps ont été accusés d’avoir commis des graves violations de droits de l’homme.

Souhail Ftouh

Israël un pays de droit: la star Bar Refaeli sera inculpée avec ses parents pour fraude fiscale


La cour de district de Lod a ordonné au top-model israélien Bar Refaeli de rembourser la somme de 16 millions de shekels (4 millions d’euros) d’impôts sur le revenu qu’elle aurait dissimulé aux autorités fiscales.

La cour a rejeté l’appel de la top-model contre sa facture fiscale en suspens alors que l’Etat se prépare à l’inculper avec ses parents pour fraude fiscale et blanchiment d’argent

L’équipe d’avocats de Refaeli a affirmé devant le juge lors d’une audience qui a eu lieu la semaine dernière qu’au cours de la période incriminée – les années 2009 et 2010 – la mannequin était résidente permanente à l’étranger et qu’elle n’avait donc eu aucun impôt israélien à payer.

Les juristes ont évoqué la relation qu’entretenait à l’époque Refaeli avec l’acteur de Hollywood Leonardo DiCaprio, clamant qu’elle vivait à ses côtés aux Etats-Unis à cette époque.

Mais le magistrat a rejeté ces affirmations, se plaçant du côté des autorités qui ont insisté sur le fait que Refaeli vivait à Tel Aviv en 2009 et 2010.

Le tribunal a statué que, dans la mesure où elle ne pouvait être considérée comme résidente à l’étranger sous les termes de la loi israélienne, Refaeli devait s’acquitter de la lourde note fiscale soumise par l’Autorité des taxes reçue au mois de juin dernier.

Le jugement a été prononcé la semaine dernière mais n’avait pas été révélé avant ce lundi 22 avril 2019.

Les avocats de Refaeli ont juré de faire appel devant la cour suprême, affirmant au site d’information Ynet que le jugement de la cour de Lod « avait ignoré des faits de base » dans le dossier de la top model.

Refaeli aurait dissimulé environ 23 millions de shekels aux impôts

Selon le ministère de la Justice, Refaeli aurait dissimulé environ 23 millions de shekels aux impôts entre les années 2009 et 2012. Cette facture émise par les autorités fiscales concerne ses revenus entre 2009 et 2010, qui ont été estimés à 16 millions de shekels.

Les autorités affirment que Refaeli a menti en affirmant qu’elle vivait majoritairement à l’étranger à l’époque et qu’elle n’avait pas déclaré ses revenus, les cadeaux et les rabais dont elle a bénéficié à cette période.

Lorsque les enquêteurs se sont penchés sur son lieu de résidence américain, les autorités fiscales des Etats-Unis avaient fait savoir à leurs homologues israéliens que Refaeli était inscrite dans le registre des « non-résidents ». Il avait également été établi que, pendant cette période, Refaeli ne possédait rien hors du territoire israélien et qu’elle n’avait ni habitation, ni véhicule enregistré à son nom aux Etats-Unis.

Selon les autorités israéliennes, Refaeli vivait dans deux appartements luxueux de Tel Aviv loués sous les noms de sa mère et de son frère pour tenter de dissimuler son pays de résidence.

De plus, les autorités ont indiqué que Refaeli avait fondé des entreprises à l’étranger et qu’elle avait ouvert des comptes bancaires dans différents pays pour cacher ses revenus. Elle aurait également passé sous silence des contrats promotionnels passés avec les firmes automobiles de luxe Range Rover et Lexus.

Ce jugement survient alors que les procureurs d’Etat se préparent à inculper Refaeli, aux côtés de ses parents, pour différents délits fiscaux à hauteur de dizaines de millions de shekels. Au mois de janvier, les procureurs d’Etat avaient informé Refaeli, ainsi que ses parents Tzipi et Rafi, qu’ils prévoyaient de les inculper pour blanchiment d’argent et évasion fiscale.

Les déboires judiciaires de Refaeli ont commencé au mois de décembre 2015. Elle avait alors été interrogée pendant 12 heures par les autorités fiscales, dans leurs bureaux de Tel Aviv. Elle était initialement soupçonnée de ne pas avoir fait part d’une somme d’un montant d’un million de shekels, issue d’avantages touchés en raison de sa célébrité.

D’autres révélations faisant surface, le montant allait ensuite atteindre des dizaines de millions de shekels.

Malgré les inculpations qui planent sur elle, Refaeli sera l’une des présentatrices de l’édition 2019 de l’Eurovision organisée à Tel Aviv, le mois prochain. Au mois de janvier, les médias israéliens avaient fait savoir que les organisateurs du concours avaient donné leur feu vert malgré l’inquiétude d’une polémique, mais aussi que Refaeli ne soit trop préoccupée par ses affaires judiciaires pour consacrer du temps au spectacle.

La mannequin – dont le visage est devenu l’un des plus connus à l’international en raison des nombreuses campagnes auxquelles elle a participé – apparait régulièrement dans les magazines people en Israël et aux Etats-Unis.

Souhail Ftouh

Egypte : plus de 23 000 touristes israéliens dans le Sinaï durant les fêtes juives

Les Israéliens contribuent à la relance du tourisme au Sinaï.Le tourisme repart grâce à un afflux massif des israéliens.Le nombre de touristes israéliens dans la péninsule égyptienne a bondi de 60% jusqu’à présent cette année.

Plus de 23 000 Israéliens ont traversé la frontière sud vers la péninsule du Sinaï à l’occasion de la fête de Pessah, ont annoncé les médias israéliens.

De nombreux Israéliens ont décidé de profiter de cette zone proche et attractive, sans tenir compte des mises en garde du gouvernement sur les risques d’attaques terroristes dans le Sinaï.

Le marché israélien demeure important pour le tourisme au Sinaï et il contribue à sa relance. Destination populaire grâce à ces plages désertiques, son atmosphère détendue et des prix attractifs.

Les Israéliens passent leurs séjours agréablement et dans des bonnes conditions. Les bungalows en paille au camp de la Grande Dune sont populaires chez les touristes juifs israéliens. Des nombreux Arabes israéliens et Européens préfèrent les hôtels construits à Dahab, Taba et Sharm El Sheikh.

L’Egypte demeure la destination la plus attractive et phare pour les Israéliens. En 2018, près de deux millions de touristes israéliens ont séjourné au Sinaï.

Le nombre de touristes israéliens au Sinaï, ne cesse de s’accroitre pour atteindre d’ici fin 2019 2,2 millions. La hausse du nombre de touristes israélien dans ce pays serait due à la campagne de promotion menée par les Egyptiens, selon les explications officielles. Mais les mesures prises par renforcer la sécurité et pour réduire le temps d’attente aux postes frontaliers ont profité au tourisme au Sinaï.

Des rencontres seront programmées, en automne, avec les responsables du tourisme égyptien pour faire le bilan de la saison d’été et préparer dès à présent la saison 2020.

En 2018,il y a de bons indicateurs, les revenus ont progressé de 11%, à 622 millions d’euros rapportent plusieurs médias, en précisant que 3,58 millions de touristes étrangers ont visité le Sinaï durant la période du 1er janvier au 30 août.

 

Le marché israélien est des plus importants en ce qui concerne le nombre de nuitées passées dans les hôtels au Sinaï.

Le tourisme, qui représente 8% du produit intérieur brut (PIB) égyptien, a été durement touché par les attentats contre des sites touristiques ont fait fuir les touristes.

La zone a été la cible de plusieurs attaques terroristes majeures qui ont tué plus de 100 étrangers, y compris des Israéliens, au cours des dernières décennies.

En juillet 2005, 88 personnes, dont un Israélien, ont été tuées dans une série d’attaques à la bombe dans la ville balnéaire de Sharm El Sheikh dans le sud du Sinaï.

Le 7 octobre 2004, 12 Israéliens comptaient parmi les 34 victimes d’une série d’attaques à la bombe contre des touristes dans le Sinaï.

Le Bureau du contre-terrorisme du Conseil de sécurité national d’Israël a déclaré qu’il existait une « sérieuse menace d’attaques terroristes contre des touristes dans le Sinaï, y compris des Israéliens ».

Le Bureau a réitéré son appel à tous les Israéliens présents sur place de « quitter immédiatement la zone et de revenir en Israël » et a déclaré « recommander formellement à tous ceux qui souhaitent y aller d’éviter de le faire ».Mais, beaucoup d’Israéliens n’ont pas été dissuadés par ces mises en garde.

« C’est plein à craquer ici. Je suis sûr qu’il y a plus de gens ici que pendant l’Exode d’Egypte », a déclaré une voyageuse à la Douzième chaîne depuis le point de passage de Taba, en référence à l’histoire de Pessah.

Elle a expliqué qu’elle avait dû attendre à la frontière pendant plus de trois heures pour trouver un taxi car les chauffeurs locaux étaient débordés par la demande.

Interrogée pour savoir pourquoi elle voulait aller dans le Sinaï, la femme a répondu : « Premièrement, nous n’avons pas d’argent, et c’est vraiment pas cher. Deuxièmement, c’est proche. Troisièmement tout le monde y va, alors pourquoi n’irions-nous pas ? Et quatrièmement, il n’y a aucune raison valable de ne pas y aller. »

Quant aux mises en garde de risques terroristes, elle a répondu : « Des mises en garde ? Il y a maintenant ici plus d’Israéliens que d’Egyptiens; »


Le terminal de Taba, côté israélien

A la frontière, la mise en garde de voyage résonne en bruit de fond via des haut-parleurs. Cette mise en garde est seulement une recommandation et n’implique pas de contrainte juridique. Le message précise d’ailleurs que la décision est « à la discrétion de chaque personne et de leur seule responsabilité ».

Il y a deux ans, dans une décision très inhabituelle, Israël avait fermé sa frontière avec l’Egypte pendant 11 jours durant les vacances de Pessah, à cause de craintes d’attaques terroristes, principalement de la part de groupes affiliés à l’Etat islamique qui contrôlent une partie du territoire du Sinaï et qui luttent contre l’armée égyptienne depuis plusieurs années.

Il s’agissait de l’une des rares fois où le point de passage de Taba était fermé depuis son ouverture en 1982 après l’accord de paix israélo-égyptien. Le point de passage a également été fermé en 2014 après une attaque terroriste du côté égyptien, et en 2011 quand Israël a estimé qu’il y avait un risque très élevé d’attaques.

Quatre policiers et trois civils ont été tués, le 9 avril 2019, dans un attentat à la bombe perpétré par un jeune kamikaze dans le Nord-Sinaï, région du nord-est de l’Egypte où est implanté le groupe Etat islamique (EI).

«Un kamikaze d’environ 15 ans s’est fait exploser près des forces de sécurité, provoquant la mort de deux officiers, de deux policiers et de trois citoyens dont un enfant de six ans», a déclaré le ministère dans un communiqué.

Souhail Ftouh

Le milliardaire émirati, Khalaf Al Habtoor, réclame des relations officielles avec Israël

 

Le puissant homme d’affaires émirati Khalaf Al Habtoor a appelé les États du Golfe à la paix et à la coopération économique, agricole, scientifique et à la défense avec Israël, affirmant que l’Iran était le plus grand ennemi des États du Golfe.

Al Habtoor a déclaré dans une vidéo publiée sur son compte Twitter, marquée d’un signe bleu, que ses propos pourraient l’exposer à des “insultes”.

L’homme d’affaires des Emirats arabes unis a déclaré qu’Israël était “un pays développé sur les plans scientifique, économique et électronique, et qu’il n’existait à l’heure actuelle aucun État doté de la puissance économique et autre.

Qu’attendons-nous? Si l’Egypte et la Jordanie sont nos voisins, pourquoi ne faisons-nous pas la paix et nous soyons clairs, plutôt que de nous cacher et de ne pas être clairs?”

Ils sont meilleurs que les autres, notre plus grand ennemi est l’Iran, pas Israël, et nous n’avons pas besoin de compliments ni de mensonges, même les Palestiniens, dont plus de deux millions ont acquis la citoyenneté israélienne“, a-t-il déclaré.

Al-Habtoor a provoqué la controverse dans une vidéo publiée début mars 2019 sur Twitter lorsqu’il a loué ce qu’il a appelé une “vraie démocratie” en Israël, commentant l’enquête menée par le procureur général israélien sous le chef d’accusation de corruption du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Le milliardaire des EAU a toujours paru sur les sites de réseaux sociaux pour encourager les initiatives communautaires ou montrer une partie du travail qu’il supervise.

Le livre de Khalaf Al Habtoor, publié par Motivate Publishing, a été très populaire dans les marchés des EAU, du Golfe et du Royaume-Uni. Le livre a reçu le “Meilleur livre international des affaires et de l’économie” à la Foire internationale du livre de Sharjah.

La fortune du fondateur et président du groupe Al Habtoor est estimée à plus de 4 milliards de dollars, bien qu’il ait commencé sa vie à partir de rien.

Khalaf Ahmed Al Habtoor est l’un des hommes d’affaires émiratis les plus en vue et une figure éminente prestigieux dans la communauté. Khalaf Al Habtoor est président du groupe Al Habtoor …

;Al Habtoor Group of Companies, un des groupes d’affaires les plus prospères aux Emirats arabes Unis.

Le groupe Al Habtoor a grandi avec les Émirats arabes unis. Ce qui a commencé comme une petite firme d’ingénierie en 1970 est aujourd’hui l’un des conglomérats les plus respectés de la région, avec des intérêts dans les secteurs de l’hôtellerie, de l’automobile, de l’immobilier, de l’éducation et de la publication. Le groupe Al Habtoor s’est forgé une solide réputation tant au niveau local qu’international grâce à la vision de son président, Khalaf Ahmad Al Habtoor.

Le groupe Al Habtoor est l’une des entreprises les plus respectées et les plus prospères des Émirats arabes unis. Aujourd’hui, il opère sur les marchés émiratis et internationaux. Il emploie des milliers de professionnels hautement qualifiés et expérimentés.

Alors que le nom des EAU est devenu synonyme de commerce et d’entreprise dans le monde entier, le nom du groupe Al Habtoor est devenu synonyme de croissance dynamique, comme en témoigne son engagement à développer et à développer des entreprises dans de nombreux secteurs. Il brandit fièrement le drapeau des Émirats arabes unis dans de nombreuses villes du monde, notamment à Londres, Vienne, Budapest, Beyrouth et Springfield (Illinois).

La division hôtelière du groupe comprend 14 hôtels de classe mondiale; sept localement et sept à l’étranger.

Le portefeuille de marques automobiles d’Al Habtoor Motors comprend Mitsubishi, avec un large choix de berlines, de 4×4 et de véhicules utilitaires, deux marques chinoises bien connues, JAC et Chery, des bus Temsa ainsi que des marques haut de gamme telles que Bentley, McLaren et Bugatti.

Al Habtoor Motors possède et exploite le premier et le plus grand showroom de Bentley Motors à être construit dans les grandes villes du monde. La salle d’exposition ultramoderne occupe un emplacement privilégié sur Sheikh Zayed Road, avec une surface bâtie de 76 000 pieds carrés.

Al Habtoor Motors possède et exploite, Diamondlease qui est spécialisé dans la location à court et à long terme de marques populaires, allant des berlines de petites et moyennes dimensions aux camionnettes et aux autobus.

La division immobilière du groupe comprend une variété d’immeubles commerciaux et résidentiels allant des bureaux aux villas de luxe. Al Habtoor Real Estate propose un package mettant l’accent sur les besoins des clients.

La division immobilière comprend aussi la collection de résidences de la ville d’Al Habtoor, en cours de développement aux Émirats arabes unis, avec trois tours résidentielles comprennent des appartements de luxe, des lofts et des penthouses, allant de 1 à 7 chambres dans un quartier de luxe.

La société dispose d’un aussi de réseau bien établi de neuf salles d’exposition, de neuf centres de services, de quatre ateliers de construction et dix centres de pièces détachées qui sont ensuite placés sous les ordres arabes unis. En 2015, Al Habtoor Motors a fait son entrée sur le marché avec son Mitsubishi Fuso.

Le groupe Al Habtoor est aussi depuis longtemps un pionnier dans le domaine de l’éducation. Il exploite deux écoles bien établies offrant une éducation de qualité de la KG1 à la 13e année.

Le groupe éditorial du groupe produit régulièrement des publications de qualité, dont Al Shindagah, un magazine d’entreprise bilingue, en circulation depuis 1993.

Souhail Ftouh

Israël honore un médecin qui a sauvé et traité des victimes de la guerre civile en Syrie.

Jérusalem va rendre un hommage au directeur d’un hôpital israélien qui a sauvé et traité des civils syriens gravement malades.

Le docteur Salman Zarka, directeur de l’hôpital Ziv à Safed, a été choisi comme l’un des porteurs de flamme lors de la cérémonie traditionnelle qui va se tenir à la capitale Jérusalem à la veille du 71e jour de l’indépendance d’Israël pour sa contribution au traitement médical des victimes de la guerre civile en Syrie.

Le Dr Zarqa est né à al-Buqai’a et appartient à une famille druze occupant le rang de colonel de réserve dans le corps médical. Il est un expert de classe mondiale en médecine militaire et générale.

L’hôpital Ziv a été le premier hôpital israélien à traiter les enfants syriens pris au piège de la guerre civile.

La plupart d’entre eux souffraient de maladies chroniques ou de blessures de guerre, y compris d’une amputation d’un organe, en raison du manque d’infrastructures médicales dans le sud-ouest de la Syrie.

Le docteur Salman Zarka a déclaré que l’hôpital de Ziv était fier de sauver des vies et de soigner des civils syriens gravement malades, même si la Syrie était un État hostile et que “c’est le travail humanitaire à accomplir lorsque des personnes sont tuées et blessées chaque jour. Peu importe la race, la religion ou le sexe “

Il a ajouté que ” Par conséquent, Ziv ne fermera pas ses portes à quiconque sollicitant une assistance médicale. De plus, sauver des vies est une valeur morale dans toutes les grandes religions. Dans la religion druze, ma religion, nous croyons qu’il faut sauver des vies, il est donc clair que vous devez fournir un soutien médical.

L’autre particularité du peuple juif est l’expérience de l’Holocauste et la compréhension de ce que signifie être atteint d’une incapacité. Cela tient donc compte des différentes causes de chaque cas, et je suis très heureux car ils sont convaincus que la raison de fournir un soutien médical est indispensable“, a ajouté Dr.Zarqa.

Au total durant les cinq dernières années, 4900 civils syriens dont 1300 enfants ont été traités dans des hôpitaux israéliens, tandis que 7000 patients ont été soignés dans un hôpital de campagne installé près de la ligne de démarcation sur le Golan.De la nourriture, des équipements médicaux, des médicaments, des tentes, des générateurs, du fuel, des vêtements ont également été fournis.

 Le conflit en Syrie, déclenché en 2011 avec la répression par le régime de manifestations pro-démocratie, s’est transformé au fil des ans en une guerre meurtrière qui a fait plus de 550 000 morts et 11 millions de déplacés et réfugiés.

Le Centre Médical Ziv est un hôpital général à Safed, qui dessert les résidents en Galilée et du Golan du Nord. L’hôpital dispose de 310 lits et sert de centre régional de traumatologie en cas d’accidents, de catastrophes naturelles, d’attaques terroristes et de guerre.

Au cours des cent dernières années, le centre médical de Ziv a fourni des services médicaux aux résidents du nord d’Israël, ainsi qu’aux touristes locaux et étrangers, aux soldats de l’armée israélienne et des soldats de l’ONU servant dans la région. Ces dernières années, Ziv a également fourni un traitement humanitaire vital aux victimes de la guerre civile en Syrie.

L’hôpital a été créé en 1910 dans le but de soigner les juifs de Zefat, la ville de Kabala. Depuis lors, le centre s’est efforcé sans cesse d’améliorer la santé de tous les habitants du nord du pays, une population constituée d’une vaste mosaïque de milieux culturels et religieux. Le personnel du centre médical de Ziv reflète ce tissu social unique, créant ainsi une famille variée ayant un objectif commun: fournir les meilleurs services médicaux possibles à tout un chacun dans notre zone géographique.

Le personnel du centre médical de Ziv s’emploie à améliorer la santé des résidents de la région, en déployant tous les efforts possibles, à la fois dans l’enceinte de l’hôpital et dans la communauté en général, en étroite coopération avec les dirigeants locaux et les autres établissements de santé de la région.

Souhail Ftouh

Une première depuis 1969 : élections des Instances israélites marocaines

Des Instructions royales ont été données à Rabat pour la tenue des élections des Instances représentatives des communautés israélites au Maroc.Les autorités marocaines ordonnent aussi la création un d’musée de la culture juive.

Le Roi Mohammed VI a donné ses instructions au ministre de l’Intérieur pour l’organisation des élections des Instances représentatives des communautés israélites marocaines, non-tenues depuis 1969.

Le Roi remplit sa promesse faite au pape et au monde à la fin du mois dernier, et charge le ministre de l’Intérieur, M. Abdel Wafi Leftit, d’organiser les élections des organes représentatifs des communautés juives marocaines , qui n’avaient pas été menées depuis 1969.

Le Roi a demandé également au ministre de l’Intérieur de veiller dorénavant au respect de la périodicité du renouvellement de ces instances conformément aux dispositions du Dahir du 7 mai 1945 relatif à la réorganisation des comités de communautés israélites, selon la même source.

Au fil des années, la communauté juive au Maroc s’est réduite et compte actuellement moins de 4 000 personnes, dont moins de 200 à Rabat, selon les chiffres du Conseil des Communautés israélites du Maroc.

Avant les années 1940, la population juive comptait près de 280 000 habitants. En 1948, après l’indépendance de l’Etat d’Israël, plus de 90 000 ont gagné la Terre promise. La deuxième vague d’immigration est survenue avec l’indépendance du Maroc en 1956, le départ des Français représentant alors une menace à la sécurité de la population juive.

Les liens culturels et humains entre Israël et le Maroc sont tres forts de nos jours.

Israël compte aujourd’hui environ 800 000 citoyens originaires du Maroc, et qu’il existe d’importantes communautés juives en France, au Canada et aux Etats-Unis.

Le Maroc aura un musée de la culture juive

Le Maroc qui est un trésor de l’histoire juive

Serge Berdugo, Secrétaire général du Conseil des Communautés Israélites du Maroc (CCIM) a affirmé lundi dernier que l’initiative de Sa Majesté le Roi Mohammed VI visant à créer un musée de la culture juive, est d’une portée symbolique “absolument extraordinaire”.

Selon les déclarations faites à la presse par Serge Berdugo, “créer ce lieu de mémoire dans une ville berceau de la civilisation marocaine, où l’empreinte du judaïsme marocain a été des plus marquantes, montre le dessein du Souverain de voir que tous les courants qui ont irrigué la civilisation marocaine soient présents’’.

Le Secrétaire général du Conseil des Communautés Israélites du Maroc (CCIM) qui s’exprimait ainsi, à l’occasion de la cérémonie de lancement des travaux de restauration du musée “Al Batha” et de construction d’un musée de la culture juive, par Mohammed VI, a ajouté que “comme l’a souligné Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans son discours au moment de recevoir le Pape François, dans un monde qui manque autant de repères, le Maroc balise la voie vers une véritable tolérance sans aucune ambiguïté“.

Faut-il le rappeler, dans le but de préserver le patrimoine national dans toutes ses formes d’expression et de le protéger au bénéfice des générations futures, le Roi Mohammed VI a visité, lundi dernier, plusieurs projets réalisés dans le cadre des programmes de réhabilitation et de mise en valeur de l’ancienne médina de Fès. Il a également procédé au lancement des travaux de restauration du musée “Al Batha” et de construction d’un musée de la culture juive.

Pour le Secrétaire général du Conseil des Communautés Israélites du Maroc, ce musée de la culture juive aura un rôle symbolique d’une “très grande valeur à l’extérieur” et permettra aux gens qui viendront de partout de voir comment, pendant des centaines d’années, juifs et musulmans vivaient paisiblement au Maroc et créaient un art de vivre-ensemble”.

Souhail Ftouh

Washington construira sa nouvelle ambassade dans un quartier chic du sud de Jérusalem

 

L’Administration américaine aurait commencé à se mettre en quête de terrains susceptibles d’accueillir sa nouvelle ambassade à Jérusalem. Le processus de la sélection d’un site pour une ambassade américaine permanente à Jérusalem a commencé.

Les diplomates s’intéressent à des parcelles inutilisées de terres adjacentes à deux artères animées du quartier d’Arnona, un quartier chic du sud de Jérusalem situé entre les quartiers de Talpiot et de Ramat Rachel.

Le président Donald Trump a l’intention de transférer l’ambassade américaine dans un nouveau bâtiment permanent au cours de son second mandat s’il devait remporter la course à la présidentielle de 2020. Il pourrait même se rendre à Jérusalem pour la pose de la première pierre pendant sa campagne.

A cette fin, l’ambassade de Jérusalem a soumis une demande aux autorités israéliennes concernées pour « commencer à préparer le site », et même ajouter des parcelles supplémentaires pour élargir le périmètre total exigé pour bâtir un complexe d’ambassade.

De plus, les personnels de la mission explorent la possibilité d’établir un « quartier diplomatique » à Jérusalem pour les diplomates des Etats-Unis et peut-être pour d’autres pays.

Le ministère israélien des Affaires étrangères et la municipalité de Jérusalem n’ont pas fourni des informations supplémentaires.

Le 14 mai 2018, l’ambassade américaine avait ouvert dans la rue David Flusser, dans un bâtiment qui, jusqu’alors, faisait office de consulat.

« Depuis cette date… notre présence américaine à Jérusalem n’a fait que croître », a déclaré l’ambassadeur américain David Friedman dans un discours le mois dernier. « Si vous vous êtes récemment rendu à l’ambassade dans le quartier d’Arnona, à Jérusalem, vous avez dû remarquer combien le site de construction est vaste. Et d’ici l’été, il aura plus que doublé en taille ».

Situé à l’angle de l’avenue Hebron et de la rue Daniel Yanovskyle le terrain actuellement déserté a une histoire riche. A l’époque du mandat britannique, il accueillait les casernes d’Allenby – du nom du général britannique Edmund Allenby, qui y avait installé une base militaire.

Plus tard, l’Etat d’Israël y avait placé un commissariat de la police des frontières. Depuis les années 1980, les Palestiniens affirment que ces terrains leur appartiennent – au moins partiellement – et qu’il serait « inconvenant » que les Etats-Unis érigent une ambassade « sur des terres qui ont été volées ».

Les Etats unis sont propriétaires de sites dans la capitale juive, notamment à Arnona. La parcelle en question se situe à moins de 20 minutes de marche de l’actuelle ambassade, au 14 rue David Flusser.

Le 4 mars 2019, les Etats-Unis ont fusionné leur consulat qui était situé dans la rue Argon – et qui était mis à la disposition des Palestiniens – et l’ambassade. Cette dernière « inclut dorénavant 10 structures diplomatiques interconnectées », s’est vanté Friedman.

D. Trump s’est souvent enorgueilli de ce que la transformation du consulat de la rue Flusser en ambassade avait coûté au contribuable américain une somme bien moins importante que celle initialement estimée.

« On avait pensé qu’il faudrait un million, et je l’ai faite construire pour 490 000 dollars », a-t-il déclaré à un groupe d’hommes d’affaires du Minnesota, au début de l’année.

L’ambassadeur américain en Israël David Friedman à l’ambassade américaine de Jérusalem

Dans les années 1980, les responsables politiques américains, avec à leur tête le sénateur républicain Jesse Helms, avaient vivement recommandé à l’administration de reconnaître Jérusalem en tant que capitale israélienne et de déplacer l’ambassade dans la ville. En 1988, une loi avait été adoptée, demandant que deux « structures diplomatiques » soient construites à Tel Aviv et à Jérusalem.

Un accord de bail et d’achat des terres conclu avec les Etats-Unis

Dans les derniers jours de la présidence de Reagan, l’ambassadeur américain en Israël William Brown et le directeur-adjoint de l’Autorité des terres d’Israël Moshe Gatt avaient signé un accord déterminant qu’une parcelle, à Jérusalem, serait louée par les Etats-Unis sous les termes d’un bail emphytéotique de 99 ans au prix d’un dollar par an.

Les terrains en question se trouvaient dans ce qui était connu sous le nom de casernes d’Allenby, site qui accueillait la garnison de Jérusalem de l’armée britannique à l’époque du mandat.La parcelle s’étendait sur 31 250 mètres-carrés.

Ce bail constituait non seulement un changement spectaculaire dans la politique américaine – qui ne reconnaissait la souveraineté d’aucune partie sur Jérusalem avant la conclusion d’un accord de paix – mais impliquait également l’admission par l’Amérique qu’Israël était bien propriétaire des terrains.

Au mois de juin 1989, le département d’Etat avait répondu aux plaintes des Palestiniens en disant qu’il « savait que le Waqf est détenteur d’un intérêt dans une portion du site convenu à Jérusalem », mais qu’il n’avait pas été en mesure « de trouver un registre ou des données appuyant cette affirmation tout au long d’une recherche minutieuse de titre de propriété accomplie par nos soins ».

De plus, une relocalisation possible de l’ambassade ne serait prise en compte que « seulement dans le contexte d’un accord négocié de la Cisjordanie et de Gaza », avait-il continué.

En 1999, un haut responsable du département d’Etat avait reconnu que l’accord du bail avait « identifié des biens fonciers particuliers » destinés à construire une ambassade qui « pourraient être loués par les Etats-Unis au gouvernement israélien sous des conditions particulières ».

La propriété exclusive et légale des biens fonciers de la future ambassade des Etats-Unis et de la location de 1989

En 1995, la loi sur l’ambassade de Jérusalem a déjà été approuvée, appelant l’administration à reconnaître la ville en tant que capitale israélienne et à relocaliser l’ambassade là-bas.

Toutefois, la loi permettait au président de reporter l’initiative s’il estimait qu’elle s’effectuerait au détriment des intérêts sécuritaires nationaux des Etats-Unis. Depuis son adoption, tous les présidents américains — Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama — avaient signé une dispense tous les six mois, même si Bush comme Clinton avaient promis de transférer la mission américaine dans la ville sainte au cours de leurs campagnes respectives.

Le 6 décembre 2017, Trump a officiellement reconnu Jérusalem en tant que capitale d’Israël et promis d’y relocaliser l’ambassade. Il a tenu cette promesse six mois plus tard, même s’il a continué à signer la dispense jusqu’à une période récente dans la mesure où la résidence officielle de l’ambassadeur n’avait pas encore été transférée à Jérusalem – une exigence stipulée dans la loi de 1995. Mais Friedman s’est depuis installé rue Agron, et la dispense ratifiée par Trump le 7 décembre 2018 pourrait donc bien être la dernière.

 

Le consulat des Etats-Unis à Jérusalem qui a fusionné avec l’ambassade américaine en Israël dans la ville sainte

Les Etats-Unis avaient envoyé leur premier consul à Jérusalem en 1844, plus d’un siècle avant la fondation de l’Etat d’Israël. Environ 13 ans plus tard, l’administration avait établi une présence consulaire permanente dans la Vieille Ville.

La mission de la rue Agron avait été déclarée consulat général en 1928, représentant les Etats-Unis à Jérusalem (Est et Ouest), en Judée Samarie et dans la bande de Gaza en tant que « mission indépendante » – jusqu’à l’année 2018, les Etats-Unis ne reconnaissaient pas la souveraineté israélienne sur quelle que partie que ce soit de Jérusalem.

Les anciennes casernes d’Allenby, situées dans l’Etat d’Israël pré-1967 mais très proche de la Ligne verte pré-1967, peuvent être plus controversées en raison de leur statu contesté.

Souhail Ftouh

Captage de carbone : Israël pourrait avoir sa première usine purifiant l’air du CO2


Une entreprise canadienne serait en discussion avec des investisseurs israéliens pour construire la première usine de stockage et de captage de carbone sur le sol israélien. Cette technologie coûte extrêmement cher.

La technologie de captage et de stockage du carbone, sert à séparer le dioxyde de carbone du reste des éléments qui sont captés.

Carbon Engineering, une firme de la Colombie-Britannique, a réussi à attirer l’attention des investisseurs israéliens pour transférer une technologie qui peut jouer un rôle majeur dans la lutte contre les changements climatiques. La firme canadienne espère commercialiser son procédé à plus grande échelle d’ici la fin de la décennie.

Capter le carbone de l’atmosphère à un coût abordable, c’est le pari de cette entreprise canadienne. Le concept frappe l’imagination : une usine purifiant l’air du CO2 contenu dans l’atmosphère et le transformant en combustible synthétique qui servira à propulser les voitures et les avions de demain.

En faisant en sorte que ces usines deviennent aussi communes que des usines de traitement des eaux ou des centrales électriques, Carbon Engineering compte contribuer à éviter les pires scénarios imaginés par le GIEC, le groupe intergouvernemental d’experts sur le climat.

« L’industrie de l’aviation ne réussira peut-être pas à réduire ses émissions, explique Steve Oldham, le PDG de Carbon Engineering. Mais, si on construit des usines pour enfouir le CO2 sous terre, on pourra continuer à conduire des voitures ou à prendre l’avion. »

 

Ce pari fou est déjà possible pour capter du carbone 

Actuellement, c’est la course, il y a énormément de laboratoires à travers le monde qui font la course sur cette technologie-là

En juin 2018, après trois ans d’essais dans son usine pilote de Squamish,en Colombie-Britannique au Canada, Carbon Engineering avait dévoilé être en mesure de capturer le carbone dans l’atmosphère pour moins de 133 $ CA la tonne (100 $ US).

Son prochain objectif, annoncé en mars 2019, est la construction d’une usine de taille commerciale qui permettra de capturer une mégatonne de carbone par an, l’équivalent de la plantation de 40 millions d’arbres, et à le transformer en carburant synthétique.

Le projet, estimé à 90 millions de dollars canadiens séduit les investisseurs étrangers. Parmi eux, le milliardaire Bill Gates, le fondateur de Canadian Natural resources Murray Edwards, ainsi que des géants tels que la minière BHP, ou encore la pétrolière Chevron.

L’Inde, la Chine, des pays d’Amérique du Sud et d’Europe ont aussi fait part de leur intérêt, souligne Steve Oldham, qui aimerait voir de telles usines devenir des « infrastructures essentielles ».

« Une usine coûte des centaines de millions de dollars à construire. Nous avons besoin de partenaires d’affaires qui sont prêts à investir, c’est notre prochain défi» a dit Steve Oldham, PDG de Carbon Engineering.

Un défi technique et économique du virage vert

Capter le carbone directement de l’atmosphère est un défi considérable et cher : sa concentration n’atteint que 0,04 % de l’air que nous respirons. Jusqu’ici, une seule autre entreprise, Climeworks, établie en Suisse, a réussi à le faire de façon commerciale.

Climeworks compte 14 usines en activité à travers l’Europe et dépend fortement de subventions européennes. À 600 $ US la tonne extraite de l’atmosphère, son coût de production est toutefois jugé prohibitif.

Si Carbon Engineering parvient à faire baisser ce coût à moins de 100 $ US la tonne, elle pense pouvoir atteindre la viabilité financière grâce à la production de carburant synthétique revendu à l’industrie pétrolière à un coût de 1 $ le litre, ce qui la rendrait compétitive face aux producteurs de biocarburants.

Un potentiel important

Selon l’Institut Pembina, un groupe de réflexion canadien à but non lucratif axé sur l’énergie, la capture du carbone pourrait représenter un marché de 800 milliards de dollars à l’échelle mondiale. Plus de 180 projets de capture du carbone sont répertoriés dans le monde. Et les grandes entreprises semblent de plus en plus intéressées par leur potentiel.

« Au cours des trois ou quatre dernières années, l’intérêt pour la capture du carbone s’est accru », note Louise Charles, porte-parole de Climeworks, qui compte notamment comme investisseurs Swiss Banks.

Toutefois cette industrie  dépend des mesures gouvernementales. En ce moment, le marché de Carbon Engineering est limité, car il dépend fortement de la mise en place d’une taxe sur le carbone, mais aussi de normes sur les combustibles propres, qui rendent l’achat de carburants synthétiques intéressant sur le plan financier.

Israël ne dispose pas présentement de telles mesures sur les solutions climatiques.Le déploiement de cette technologie pourrait pendre du temps.

En utilisant différentes technologies déjà existantes et en les adaptant, Carbon Engineering a réussi à capturer du carbone de l’atmosphère à un coût plus abordable que ses compétiteurs.

Steve Oldham croit aussi que la mentalité face aux émissions de carbone dans l’atmosphère doit changer. « Nous devons purifier l’air et y consacrer les investissements nécessaires, dit-il. Nos gouvernements investissent pour traiter l’eau potable, il doit en être de même pour l’air que nous respirons. »

Selon le rapport spécial du GIEC, déposé en octobre 2018, les émissions globales doivent être réduites de 45 % d’ici 2030 et atteindre zéro d’ici 2050 pour éviter une crise climatique à l’échelle globale.

Souhail Ftouh

L’armée israélienne décide l’acquisition des nouveaux avions ravitailleurs de Boeing

 

L’avion ravitailleur Pegasus KC-46A conçu par Boeing va bientôt rejoindre La Force aérienne israélienne. Israël a montré son intérêt pour l’achat de 3 avions-citernes permettant le ravitaillement en vol.

Après plus de cinq décennies, l’armée israélienne a décidé, au beau milieu des contraintes budgétaires, de remplacer ses vieux avions de ravitaillement.

A la Kyria, le quartier général de Tsahal à Tel-Aviv, on n’a pas donné d’estimation du coût des achats pour Heil Haavir.

Un colonel de l’armée de l’air, anonyme dans l’article, évoque que le ravitailleur Pegasus KC-46A doit servir d’atout principal pour les 30 prochaines années pour les forces aériennes qui disposent des nouveaux F-35.

« Je suis dans l’armée israélienne depuis près de 31 ans et j’ai combattu dans plusieurs guerres, » dit-il. Selon lui les ravitailleurs Pegasus KC-46A pourraient représenter un véritable avantage pour Tsahal. Si, dans un futur conflit, l’Etat juif agira dans des missions lointaines des bases aériennes.

En effet, l’Etat juif se doit d’avoir la possibilité d’effectuer à tout moment un raid aérien sur les installations nucléaires de la République islamique. Et un avion-citerne est obligatoire pour réaliser une telle mission.

L’armée de l’air israélienne possède une petite flotte d’avions-citernes permettant le ravitaillement en vol. Des Boeing KC-707 surnommés Reem en hébreu.

Le problème de ces avions est leur âge : la quarantaine passée, ils ne devraient plus pouvoir servir encore longtemps. L’armée de l’air veut les remplacer par les KC-46 chez Boeing. Elle doit recevoir ses 3 premiers appareils d’ici 2022.

Il s’agira d’une étape importante pour la prochaine génération d’avion citerne de Tsahal qui permettra aux aviateurs israéliens de commencer les essais opérationnels et la formation au pilotage à la base de McConnell dans le Kansas.

Les KC-46A ont une capacité de carburant maximale de 212 000 livres (plus de 96 000 kg). Les appareils sont construits dans les locaux de Boeing à Everett dans l’Etat de Washington.

Israël suit les décisions de l’US Air Force et envisagerait de faire le même choix pour remplacer sa flotte vétuste. Mais l’avion est cher, environ 180 millions de dollars l’unité.

L’US Air Force a réceptionné en janvier 2019 son premier KC-46, ouvrant la voie à la livraison, avec plus d’un an de retard, de cet avion ravitailleur qui doit remplacer des appareils en service depuis la guerre froide. L’avionneur américain doit fournir en premier lieu 52 appareils.

La flotte américaine devrait ensuite atteindre 179 appareils.Le montant du contrat s’élève a 49 milliards de dollars (44 milliards d’euros).Les KC-46A doivent remplacer l’ancienne flotte de KC-135 “datant de l’ère Eisenhower.

L’appareil de Boeing avait été choisi par l’US Air Force en 2011 après une compétition féroce avec son rival européen Airbus, pour remplacer le KC-10 (un DC-10 modifié entré en service en 1981) et le KC-135, un ravitailleur encore plus vieux, entré en service en 1957 et dont l’exemplaire le plus récent a été livré en 1965.

En décembre 2018 le Japon passe une commande pour deux exemplaires destinés a la force aérienne d’autodéfense japonaise, le second devant être livré en 2021.

Souhail Ftouh

Hommage affectueux : il y a 72 ans, les Britanniques exécutent quatre jeunes résistants Juifs


Dov Gruner avait 35 ans, Mordechai Alkahi , 22 ans, Yehiel Dresner, 25 ans et Eliezer Kashani, 24 ans.

Une histoire vraie de héros; il y a 72 ans jour pour jour, le 16 avril 1947, les Britanniques exécutent les quatre Juifs montés à la potence pour leurs activités jugées terroristes, Olei Hagardom (1).

Le 16 avril à 4 heures du matin, les gardes britanniques ont réveillé Dov Gruner, Eliezer Kashani, Mordechai Elkhi et Yehiel Drezner, combattants de l’Irgoun Etzel. Dov Gruner, condamné pour avoir attaqué un poste de police à Ramat-Gan fut le premier à être amené à la potence.

Selon la presse, Gruner a refusé d’obéir à l’ordre de l’officier britannique de se lever pour entendre sa sentence. Les gardes de la prison ont essayé de le forcer et, face à son opposition, une bagarre a éclaté entre eux.

Avant d’arriver à la potence, Gruner, chantant la Hatikvah, a déclaré: “Dans le sang et le feu, Juda est tombé dans le sang et Juda se lèvera dans le feu“. Il quitta ce monde avec le mot “Shalom” (“paix”).

Après lui, ont été exécutés ses trois amis, arrêtés alors qu’ils se rendaient vers la “Nuit des coups”, une expédition punitive en représailles contre des Britanniques qui avaient lynché leur camarade Binyamin Kimhi.
Les corps des quatre hommes ont été conduits par un convoi de chars et de véhicules blindés britanniques vers la ville de Safed, sans en informer le service mortuaire HevraKadisha, ni aucun membre de leur famille. Ils ont été placés à moitié nus au poste de #police de Mount Canaan.

De nombreux hommages ont eu lieu

Malgré cela, des centaines de Juifs sont arrivés au cimetière, où ils ont été enterrés près des victimes des émeutes de 1929-1939. Les événements liés à la pendaison ont provoqué un choc considérable dans le Yishuv mandataire et de nombreuses communautés juives du monde l’ont condamnés. En Amérique, des prêtres américains ont organisé des assemblées commémoratives à leur mémoire.

Le mandat britannique pour la Palestine était un instrument de gouvernement institué par la Société des Nations pour l’administration de territoires anciennement sous le règne de l’empire ottoman. La domination britannique a duré de 1917 à 1948.

Au cours de la révolte arabe de 1936-1939, le groupe militant connu sous le nom d’Irgun s’est lancé dans une campagne armée intensive contre des cibles arabes. Plus tard, des cibles britanniques ont également été ajoutées. Avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, les actions militantes contre les Britanniques ont été stoppées, mais l’un des dirigeants du groupe, Avraham Stern, a insisté sur le fait que le combat devait se poursuivre, entraînant une scission de l’Irgoun qui a conduit à la formation d’un nouveau groupe, Lehi (également connu sous le nom de groupe Stern ).

Souhail Ftouh

(1) Olei Hagardom fait référence à des membres des deux organisations pré-étatiques révisionnistes juives Irgun et Lehi, qui ont été jugés par des tribunaux du mandat britannique et condamnés à la peine de mort, la plupart d’entre eux dans la prison d’Acre. Il y avait 12 Olei Hagardom. Le terme “Olei HaGardom” désigne les huit membres d’Irgun et de deux Lehi qui ont été exécutés au cours de cette période et un autre membre de chaque groupe qui s’est suicidé avant les exécutions prévues. Deux des exécutions ont eu lieu en Égypte en 1945.

À l’exception de Ben Yosef, toutes les exécutions et les suicides relevant du mandat britannique de la Palestine ont eu lieu en 1947.Ils ont été jugés en vertu du règlement d’urgence de la défense, adopté en septembre 1945.Ces règlements ont suspendu Habeas Corpus et créé des tribunaux militaires. Ils ont prescrit la peine de mort pour diverses infractions, notamment le port d’armes ou de munitions et l’appartenance à une organisation dont les membres commettent ces infractions.