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Rencontre mondiale à Marrakech des juifs de la “diaspora marocaine”

Sous le Haut patronage du roi Mohammed VI, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) organise, en partenariat avec le Conseil des communautés israélites du Maroc (CCIM), du 13 au 18 novembre 2018 à Marrakech, une rencontre inédite sur le thème ‘’Judaïsme marocain : pour une marocanité en partage’’.

Cette rencontre réunit 250 Marocains juifs, du Maroc et de l’étranger, dont des personnalités de la société civile, des enseignants, des universitaires, des multiplicateurs d’opinions, des leaders du monde des affaires, des journalistes, des chercheurs et des artistes.

Parmi eux on retrouve, André Azoulay, le conseiller du roi Mohammed VI, le président du Conseil des communautés israélites du Maroc (CCIM) Serge Berdugo, Simon Skira, Secrétaire général de la fédération des juifs du Maroc en France, Dr Yehouda Lancry natif de Boujad qui fut Ambassadeur d’Israël à l’O.N.U et à Paris, l’historien Michel Abitbol, le journaliste et écrivain Salomon Malka…

Israël compte aujourd’hui environ 800 000 citoyens originaires du Maroc, et qu’il existe d’importantes communautés juives en France, au Canada et aux Etats-Unis.

La conférence s’attardera  sur les possibilités pour « les communautés marocaines à l’étranger d’assumer un rôle de trait-d’union, de force de proposition pour une consolidation des rapports entre pays d’origine et terre d’accueil ».

Il y sera notamment question de la notion « d’exception marocaine » en référence à la cohabitation des musulmans et des juifs dans le royaume, une exception parfois mise à mal par une opinion hostile à Israël, qui repousse la normalisation des relations diplomatiques entre les deux pays, et qui lutte sans succès pour contrecarrer les intenses échanges économiques entre le Maroc et Israël.

La rencontre a également pour objectif de “célébrer cette exception marocaine, et d’approfondir la réflexion sur des questionnements tels que ce que signifie, au XXIème siècle, être Marocain lorsqu’on vit loin de sa terre natale ou d’origine ? Ou comment préserver cette spécificité dans les pays d’accueil et la promouvoir ? Ou encore comment les communautés marocaines à l’étranger peuvent-elles assumer un rôle de trait-d’union, de force de proposition pour une consolidation des rapports entre pays d’origine et terre d’accueil ?”

« À l’a une du vivre ensemble et de l’identité une et diverse consacrée constitutionnellement et dont le judaïsme est l’un des affluents, la notion d’« exception marocaine » prend tout son sens…. Au-delà de la nostalgie et du souvenir, de la faculté de nous réunir, de dialoguer et de penser ensemble le Maroc, nous devons pérenniser ce qui fait notre spécificité. Nous devons faire du Maroc un champ d’ambitions et non un simple conservatoire d’une mémoire commune », selon une déclaration conjointe de Serge Berdugo et M. Abdellah Boussouf, respectivement secrétaires généraux du CCIM et du CCME.

 

Simon Skira, Secrétaire général de la fédération des juifs du Maroc en France

Deux expositions sont programmées en marge de cet évènement : « Portraits des Juifs marocains de l’Atlas et du Sahara » d’Elias Harrus, organisée par le Ministère de la Culture et de la Communication et « Synagogues et cimetières juifs marocains réhabilités », du Musée du Judaïsme marocain.

Cette rencontre est organisée avec la collaboration de plusieurs institutions notamment, le ministère de la Culture et de la Communication, la Fondation du patrimoine judéo-marocain, le Musée du Judaïsme marocain, l’Association des Amis du Musée du Judaïsme Marocain et l’Alliance Israélite Universelle.

Le professeur de politique étrangère à l’Université Old Dominion a Norfolk (Virginie), M. Simon Serfaty, a souligné, jeudi à Marrakech, le rôle majeur que peut jouer le Royaume du Maroc dans la nouvelle géopolitique mondiale. M. Serfaty, qui animait une conférence sous le thème ”Le Maroc dans le monde : défis et perspectives”, organisée dans le cadre de la Rencontre sur le ”Judaïsme marocain : pour une marocanité en partage”, a mis en exergue la place de choix qu’occupe le Maroc, un pays du sud étroitement lié à l’Atlantique, dans un monde en pleine mouvance.

Également titulaire de mérite de la Chaire Zbigniew Brzezinski en géostratégie au Center for Strategic and International Studies (CSIS) a Washington, M. Serfaty a mis l’accent sur une multitude d’atouts dont jouit le Royaume. Le Royaume a tout le potentiel pour agir en tant qu’acteur dans l’élaboration de ce monde nouveau, et être entendu par les grandes puissances mondiales, a-t-il estimé.

Autres atouts incontournables pour le Maroc, sa position géographique et sa démographie qui sont à la base d’un “dynamisme” économique, a expliqué M. Serfaty, avant de relever également un autre avantage de taille, celui de ”la crédibilité” due à la ”nature de sa réputation au niveau d’un certain nombre de pays de par le monde grâce à son histoire et à sa stabilité”.

 


Abdellah Boussouf Secrétaire général de la CCME et Serge Berdugo Secretaire de la Communauté juive du Maroc, sont  responsables de  l’organisation de la rencontre mondiale des Marocains juifs à Marrakech.

Le chanteur d’opéra (baryton) David Serero entonne l’Hymne national Marocain d’une belle voix grave, suivi par des prières élevées par le Grand Rabbin de Casablanca, implorant le Tout-Puissant de préserver le roi Mohammed VI et l’ensemble de la famille royale et de perpétuer sur le Royaume les bienfaits de la quiétude, de la paix et de la prospérité.

Pour le secrétaire général du Conseil de la Communauté Marocaine à l’Étranger (CCME), Abdellah Boussouf, “Après notre Hymne national et les vœux de nos Rabbins, il nous est difficile de contenir nos émotions pour ces retrouvailles entre les membres des communautés juives dans le monde, placées sous le Haut Patronage de S.M le roi Mohammed VI qui, à chaque occasion, la dernière en date à Fès, rappelle que les Juifs marocains jouissent de la pleine citoyenneté”.

“Nous souhaitons donc à travers cette Rencontre renforcer encore plus nos relations et tracer ensemble l’avenir d’un pays et d’une société de liberté et de droit pour que les jeunes générations puissent perpétuer cette homogénéité”, a-t-il insisté.

Grâce à ce conclave, “nous affirmons que tout musulman au Maroc reconnaît la part juive de son identité et est fier de partager avec toutes les composantes de cette dernière une mémoire collective”, a-t-il fait remarquer.

Intervenant à l’ouverture de cette Rencontre, le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed El Aaraj, a fait de sa grande fierté de l’apport de l’affluent hébraïque qui constitue une partie intégrante de l’identité civilisationnelle du Maroc unie et indivisible.

“Les aspects de diversité et d’ouverture ayant distingué le Maroc à travers l’Histoire constituent la réalité profonde ayant toujours constitué un rempart contre les tendances qui nourrissent la prolifération des stéréotypes et clichés et de la culture du repli”, a-t-il relevé.

Et de conclure que cette Rencontre représente un voyage intérieur et un moment inédit pour jeter des passerelles entre le passé et le présent pour rapprocher les générations montantes du legs de leurs parents et ancêtres, marqué du sceau de la coexistence, de la cohabitation et de la fraternité, offrant ainsi les plus belles images de ce que doivent être la diversité et la différence constructive.

Organisée par le Conseil de la Communauté marocaine à l’étranger (CCME) en partenariat avec le Conseil des Communautés Israélites du Maroc (CCIM), la Rencontre de Marrakech sur le judaïsme marocain s’est ouverte en présence d’un aréopage de personnalités issues de divers horizons.

Les juifs marocains, plus grande communauté juive du monde arabe

Les premiers juifs sont arrivés au Maroc au Ve siècle av. J.-C., après la destruction du premier Temple de Jérusalem.Vinrent ensuite ceux chassés par la destruction du second Temple, en l’an 70, entraînant la judaïsation des Berbères, comme il y a eu berbérisation des juifs. Les Andalous sont arrivés en 1492, avec l’Inquisition.

Seuls 2.200 juifs habitent encore au Maroc, dont une majorité à Casablanca, contre près de 250.000 dans les années 60. Au même moment, les juifs marocains constituent la plus grande communauté juive du monde arabe, à raison d’environ 350.000 âmes. Au gré des vagues d’immigration, des peurs et des conflits, la communauté juive marocaine s’est éparpillée ici et là

Les juifs bénéficient du statut de « dhimmis » au Maroc. Ce sont des protégés du sultan musulman. Ils peuvent pratiquer leur religion mais reconnaissent la suprématie de l’islam et payent un impôt particulier.

Si les juifs ont quitté en masse le Maroc, c’est parce qu’ils avaient peur. Un nouvel Etat leur ouvrait les bras, tandis que leur terre natale fermait les siens. Avec l’Independence de l’Etat d’Israël ainsi que la montée du panarabisme, les départs s’accentuent avec l’indépendance du pays (1956) et la guerre des Six-Jours en Israël (1967).

La défiance, l’incertitude et l’appréhension se développaient à la fin des années 60. Les Juifs étaient constamment angoissés par la question capitale: le Maroc indépendant pouvait-il à long terme continuer à manifester sa tolérance envers eux? Le simple doute quant à la réponse à cette question pouvait à lui seul suffire à les empresser à partir. Le dahir de la marocanisation des institutions juives du 26 novembre 1958, y contribuèrent fortement.

Ce dernier stipulait notamment que les “membres du comité directeur de l’organisme soient exclusivement de nationalité marocaine. (…) Étant donné qu’une partie des institutions internationales juives étaient encore gérées par des Juifs de nationalité étrangère résidant au Maroc, une partie de ces institutions furent astreintes à modifier la constitution de leurs comités directeurs et à nommer à leur tête des membres de nationalité marocaine.”

Qui plus est, “depuis juin 1958, les autorités s’opposèrent à l’existence de la CIRE, ‘Caisse Israélite de Relèvement Économique’, caisse qui soutenait les artisans juifs, en prétendant que ce fond n’avait pas de raison d’être autonome après l’accession à l’indépendance”.

Par ailleurs, l’entrave à leur liberté de circulation, dans la mesure où leur départ menaçait d’impacter l’économie locale, ou encore les diverses opérations d’émigration (97.000 juifs ont ainsi quitté le Maroc pour Israël entre 1961 et 1964 suite à l’opération Yakhin) sont autant d’explications derrière le départ des juifs du Maroc.

Enfin, la fondation de l’Union postale arabe en 1959 “provoqua la rupture unilatérale des relations postales, télégraphiques et téléphoniques entre le Maroc et Israël. Cette rupture pesa lourdement sur le climat moral de la communauté juive et sur son avenir au Maroc”. Ajoutez à cela une dose d’antisémitisme avec une pincée de nationalisme exacerbé, et vous obtenez une baisse de 99% du nombre de juifs au Maroc en quelques décennies.

Aujourd’hui, au Maroc, cette histoire vieille de près de deux mille cinq cents ans est vaguement enseignée dans les manuels scolaires. Pourtant, elle est partout, inscrite à jamais dans le paysage. Et bien sûr dans les ruelles des mellahs, ces quartiers jadis dévolus aux juifs, à ne pas confondre avec les ghettos fermés d’Europe. Celles de Rabat portent toujours leurs noms. Rue Shalom-Zaoui, rue David-Cohen… Plus un seul juif n’habite ici. Ceux qui résident encore dans la capitale du royaume se sont éparpillés en ville. Mais c’est surtout à Casablanca que l’on trouve le gros de la communauté.

Nul ne saurait oublier que les juifs marocains n’ont en aucun cas émigré exclusivement vers Israël, mais également vers d’autres pays à l’image du Canada ou de l’Espagne, dont les modalités d’accueil auront encouragé ce choix. Certaines mesures facilitèrent en effet les démarches; aussi, et encore aujourd’hui, après avoir expulsé les juifs sépharades de son territoire en 1492, l’Espagne offre désormais la nationalité espagnole à leurs descendants. Par décret royal. S’il vous plaît.

Souhail Ftouh

Israël au China International Import Expo de Shanghai, pour de plus larges relations avec les Chinois

L’État juif a marqué sa présence dans la Foire Internationale des Importations de Chine ” China International Import Expo. Israel a pris  part  à la première édition de cette Foire  qui s’est déroulée au Centre National des Expositions de Shanghai du 05 au 10 Novembre 2018. Israël possède beaucoup d’opportunités en Chine.

Cette importante manifestation a été lancée par le Gouvernement Chinois suite à une décision du Président Chinois dans le but de démontrer l’ouverture de la Chine à l’importation des produits et services en provenance du monde entier.

Cette première édition de la foire compte la participation de plus de 5000 exposants internationaux en provenance de 120 pays sur une superficie totale d’exposition s’élevant à 200.000 m2.

La foire est divisée en plusieurs halls d’exposition par secteur à savoir les industries agroalimentaires, les industries mécaniques, les industries électroniques, les produits de l’artisanat et les accessories de décors, le matériel médical ainsi que les services. Les organisateurs de la foire s’attendent à la visite de plus que 400.000 acheteurs chinois suite à la large compagne médiatique organisée depuis plusieurs mois en Chine.

La participation israélienne à cette foire est organisée par l’Ambassade d’Israël  à Pékin et elle a pour but de consolider les relations commerciales israélo-chinoises et de promouvoir les produits technologiques sur ce marché à fort potentiel.

Le Pavilion israélien  situé au hall spécialisé dans les industries médicales a permis aux exposants israéliens d’établir des contacts intéressants avec les professionnels chinois qui visitent la foire. Plus que 50 leaders israéliens du mondes des affaires et de l’industrie étaient présents. Ils ont eu une riche discussion sur des sujets d’intérêts généraux du secteur israélien de l’indistrie médicale.

En marge de cette participation, une délégation d’hommes d’affaires israéliens représentant différents secteurs d’activités visitent également la foire et vont bénéficier d’un programme de rencontres professionnelles BTOB.

Une délégation officielle conduite par son Excellence Mr Zvi Heifetz, Ambassadeur d’Israël à Pékin ainsi que des représentants du Ministère du Commerce ont pris part à la cérémonie officielle d’ouverture de la foire marquée par la présence du Président Chinois ainsi qu’au forum économique organisé en marge de cet évènement.

Le vice-président chinois a participé, le mois dernier,  à un événement dédié à l’innovation en Israël. Wanq Qisham a été  accompagné d’une délégation chinoise pour assister au quatrième sommet de l’innovation, organisé par le bureau du Premier ministre les 24 et 25 octobre 2018. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu était présent.

 

Israël possède beaucoup d’opportunités en Chine

Les USA et la Chine sont donc les 2 plus grands investisseurs d’Israel dans le secteur de haute-technologie, dans la biotechnologie et l’agro-technologie.

La Chine s’est forcée une place parmi les rois du monde en investissant massivement dans la Super Haute Technologie en Israel depuis 2012, l’année du Dragon et en surpassant même les investissements des USA depuis cette année article publié en 2014 : « la Chine investit plus depuis 2 ans en Israel que les USA »

La Chine signe son alliance avec Israel l’année du Dragon en 2012, le 21 février ( et non ce n’est pas le 21 décembre!), le signe astrologique le plus puissant. Citation : «Elle pense que la coopération sino-israélienne portera plus ses friots et aura du succès dans l’année du dragon.”

Les Chinois ont investi 7,3 milliards de dollars dans des entreprises israéliennes à ce jour. Parmi le plus gros investissement fut de 1,4 milliard pour l’acquisition de 60% de MA Industries, le plus gros fabriquant mondial de produits chimiques génériques de protection des cultures agricoles, par Chemical China (ChemChina) à la fin de 2011.

La Chine a créé un centre de recherche scientifique de robots en Israel de 130 millions de dollars en 2015. Le premier “Sommet de Technologie, d’inovation et d’investissement Chine-Israël” s’est déroulé à Pékin du 4 au 6 janvier 2016.

Les entreprises israéliennes sont connues pour leur haute-technologie et leur innovation, tandis que les entreprises chinoises jouissent d’un énorme marché et de riches ressources humaines bien éduquées. Les entreprises israéliennes ont bien des opportunités et un riche futur avec la Chine avec des avantages en complémentarité et une plus forte collaboration entre Israël et les entreprises chinoises

La Chine investit sans cesse des millions en Israel, Israel, invente et crée la High Tech (robots soldats, robots policiers, robots d’usine, ville intelligente, logiciels d’espionnage, mobiles) , et ensuite la Chine copie la High Tech d’Israel et la reproduit en masse. Ainsi Le Duo de choc Israel-Chine domine le monde.

Li Ka-Shing l’homme le plus riche d’Asie et de Chine investit des millions dans les instituts de recherche d’informatiques, de robotique, et de sciences d’Israel et crée des programmes communs entre la Chine et Israel pour inviter les industries de technologie d’Israel à faire leurs recherches en Chine et à accroître la puissance de technologie de la Chine.

Pour le milliardaire chinois Li Ka Shing la collaboration de la Chine et Israel est indispensable et leur permet de former un couple imbattable et de défier toute concurrence: « Cette collaboration combines la start-up nation (Israel) avec la nation d’opportunités sans fin (la copy-cat nation la Chine) » déclare Li Ka Shing.

Les entreprises China Vanke, Siasun, Guangzhou Funds, ont créer SIRI Robotics R&D Center en Israël. Le président du Conseil Économique National et de la Task Force Israel-Chine, le professeur Eugene Kandel estime que “Le développement de relations de commerce, de recherche et de développement ainsi que des investisseemnts communs bilatéraux contribueront à la croissance économique des deux pays. Des liens entre Israël et la Chine, leurs entreprises, encouragés et soutenus par les deux gouvernements, est d’une importance décisive pour Israël à une époque où l’économie mondiale dans sa totalité est en train de bouger vers l’Est.”

En septembre 2016, les deux pays ont signé un accord pour établir le Sino-Israeli Robotics Institute (SIRI), la pièce centrale d’un nouveau parc industriel de 2 milliard de dollars à Guangzhou, qui est dédié à amener à la vie la recherche en robotique faite par les chercheurs israéliens et chinois, le but de cet accord étant d’établir un centre Chinese Robotics R&D en Israël au moyen d’un très important investissement de 20 millions de dollars.

La Chine est la 4ème cible d’exportation d’Israël au monde et sa plus importante en Asie. Sous les nouveaux accords signés ces dernières annones , la technologie et les robots sont développés et prefectionnés par des chercheurs israéliens et chinois en Israël et sont produits en masse en Chine.

“Cet accord est une grande première pour l’industrie de la robotique israélienne”, a dit le professeur Zvi Shiller, président de l’Israeli Robotics Association. “Le lien direct qui s’ouvre et ouvre le marché chinois au travers de SIRI et de R&D investment par des entreprises importantes chinoises, vont renforcer la position d’Israël en tant que leader mondial dans l’industrie de la robotique.”

Li Ka Shing investit 130 millions pour permettre à Israel d’ installer un institut de recherche scientifique dans sa province natale de Guangdong en partenariat avec l’Université Shantou en Chine.

Pékin et Tel Aviv ont aussi signé un accord de coopération de partage technologique dans un certain nombre de domaines, incluant l’électronique et les programmes spatiaux.  De plus, un nombre croissant de firmes militaires israéliennes ont aussi ouvert des bureaux en Chine pour vendre leurs produits. “Pékin espère probablement ponctionner l’expertise israélienne pour une coopération en technologie militaire, comme pour des usines de chars d’assaut et des systèmes de radar embarqués, que les Chinois auraient quelques difficultés à produire par eux-mêmes.

Des investissements stratégiques de la Chine dans l’économie israélienne

Jack Ma, le milliardaire et fondateur du géant de la vente Alibaba a été  présent en Israël, fin octobre 2018, pour l’ouverture de la conférence de l’innovation. Il s’agit de la seconde visite de Ma en six mois, après un voyage chargé en mai 2018, au cours duquel il a exploré les opportunités commerciales dans le pays, s’est rendu dans les bureaux de plusieurs starts-up et rencontré Netanyahu à Jérusalem.

Ce milliardaire chinois est admiratif de l’innovation technologique en Israël.

 

A la fois investisseur, le magnat chinois avait souligné qu’Israël était un pays bien plus tranquille que ce qu’il ne s’était imaginé, et que son économie et sa sécurité étaient solides. Netanyahu l’avait alors invité à investir en Israël, soulignant qu’il y a « des opportunités incroyables ici ».

La firme chinoise avait fait son entrée dans le marché des start-up israéliennes en 2015 en investissant dans Visualead, une start-up basée à Herzlyia, spécialisée dans le développement de code de réponse rapide « concepteur ».

La même année, elle a établi un partenariat avec la société de capital-risque israélienne JVP pour investir dans de multiples start-ups israéliennes. Elle a également investi dans Twiggle, Infinity Augmented Reality, Lumus et ThetaRay. La firme a également fait part de son projet d’établir un bureau à Tel Aviv dans le cadre d’un programme de recherche et développement mondial à hauteur de 15 milliards de dollars.

La Chine investit aussi 300 millions de dollars dans les entreprises de recherche Israéliennes sur les villes intelligentes.

Le chinois Kuang-Chi  adopte la technologie israélienne pour construire des villes intelligentes en Chine. Kuang-Chi, un conglomérat de la haute technologie chinoise basé à Shenzen, a récemment lancé un fond d’investissement de 300 millions de dollars à Tel Aviv afin de ponctionner le savoir-faire du pays sur les villes intelligentes, d’après le fondateur de l’entreprise Ruopeng Liu.

“Kuang-Chi est la première entreprise chinoise de VC et d’incubateur qui utilise les capacités du marché israélien avec la vente, distribution, marketing et développement technologique en Chine”, a dit Dorian Barak, associé de la firme Indigo Global, associé de Kuang-Chi dans la vision de Liu sur Israel Based, il y a à cet égard pas mal d’entreprises israéliennes qui pourraient remplir ces fonctions..

“Nous observons la robotique, l’aéronautique et à tout ce qui peut mieux faire comprendre aux machines le comportement humain,” a dit Liu. Kuang-Chi est aussi à la recherche d’opportunités d’investissement dans le domaine de la réalité virtuelle.

L’exportation israélienne vers la Chine a considérablement augmenté, de 60 % dans les huit premiers mois de l’année 2018, comparé à l’an dernier. Ils sont passé de 21,4 milliards de dollars en 2017 à 3,5 milliards de dollars, selon le bureau central des statistiques. Les importations de Chine ont augmenté de 10 %, passant de 4,45 milliards de dollars l’an dernier à 4,9 milliards de dollars en 2018.

Souhail Ftouh

Doing Business 2019 : Israël au Top 50 mondial et records en matière de réformes dans le monde

Selon le rapport «Doing Business 2019» du groupe de la Banque mondiale publié le 7 novembre 2018, Israël est la 49ème économie mondiale en termes de commerce facile, soit une amélioration de cinq places par rapport à l’année dernière.

L’avancement de l’État juif dans le classement Doing Business 2019 est important compte tenu de la crédibilité internationale du rapport.

La Banque mondiale a publié, la semaine dernière, son nouveau classement Doing Business pour l’année 2019.

Le rapport annuel évalue les réglementations renforçant et limitant les activités commerciales dans 190 économies et villes sélectionnées. Le classement final est basé sur les réglementations concernant 10 domaines de la vie d’une entreprise, notamment la création d’entreprise, l’enregistrement de biens, le paiement d’impôts et le commerce transfrontalier.

La plupart des indicateurs portaient sur la plus grande ville d’affaires de chaque économie. En Israël, le rapport évaluait donc la facilité des affaires à Tel-Aviv.

La Nouvelle-Zélande, Singapour et le Danemark étaient considérés comme les trois principales économies mondiales pour la facilité des affaires. La Somalie, l’Érythrée et le Venezuela se sont retrouvés à l’autre bout du spectre.

Les Émirats arabes unis ont fait leur entrée dans le top 20, se classant au 11e rang. Le Maroc (60e), Oman (78e), le Bahreïn (62e) et la Tunisie à la 80ème place.

La Cisjordanie et la bande de Gaza, basées sur la facilité de faire des affaires à Ramallah, se classaient au 116ème rang mondial.           Le rapport cite les réformes de l’Autorité palestinienne facilitant l’enregistrement des propriétés en supprimant l’obligation obligatoire d’obtenir un contrôle de sécurité lors de la délivrance d’un permis d’achat et en publiant des statistiques officielles sur les transactions immobilières au registre foncier.

L’ascension d’Israël dans le classement mondial est due en grande partie aux réformes facilitant l’enregistrement des biens. Depuis le dernier rapport, Israël a réduit le temps nécessaire pour obtenir un certificat de décharge des taxes municipales et renforcé la transparence du cadastre et du cadastre. En conséquence, Israël est passé de la 130ème à la 89ème place mondiale en matière d’enregistrement de propriété.

Le rapport mentionnait également l’allongement du congé de maternité payé de 14 à 15 semaines mis en œuvre l’année dernière et la réduction d’une heure de la semaine de travail officielle à 42 heures depuis le 1er avril.

Malgré la réforme, les Israéliens passent toujours plus de temps au bureau que les travailleurs d’autres pays développés. En 2016, les Israéliens travaillaient en moyenne 1 889 heures par an, soit un nombre supérieur à la moyenne de l’OCDE de 1 763 heures.

Ce rapport permettra de valoriser auprès des investisseurs et des décideurs étrangers les efforts engagés en Israël pour améliorer notre compétitivité.

Israël est mieux placée  aujourd’hui dans la compétitivité et l’attractivité. Le classement souligne plusieurs atouts de notre économie, dont la qualité de nos infrastructures (réseau routier, réseau ferroviaire), la pénétration de l’internet haut débit ou encore la qualité des universités.

Le climat d’affaires et d’investissements en Israël est aussi dynamique et propice aux emplois. Dans la foulée des efforts déployés par Israël en vue de favoriser un climat d’affaires dynamique, de stimuler la croissance économique locale et de soutenir la création d’emplois, le gouvernement prolonge des programmes de réduction des tarifs d’électricité pour le secteur industriel et propose aux petites entreprises davantage de programmes de conservation d’énergie.

Le plan d’économies d’énergie  pour les entreprises a justement été conçu pour les propriétaires de petites entreprises afin d’aider les entrepreneurs locaux à se concentrer sur l’expansion de leurs activités.

Une année de records en matière de réformes dans le monde

Entre le 2 juin 2017 et le 1er mai 2018, 128 gouvernements ont mis en œuvre un nombre record de 314 réformes qui ont bénéficié aux entrepreneurs et aux petites et moyennes entreprises, favorisant ainsi la création d’emplois et stimulant les investissements privés.

Ces réformes sont suivies – et inspirées – par l’indice Doing Business du Groupe de la Banque mondiale, qui classe 190 pays par rapport à la facilité de faire des affaires à l’intérieur de leurs frontières.

Les États ont la lourde tâche de créer un environnement propice à l’essor des entrepreneurs et des petites et moyennes entreprises », déclare le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. « Pour promouvoir l’entrepreneuriat et favoriser le développement du secteur privé, il faut absolument des réglementations rationnelles et efficaces pour régir l’activité des entreprises. Faute de quoi nous n’avons aucune chance de mettre fin à l’extrême pauvreté et de stimuler une prospérité partagée dans le monde entier. »

De nombreux pays dans le monde ont tardé à adhérer à Doing Business après son lancement en 2003. Le classement annuel qu’il propose gagne de plus en plus en influence, comme en témoigne l’accélération des réformes des réglementations relatives aux activités commerciales dans toutes les régions.

La réforme la plus courante est celle consistant à faciliter davantage la création d’entreprise. Plus d’un quart des économies ont entrepris cette réforme en 2017/2018. La procédure de création d’une entreprise dure désormais en moyenne 20 jours et coûte 23 % du revenu par habitant, contre 47 jours et 76 % du revenu par habitant en 2006. Treize des 20 plus grandes économies ont mis en place au moins une procédure pouvant être mise en œuvre en ligne en une demi-journée.

La Géorgie, qui a adopté très tôt Doing Business et affiche la deuxième meilleure performance en matière de réformes (après le Rwanda), a ramené à deux jours le délai de création d’une entreprise. Afin de simplifier l’enregistrement des entreprises, l’État a procédé au lancement du premier centre de services publics en 2011, un guichet unique de services administratifs. Aujourd’hui, 19 centres de services publics traitent les demandes d’autorisations pour le compte de plusieurs organismes publics, avec la possibilité pour les usagers d’effectuer le paiement en ligne par carte de crédit.

La Colombie fait aussi partie des nombreux pays du monde qui ont entrepris de réformer les réglementations régissant l’activité des entreprises afin de stimuler le secteur privé et doper la croissance économique.

Le Brésil a enregistré la plus forte progression dans la région Amérique latine et Caraïbes, grâce à des réformes menées dans quatre domaines.

La Chine, l’une des dix économies affichant les plus fortes progressions, a bondi de plus de 30 places pour se situer à la 46e place du classement mondial.

L’Inde est devenue l’économie de l’Asie du Sud la mieux classée, avec un gain de 23 places et une 77e place au classement mondial.

Souhail Ftouh

Le ministre israélien de l’Économie invité à la conférence “Startup Nations Ministerial” au Bahreïn

Le ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, a reçu une invitation officielle de Bahreïn adressé au ministre de l’Économie et de l’Industrie, Eli Cohen, pour visiter Manama. Le ministère a confirmé que M. Cohen avait été invité à participer à une conférence internationale à Manama, la capitale bahreïnienne, sur la promotion des initiatives technologiques entre les nations.

Une invitation officielle a été adressée pour la participation du ministre israélien de l’Économie et de l’Industrie, Eli Cohen, à la conférence “Startup Nations Ministerial” au Bahreïn. Cette conference sera l’occasion pour passer en revue les possibilités d’agrandir les relations d’affaires et d’accélérer le rythme des échanges économiques.

Le rapprochement entre les israéliens et les pays du Golfe ne cesse de s’intensifier ces dernières semaines.

Après les visites officielles de plusieurs dirigeants israéliens ces dernières semaines à Oman et aux Emirats arabes unis, le ministre israélien de l’Économie et de l’Industrie, Eli Cohen, a été officiellement invité, à participer à la conférence “Startup Nations Ministerial” qui se tiendra à Bahreïn.

De hauts responsables du monde entier sont attendus à ce congrès où les participants travailleront sur l’identification de nouveaux outils politiques visant à stimuler les initiatives technologiques entre les pays.

Lors de cette visite officielle, le ministre Cohen et sa délégation vont assisté à plusieurs rendez-vous avec des officiels du plus haut niveau de l’économie mondial. Il s’agit de la cinquième édition de cette initiative de la Banque mondiale et du Global Entrepreneurship Network. La conférence s’était tenue à Milan, Istanbul, Johannesburg et Medellin les années précédentes.

La visite du Ministre de l’Economie de l’Etat d’Israël, M. Eli COHEN au Bahreïn 

Le ministre israélien, qui est aussi  ancien Maître de conférences à la faculté de gestion de l’Université de Tel Aviv, va présenter le potentiel de la “Silicon Wadi ” israélienne aux pays arabes du Glofe. Israël compte plus de 320 multinationales étrangères. La plupart sont américaines et présentes sous la forme de laboratoires de recherche et développement (R&D).A leur tour, de plus en plus de groupes asiatiques, notamment chinois, s’intéressent désormais au marché israélien.

Le dynamisme de la “start-up nation ” – un surnom d’Israël – intéresse les pays arabes du Golfe. Les Israéliens sont de très bons entrepreneurs dans le secteur florissant du high-tech, et l’économie du pays connaît ”l’une de ses meilleures périodes”, se félicite Eli Cohen. A 4 %, le chômage est à un plus bas historique. L’endettement est contenu, la croissance solide et les exportations progressent.

Le ministre israélien de l’économie Eli Cohen, qui est aussi Membre du Lobby des petites et moyennes entreprises en Israël, va appeler les pays arabes du Golfe à unir leurs forces pour investir dans le développement de l’éducation technologique et profiter des domaines tels que la mobilité intelligente et la numérisation.

La participation d’Eli Cohen- en photo- à la conférence interviendra après la visite historique du Premier ministre Benyamin Netanyahu à Oman, à la venue de la ministre de la Culture et des Sports, Miri Regev, à Abu Dhabi, de la visite du ministre des Communications, Ayoub Kara, à Dubaï, et de la venue du ministre des Transports et du Renseignement, Yisrael Katz, à Oman.

Saeb Erekat de l’Autorité palestinienne a déclaré qu’aucun État arabe ne devrait normaliser ses relations avec Israël, alors que Bahreïn invite le ministre israélien de l’Economie à cette conférence. Le plus ridicule dans cette déclaration est que le Ministre Cohen et son homologue palestinien, Abeer Odeh, Ministre de l’Economie de l’AP, vont se rencontrer à Manama pour renforcer la coopération économique entre l’AP et Israël.

Le royaume Bahreïn, pays insulaire situé entre l’Iran et l’Arabie saoudite, est un régime sunnite  modéré avec une population majoritairement chiite. Bahreïn compte 1,4 million d’habitants, dont près de 50% sont des travailleurs étrangers, et est dirigé par le roi Hamad Ibn Isa al-Halifa.

En 2017, le roi de Bahreïn avait lancé une invitation à mettre fin au boycott arabe d’Israël. À la fin de la même année, une délégation de Bahreïn de l’association “This is Bahrain” s’est rendue dans l’État Juif. La visite a coïncidé avec l’annonce par Donald Trump que Jérusalem était la capitale d’Israël.

Le Jerusalem Post avait publié à la fin de l’année 2017 que le roi de Bahreïn participait à une cérémonie au Jewish Holocaust Memorial Centre (Holocaust) à Los Angeles. Il avait déclaré qu’il déplorait le boycott d’Israël par les États arabes et qu’il permettrait à ses citoyens de visiter l’État juif.

Le roi avait prononcé ces mots devant le rabbin Abraham Cooper, président du Simon Wiesenthal Center de Los Angeles, lors d’une cérémonie interconfessionnelle au cours de laquelle il a déclaré qu’il déplore la haine et la violence religieuse.

Le prince héritier de Bahreïn, Salman bin Hamad Al Khalifa, a rencontré des responsables israéliens, notamment l’ancien président de l’État d’Israël, Shimon Peres, au Forum de Davos.

En 2015, pour la première fois depuis 1948, les lumières de Hanoukka ont été célébrées dans la capitale bahreïnienne. Le roi Hamad bin Isa Al Khalifa du Royaume de Bahreïn avait tenu une réunion au palais royal de Manama le deuxième jour de la fête des lumières, à laquelle avaient assisté de nombreux religieux, où le roi Hamad a rencontré le rabbin Moshe Levin avant d’allumer des bougies du chandelier juif (Menorah).

En 2009, une première délégation bahreïnienne est arrivée à Tel Aviv.

En 2007, le ministre des Affaires étrangères, Khaled Khalifa, avait révélé que son homologue israélienne de l’époque, Tzipi Livni, avait proposé d’établir des relations diplomatiques avec l’Etat hébreu, mais avait dû « reporter l’initiative ».

En 2005, quand Bahreïn a signé un accord commercial avec les Etats-Unis, il avait annoncé son retrait définitif  du boycott des pays arabes d’Israël. En 2006, le Bahreïn avait aboli le bureau du boycott.

Souhail Ftouh

 

Le Qatar invite des Anciens officiers de l’armée israélienne à une conférence politique et économique

La 13ème édition de la Conférence annuelle d’enrichissement économique du Moyen-Orient s’est  tenue ce mardi 6 novembre 2018. Elle a réuni un large éventail de participants locaux et internationaux, notamment des personnalités éminentes d’économistes, experts, chercheurs, universitaires, hommes d’affaires et décideurs du monde entier.

La conférence est organisée par le Comité permanent pour l’organisation de conférences du Ministère des affaires étrangères du Qatar, en partenariat avec le Centre pour le développement du Moyen-Orient (CMED) de l’Université de Californie à Los Angeles, avec la participation d’environ 300 personnalités représentant plus de 70 pays et organisations.

La conférence a offert une vue d’ensemble des questions d’actualité dans la région et dans le monde, ainsi qu’un échange d’idées et de perspectives sur les perspectives d’avenir du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, ainsi que du monde dans le domaine économique.

L’édition 2018 a pour objectif d’identifier les mécanismes permettant d’améliorer les économies du Moyen-Orient et de construire une économie de meilleure qualité dans la région, en plus de recenser les expériences économiques réussies au Moyen-Orient et des pays participant à la conférence.

Nous cherchions l’expertise et les connaissances économiques, a déclaré le directeur du Centre pour le développement du Moyen-Orient à l’Université de Californie, Steven Spiegel, à l’agence de presse Qatar “Qena”.

M. Spiegel a déclaré que l’édition de cette année de la conférence avait vu la présence de 300 personnes de plus de 76 pays du monde, ce qui souligne l’importance de la conférence et sa capacité à attirer de nombreux spécialistes du monde entier pour qu’ils partagent les connaissances et l’expertise nécessaires à la promotion des économies de la région du Moyen-Orient et à la construction d’un avenir meilleur.

Il a souligné que l’économie et la politique étaient interdépendantes et qu’il fallait mettre en place un environnement sain, un environnement sain, une bonne éducation et une politique claire afin de bâtir une économie prospère dans tout pays. Ce système est désormais disponible dans l’État du Qatar, indiquant que ces questions seront traitées au cours de la conférence, ainsi que des problèmes mondiaux.

Il a souligné aussi les vastes capacités du Moyen-Orient et de cette région ne devrait pas dépendre uniquement du pétrole, mais aussi diversifier son économie, et envisager d’autres domaines importants tels que la diversification des capacités pour pénétrer de nouvelles industries. Il avait portée  l’attention portée aux questions de cybersécurité et la diversification des capacités créatives  et adopter une nouvelle approche de la sécurité pour atteindre la diversification économique.

 

Une participation de la délégation israélienne 

La correspondante du journal israélien “Yediot Ahronot” rapporte que Doha qui accueillait les athlètes israéliens la semaine dernière, recevait aussi secrètement des Anciens officiers de Tsahal et des conseillers politiques lors d’une conférence politique et économique spéciale parrainée par le ministère des Affaires étrangères du Qatar. Mais la question est restée  secrète à demande des qataris.

Elle a ajouté qu’Israël et le Qatar n’avaient pas établi de relations officielles mais que des officiers israéliens de l’armée, des conseillers politiques, économistes et orientalistes israéliens participaient à la conférence.

Elle a déclaré avoir parlé à un haut responsable qatari, qui avait espéré que les relations s’amélioreraient entre Israël et tous les états du Golfe. Le responsable qatari, qui avait refusé de révéler son nom,  a dit que les relations entre Israël et l’Arabie Saoudite étaient
“très profondes”. Le responsable qatari a dit aussi qu’il devrait y avoir un levé de l’embargo économique de l’Arabie saoudite et autres pays arabes contre son pays.

Le gouvernement du Qatar recherche la coopération économique et la paix dans la région, affirme-il.

Qui sont ces officiers israéliens ?

Maintenant la conférence sur l’enrichissement de l’avenir économique du Moyen-Orient s’est terminée à Doha.

Ce qui est étrange est que le ministère des Affaires étrangères du Qatar avait invité à cette conférence une délégation israélienne composée d’Anciens officiers de l’armée de la Defence israélienne, avec des conseillers  politiques, dont la présence a été remarquée  par le public malgré les tentatives des Qataris d’entourer leur présence par le secret ..!

Selon les informations parvenues à identité juive, ces officiers représentants de l’État Juif  occupent des postes importants et travaillent pour des organisations non-gouvernementales :

*Eival Gilady:  Homme d’affaires israélien, officier des Forces de défense israéliennes pendant 20 ans et jouant un rôle important et stratégique pendant la guerre du Liban et la deuxième Intifada, il était conseiller de Ariel Sharon et avait été nommé au cabinet du Premier ministre.

*Michal Yaari:   une experte en politique étrangère saoudienne à l’Université de Tel Aviv, elle est aussi membre du Comité d’experts sur l’Initiative de paix israélienne, une organisation israélienne à but non lucratif vouée à la promotion d’un accord de paix régional.

*Nadav Tamir:  pour la deuxième fois, il se trouve  au Qatar, où il a été adjoint aux affaires de politique générale du ministre israélien des Affaires étrangères, ancien soldat ayant combattu pendant la guerre au Liban.

*Nimrod Novik:  Professeur à l’Université Ben Gourion, a occupé le rang d’ambassadeur, il a été conseiller de Shimon Peres, a occupé un poste au ministère des affaires étrangères et il est un spécialiste de la coordination avec les pays arabes. Il est enfin  président du Conseil israélien de la coopération économique.

*David Menshari: Professeur à l’Université de Tel Aviv, spécialisé dans les affaires iraniennes, dirigé par plusieurs organisations non gouvernementales.

*Efrat Fuvdevani: membre du Conseil d’administration du Centre Peres pour la paix et l’innovation, qui vise à construire la paix par la coopération économique entre les peuples, ainsi que directrice du bureau du vice-premier ministre au sein du cabinet israélien.

Souhail Ftouh

Benyamin Netanyahu pourrait se diriger vers le Bahreïn dans les prochains jours

 

Selon des sources arabes dans les pays du Golfe, Benyamin Netanyahu pourrait se rendre dans la capitale Manama dans les prochaines jours. Les relations se sont réchauffées entre des deux États. Bahreïn sera le 1er État du Golfe à établir des liens officiels avec Israël tandis que dans le même temps le roi du Bahreïn est sur le point de lever le boycott envers Israël.

Alors que Bahreïn et l’Etat hébreu n’entretiennent pas de relations diplomatiques officielles, la venue de la délégation israélienne dirigée par M.Benyamin Netanyahu dans la capitale du royaume sera une source de questionnement pour plusieurs pays arabes.

La famille al-Khalifa et le gouvernement de Bahreïn encouragent les échanges avec le monde entier. Le roï bahreïni est “fatigué” du boycott d’Israël. Le roi bahreïni Hamad bin Isa al-Khalifa aurait déclaré qu’il était “fatigué” du boycott d’Israël par les États arabes et a appelé à l’établissement de liens diplomatiques entre les deux pays.

Certains médias rapportaient qu’à la question de savoir si une délégation  bahreïnie devait visiter un État considéré comme un ennemi du monde arabe, le roi aurait répondu : « Les citoyens bahreïnis peuvent aller partout dans le monde où ils le souhaitent ; aucune restriction n’est imposée aux citoyens bahreïnis ».

De son côté, Benyamin Netanyahu se vante régulièrement d’une coopération croissante et discrète avec les pays arabes modérés. Si le Premier ministre israélien ne donne pas clairement de noms, il fait clairement référence à des pays du Golfe sunnites tels que l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis ainsi que Bahreïn.

Ayoub Kara, ministre et membre du Likoud, entretient une fascination pour le minuscule État de Bahreïn.

Le 4 février 2018, Ayoub Kara avait tweeté une photo de lui et d’un jeune homme qu’il a appelé « le prince de Bahreïn ». « J’ai rencontré publiquement pour la première fois à Tel Aviv Mubarak al-Khalifa, le prince de Bahreïn, afin de renforcer les relations entre nos deux pays », avait-t-il écrit, ajoutant avec enthousiasme qu’il aurait l’honneur d’accueillir le jeune al-Khalifa au Parlement israélien, la Knesset le jour suivant.

Bahreïn sera le 1er Etat du Golfe à établir des liens officiels avec Israël

“Bahreïn ne considère pas Israël comme un ennemi”, a affirmé un officiel du royaume à i24NEWS, en juin 2018, assurant que son pays deviendrait sans doute le premier Etat du Golfe à établir des liens diplomatiques officiels avec l’Etat hébreu.

En juin 2018, une délégation israélienne s’est rendu à Bahreïn pour une réunion de l’UNESCO dans la capitale Manama.

En mai 2018, le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn a quant à lui surpris Israéliens et pays arabes après avoir posté un message de soutien à l’Etat hébreu sur Twitter. “N’importe quel Etat, y compris Israël, a le droit de se défendre en détruisant les sources de danger”, avait indiqué le cheikh Khaled ben Ahmed Al-Khalifa suite à des frappes israéliennes contre des cibles iraniennes en Syrie.

En 2017, après que la décision de Washington de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël ait mis le feu aux poudres au Moyen-Orient, les membres d’un groupe appelé “This is Bahrain” se sont déplacés en Israël, où ils sont resté  quatre jours.

La délégation est venue pour “envoyer un message de paix” et visiter la vielle ville. Parmi les membres de l’association, 25 personnes du Barheïn et issues de toutes religions – dont la moitié d’entre eux sont arabes sunnites et chiites – se sont rendues pour la première fois en Israël, notamment dans le quartier chrétien de Jérusalem.

Le but de ce déplacement n’a pas pour vocation d’être une visite politique, mais la réalisation d’une déclaration du roi Hamed ben Issa (Al Khalifa), porteuse d’un message pour la tolérance, la coexistence et le dialogue entre les religions.

“Le roi nous a envoyé pour émettre un message de paix un peu partout. Les Chiites du Bahreïn ou d’ailleurs ne sont pas des ennemis, ils ne propagent pas de messages de haine ou de destruction vis-à-vis des autres religions quelles qu’elles soient”, avait déclaré Fadel el Jimri, iman chiite.

Le site internet « Times of Israël » avait aussi révélé que des rabbins religieux  dénommé Habad ou Loubavitch s’étaient rendus à Manama à l’invitation du roi de Bahreïn, Hamed ben Issa Al Khalifa. Lors de cette visite, une scène de danse surréaliste mêlant les hôtes bahreïnis à leurs invités  juifs, sur fond de chants hébreux dont le texte évoquait la construction du Temple de Salomon.

Le roi Hamed ben Issa al-Khalifa

Ces dernières années, le roi a dû faire face à une fronde d’une partie des chiites du pays, avec l’aide des forces de l’ordre saoudiennes.Hamed Ben Issa s’oppose au régime iranien, et cette année, il a diffusé une campagne contre l’extrémisme, rénové la dernière synagogue du pays et ouvert un musée de la tolérance qui dispose d’une aile entière dédiée au Judaïsme.

“La paix ne peut être atteinte que par la compréhension et un engagement actif. Aime ton prochain comme toi-même”, avait insisté Cheikh Nasser, le fils du roi du Bahreïn, lors de l’inauguration d’un centre inter-religieux.

Le Bahreïn est le plus petit des pays arabes mais on y trouve  le quartier général de la 5ème flotte américaine.

Souhail Ftouh

Solide renforcement des relations commerciales entre Israël et le Canada

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rencontré  la semaine dernière à Jérusalem la ministre canadienne des Affaires Etrangères, Chrystia Freeland, afin de discuter des moyens d’approfondir la coopération bilatérale entre les deux puissances. Il s’agit de la première visite de Freeland en Israël depuis que Justin Trudeau est devenu premier ministre du Canada en novembre 2015.

M.Netanyahu a souligné la « grande amitié entre Israël et le Canada », précisant que « Cette amitié est basée sur des valeurs similaires et sur notre engagement en faveur de la démocratie, de la liberté et de la règle de droit et de toutes les bonnes choses qui caractérisent nos deux pays. Nous sommes amis. Nous vous considérons comme de bons amis. »

Il a également remercié le Canada pour son soutien « dans divers organisations internationales« .

Des relations d’autant plus révélatrices que le Canada n’a jamais établi de relations avec l’Iran, et ce même après la signature de l’accord sur le nucléaire en 2015 «, ce qui devrait aller de soi pour un pays qui appelle ouvertement à la destruction du seul et unique État juif, mais vous avez agi en conséquence et nous apprécions cela « , a déclaré M.Netanyahu.

L’accord entrera en vigueur une fois qu’il aura été ratifié par les parlements des deux pays. Il a pour objectif de doubler la portée des échanges commerciaux entre les deux pays.

« Israël est un pays d’innovation. Le Canada est l’une des plus grandes économies du monde. Il dispose d’innovateurs, de marchés, de relations avec d’autres pays. C’est un grand pays. Nous sommes impatients de poursuivre cette coopération sur le plan technologique et commercial, mais également dans les domaines de l’aérospatiale et de la cybersécurité, ainsi que de tout ce qui nous est maintenant ouvert en raison de la transformation commercialisable de l’économie mondiale fondée sur la rencontre du big data, de l’intelligence artificielle et de la connectivité, créant ainsi de nouvelles industries extraordinaires. Israël est là. A la pointe « , a t-il souligné.

Freeland, accompagnée de dirigeants juifs canadiens, a également visité le Mur des Lamentations et le mémorial de l’Holocauste Yad Vashem, où elle a évoqué la fusillade terroriste ayant frappé la synagogue Tree of Life à Pittsburgh, où 11 fidèles juifs ont été tués.

« Nous sommes tous obligés de bannir les ténèbres desquels les terroristes veulent recouvrir le monde« , a-t-elle déclaré, « et d’éclairer notre monde de bien ».

Souhail Ftouh 

Le ministre israélien des Communications participe, à Oman, au 32ème Conférence mondiale sur les transports routiers

Le ministre israélien des Communications, Yisrael Katz, se rend en Oman à l’invitation de son homologue omanais pour participer à la Conférence mondiale sur les transports routiers, qui se tient pour la première fois au Moyen-Orient.

La Conférence mondiale des transports routiers aura un taux de participation record cette année selon les sources arabes. Parmi les intervenants de la conférence, on compte un certain nombre de ministres, de PDG, de leaders sectoriels, d’innovateurs, ainsi que des représentants d’organisations internationales et d’agences des Nations Unies de premier plan impliquées dans les transports et le commerce dans plus de 100 pays du monde. La conférence réunira environ 1 000 participants de l’industrie du transport routier international.

 

La visite du ministre israélien des Communications, qui a eu lieu le 6 novembre 2018 , a déclenchée  l’extase de la diplomatie israélienne à la suite de la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Oman, au cours de laquelle il a rencontré le sultan Qaboos et a coïncidé avec la présence de deux missions sportives israéliennes dans deux États du Golfe, le Qatar et les Émirats arabes unis.

Mais le plus important est l’agenda de la visite. Selon les médias israéliens, Katz présentera lors de la conférence le projet “Railways for Peace”, dont il a parlé à plusieurs reprises comme moyen de nouer des liens économiques entre les Etats arabes et Israël.

Détails du projet

Le 5 avril 2017, Katz a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a proposé la construction d’une liaison ferroviaire entre Israël, la Jordanie, l’Arabie saoudite et les États du Golfe.

A cette époque, le journal hébreu Ma’ariv commentait l’initiative Katz, affirmant qu’elle créerait des routes commerciales alternatives entre l’Est et l’Ouest, qui seraient plus sûres, notamment face aux menaces iraniennes.

L’initiative prévoit de relier la ligne de chemin de fer Marj Ben Amer entre Haïfa et la ville de Bisan en Jordanie, de l’étendre vers l’est jusqu’à la frontière avec Sheikh Hussein avec Israël, puis de la relier à la ville jordanienne d’Irbid, puis à Dammam en Arabie saoudite.

D’autre part, le chemin de fer Marj Ben Amer sera connecté aux zones sous le contrôle de l’Autorité palestinienne, grâce à la mise en place d’un passage routier vers Jenine via le passage frontalier de Jalameh, situé au nord de la ville.

Selon Katz, le projet reliant l’Arabie saoudite et les États du Golfe au port de Haïfa et le reliant à Jénine créerait un lien économique pour tous les pays et apporterait de grands avantages économiques à Israël.

Le chemin de fer Marj Bin Amer est l’une des branches du projet historique du chemin de fer Hijaz, mis en place par l’empire ottoman au début du XXe siècle pour relier Damas à Médine afin de faciliter la circulation des pèlerins et des marchandises, passant par Badra en Syrie et se dirigeant vers Haïfa et Marj bin Amer en Palestine septentrionale.

“Des milliers d’autobus turcs arrivent à bord de navires au port de Haïfa, en Israël, passe par la Jordanie puis tourne vers l’est, au lieu de passer par la Syrie”, ne pouvant pas passer par son territoire en raison de la guerre en cours, a déclaré Katz.

De quoi Israël bénéficier a-t-il?

Selon le ministre israélien, l’initiative comporte deux éléments principaux: premièrement, faire d’Israël un pont terrestre entre l’Europe et la Méditerranée et entre la Jordanie et les pays arabes à l’est et, deuxièmement, faire de la Jordanie un centre de transport terrestre via une liaison ferroviaire avec Israël et la Méditerranée (Europe) depuis l’ouest, l’Arabie saoudite, les États du Golfe, l’Iraq par l’est et le sud-est, puis la mer Rouge via Aqaba et Eilat au sud.

“Ce projet permettra de relier les Palestiniens non seulement aux ports de Haïfa, mais également à l’espace arabe, et donnera aux pays arabes une route pour accéder à la mer Méditerranée”, a déclaré Katz au quotidien Yedioth Ahronoth.

Il a souligné qu’il avait présenté le projet, soutenu par Netanyahu, à l’envoyé du président américain au Moyen-Orient, Jason Greenblatt, et que ce dernier avait exprimé son admiration pour lui et avait promis de pousser l’administration américaine à le mettre en œuvre.

 

Le ministre israélien des Transports, Yisrael Katz, lors de sa visite au Sultanat d’Oman pour présenter l’initiative “Regional Peace Railroad” lors de la Conférence internationale des transports routiers

La route maritime relie le port de Dammam, principal port de l’Arabie saoudite, à la mer Méditerranée, en passant par le golfe Persique, la mer Rouge et le canal de Suez, sur une distance d’environ 6 000 kilomètres et sur une longueur d’environ 600 kilomètres jusqu’au port d’Haïfa. La voie navigable reliant Bagdad à la mer Méditerranée en passant par la mer Rouge et le canal de Suez est d’environ 8 000 kilomètres, contre 1 600 kilomètres en passant par Israël.

Comment financer le projet

En ce qui concerne le financement du projet, le ministre israélien a déclaré qu’il avait clairement indiqué à l’envoyé américain qu’il n’avait pas besoin de l’aide financière américaine pour le mettre en œuvre, mais qu’il avait besoin du soutien des États-Unis pour la Jordanie, l’Arabie saoudite et les pays du Golfe.

Environ un an après que la conférence de presse de Katz eut révélé son projet, la deuxième chaîne israélienne révéla une réunion entre Netanyahu et Katz, précisant que les deux parties avaient convenu des détails de l’initiative et que Katz présenterait l’idée à toutes les parties concernées, telles que les États-Unis, la Jordanie et d’autres pays. D’autres pays du monde arabe, l’Union européenne et certains pays asiatiques ayant des intérêts économiques liés à la présence de routes maritimes et terrestres leur permettant de transporter leurs échanges commerciaux vers l’est.

Paix “de l’extérieur vers l’intérieur”

l y a environ neuf ans, Netanyahu, chef de l’opposition, a parlé lors de la conférence de sécurité d’Herzliya de son idée de résoudre le conflit israélo-palestinien, qu’il a cristallisée dans l’idée d’une “paix économique” fondée sur le renforcement de la coopération économique avec les pays arabes et le lien entre l’économie arabe et l’économie israélienne

Jérusalem veut réaliser finalement l’idée  selon laquelle les pays arabes, dans le cas d’une coopération économique avec Israël, feront pression sur la partie palestinienne pour parvenir à la paix.

Une étude de l’Institut israélien d’études sur la sécurité nationale (NESI) a exprimé cette tactique avec le terme “de l’intérieur à l’extérieur”, c’est-à-dire instaurer la paix avec les États arabes et ensuite la paix avec les Palestiniens. L’objectif principal du projet “Chemin de fer de la paix” est de parvenir à la paix régionale entre Israël et les États arabes.

Si Katz considère le projet comme une cause de prospérité économique, il ne cache pas qu’il “constituera la base d’un projet politique dans le futur”.

Israël tente d’exploiter la situation aux niveaux international et régional afin de faire avancer la mise en œuvre du projet, en persuadant le gouvernement américain Donald Trump de soutenir cette idée et en exhortant les États arabes à l’accepter, en tirant parti de la situation économique instable en Jordanie et du conflit entre l’Iran et l’Arabie saoudite.

“Le projet créera des itinéraires alternatifs entre l’Est et l’Ouest qui seront plus courts, plus rapides, moins chers et plus sûrs, en particulier face aux menaces iraniennes sur les routes maritimes du golfe Persique et de la mer Rouge pour éviter  les bateaux piégés et le déploiement de mines navales par les Houthis au Yémen. “, a-t-il déclaré.

Souhail Ftouh

Le Tchad sollicite l’aide sécuritaire d’Israël pour affronter les djihadistes venant de La Libye

Le president de la République du Tchad Idriss Deby 

L’engagement dans la lutte contre le terrorisme apporte une reconnaissance d’Israël en Afrique. Tout près de Ndjamena, des négociations secrètes débutent depuis trois mois entre Israël et le Tchad. Ce dernier cherche l’expérience israélienne dans la lutte contre le terrorisme, car La Libye qui se débarrasse de ses terroristes les envoie au Tchad et à l’est du Niger. La lutte contre le terrorisme recouvre surtout, le nord et l’ouest du pays. 

Une délégation israélienne s’est rendue cette semaine au Tchad, pays d’Afrique centrale, pour des entretiens sur la possibilité de renouer des relations diplomatiques. Ce pays à majorité musulmane a coupé ses relations avec Israël dans les années 1970.

Les entretiens secrets ont été menés par un dirigeant de l’Agence de sécurité israélienne (Shin Bet), Meir Ben Shabat, qui travaille comme envoyé spécial dans les mondes arabe et islamique. Du coté tchadien, on parle du fils du président, qui a déjà contacté l’homme d’affaires français Philippe Solomon et le rabbin Abraham Moyal à ce sujet.

Jérusalem considère les contacts avec le gouvernement tchadien comme une avancée diplomatique avec un grand État musulman d’Afrique centrale. Des rapports israéliens ont indiqué que le président tchadien Idriss Deby Itno souhaitait établir des relations avec l’état hébreu garantissant le succès de ses efforts pour lutter contre les djihadistes venant de la Lybie.

Cela serait bénéfique pour Israël en transformant le Tchad en un pont israélien pour normaliser les relations avec d’autres pays musulmans du continent tels que le Mali et le Niger.

En septembre 2017, le directeur général du ministère des Affaires étrangères, Dore Gold, s’est rendu dans le pays pour des entretiens. Une déclaration ultérieure du ministère israélien des Affaires étrangères a expliqué que le Tchad “traite du terrorisme islamiste radical” et occupait alors la présidence tournante de l’Union africaine.

Un attaché militaire israélien a été nommé en Éthiopie et au Kenya, tandis que Benjamin Netanyahu a présenté un plan
pour établir une alliance entre Israël et les pays comme  (Éthiopie – Ouganda – Kenya – Rwanda).

Les objectifs d’Israël en Afrique sont aussi d’ordre sécuritaires. Le domaine de la sécurité est particulièrement propice à la collaboration.

Au Sahel, épicentre des activités des groupes terroristes, des sociétés privées partagent avec les États la protection des biens et des personnes. De la vidéo-surveillance à la géolocalisation en passant par la cybersécurité, la protection rapprochée, l’exfiltration, convoyages de fonds voire le renseignement privé, les sociétés de sécurité privée comme West Africa sécurity, G4S, Black Hawk, sont désormais en première ligne, dans la lutte contre le terrorisme.

Israël veut aussi sécuriser la communauté juive du continent, qui est un centre de pouvoir et d’influence en tant que l’un des canaux importants sur lesquels Israël compte.

Business de la sécurité privée

Une firme israélienne compte la création d’un nouveau centre de formation afin de faire face à la demande en sécurité privée au Niger, pays confronté aussi aux risques d’infiltrations terroristes sur trois frontières : nord-ouest avec le Mali, sud-est avec le Nigéria et nord avec la Libye. En Côte d’Ivoire, le nombre de sociétés privées de sécurité a tellement explosé que leurs propriétaires se sont regroupés en syndicat dénommé Union patronale des entreprises de sécurité privée de Côte d’Ivoire (UPESP-CI).

Dans de nombreux pays de la region, ces sociétés disposent d’équipements et proposent de niveau de rémunération qui rendent envieux policiers, gendarmes et militaires. En effet, à Niamey, Abidjan, Ouagadougou, Nouakchott ou N’Djamena, leurs sièges sont reconnaissables aux moyens technologiques modernes qui les équipent: caméras de surveillance, antennes satellitaires, parcs automobiles flambants neufs dotés de toutes les gammes de véhicules d’interventions et de secours équipés de gyrophares.

En villes, leurs agents sont identifiables à leurs uniformes réglementaires soignés, à leurs brassards, leurs talki-walki ou leurs déplacements sur des motos d’interventions rapides. Alors qu’il affiche une croissance annuelle de plus de 10% actuellement, le secteur de la sécurité privée est appelé à se développer tant que la menace terroriste persistera en Afrique. Il peut continuer de prospérer longtemps pour répondre à la demande de plus en plus forte d’une clientèle institutionnelle ou privée qui ne compte pas son budget sécurité.

Aux agents de police ou de gendarmerie mis à leur disposition par les pays d’accueil, les chancelleries occidentales, cibles principales des groupes terroristes, ajoutent désormais le recours aux prestations des sociétés privées de sécurité. Ces mêmes structures assurent presque partout dans les Etats du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) la protection des bureaux de l’Union européenne, des ambassades des Etats-Unis, d’institutions internationales comme la Banque africaine de développement, l’Union africaine et des multinationales parmi lesquelles Areva, Sogea-Satom, Toyota, Eiffage, Bolloré Logistics.

Il s’y ajoute les hôtels de grand standing (Radisson Blu, Sheraton, Hilton) et les grandes ONG internationales comme la Croix rouge (CICR), Médecins sans frontières (MSF), OXFAM, Caritas, Care International. Même la force française Barkhane et la mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) et le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) n’hésitent pas parfois à sous-traiter aux sociétés privées de sécurité la surveillance de certains de leurs locaux.

La Libye repousse les fractions armées vers le Tchad voisin.

Le Tchad envoie des renforts militaires à la frontière avec la Libye. Le gouvernement d’Idriss Déby fait face à une arrivée massive de combattants de bandes armées depuis la Libye. Des avions ont été basés à Faya Largeau [48.000 habitants, au nord du Tchad] et plusieurs convois de matériel militaire ont été envoyés depuis la capitale N’Djamena,vers le nord.

Si le maréchal libyen Khalifa Haftar pacifie peu à peu la Libye, les terroristes et autres bandes armées plus ou moins criminelles sont peu à peu repoussées vers le Tchad où la situation empire. Ces combattants n’ont rien de différent de leurs collègues syriens passent à travers la frontière avec la Libye.

Le Conseil de Commandement Militaire pour le Salut de la République (CCMSR) a pour objectif de renverser le president tchadien Idriss Déby. Le groupe revendique 4500 hommes armés, et s’il a été créé en 2016, il a commencé à affronter l’armée régulière depuis le mois d’août 2018.  Des combattants libyens  rejoignent le CCSMR.

Le maréchal Haftar aurait aussi recours à une importante force tchadienne – près de 6000 hommes basés dans le sud de la Libye, à Sebha (Fezzan) – pour le pacifier. Le CCSMR en a fait partie – avant d’opter pour les Brigades de défense de Benghazi, une branche locale d’Al-Quaïda. Un rapport des Nations Unies, qui estime le nombre de mercenaires tchadiens en Libye à 4200 hommes, les a accusés ce 9 juin de combattre aux côtés des islamistes.

Le 22 août 2018, un check-point de l’armée tchadienne à la frontière de la Libye a été attaqué par des bandes armées venues du désert libyen. Le 11 août, d’autres hommes armés, issus du Conseil de Commandement Militaire pour le Salut de la République, un mouvement armé d’opposition, ont tué trois militaires tchadiens à Kouri Bougoudi, 35 km au sud de la frontière ; les rebelles, partis depuis la Libye, ont affirmé avoir investi la ville et fait plusieurs prisonniers dans l’armée régulière

Le Tchad est devenu un maillon indispensable de la lutte contre le terrorisme. Si le régime tchadien tombe, la France perdra un appui militaire solide contre la déstabilisation de l’Afrique de l’ouest (Centrafrique, Boko Haram, Barkhane – dont les forces aériennes sont basées à Ndjamena et Faya-Largeau est une des bases avancées) et le pays risque de tomber comme un fruit mûr entre les mains des islamistes. Avec comme conséquence quasi-immédiate un exode de la population vers les pays voisins… mais aussi un accroissement net de l’immigration vers la France, via la Libye et la Tunisie, puis l’Espagne.

Souhail Ftouh 

Pour la première fois, la chanteuse tunisienne Dorsaf al-Hamdani en concert en Israël en 2019

 

L’émotion sera au rendez-vous, entre le 10 et 13 janvier 2019 au concert, les Nuits de la Tunisie, de la chanteuse et musicologue tunisienne Dorsaf Hamdani, à l’Hôtel  Astra Palma à Eilat. Aux cotés du disc jockey tunisien Mabrouk Ramzi, le batteur Oueld Chneychen, le chanteur Manoum Bachir Farid et Ettam Charif pour un concert de la musique tunisienne traditionnelle.  

Bien plus qu’un concert, une rencontre comme l’explique Dorsaf Hamdani:  “j’ai envie de rencontrer et de rapprocher les cultures. Ce concert sera un rapprochement entre nous”.

Un pari ambitieux que s’est fixé la chanteuse tunisienne qui vient pour la première fois se produire dans l’État Juif mêlant étroitement la musique judéo-arabe.

Aux côtés de ses compatriotes juifs et musulmans, Dorsaf Hamdani va interpréter les chansons de Hbiba Msika, Fritna Darmon, Louisa Tounsia, Raoul Journo, Cheikh El Afrite, El Kahlaoui Tounsi (Kahlaoui le Tunisien) ou encore José de Suza…

Dorsaf al-Hamdani revient après une longue absence de la porte d’Israël. Avec sa voix prenante, soyeuse et chaleureuse à la fois, elle va a nous transporter dans le passé musical juif tunisien, un voyage à travers cette culture juive tunisienne qui nous laisse sans voix.

Le concert de Dorsah Hamdani va résonner comme une fusion parfaite entre la Tunisie et Israël, à l’heure où les deux pays n’ont pas encore de liens diplomatiques officiels.

Pour réserver au concert, les Nuits de la Tunisie, contactez Azizi au 054 817 9990

Pour l’hébergement à Astral Palma Eilat hotel, ce sera demi-pension sauf pour le Shabatt une pension complète. La chambre double sera facturée 1500 shekels, en plus de 100 shekels pour le transport dans la ville.

La diva tunisienne Dorsaf Hamdani chantera à Eilat

Née le 6 juin 1975 , Dorsaf Hamdani fait partie intégrante d’une génération de chanteuses du Maghreb et du Moyen Orient qui fascine par le contraste entre leur attachement aux traditions musicales liées au classicisme artistique, et leur modernité. Ella fait partie d’une génération de femmes arabes libres, cultivées et résolument indépendantes.

Fille d’un violoniste, Hamdani rejoint le Conservatoire National de musique de Tunis en 1985, lui permettant de se produire avec différents orchestres de malouf tunisien.

En 1994, Hamdani obtient son baccalauréat et entame ses études supérieures, décrochant ainsi une maîtrise de musicologie en 1998. Pendant ses années d’études, elle participe à des tournées avec La Rachidia. Deux années plus tard, elle obtient à la Sorbonne un master de musique et musicologie.

Parmi les principales distinctions de cette chanteuse figurent le troisième prix du Festival de la chanson arabe 1995 tenu en Jordanie et le disque d’or du Festival de la chanson tunisienne en 1996.

Souhail Ftouh