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Tourisme en Tunisie : vers un retour des touristes Israéliens en 2019

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Souvent accueillis à bras ouverts en Tunisie avant 2011, les ressortissants israéliens nés dans ce pays se sentent à peu près chez eux dans ce pays à de rares exceptions près.

Selon les prévisions de l’Agence Carmel Tourism, un des spécialistes dans le domaine, la Tunisie devrait être une destination prisée pour la communauté tunisienne à partir de mai 2019.  Cette agence propose au cours de l’année en cours six voyages répartis sur la période de mai à novembre 2019.

Trois ans après les attentats qui avaient endeuillé la Tunisie, le nombre de touristes venant de l’Etat juif augmentera  probablement dans les prochains mois en Tunisie, et ce grâce à une sécurité renforcée et des séjours à des prix imbattables. “La confiance est retrouvée,” souligne Iris Cohen qui travaille à Carmel Tourism.

Pour rassurer ces clients pendant le séjour en Tunisie, l’Agence Carmel Tourism met à leur disposition un Hotline d’urgence.

Depuis tois ans, le tourisme en Tunisie est en berne. Les attentats terroristes ont frappé de plein fouet le secteur qui a peiné à se redresser. Toutefois, le gouvernement se voit optimiste et table sur l’amélioration des indicateurs du secteur pour 2019. L’objectif de 9 millions de touristes est jouable selon René Trabelsi, le nouveau ministre tunisien du tourisme  qui est un défenseur passionné de la cohabitation entre juifs et musulmans.

Trabelsi est revenu sur le pèlerinage d’El Ghriba qui constitue, selon lui, un événement national d’une grande importance. « Je serai l’organisateur de la saison 2019 du pèlerinage. En 2018, nous avons accueilli 5000 pèlerins. Nous espérons en accueillir 8 000 en 2019 », a-t-il souligné.

Les visites en Tunisie ne se sont jamais arrêtés même si en 2015 un projet de loi proposé par des partis anti-israéliens à la Chambre des représentants, placé dans la rubrique “ projet contre la normalisation avec l’entité israélienne” visait à interdire la participation de toute personne physique ou morale détenant la citoyenneté israélienne ou résidente en Israël dans une activité en Tunisie.

La proposition suggérait de punir tout contact économique, politique, culturel, artistique ou autre avec Israël ou les Israéliens en Israël en Tunisie de « deux à cinq ans d’emprisonnement, plus une amende allant de 10.000 à 100.000 euros.»

Mais depuis de l’eau a coulé sous les ponts et les israéliens continuent à venir assez régulièrement en vacances en Tunisie. Toutefois tout ne se passe pas toujours comme ils le souhaitent, car si les Israéliens ont l’habitude de voir le tapis rouge déroulé à leurs pieds, durant les années de l’ancien président Ben Ali, Les visites ont connus une  baisse depuis l’arrivée des islamistes au pouvoir.

La gêne née de la diffusion des échanges touristiques a poussé parfois les agences de tourisme israéliennes à afficher plus de discrétion dans leurs activités. De nombreuses associations tunisiennes dénoncent régulièrement les liens.

Un point de vue qui demeure tabou pour l’opinion publique en Tunisie, mais des chefs d’agences de tourisme en Israël conviennent, en privé, que les visites touristiques en Tunisie existent et se développent à grands pas.

La Tunisie qui est vu comme un modèle aux yeux de l’Occident, joue  cette carte malgré la défiance de son opinion publique vis-à-vis d’Israël.

 

Il est donc de notoriété publique que l’agence Carmel Tourism veut assurer la discrétion sur le séjour de ses clients dans ce pays magrébin selon Sagit Kleiner, vice-président Marketing et Ventes.

Carmel Tourism est l’un des principaux grossistes en tourisme d’Israël. La société a été fondée en 1997 et depuis lors, fournit une large gamme de produits et services touristiques au monde. Elle est une filiale de Signal Tours Group, l’une des cinq plus grandes entreprises de tourisme en Israël, fondée en 1977.

Carmel Tourism qui est située dans la ville de Bnei Brak de la banlieue nord-est de Tel Aviv, emploie 40 personnes et son chiffre d’affaires annuel est estimé à plus de 150 millions de NIS.

Dans l’autre sens de plus en plus de touristes  musulmans de Tunisie visitent aussi Israël.

Entre janvier 2018 et septembre de la même année 671 touristes portant des passeports tunisiens ont demandé des visas pour voyager en Israël selon une source israélienne à Paris. Israël ne tamponne plus les passeports dans les aéroports et dans la plupart des postes frontaliers.

La Tunisie est parmi les rares pays au monde à n’avoir pas établi de relations avec Israël.

Souhail Ftouh

Pour plus de détails et inscription :  Carmel Tourisme
Rue Baruch Hirsch
Bnei Brak
Heures de vente et service après-vente:
Du dimanche au jeudi
09h00-19h00
Vendredis et veilles de vacances
09h00-13h00

info@carmel-tourism.co.il

Une firme israélienne dévoile un système de pompe cardiaque sans fil révolutionnaire

Un cœur artificiel a été développé par une entreprise israélienne,Leviticus Cardio, qui n’a plus besoin de batterie pour accompagner le patient dans ses activités quotidiennes. Le cœur est remplie de charges par une connexion sans fil.

Un dispositif médical révolutionnaire a été dévoilé au public aujourd’hui au Centre national de recherche en chirurgie cardiaque d’Astana, au Kazakhstan. À l’occasion d’une conférence de presse organisée dans le centre de recherche, des experts en insuffisance cardiaque de renom du monde entier ont annoncé la réussite de l’implantation du FIVAD (Fully Implanted Ventricular Assist Device) sur un humain.

Le FIVAD est basé sur une technologie créée par Leviticus Cardio, un fabricant de dispositifs médicaux basé en Israël (1). Il utilise une technologie brevetée de transfert d’énergie coplanaire (TEC) pour alimenter sans fil une pompe cardiaque, un dispositif d’assistance ventriculaire (DAV). Le FIVAD incorpore une pompe cardiaque produite par Jarvik Heart Inc, un fabricant établi de dispositifs d’assistance ventriculaire (2).

Chaque année, des DAV sont implantés chirurgicalement chez des milliers de patients atteints d’insuffisance cardiaque sévère au lieu de procéder à des greffes du cœur. Les DVA doivent être connectés de manière continue à une source d’alimentation, ce qui signifie que les patients doivent avoir un câble sortant de leur corps. En plus de réduire considérablement la qualité de vie des patients, dans plus de 20 % des cas, cela cause des infections qui peuvent mener à une hospitalisation et des complications graves.

Le FIVAD est un DAV entièrement implanté, une pompe Jarvik 2000, alimenté sans fil en utilisant des composantes internes et externes conçues par Leviticus Cardio, ce qui permet aux patients de se déplacer sans aucun obstacle physique pendant jusqu’à 8 heures par jour.

Le FIVAD est également équipé d’un système de secours (Jarvik Heart, connexion par tube post-auriculaire) permettant de passer à une alimentation par câble traditionnelle en cas de panne du système sans fil. Bien que le système de secours a été testé pendant la procédure d’implantation, il ne s’est pas avéré nécessaire depuis ce test d’implantation initial.

Le docteur Yigal Kassif, chirurgien cardiologue à l’hôpital Sheba est l’un des docteurs chargé du développement de société Leviticus Cardio.  Il est aussi le directeur du service de soins intensifs en chirurgie cardiaque au Centre médical Sheba,le plus grand hôpital d’Israël(3).

Quelques heures avant la conférence de presse, un article sur l’implantation du FIVAD a été publié par le prestigieux Journal for Heart and Lung Transplantation (JHLT).

Ce cœur implantable qui utilise le transfert d’énergie inductif électro-magnétique, allant jusqu’à 30 watt, a aussi une faible sensibilité aux environnements métalliques à proximité.

Le cœur est capable de se charger sans fil à travers la Coplanar Energy Transfer (CET), cette nouvelle technologie de transfert de puissance sans fil de Leviticus Cardio, qui est associée à un système d’assistance ventriculaire pour fournir une nouvelle solution pour les patients souffrant des insuffisances cardiaques chroniques (CHF).

Le système supprime complètement le risque d’infection souvent causé par la ligne de transmission transcutanée qui fait saillie de l’abdomen dans les dispositifs d’assistance ventriculaire standard.

Il permet également aux patients de marcher sans équipement externe jusqu’à 8 heures par jour, améliorant ainsi de manière significative la qualité de vie du patient.

Selon le Professeur israélien Nir Uriel : « C’est une amélioration significative de la qualité de vie pour le patient. Il a la liberté de mener sa routine quotidienne sans devoir s’inquiéter du fait d’être connecté à une source d’alimentation via un tube, et il peut oublier pendant quelques heures qu’il est soutenu par un DAVG. Nous, la communauté médicale, les cardiologues, les chirurgiens cardiaques, les coordinateurs de DAV et les patients, attendons cela depuis des décennies. »

 

Michael Zilbershlag, PDG de Leviticus Cardio, et Peter Hinchliffe, président et directeur de l’exploitation de Jarvik Heart Inc., ont déclaré conjointement : « Le système FIVAD change la donne pour toutes les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque sévère. Nous espérons que cette opération réussie sera la première d’une longue série et que notre système offrira bientôt à des milliers de patients la capacité de poursuivre une vie normale, malgré leur maladie. »

Après des années de développement et de tests sur des animaux, le premier implant du FIVAD sur un humain a eu lieu en décembre 2018 au Centre national de recherche en chirurgie cardiaque d’Astana, au Kazakhstan. L’opération fut une réussite. Le patient est sorti de l’hôpital et mène de nouveau une vie normale. Il était présent dans le public pendant la conférence de presse et a ensuite accordé des interviews aux journalistes.

Des médecins kazakhs ont choisi de tester cette innovation israélienne et ils ont pratiqué avec succès une intervention chirurgicale, dont la première était une transplantation cardiaque dans le corps d’un patient pouvant contribuer à améliorer la santé de milliers de patients dans le monde.

Le cœur artificiel est un dispositif destiné à soutenir le ventricule gauche du cœur, chargé de pomper le sang vers tous les membres du corps. Il est généralement implanté dans le corps de patients ne présentant pas de défaut du ventricule droit qui fonctionne bien, dans l’attente d’un donneur du coeur. Chaque année, la greffe de cœur artificiel concerne 10 000 personnes.

Parmi les invités appartenant à la communauté médicale qui ont participé à l’événement, on peut notamment citer le Professeur Mandeep Mehra, professeur de médecine à la Harvard Medical School et rédacteur en chef du Journal of Heart and Lung Transplantation, ainsi que le Professeur Nir Uriel – directeur du département dédié à l’insuffisance cardiaque, aux transplantations et à l’assistance circulatoire mécanique de l’université de Chicago et président du Conseil de l’assistance circulatoire de la Société internationale de transplantation cardiaque et pulmonaire.

Parmi les cardiologues et chirurgiens cardiaques de premier plan ayant participé à la conférence de presse, on peut citer :

Dr Pya Yuriy Vladimirovich – PDG du Centre national de recherche en chirurgie cardiaque d’Astana, au Kazakhstan – chirurgien principal du FIVAD

Professeur Ivan Netuka – Président du service de chirurgie cardiovasculaire, directeur chirurgical du service de transplantation cardiaque et d’ACM chronique de l’Institut de médecine clinique et expérimentale de Prague, qui a participé à l’implantation du FIVAD

Professeur Stephan Schueler – Chirurgien consultant cardiothoracique au Newcastle-upon-Tyne Hospitals Trust et chirurgien cardiothoracique de renom

Professeur associé Jiri Maly – Directeur adjoint / directeur médical de l’Institut de médecine clinique et expérimentale de Prague, qui a participé à l’implantation du FIVAD a déclaré : « Nous sommes vraiment satisfaits de la facilité du positionnement des composantes internes du système de Leviticus pendant l’opération. Nos attentes ont été dépassées durant l’intervention. La simplicité de la chirurgie a indéniablement contribué à la récupération rapide du patient. »

Souhail Ftouh 
plus de informations contactez; Jeremy@jeremyruden.com – (972)-52-4070775

(1) Fondé en 2008, Leviticus Cardio (Leviticus-cardio.com) est un fabricant de dispositifs médicaux dédié à améliorer les résultats thérapeutiques des patients disposant d’un dispositif d’assistance ventriculaire gauche (DAVG) implanté pour le traitement de la fonction cardiaque altérée. La société a reçu des subventions de la part de The Trendlines Group, le principal groupe d’investissement dans les entreprises en phase d’amorçage ou au début de leur phase de développement d’Israël, d’un consortium de spécialistes de la médecine cardiovasculaire de renom, d’investisseurs privés et de l’Autorité israélienne de l’innovation (anciennement le Bureau du scientifique en chef du ministère de l’Économie).

(2) Jarvik Heart, Inc. est une société privée qui développe des dispositifs d’assistance cardiaque miniaturisés pour le traitement de l’insuffisance cardiaque sévère. Fondée en 1988, la société est basée à Manhattan, où elle mène des activités de développement et de fabrication. Le dispositif d’assistance ventriculaire Jarvik 2000® maintient et améliore avec succès la condition de patients en attente d’une greffe ainsi que celle de ceux qui ont choisi le dispositif pour une utilisation à vie.

(3) Le Centre médical Chaim Sheba, souvent désigné comme l’hôpital Tel HaShomer, est renommé dans le monde entier pour ses services hospitaliers, ses domaines de recherche et les soins prodigués aux patients. Il a été créé en 1948, un mois après la proclamation de l’indépendance d’Israël.

La cybersécurité, une priorité nationale selon Benjamin Netanyahu


Benjamin Netanyahu explique la nouvelle approche de cybersécurité innovante en Israël.

La semaine dernière le Premier ministre a assisté à la conférence Cybertech 2019 à Tel Aviv. Il a présenté la nouvelle approche du pays en matière de cybersécurité. Israël ambitionne de rester l’une des cinq grandes cyber puissances.

La cybersécurité, selon le chef du gouvernement, est primordiale pour Israël.Le pays a entrepris de capitaliser sur cette expertise et de transformer la menace en levier de développement économique.

Israël doit rester leader dans le business de la cybersécurité  a déclaré Benjamin Netanyahu, le premier ministre d’Israël, à la conférence annuelle 2019 sur la cybersécurité.

Selon lui, la sécurité informatique doit faire partie des cursus de toute école d’ingénieur, de commerce ou de management.C’est là la force de la cybersécurité israélienne ajoute-t-il. Les industriels israéliens ont évolué parce qu’ils ont été sensibilisés sur les nouveaux risques.

En 1972, les passagers d’un avion de la Sabena reliant Bruxelles à Tel Aviv sont pris en otage par un groupe terroriste palestinien. Dans l’équipe d’intervention israélienne qui donne l’assaut et neutralise les pirates, on retrouve – déguisé en mécanicien – un jeune soldat baptisé Benjamin Netanyahu.

Le premier ministre israélien a fait référence à cet épisode lors d’un discours donné à la foire Cybertech pour démontrer à quel point les menaces sur l’aviation civile ont évolué. « Aujourd’hui, on sait attaquer des avions en créant des interférences dans le contrôle au sol, en visant les systèmes embarqués dans l’avion, les communications… L’aviation civile est aujourd’hui le système le plus vulnérable que nous ayons. Je pense que c’est le secteur qui a besoin le plus urgemment de cyberdéfense ». Israël en a fait une priorité nationale.

Une série de comptes rendus a été réalisés à l’intention d’une délégation de journalistes étrangers reçue par le ministère des affaires étrangères d’Israël. Ces comptes rendus incluaient des plans d’ensemble du fonctionnement de la cybersécurité israélienne présentés par le général de division, le professeur Isaac Ben-Israel, directeur du centre Blavatnik de recherche de Cyber-études de l’université de Tel Aviv, le précédent directeur de la recherche et du développement pour les forces de défense d’Israël, le Ministre de la défense, ainsi que le Dr Eviatar Matana, président de la Direction nationale de la cybersécurité d’Israël.

La cybersécurité est un secteur florissant

Israël est le premier pays au monde à avoir instauré un numéro d’urgence pour les victimes d’actes de cybercriminalité. Tout citoyen qui suspecte une attaque peut appeler le 119 gratuitement 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et entrer en contact avec des spécialistes.

En Israël, la cybersécurité est même devenue un business pour les entreprises publiques. A la foire Cybertech de Tel Aviv, on ne pouvait pas rater le stand de l’Israël Electric, la société publique de production et de distribution d’électricité du pays. Que vient faire un électricien aux côtés d’IBM, Microsoft ou Checkpoint ? Vendre des solutions de cybersécurité aux autres électriciens !

Les budgets traditionnellement consacrés aux achats d’armes ont partiellement glissé vers l’achat de « cyber armes ». «C’est une vraie course à l’armement en tête de laquelle on retrouve les Etats-Unis, suivis d’Israël, de la Russie et de la Chine.

Les employées et employés de la cybersécurité israélienne, en majorité des jeunes soldats, bénéficient d’un environnement de travail à la pointe de la technologie, d’un bon salaire et d’une stabilité garantie.

Les soldats israéliens sortant de l’unité 8200 touchent à minima plus de 7000 euros par mois.

Les unités les plus recherchées au sein de Tsahal au cours des dernières années sont les unités technologiques de la Branche du renseignement, de la Force aérienne et de la Division informatique. Les diplômés sont rapidement absorbés par des entreprises de haute technologie et des start-up, avec des salaires allant de 30 000 shekels (7000 €) jusqu’à 100 000 shekels (25000 €) par mois.

Les nouvelles firmes de cybersécurité sont très souvent des émanations d’anciens officiers issus de l’Unité 8200 ou d’anciens dirigeants sécuritaires comme Yuval Diskin, ancien directeur du Shin Bet, qui a créé son entreprise avec des officiers retraités.

Haïm Tomer, 59 ans, qui vient de prendre sa retraite du Mossad dirige aussi l’une des sociétés les plus efficaces, Cyber-Sec, spécialisée dans le développement de solutions de cybersécurité.

Israël est devenu une puissance de la cybersécurité qui se trouve au cœur d’une industrie d’une valeur de 82 milliards de dollars (sans compter les dépenses pour les équipes de sécurité interne et les procédures). En plus de collaborer avec des super-puissances, Israël assiste de plus petites nations (comme par exemple Singapour ou la Lituanie) en créant plus de 420 startup de la cybersécurité et en exportant l’année dernière 7 milliards de dollars en produits de cet ordre.

Le pays a également convaincu plus de trente multinationales d’ouvrir des centres de recherche et de développement locaux, tout en attirant des investisseurs étrangers. “En 2018, nous détenions environ 28% de l’investissement mondial de la cybersécurité privée,” a avancé Netanyahu.

Lorsque le Premier ministre Netanyahu demanda en 2010 au professeur Ben-Israël un plan sur cinq ans établissant la façon de répondre, à l’échelle nationale, à la recrudescence des menaces informatiques, ce dernier répondit qu’en terme de cybersécurité cinq années équivalaient à peu près à trois ou quatre générations technologiques, ce qui rendait impossible l’élaboration d’un plan. Ben-Israël et son équipe spéciale de cybersécurité ont donc recommandé de développer une “structure qui saurait quoi faire quand ces menaces imprévues surviendraient.”

En 2011, lorsque le Bureau national de la cybersécurité fut établi à la suite des recommandations de Ben-Israel concernant le groupe de travail, son mandat incluait, en plus de la coordination de la cybersécurité et la politique de développement, “la vision de faire entrer Israël dans le top cinq des pays leaders du domaine de la cybersécurité dans un futur proche.”

Le Bureau national de la cybersécurité est un cadre de collaboration entre le gouvernement (y compris l’organe militaire), les entreprises et les universités.

Rôle du gouvernement et de l’armée

Le gouvernement israélien a joué un rôle important en lançant et en soutenant le secteur florissant de la technologie en Israël, il a également servi de catalyseur à l’évolution rapide de l’industrie de la cybersécurité dans le pays.

Considérant la cybersécurité comme “un moteur de croissance économique,” le gouvernement a identifié ce domaine comme un secteur dans lequel Israël profite d’un avantage compétitif du fait d’une recherche d’excellence et d’une expérience pratique unique. Cet avantage fut aussi perçu et appréhendé comme un contributeur important à la coopération internationale, un bénéfice additionnel pour le pays.

Les conditions géopolitiques négatives qui sont celles d’Israël depuis la proclamation de son indépendance en 1948 ont forcé le petit pays à investir ses faibles ressources dans le développement et le maintien de capacités militaires supérieures. Alors que les ordinateurs se sont installés au fur et à mesure dans la société, la cyberdéfense est devenue une activité cruciale.

Après des années de collecte d’informations et de pratique de cybersécurité, l’Unité 8200 a évolué en devenant un incubateur pour les startup israéliennes de la cybersécurité et d’autres domaines. “Nous sommes parvenus à faire d’un désavantage un avantage,” se réjouit Nadav Zafrir, le précédent chef de l’Unité 8200. Il poursuit ainsi: “Par le passé, le service militaire était perçu comme une perte de temps, ce qui est différent à présent. Nous n’avions pas prévu cela. Personne n’a pensé à la façon de faire de l’Unité 8200 un catalyseur pour l’économie israélienne, mais c’est ce qui est arrivé.”

Les jeunes personnes qui servent au sein de l’Unité 8200 et des unités similaires expérimentent de réels défis et solutions de cybersécurité. Toutes ces unités fonctionnent comme des startup, elles expérimentent aussi le travail d’équipe, le fait de diriger d’autres personnes, d’être responsable de la prise de décisions importantes, ainsi que la survie à l’échec ; le tout étant une excellente préparation à la vie entrepreneuriale.

Afin de garder ces jeunes de lancer leurs propres entreprises, au moins pour un temps, l’Unité 8200 les incite à étendre leur service en finançant leur études doctorales ou en présentant d’autres attraits comme la confrontation à des défis qu’ils ne rencontreraient pas dans la vie civile.

Rôle des universités israéliennes et secteur privé  

Israël est un pays connu pour sa culture dynamique, sa capacité d’improvisation, d’innovation et d’initiative. L’énergie et l’ambition de son peuple sont dirigées vers des aspirations académiques spécifiques. L’enseignement de la cybersécurité débute au collège, et Israël est l’unique pays au monde dans lequel la cybersécurité est disponible au lycée.

Un certain nombre d’universités israéliennes proposent une spécialisation en cybersécurité, et Israël est le seul pays dans lequel il est possible d’obtenir un doctorat en cybersécurité (en tant que discipline indépendante, et non en tant que science de l’informatique). Aujourd’hui, il existe six centres de recherche universitaires dédiés à la cybersécurité.

En plus de plusieurs programmes sponsorisés par le gouvernement, ayant pour but de déployer une jeunesse prometteuse et de mettre à sa disposition une formation spécialisée avant et pendant le service militaire, le secteur privé est aussi impliqué dans la culture de l’enseignement de la science et de la technologie. Par exemple, le Centre de la Cyber-éducation recrute des ingénieurs et des programmeurs pour enseigner dans les écoles, en plus d’organiser des visites d’entreprises technologiques pour les écoliers et d’aider les enseignants volontaires à obtenir des emplois dans des entreprises de ce type.

La cybersécurité et l’interdisciplinarité

Selon le professeur Ben-Israël si  la cybersécurité requiert des solutions technologiques, les difficultés qu’elle pose ne sont pas d’ordre technologique.

De ce fait, il est important selon lui d’appliquer une approche interdisciplinaire à la cybersécurité et de comprendre la pluralité des domaines qui l’affectent, comme par exemple le domaine juridique, le domaine économique ou encore le domaine sociologique, entre autres. Ben-Israël a mis en lumière le fait que les étudiants de l’Université de Tel Aviv, peu importe la discipline qu’ils étudient (excepté les arts), ont la possibilité de se spécialiser en cybersécurité.

L’interdisciplinarité implique le fait de voir les choses sous des angles différents et de briser les barrières artificielles. En Israël, l’expérience unique des cyber professionnels se charge de cela. Durant le service militaire obligatoire, l’introduction académique initiale à la cybersécurité est améliorée et complétée par l’expérience pratique. Ces cyber-professionnels rejoignent ensuite les universités, les laboratoires d’idées, des entreprises de toute taille, et les agences gouvernementales. L’expérience partagée des cyber-professionnels assure que toutes les formes de solutions de cybersécurité sont appliquées aussi bien en théorie qu’en pratique.

La cybersécurité et la nouvelle approche israélienne

L’approche typique de la cybersécurité a été jusqu’à présent majoritairement réactive et focalisée sur les attaques potentielles. Lorsque les gouvernements sont impliqués (y compris le gouvernement israélien, pendant plusieurs années), ils assignent des responsabilités afin de traiter les différents types d’attaques provenant de différentes entités, fragmentant ainsi la politique nationale et rendant sa coordination moins optimale.

Après des années passées à commettre des erreurs, la politique nationale de cybersécurité du pays adopte une approche nouvelle. Elle a évolué en devenant une stratégie plus proactive, plus compréhensive, concentrée non pas sur les attaques potentielles mais sur les menaces potentielles et plaçant les organisations en première ligne de défense.

Ce nouveau type de stratégie de cybersécurité présente trois aspects : la résistance, la résilience et la défense.

Le premier aspect est similaire à l’immunisation dans le secteur de la santé. Le gouvernement peut conseiller et guider, mais il est de la responsabilité des organisations de s’immuniser.

Le gouvernement est un peu plus actif dans le deuxième aspect, en aidant au partage d’information, à l’analyse et à l’atténuation des cyberattaques spécifiques.

Le troisième aspect porte sur la réaction face à un événement de grande ampleur ; cet aspect relève exclusivement de la responsabilité du gouvernement.

Le parc technologique de Beer-Shev’a permet la présentation de la philosophie israélienne en matière de cybersécurité, de son concentré unique de pratique et de théorie, d’interdisciplinarité, d’intérêts publics et privés.

Beer-Shev’a, la capitale de la cybersécurité israélienne

Il veut faire de cette ville dans le désert le cœur et la vitrine de sa florissante industrie de la cybersécurité.

Les avenues à moitié vides, des immeubles en construction, de vastes terrains désertiques délimités par des panneaux barrés de slogans « we shape the futur » ( » nous dessinons l’avenir »). Le parc technologique de la ville de Beer Sheva est encore en devenir. Sur les 15 bâtiments prévus, trois seulement sont sortis de terre mais la détermination d’Israël à transformer ce bout du désert du Neguev en Silicon Valley israélienne est intacte.

Le premier ministre Benjamin Netanyahu le répète à la conférence Cybertech 2019 à Tel Aviv : il veut faire de la capitale déshéritée du sud d’Israël la capitale de l’industrie de la cybersécurité.

Avec sa mission de faire de la région une source majeure de talent et d’expertise, en particulier dans le domaine de la cybersécurité, le parc a attiré des multinationales considérables et leurs centres de recherche et de développement, ainsi que des entreprises du capital-risque, des laboratoires de recherche avancée, l’Institut national de cyber-étude et les équipes du service national des cyber-urgences.

L’Unité 8200 a déjà déplacé toutes ses unités de stratégie technologique sur le même campus.

L’Unité 8200 hérite environ un tiers du parc,comme l’a déclaré le professeur Rivka Carmi, président de l’Université Ben Gourion. Il n’y a toutefois pas de barrière entre l’unité et les chercheurs civils, les entrepreneurs et autres experts de la cybersécurité y travaillant.

Les talents des professionnels du secteur sont au cœur de la philosophie israélienne de cybersécurité : ces talents incarnent non seulement les solutions face aux cyber-menaces, mais aussi le moyen de changer les risques en opportunités.

À Beer Sheva, il y a l’Université Ben Gourion. C’est là que nous mettons nos renseignements militaires. Nous allons en mettre encore plus. C’est là que se trouve le centre de commandement central chargé de la défense du pays contre les cyberattaques et le cyber-parc de certaines des principales puissances en matière de cybersécurité a déclaré Benjamin Netanyahu, le premier ministre d’Israël, à la conférence annuelle 2019 sur la cybersécurité.

Nous créons actuellement à Beer Sheva ce complexe qui encouragera le même type de développement que celui que nous avons connu, que j’ai vu au Massachusetts Institute of Technology et que vous avez peut-être vu à San Francisco. Cela se passe déjà ici à Tel-Aviv. Nous ne faisons que le dupliquer là comme moyen de croissance supplémentaire ajoute Benjamin Netanyahu.

Souhail Ftouh

Jérusalem et Vilnius vont accroître leur coopération en matière de cyber-sécurité

 

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré cette semaine son homologue lituanien, Saulius Skvernelis. Ils ont discuté d’une coopération dans le secteur des technologies, du commerce, des affaires et du tourisme.

En amont de la rencontre, Benjamin Netanyahu avait souligné la signature par les deux pays d’une « déclaration d’intention d’accroître leur coopération en matière de cyber-sécurité », la considérant comme « un seul exemple de la coopération croissante entre nous. »

Rappelant le passé tragique des juifs de Lituanie, la quasi-totalité d’entre eux ayant « été assassinée par les nazis et leurs collaborateurs » pendant la Shoah, Netanyahu a déclaré que les Juifs « absolument sans défense » disposaient désormais d’un « pays sûr et puissant ».

Évoquant ses propres origines lituaniennes, il a fait savoir que les deux dirigeants bâtissaient désormais « un pont entre le passé et le futur ».

Les deux pays développent aujourd’hui une coopération dans le domaine de la sécurité pour traiter ensemble des incidents cybernétiques.

Le Premier ministre de Lituanie a prononcé un discours d’ouverture au Forum Cybertech 2019 à Tel Aviv.

 Le 28 janvier 2019 , le vice-ministre de Lituanie de la Défense nationale, Edvinas Kerza, et le directeur général de la Direction nationale de la cyber-sécurité israélienne ont signé une déclaration d’intention sur la coopération en matière de cybersécurité à Tel-Aviv.

La Lituanie a joué un rôle de premier plan en proposant d’abord une solution pratique pour renforcer la défense collective dans le cyberespace et contrer les menaces dans une nouvelle dimension. En 2018 une nouvelle force européenne de cyber-réponse a été mis en place à l’initiative de la Lituanie.

Selon les données du centre national de cybersécurité en Lituanie relevant du ministère de la Défense nationale, le nombre d’incidents cybernétiques est de plus en plus sophistiqués augmente chaque année.

Des cyber équipes des deux pays vont travailler ensemble avec des exercices continus, conjoints et des perspectives de création d’outils de cyberdéfense mutuelle.

Le 18 janvier 2018 , la Lituanie a été confrontée à une cyberattaque visant le site TV3.lt, l’une des chaînes de télévision les plus populaires. L’adresse IP initiale des pirates a conduit jusqu’à Saint-Pétersbourg, en Russie.

Les pirates ont inséré de fausses informations sur le ministre de la Défense nationale, Raimundas Karoblis, prétendant qu’il était gay et qu’il était accusé de harcèlement sexuel par un journaliste de radio lituanien bien connu et par quelques diplomates. Contrairement aux précédentes cyberattaques contre la Lituanie, cette fausse histoire a été écrite en bon Lituanien.

Le site Web TV3.lt a supprimé le faux article dans les cinq minutes, et le Centre national de cybersécurité (NCSC) de Lituanie a rapidement entamé son enquête. Fait important, la cyberattaque a eu lieu deux jours après que la Lituanie ait publié sa liste Magnitsky de 49 noms de citoyens russes interdits d’entrée en Lituanie.à

En juin 2018, La banque chargée de maintenir la stabilité des prix en Lituanie (Lietuvos bankas) a été la cible de pirates qui visaient plusieurs plateformes destinées à fournir des services en ligne aux clients.

En juin 2017, la Lituanie a signalé avoir trouvé des logiciels espions russes sur trois ordinateurs du gouvernement lituanien.

En 2008, un certain nombre de sites officiels lituaniens ont été piratés et défigurés avec des pancartes soviétiques et des slogans anti-lituaniens en réponse à l’interdiction par la Lituanie de l’utilisation de symboles nazis et soviétiques.

Pendant les guerres que la Russie a récemment menées contre les États voisins souverains – Géorgie (2008) et Ukraine (depuis 2014) – les cyberattaques ont été utilisées comme moyens en appui des forces conventionnelles.

Ces cyberattaques répétées en provenance de Russie, qui se considère comme héritière de l’URSS, font partie de la stratégie globale du revanchisme anti-occidental du Kremlin visant à dissoudre l’ordre international dirigé par les Etats-Unis.

Quand on sait que la cyber-hostilité russe est dirigée non seulement contre ses voisins immédiats, mais aussi contre les principaux États occidentaux, il est donc essentiel de comprendre pourquoi la Lituanie se tourne vers Israël pour rechercher les solutions les plus efficaces pour renforcer ses capacités cyber et numériques.

La Lituanie se tourne vers Israël pour lutter contre la cyber-offensive

La Lituanie trouve en Israël le meilleur partenaire dans la lutte contre les attaques cybernétiques. Israël est le deuxième pays au monde en matière d’exportation de cyber-sécurité.

Les exportations israéliennes de produits et services liés à la sécurité informatique, l’an dernier ont atteint 3,7 milliards de dollars soit environ 7% du marché mondial, soit plus que toutes les nations du monde à l’exception des Etats-Unis.

Les exportations d’Israël dans le domaine du cyber représentent 3 fois et demi les exportations des Royaumes-Unis dans le domaine.

Les entreprises israéliennes ont soulevé en 2018, 305 millions de dollars en financement des investissements, un chiffre qui représente 16% du capital global investi dans le domaine de la cybersécurité. Selon les données, 17,5 pour cent de toutes les entreprises du monde entier qui attirent des investissements liés à la cyber-sécurités sont israéliennes.

L’industrie de la cyber-sécurité comprend 23 centres de recherche-développement d’entreprises financées par des multinationales et 420 entreprises en démarrage local.

En parallèle, Israël investit des centaines de millions de shekels chaque année sur les infrastructures visant à transformer la ville du désert, Beersheva, en « plaque tournante de la cyber-sécurité mondiale.

Le parc technologique de Beersheva permet la présentation de la philosophie israélienne en matière de cybersécurité, de son concentré unique de pratique et de théorie, d’interdisciplinarité, d’intérêts publics et privés.

Avec sa mission de faire de la région une source majeure de talent et d’expertise, en particulier dans le domaine de la cybersécurité, le parc a attiré des multinationales considérables et leurs centres de recherche et de développement, ainsi que des entreprises du capital-risque, des laboratoires de recherche avancée, l’Institut national de cyber-étude et les équipes du service national des cyber-urgences. De plus, l’Unité 8200  a  déplacé   ses unités de stratégie technologique sur le même campus.

Souhail Ftouh

Des Tunisiens osent voyager en Israël

De plus en plus de touristes de Tunisie arrivent en Israël. Paradoxalement, cet État n’entretient aucune relation diplomatique avec la Tunisie. Ces visites s’inscrivent dans le processus de normalisation qui s’est accéléré depuis quelques mois, au point d’être banalisé après, notamment, les révélations sur l’existence de relations de moins en moins secrètes entre l’Etat juif et des capitales arabes comme Riyad, Abu Dhabi, Doha ou encore Mascate.

La grande majorité des touristes tunisiens ont demandé leur visa depuis l’ambassade israélienne de Paris, de Amman (Jordanie) ou du Consulat général d’Israël à Istanbul (Turquie).

Des sources  évoquent que cette nouvelle tendance est observable depuis les 3 dernières années. Objet de tous les fantasmes, Israël suscite des réactions passionnées dans les pays maghrébins.

Une vidéo circule actuellement montrant des touristes tunisiens venant de Tozeur, sud du pays, en tournée dans la vieille ville de Jérusalem.

Entre janvier 2018 et septembre de la même année 671 touristes portant des passeports tunisiens ont demandé des visas pour voyager en Israël  selon une source israélienne à Paris.

Ce nombre ne compte pas ceux qui sont entrées par la Jordanie ou la  Turquie. Ce nombre ne concerne pas aussi les tunisiens qui ont voyagé avec un passeport de pays occidental.

Israël ne tamponne plus les passeports dans les aéroports et dans la plupart des postes frontaliers. Néanmoins, du fait que des difficultés techniques peuvent parfois se produire, et à certains moments, le contrôle des frontières doit revenir à la méthode consistant à tamponner les passeports.

Les touristes tunisiens entrant ou quittant Israël doivent faire une demande officielle pour qu’aucun tampon israélien n’apparaisse sur leur passeport. Le touriste tunisiens doit informer le fonctionnaire de cette demande avant que les documents ne soient tamponnés.

Certains viennent ici pour le shopping, d’autres pour des raisons religieuses, et les derniers pour des raisons professionnelles. Mais les chiffres exactes de ces visites ont été gardés secrets afin de ne pas affecter la tendance.

L’opinion publique en Tunisie ne semble pas encore prête à sauter le pas pour une normalisation avec l’Etat d’Israël 

Beaucoup en Tunisie dénoncèrent les positions figées des diplomates tunisiens, au moment où Israéliens et Palestiniens sont en contact permanent.

Certains internautes tunisiens ayant noué des amitiés avec quelques membres de la communauté juive tunisienne, cherchent à obtenir un lien en Israël pour améliorer leur chance d’avoir le Visa. Seconde étape :les tracasseries administratives au Consulat d’Israël.

L’Obtention d’un Visa pour les ressortissants de pays arabes est particulière. Les demandes de visas de ces touristes sont scrupuleusement examinés par les services de sécurité intérieurs israéliens (Shin Bet), et doit être approuvé par le ministère des Affaires étrangères et l’Autorité de l’Immigration. (exemption des Égyptiens pour un séjour jusqu’à 14 jours pour entrer en Israël à travers Tabba seulement jusqu’à Beer-Sheva).

Cela peut prendre environ six semaines, le temps que la demande soit transmise au Ministère de l’intérieur à Jérusalem, et qu’une enquête soit diligentée. Les séjours touristiques en Iran, au Liban et en Irak ne peuvent pas aider.

De son côté La Tunisie, qui est parmi les rares pays au monde à n’avoir pas établi de relations avec Israël, autorise ses citoyens à se rendre en Israël et dans les Territoires, dans le cadre de voyages organisés ou des visites privées. Une condition, toutefois, s’impose : que la douane israélienne n’estampille pas les passeports de ces voyageurs à Ben Gourion ou à la frontière jordanienne.

Le visa sur feuille volante est la formule courante pour les voyageurs en provenance du Maghreb.

Les ressortissants tunisiens munis d’un passeport européen en cours de validité sont exempts de visa pour des visites à but touristique.

Plusieurs précautions sont prises sur tous les vols à destination d’Israël. Un officier de sécurité israélien est obligatoirement présent à bord. Il y en a peut-être un parmi les passagers.

Une fois arrivée sur le sol israélien, à l’aéroport de Ben Gourion, certains visiteurs sont fouillé minutieusement et souvent interrogé sur les raisons de la visite. Il arrive souvent aussi que les noms des visiteurs des pays arabes sont googlisé durant cet interrogatoire.

Maintenant vient le moment de la note. Basé sur l’idée qu’ils se sont fait de vous et de votre position par rapport à Israël, vous recevrez un numéro allant de 1 à 6 où 1 est parfait et 6 est très  mauvais.

1 et 2 ne sont donnés qu’à des gens très amis avec Israël ou des diplomates , 3 aux étrangers considérés comme inoffensifs, 4 commencent à contenir un élément de risque, 5 signifie que vous êtes fortement soupçonné, 6 très risqué, pour ne pas mentionner 6T qui représente une grave menace pour Israël.

Cette note est contenue dans une série de chiffres au dessous d’un code-barres imprimé sur un autocollant jaune, qu’ils afficheront sur votre passeport et sur chaque bagage. Si vous avez 3 il est assez rare que vos bagages ne soient contrôlés, peut-être regarderont-ils rapidement, si vous avez 5 ou 6 vous serez contrôlés de près.

Une fois tout ça terminé, vous serez emmené dans une petite chambre où ils vous feront une enquête avec les hommes du Service de sécurité intérieure israélien (si vous avez eu 4, 5 ou 6 certainement). Ce traitement, cependant, est réservé à ceux qui font preuve de liens évidents avec le terrorisme.

Si vous apportez des éléments liés à la Palestine (un kafeeyah, quelque chose avec le symbole du croissant, le mot «Palestine» ou sa carte) ou des livres et des films sur la Palestine, vous augmentez les chances d’une fouille encore plus détaillée, et ils vous poseront probablement quelques questions de plus (pourquoi avez-vous acheté ces articles, par exemple).

Attention si vous êtes dans la liste noire des personnes interdites dans le pays

Certaines personnes sont déjà interdites de séjour du Territoire israélien, à cause de leurs activités hostiles à Israël ou qui travaillent en permanence et ouvertement à délégitimer Israël.

Le ministère des Affaires stratégiques a établi une liste de personnes qui font la promotion du boycott d’Israël, et avec le ministère de l’Intérieur il est possible de bloquer l’entrée des ces personnes dans le pays.

En novembre dernier le président du Syndicat National des Journalistes Tunisiens, Néji Bghouri, a été refoulé. Ce journaliste contribue dans son pays à augmenter la haine contre Israël et symbolise tout ce qui est opposé au dialogue, au débat et au progrès pour la paix.

Souhail Ftouh

Un chanteur tunisien qui a brisé le boycott d’Israël, affronte la haine dans son pays

Il existe des chanteurs tunisiens célèbres en Israël, ce sont de véritables superstar : la scène musicale en Israël a récemment été l’hôte du chanteur tunisien M. Mohsen Cherif  malgré une campagne des propagandistes pro-palestiniens qui appellent au boycott. 

Avec quatre concerts uniques en janvier 2019 en Israël, M. Mohsen Cherif attise la jalousie de nombreux artistes dans son pays.

Les réactions n’ont pas tardé sur le Net. Elles vont de condamnation d’un acte considéré comme un pas vers la “normalisation” des relations avec l’Etat hébreu jusqu’aux appels à lui enlever sa carte professionnelle d’artiste.

Interrogé sur l’existence de moyens pour le punir pour avoir chanter en Israël, son avocat à Tunis, Maître Badis Koubakji, nous assure que ses adversaires n’ont aucune chance de gagner selon la loi tunisienne.

Le Syndicat du secteur tunisien de la Musique a publié, ce vendredi 1 février 2019, un communiqué de presse pour dénoncer cette production sur le territoire israélien et il a exhorté le ministère de tutelle à punir M. Cherif.

Ce syndicat est engagé depuis des années dans une lutte contre ses membres qui cherchent des contrats pour se produire en Israël. Ces chanteurs ont besoin de passer par des intermédiaires pour conclure des ententes avec des organisateurs israéliens.

En Tunisie les artistes sont de plus en plus pauvres.Le portrait est plutôt sombre et les revenus des artistes avaient chuté depuis 2010. Personne ne sera surpris d’apprendre que de plus en plus de chanteurs cherchent à travailler dans le marché israélien.

Comme chaque année le public israélien, notamment la communauté tunisienne, attend les performances de M. Mohsen Cherif. Ce dernier continue de participer à des festivals, des soirées et des concerts notamment à Eilat,Lod et Netanya.

Yuval Tayeb reste toute fois roi de la musique tunisienne à Netanaya

Ils sont près de 96 000 juifs d’origine tunisienne à vivre en Israël. La plupart d’entre eux sont encore attachés à leurs origines et à la culture. Les chansons en darija tunisienne sont très populaires chez eux, comme celles aussi des grands artistes maghrébins en Israël à l’instar de Maurice El Mediouni, Raymonde El Bidaouia, Nino Elmaghribi et Robert Sghir.

Mohsen Cherif un véritable phénomène chez les Tunes

Mais des chanteurs maghrébins musulmans en Israël, cela est encore plus rare ! Exception notable, M. Mohsen Cherif. Et chacun de ses déplacements en Israël entraîne un véritable raz-de-marée. La raison de son succès est sûrement dû à son côté « tunisois » très ouvert.

Selon M. Cherif quand vous débarquez ici, vous vous croyez loin du pays quand, au détour d’une ruelle à Netanya, vous entendez « si Mohsen Cherif Asselema ». Ne soyez pas étonnés, certains tunisiens, parfois oubliés dans leur pays d’origine, sont de vraies stars ici.

Ce qui a contribué à accroître sa réputation, ce sont encore ses visites régulières auprès de cette communauté.

 

Le succès de Mohsen Cherif est dû enfin à son amour pour ces juifs tunisiens. Nous assistons à une véritable hystérie de fans qui se précipitent pour le voir et se photographier avec lui. Il a su conquérir le cœur des Tunes, notamment grâce à son courage et il réussit à s’imposer comme un incontournable dans les festivités de cette communauté.

Ce chanteur tunisois qui incarne son pays c’est tout le contraire de ces jeunes tunisiens antisémites  victimes de la propagande anti-israélienne.

Souhail Ftouh

Les ennemis sont jaloux, le géant américain Intel va investir 11 milliards de dollars en Israël

Une bonne nouvelle au début de cette année; le géant américain des puces électroniques Intel a annoncé  ce 30 janvier 2019 mardi son intention de développer son site de production en Israël, des ministres israéliens annonçant que la société allait investir 40 milliards de shekels (quelque 9,5 milliards d’euros) dans une nouvelle usine.

« Intel a annoncé son intention de présenter un plan de développement au gouvernement israélien pour continuer à investir dans le site de la société à Kiryat Gat », dans le sud d’Israël, selon un communiqué des représentants israéliens d’Intel.

Lundi soir, le ministre israélien des Finances, Moshe Kahlon, a déclaré avoir été informé par Intel de sa décision « d’investir 40 mds de shekels (quelque 9,5 mds EUR) supplémentaires, une décision sans précédent censée créer des milliers d’emplois dans le sud du pays ».

Le ministre de l’Economie, Eli Cohen, a de son côté affirmé que la société américaine avait choisi de « construire son usine la plus avancée ici en Israël ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré Yaniv Gerti, PDG d’Intel Israël.

Intel offre $5,5 milliards pour acquérir Mellanox

Le fabricant de puces américain est l’une des nombreuses entreprises intéressées par l’achat de la société israélienne de connectivité de données volumineuses.

Le fabricant américain de puces électroniques Intel a fait une offre d’environ 5,5 milliards de dollars US pour acquérir la société israélienne de connectivité de données volumineuses Mellanox Technologies Ltd. L’offre représente une prime de 30% sur le cours de clôture de Mellanox au Nasdaq.

Mellanox, dirigé par le fondateur et PDG Eyal Waldman, a été au cours des derniers mois dans un processus de fixation des prix avant la vente et Intel n’est en aucun cas la seule partie intéressée. En novembre, Xilinx préparait une offre de 5,5 milliards de dollars.

Intel a des activités rivales avec Mellanox, qui développe des puces permettant une transmission plus rapide des données volumineuses. Basée à Yokneam, Mellanox vend ses produits à des batteries de serveurs dotées d’ordinateurs de grande taille, tels que des universités et d’autres organisations, dont la NASA. Les clients de Mellanox incluent également Dell et HPE, qui construisent les batteries de serveurs pour d’énormes entreprises telles que Facebook, Google et Amazon.

Mellanox aurait embauché des banques d’investissement pour l’aider à trouver un acheteur.

En 2017, Intel avait acquis pour plus de 15 milliards USD (environ 13 milliards EUR) la société israélienne spécialisée dans les systèmes anticollisions Mobileye.

Le montant de la transaction avait été présenté comme un record pour le rachat d’une société israélienne de nouvelles technologies par un groupe étranger.

Le géant de la Silicon Valley emploie actuellement 11.700 personnes en Israël dans son usine de Kiryat Gat et ses centres de développement dans tout le pays, en plus des 1.170 employés de Mobileye.

Les exportations d’Intel en provenance d’Israël ont atteint quelque 3,5 milliards EUROS 2018, selon la société.

Souhail Ftouh

Malgré la pression internationale, la Tunisie et l’Algérie refusent le passage de l’avion de Netanyahu

Tunis et Alger ne comptent autoriser l’appareil de Netanyahu passer dans leur espaces aériens souverains.Les autorités tunisiennes et algériennes ont fermement refusé d’autoriser l’avion du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à traverser l’espace aérien tunisien et algérien pour rejoindre le Maroc a rapporté l’agence de presse tunisienne Tunis.

Selon les mêmes sources, des responsables français, américains, espagnols, saoudiens et émiriens auraient fortement incité les responsables tunisiens et algériens à donner le feu vert pour laisser cet avion présidentiel israélien passer afin de pénétrer au Maroc, avec l’obligation de garder le dossier secret et confidentiel et de ne pas le divulguer à la presse afin de ne pas provoquer une réaction populaire  contre les gouvernements des deux pays, mais en vain.

Les mêmes sources ont indiqué que les autorités tunisiennes et algériennes avaient rejeté une autre proposition française consistant à envoyer un avion marocain pour transporter le Premier ministre israélien et traverser l’espace aérien tunisien et algérien de manière normale comme semblable à un camouflage. Ces mêmes sources n’excluaient pas une coordination tuniso-algérienne A propos de ce rejet.

La visite aurait lieu aux environs du 30 mars 2019, juste après une visite du pape François dans le pays africain, selon la chaîne israélienne Hadashot.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu chercherait à organiser une visite d’Etat au Maroc juste avant que les Israéliens ne se rendent aux urnes pour les élections du 9 avril 2019,selon des informations parues dans un média marocain.

Rabat considérerait un réchauffement des liens avec Israël comme un moyen d’obtenir le soutien de Trump dans sa revendication du Sahara occidental.

Le site francophone Le Desk a fait savoir mardi que le conseiller à la sécurité nationale Meir Ben-Shabbat travaille, avec le soutien américain, à organiser une rencontre entre Netanyahu et le roi Mohammed VI au Maroc.

Selon Le Desk, Mohammed VI pourrait considérer que le développement de liens plus étroits avec l’Etat juif lui permettra de faire une percée auprès de l’administration Trump – que le Maroc courtise pour obtenir son soutien sur la question du Sahara occidental, que la majorité de la communauté internationale considère comme étant un territoire occupé.

Ni le gouvernement marocain, ni le bureau du Premier ministre israélien n’avaient confirmé jeudi ces informations.Israël et le Maroc n’entretiennent pas de relations diplomatiques. En 2017, Mohammed VI avait annulé sa participation à un sommet ouest-africain pour éviter Netanyahu.

« Israël ne répond pas aux informations portant sur des contacts avec des Etats avec lesquels Israël n’entretient pas de relations diplomatiques », a fait savoir le bureau du Premier ministre à la chaîne Hadashot.

Netanyahu, qui est également ministre des Affaires étrangères et ministre de la Défense, a fait du travail diplomatique en direction de l’Afrique, de l’Amérique latine et de l’Extrême-orient une pierre angulaire de sa politique étrangère, recherchant également des liens plus ouverts avec les Etats arabes modérés. En octobre 2018, il a effectué un rare déplacement à Oman.

Souhail Ftouh

Une rencontre importante entre l’imam tunisien Chalghoumi et le Président israélien

 

La rencontre entre l’imam franco-tunisien Hassen Chalghoumi et Le président israélien Reuven Rivlin  était fort significative ce mercredi 23 janvier 2019. C’était la cinquième fois que les deux hommes se rencontraient.

Rivlin et Chalghoumi ont discuté de tous les principaux problèmes internationaux: Syrie, situation au Proche-Orient, guerre en Lybie et la situation dans le monde arabe.

Les deux hommes ont souhaités pour 2019 la paix, la justice et la solidarité.

Rivlin a également demandé à Chalghoumi de transmettre ses meilleurs vœux aux musulmans du monde entier et a salué les journalistes présents.

Cette rencontre me rappelle mon enfance, quand j’ai compris qu’il était possible de trouver un langage commun entre des différents peuples et religions,” a déclaré le président Rivlin qui est le fils d’un professeur ayant traduit le Coran.

Le président israélien Reuven Rivlin a prôné le dialogue interreligieux auprès de représentants de la communauté musulmane de France, au premier jour de sa visite en France mercredi.

« Il y a une idée répandue selon laquelle la religion est au cœur des tensions ethniques. Mais c’est une erreur, a déclaré le président Rivlin. La croyance qui associe le judaïsme à l’islam doit être la clef de la paix, pas une justification de la violence. Maintenant, alors que le nationalisme et l’extrémisme religieux sont en progression dans le monde et en Occident, votre leadership est fondamental. Ce que vous et les représentants de toutes les communautés dîtes est particulièrement important en ce moment – non à l’antisémitisme, tolérance zéro pour le racisme en tout genre, » a déclaré M. Rivlin, devant une trentaine de responsables du culte musulman et juif.

« On m’a éduqué dans la compréhension de l’importance de connaître et de comprendre pleinement les croyances des autres peuples. Mon père, le professeur Joseph Joel Rivlin, un juif pratiquant, a traduit le Coran en hébreu. Sa foi ne l’a pas dérangé, au contraire, elle l’a aidé. Le travail de toute sa vie était de construire des ponts entre les cultures et les langues » a ajouté le président.

Faisant part de son constat d’une montée des populismes, du « fondamentalisme, (de) l’intégrisme, (de) l’extrémisme, du racisme », des « choses qui amènent l’antisémitisme », Rivlin a appelé son auditoire à bâtir « une confiance entre les religions ».

« Nous ne sommes pas condamnés à vivre ensemble mais nous sommes destinés à vivre ensemble », a ajouté Reuven Rivlin, évoquant le cas de Jérusalem où cohabitent plusieurs confessions.

L’imam Hassen Chalghoumi (à gauche) serre la main du président israélien Reuven Rivlin (à droite) avant une réunion avec les autorités musulmanes françaises, à Paris le 23 janvier 2019.

L’imam Chalghoum a jugé la rencontre « historique, forte et importante » pour « l’avenir de ces deux communautés, qui sont normalement la richesse de la France mais malheureusement sont devenues le problème de la France (…) ces dernières années ». C’est une « flamme d’espoir » dans une « période de tensions », assurant que « les religieux voulaient aller de l’avant ».

Sur sa page Facebook, l’imam Chalgoimi a dit   «J’ai eu l’honneur ce matin d’être invité à Paris par le Président israélien Rivlin à une rencontre sur le dialogue interreligieux . J’ai pu lui faire part de l’importance de cette rencontre pour l’avenir de nos deux communautés qui est normalement la richesse de la France, mais qui en ce moment est un véritable problème face à la montée d’un populisme dangereux».

C’est un message fort qu’à souhaité offrir le Président Revlin en nous recevant, nous les représentants des différents cultes et en partageant avec nous sa vision de la paix et l’entente entre les peuples et les religions.

Parmi les invités figuraient à coté de Hassen Chalghoum, l’imam de la mosquée de Drancy, près de Paris, le cofondateur du programme « Emouna, l’amphi des religions » à l’Université parisienne Science-Po (formation pour prêtres, pasteurs, rabbins, imams et moines bouddhistes), l’imam Mohammed Azizi (Il avait participé à la marche après le massacre perpétué à l’école Ozar Hatorah à Toulouse en 2012 et est à la tête de l’AMJF, la ligue d’amitié judéo-musulmane avec le rabbin Michel Serfaty), et le président de l’association des musulmans sénégalais de France, Kemadou Gassama.

« Je suis là pour saluer les efforts que déploie le président israélien pour rassembler juifs et arabes », avait déclaré peu avant  Mohammed Azizi, qui prône une « interaction pacifique ».

 

Le président israélien Reuven Rivlin lors d’une réunion avec les autorités musulmanes françaises, à Paris le 23 janvier 2019.

Un souhait du grand rabbin de France

Le grand rabbin de France Haïm Korsia a prononcé des bénédictions juives pour les dirigeants, « Béni soit-IL, celui qui partage Sa gloire avec ceux qui le vénèrent ». Il a déclaré « Dans la Bible, nous voyons qu’Ismael et Isaac se rencontrent quand ils ont besoin d’enterrer Abraham, leur père. Je me demande ce qui se produirait si des imams, des prêtres et des rabbins en Israël se rassemblaient pour visiter les tombeaux des patriarches et des matriarches afin que tous les Israéliens puissent voir que ceux qui ont une foi différente peuvent aussi croire ensemble. Cela pourrait nous donner de l’espoir ».

Il est difficile à savoir si cette rencontre a été vue par tous. Certains ne le verront pas, d’autres feront semblant dans leur but de propagande anti-israélienne de ne pas le voir. Le fait est qu’il y est. Et cela ne peut que rendre heureux.

Cela nous prouve une fois encore, que le monde musulman (bien qu’il faut le rappeler que cette expression est ambivalente ), ne se limite surtout pas aux élites politiques et médiatiques anti-israélienne. Il y a un autre monde musulman. Et cet autre monde musulman est prêt, main dans la main à bâtir le monde tant désiré, où tous seront des bons voisins avec Israël et auront leur mot à dire dans la question de normalisation des relations. Un monde musulman libéré du diktat antisémite qui s’imposera alors une bonne fois pour toute.

Pour rappel tous les stéréotypes de la judéophobie classique sont projetés sur l’État juif. Sa population juive est diabolisée et son droit d’exister contesté…. Comme par le passé, l’antisémitisme musulman actuel reproduit et multiplie les tendances à la haine des Juifs, profondément enracinées dans la conscience arabe.

La rancœur antisémite arabe est toujours dirigée contre l’existence juive en soi – et aujourd’hui, c’est le symbole le plus important de l’existence juive, l’État d’Israël. L’opposition à Israël est maintenant le point de rencontre des haïsseurs de Juifs aux couleurs politiques et idéologiques les plus diverses, le terrain d’entente de l’antisémitisme actuel. La vieille judéophobie des populations arabes est projetée sur l’État juif.

 

Souhail Ftouh

En Tunisie, Une ONG forme des futurs propagandistes pro-palestinien pour nier l’histoire juive

Ils viennent de partout de Tunisie, d’Algérie, de Mauritanie et même du Soudan pour apprendre à défendre les thèses palestiniennes et apprendre comment démolir le lien entre les juifs et leur ville Sainte. L ’Académie Tunisienne des Connaissances de Jérusalem offre des cours, des formations, et même des examens  théoriques sur la falsification de l’histoire juive pour former des futurs ambassadeurs de Al-Qods.Cette école fournit des diplômes pour les étudiants qui ont réussi des cours de propagande.

Cette école privée, qui travaille en toute légalité dans la capitale tunisienne, a élu comme domicile l’immeuble n ° 35 rue Al Jazira, 1er étage.

C’est semble-t-il la première fois que ce genre d’établissement  existe en Tunisie, un pays musulman qui se présente comme tolérant.

Ici les terroristes palestiniens sont considères comme des « martyrs» (traduction malheureuse du shahid assassin qui n’a rien à voir avec le martyr chrétien victime de persécutions).

Dans les classes de cette école de propagande on glorifie les « sombres héros de la Palestine » qui luttent contre la population juive qui vit ici près de 5000 ans et témoigne, malgré la dispersion des Juifs, de l’importance particulière de la terre d’Israël.

Dans l’Académie Tunisienne des Connaissances de Jérusalem  on accepte les candidats venant  de tous les pays musulmans. Le but selon cette école très particulière est de former des futurs ambassadeurs de Al-Qods, autrement des propagandistes  professionnels pro-palestinien.

Des étudiants, des fonctionnaires, des journalistes et même des immams s’inscrivent dans des cours qui sont axés sur la réécriture de l’Histoire millénaire de cette terre qui a joué un rôle central dans l’histoire des Juifs, si bien qu’ils l’appellent souvent familièrement Eretz (terre).

 

Ici des photos des étudiants et étudiantes  de cette école qui forme soi-disant futurs ambassadeurs de Al-Qods qui apprennent comment  réécrire l’Histoire et de falsifier la vérité.

Des cartes, des films et des livres sont disponibles pour apprendre aux futures ambassadeurs de Al-Qods de manipuler les faits historiques pour démolir tout lien possible entre les tribus d’Israël et leur ville sainte.

Pour tromper leur interlocuteurs, ces futurs candidats ambassadeurs de Al-Qods apprennent comment diminuer la signification religieuse de Jérusalem pour le judaïsme, ils apprennent aussi à effacer l’histoire de la Tombe des Patriarches à Hébron et celle de la Tombe de Rachel à Bethléem.

Ils doivent maitriser à nier et annuler toute affinité juridique, historique ou politique entre le Peuple juif et l’État d’Israël avec la Ville sainte de Jérusalem et tous les sites juifs.

Bien commode dans cette école pour ne pas parler de plusieurs vérités historiques dérangeantes. Ce qui montre un manque flagrant et délibéré de mauvaise foi et de grave désaveu de la parts des initiateurs de cette école.

Tout est fait pour promouvoir la négation de l’histoire juive de Jérusalem.

Pour justifier la thèse palestinienne, on ne parle pas ici de plusieurs épisodes de l’histoire de cette ville.

Une  falsification majeure ;  ici on enseigne aux étudiants que la ville de Jérusalem était toujours musulmane et que les b’nei Israël, les Enfants d’Israël, n’ont jamais vécu ici.

Aussi on transmet aux futurs ambassadeurs de Al-Qods que le Mont du Temple n’existe pas. La chute du Premier Temple (1000 av J.C. – 586 av J.C.) n’est pas enseigné dans cette Académie qui est soi-disant spécialisée dans l’histoire de cette ville.

Pour démolir lien entre les Israélites et leur capitale éternelle on ne reconnait pas dans cette école que les juifs reviennent d’Égypte sur leur terre ancestrale, et qu’ils s’apprêtent à reprendre possession du pays de Canaan.

Aussi les candidates doivent apprendre à nier que les Israélites se sont unifiés par les rois Saül, David et Salomon, dont le règne est pourtant brillant.

Autre exemple, les candidats et futurs ambassadeurs de Al-Qods doivent apprendre à manipuler les fais historique et présenter comme si l’islam est le seul hériter légitime de la ville. Ils sont censés pouvoir occulter l’existence du royaume d’Israël au nord, dont la capitale était la Samarie, et celui de Juda, dont la capitale est Jérusalem, au sud.

Ici on présente les juifs comme des étrangers à la ville et on ne rapporte jamais la vie dure que les Juifs auraient menée dans la Judée qui était occupée par les Babyloniens pendant le premier exil (587-538 av. J.-C.)

Le Retour des exilés juifs qui choisissent de s’en retourner en Judée et toute la période de la domination perse (538 – 332 av. J.-C.) est aussi occulté.

Même La Révolte des Maccabées (167-63 av. J.-C.) n’est pas enseignée. La Seconde destruction du Second Temple par Titus est aussi délibérément oubliée.

Pour réécrire l’Histoire et de falsifier la vérité, la défaite de Bar Kokhba (70-135) qui fut un désastre, pour les Juifs de la Terre d’Israël, au niveau militaire et politique mais aussi démographique et spirituel n’est pas reconnue. Tout cela est absent.

Plus dérangeant encore,L’Académie Tunisienne des Connaissances de Jérusalem apprend aux étudiants de stigmatiser les fouilles archéologiques israéliennes. Chose naturelle car chaque mois, les Israéliens découvrent des preuves de l’histoire juive dans leur ville.

Il y a quelques mois déjà dans la ville sainte, un sceau juif en argile vieux de près de trois millénaires a été découvert près du mur des Lamentations. Un trésor qui vient apporter la preuve que le titre de «Gouverneur de la ville», dont seul l’Ancien Testament parlait jusqu’ici, a bel et bien existé.

Un sceau en argile datant de 2 700 ans et découvert à Jérusalem a été présenté comme une première preuve matérielle de l’existence d’un gouverneur dans cette ville, selon l’autorité israélienne des antiquités.

Cet sceau rond de la taille d’un bouton a été découvert dans un bâtiment sur l’esplanade du Mur des Lamentations, dans la vieille ville de Jérusalem. Il date du sixième ou septième siècle avant notre ère et illustre l’existence d’un dirigeant juif à Jérusalem.

Par contre, pour les Palestiniens aucune trace islamique n’est trouvée dans les sous-sol de la ville. Après de nombreuses années de fouilles non surveillées et à la sauvette sous les mosquées de Jérusalem et du Mont du Temple, y compris le déboisement à outrance de toute trace historique et religieuse du patrimoine juif, les Palestiniens ne trouvent rien qui prouve leur lien avec cette ville.

Le nom de Jérusalem, qui apparaît 700 fois dans l’ancien Testament et régulièrement dans les Évangiles, n’est pas cité une seule fois dans le Coran. Il est également utile de noter que Jérusalem, tout au long de son Histoire, n’a jamais été la capitale d’aucun pays à part Israël.

Des films pour justifier l’agression arabe de 1948 et réclamer toute la terre après de 1967 

Dans cette école des films sont exposés pour préparer les candidats aux examens théoriques

Ici on justifie l’assaut arabe de 1948, lorsque les armées des pays voisins se jetèrent sur Israël afin de l’éliminer le jour même de son indépendance ! Le récit palestinien est repris tel quel.

Un film en arabe montre, par exemple, la ligne verte, « issue de l’armistice de 1949 », qui, à l’époque, « sépare l’Etat d’Israël qui a été proclamé à peine un an auparavant des pays arabes voisins comme la Jordanie ».

Curieux comme la Jordanie n’est pas appelée « régime de domination », elle qui avait envahi et occupé ce qui s’appelait désormais la Cisjordanie, allant jusqu’à en expulser tout Juif y habitant : c’est ainsi qu’un Juif expulsé en 1949 et revenant 20 ans après à Hébron ou dans l’est de Jérusalem pourrait devenir un « colon ».

Dans cette école on ne reconnait pas la ligne verte. Ici comme chez les terroristes, on revendique 100% d’Israël comme un territoire arabe. L’Académie Tunisienne de la Connaissance de Jérusalem vend des livres qui sont à la disposition des candidats qui présentent les villes israéliennes dans la ligne verte comme si elles étaient des villes palestiniennes.

Même déformation pour décrire la guerre de 1967 : dans un des cours obligatoires, le récit commence… à la fin de la guerre. « En 1967, l’armée des sionsites défait ses ennemis arabes pendant la guerre des Six Jours et conquiert plusieurs territoires. » Ne pas mentionner les causes de la guerre revient à falsifier l’histoire.

Ici les candidats n’ont pas le droit de savoir que la Cisjordanie était conquise et occupée de 1949 à 1967 par la Légion arabe qui était « sous administration jordanienne »

Dans cette école on ne reconnait pas le terme des territoires disputés. On préfère utiliser les territoires occupées pour parler des “zones d’habitation palestiniennes” et des “les implantions de peuplement” israéliennes : un terme neutre opposé à un terme stigmatisant comme occupation.

Un vidéo est présentée avec une visite des villes (« colonies ») juives comme Haïfa, Netanya, Nazareth, Eilat, Afoula,Lod et Acre. La souveraineté israélienne n’est pas reconnue : c’est le message que veut faire passer le cours dans cette école sur la “colonisation” comme si tout Israël était un territoire arabe.

 

Dans cette école, les livres disponibles présentent toutes les villes  israéliennes comme étant des (« colonies ») juives.  

Un autre film déroule ensuite le récit de la « colonisation », terme qui s’applique plus facilement si l’on ne mentionne pas le contexte historique : depuis l’antique histoire juive en Judée et Samarie en passant par la déclaration Balfour, le traité de San Remo…

Benyamin Nétanyahu est décrit comme étant « à la tête de la coalition la plus à droite d’Israël » (comprenez « d’extrême droite ».

Quant aux accords d’Oslo, le film stigmatise cet accord qui portant ils confèrent à Israël l’administration civile de la zone C de Cisjordanie et à l’Autorité palestinienne celle des zones A et B.

Mais comme le principal axe de communication est que “le problème, c’est que la Cisjordanie est complètement morcelée” (par Israël), les explications sur Oslo sont suivies de la phrase : “le problème, c’est que les colonies ont continué de se développer et de s’étendre.”

Une carte de l’école ne montre pas que les implantations Israéliennes se situent toutes en zone C, une zone sur laquelle l’administration a été conférée à Israël, selon les termes d’un accord avec les Palestiniens, jusqu’à ce que de nouvelles négociations entre les deux parties fassent éventuellement un jour évoluer ce statut.

Le généreux compromis que les Israéliens ont faits ne sont pas aussi mentionnés. Ni les offres faites par Éhoud Barak en 2000.

Dans un autre texte de plus de 2000 mots, qui parle du conflit entre Israël et les Palestiniens et des Accords d’Oslo de 1993, le mot « paix » n’apparaît aucune fois. Pas une.

Pour un conflit dans lequel l’enjeu principal est la fin du terrorisme, les attentats divers et la reconnaisse des droits des deux peuples, c’est flagrant. La violence qui devient insoutenable, contre les Israéliens, compte comme facteur de blocage du processus de paix.

Il est inconcevable de laisser des propagandistes pro- palestinien profiter de ce genre de ONG pour dicter leur propre narratif, falsifier l’Histoire et délégitimer Israël. La Tunisie semble fermer les yeux sur ce genre de ONG extrémistes et anti-israéliens.

Leur intentions partisanes et politiquement motivées, ont pourtant un objectif clair ; celui de renforcer le caractère islamique de Jérusalem et de nier, voire supprimer, toutes traces du judaïsme et de la chrétienté à Jérusalem.

Ce n’est pas en falsifiant l’histoire qu’on trouvera la paix.

Souhail Ftouh