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En Israël la culture hydroponique, une technologie pour cultiver les salades au désert et dans la ville

La majeure partie des légumes de serre en Israël sont produits au moyen d’un système hydroponique. Les chercheurs israéliens ont créé un programme informatique breveté qui règle les apports d’éléments nutritifs aux plantes cultivées en serre.

La culture hydroponique consiste simplement a faire pousser des plants dans l’eau. Les plants sont placés dans un milieu de croissance, comme de la laine minérale, des granules d’argile, de la mousse ou de la mousse recyclée, du gravier, de la tourbe, de la sciure ou des fibres de coco, puis alimentés avec une solution nutritive qui favorise la croissance.

Puisque de nombreuses méthodes hydroponiques impliquent l’utilisation de certains milieux de croissance, on parle souvent de « culture hors sol », la véritable culture hydroponique s’effectuant dans l’eau seulement.

La culture hydroponique permet de cultiver des légumes super-frais dans le désert.

La culture des plants commence dans des blocs de laine minérale. Les plants sont ensuite transférés dans de plus grandes plaques où ils sont alimentés en éléments nutritifs par le programme informatique.

Au Technion, des ingénieurs qui travaillent dans le domaine de l’ingénierie informatique sur les jardinage high-tech.

Israël a une longue histoire avec la culture hydroponique, en particulier pour les légumes à feuilles, car il permet d’éviter la présence des parasites qui rendent les produits non casher. Habituellement, supervisés, les légumes à feuilles sans insectes sont coûteux et replis de pesticides. Le Gush Katif, une zone juive dans la bande de Gaza d’où Israël s’est retiré en 2005 était surtout connu pour ses serres hydroponiques parce que le sol de Gaza était trop sablonneux pour l’agriculture.

 

Irrigation fertilisante – Apport d’eau et d’éléments nutritifs aux végétaux.

La culture hydroponique sur les toits des immeubles

Les clients de quelques restaurants de Tel-Aviv ont peut-être remarqué que leur laitue avait un nouveau goût étrange récemment : un petit goût de fraîcheur.

Deux restaurants de Tel Aviv servent de la laitue qui a été cultivée dans des lits d’eau flottant sur le toit du Dizengoff Center, dans un nouveau système de jardinage urbain innovant qui vise à fournir aux citadins avec des légumes sortis tout droit de la ferme.

« Les gens sont habitués à ce que la laitue ait un certain goût, après qu’elle soit restée dans un sac dans le réfrigérateur pendant une semaine », a déclaré Mendi Falk, le directeur de 42 ans de Grenn in the City, un projet de culture hydroponique dans le centre-ville de Tel Aviv. « Avec la culture hydroponique, la laitue est récoltée seulement 15 minutes plus tôt. Il y a un goût différent ».

Falk dirige sa ferme de 100 mètres carré ferme, qui fournit les légumes à feuilles pour les deux restaurants et le marché fermier du Dizengoff Center, sur le toit du centre commercial central de Tel Aviv avec seulement trois heures de travail et 120 watts par semaine. (L’ampoule moyenne des ménages est de 60 watts). Il utilise un certain nombre de systèmes de la culture hydroponique différents, ce qui signifie que ses légumes poussent tout en flottant dans un mélange spécial d’eau et d’engrais.

Falk envisage de monter une entreprise où un système de réseau de toit hydroponique fournira des légumes pour chaque kilomètre carré de la ville. Et chaque restaurant aura sa propre section d’un jardin sur le toit pour cultiver des légumes rares pour répondre à la demande de leurs chefs.

Un aspect intéressant de l’utilisation de légumes hydroponiques signifie que les restaurants peuvent stocker leurs produits dans l’eau et utiliser tout ce dont ils ont besoin pour la journée, réduisant ainsi des déchets à partir de légumes inutilisés. Cela signifie également que les salades seront composées d’ingrédients récoltés littéralement quelques instants avant qu’ils n’arrivent dans les assiettes des clients.

Falk se concentre sur les légumes à feuilles, car ils ont le cycle de vie le plus court. Falk fait aussi pousser des fraises, des tomates, des oignons, des herbes, des concombres, du chou frisé, et même de la papaye dans les systèmes hydroponiques.

Les arbres fruitiers peuvent aussi bien pousser dans la culture hydroponique, mais cela prend si longtemps pour leur permettre d’atteindre le stade où la récolte est possible que cela en devient impossible, parce que l’espace est limité sur les toits.

Green in the City dispose également de systèmes de culture aqua-ponique sur le toit, qui disposent d’un système fermé de légumes connectés dans un petit étang. Les déchets de poisson est l’engrais pour les plantes.

Une autre société de Falk, LivingGreen, propose également des systèmes hydroponiques destinés à la vente pour un usage familial. Les clients peuvent concevoir leur propre système approprié à un balcon, qui comprend une pompe pour assurer la circulation régulière de l’eau. LivingGreen a remporté 20 000 dollars du Pears Challenge pour son projet de mini-ferme « LivingBox », qui ne nécessite pas de terre, d’eau courante, ni d’électricité.

 

 

L’objectif est d’aider les gens à cultiver leur propre nourriture.

Avec la culture hydroponique,il n’y a pas de saleté.Il n’y a pas aussi de désherbage, pas d’arrosage supplémentaire ou des processus de fertilisation, et pas de pulvérisation de pesticides.

Grenn in the City, est un projet de culture hydroponique dans le centre-ville de Tel Aviv. Le projet actuel fait pousser des légumes à feuilles pour les deux restaurants du Dizengoff Center, le Café Greg et le Garden Restaurant du chef Nir Zook, ainsi que le marché fermier du Dizengoff Center. Il y a aussi une liste d’attente de restaurants qui veulent acheter les légumes hydroponiques.

Grenn in the City prévoit d’étendre le projet à d’autres parties du toit du Dizengoff Center, ainsi que d’autres bâtiments autour de la ville. Des projets de culture hydroponique sont prévus dans des restaurants à Netanya, Haifa, Holon, où les restaurants ont exprimé leur intérêt pour acheter ses légumes.

The Green in the City veut utiliser la culture hydroponique comme un moyen d’intégrer l’agriculture dans les environnements urbains denses.

Selon l’ONU, 54 % de la population mondiale vit actuellement dans les villes, et ce chiffre devrait augmenter pour atteindre 66 % en 2050, lorsque plus de six milliards de personnes vivront dans des environnements urbains.

Comme la vie en ville devient de plus en plus répandue, le monde a besoin de comprendre comment faire pousser assez de nourriture pour nourrir les personnes qui ne possèdent pas leur propre terre et ne cultivent pas leur propre nourriture.

La culture hydroponique a un certain nombre d’avantages par rapport à l’agriculture traditionnelle dans les environnements urbains. La plus évidente, bien sûr, est le faible espace requis.

Avec des radeaux flottants, de la culture hydroponique peut faire pousser quatre fois la quantité de légumes qui serait possible de cultiver sur la même surface dans le sol. Il peut y pousser huit fois la quantité de légumes que dans un jardin traditionnel.Ceci parce que le mélange spécial de nutriments et d’engrais ajoutée à l’eau va directement aux racines des plantes, de sorte que les plantes peuvent pousser proches des unes des autres. Les systèmes utilisent également beaucoup moins d’eau – environ 20 % que la même quantité de plantes dans le sol exigeraient.

Beaucoup de gens commencent des jardins potagers avec de bonnes intentions mais se sentent frustrés lorsque le sol s’appauvrit en éléments nutritifs et devient moins fertile. Ici, vous contrôlez exactement tout, c’est donc un moyen pour les gens de devenir écolo dans leur vie.

 

Le système de culture hydroponique n’utilise pas de pesticides. Les engrais ajoutés à l’eau contiennent des composants comme de l’ail et de la nicotine pour conjurer les insectes nuisibles, et sont certifiés biologiques.

Un groupe de coordination de plus de 130 organisations environnementales appellé Vie et Environnement – L’Union israélienne des ONG environnementales décerne chaque année des prix dans un certain nombre de catégories aux entreprises et organismes qui se sont engagés à améliorer l’environnement.

Green in the City s’est domicilié sur le toit du centre commercial parce que le Dizengoff Center a déjà entrepris un certain nombre d’initiatives environnementales. Le Dizengoff Center a remporté les Green Globes, l’équivalent d’un Oscar pour l’environnement, comme l’entreprise la plus verte pour la 12e année consécutive.

Le Centre offre un espace de toit aux nouvelles organisations de durabilité urbaine, comme Green in the City, pour les aider à démarrer afin qu’elles puissent se répandre dans toute la ville.

Souhail Ftouh

Le ministère israélien des Affaires étrangères rappelle les liens historiques avec le Maroc

Deux semaines après la rencontre officieuse à Washington, consacrée à la relance du Deal du siècle, avec une participation marocaine, la diplomatie israélienne en a profité pour couvrir d’éloges les liens historiques entre le Maroc et Israël.

Le ministère israélien des Affaires étrangères jette des fleurs en direction des Marocains. Après des salutations en dialecte, Leour Bendor de la direction du Moyen orient s’est chargé de rappeler les «liens historiques» entre le Maroc et son pays, dans une vidéo postée sur la page Facebook Israël Arabic.

«Depuis sa création, Israël a accueilli des centaines de milliers de Marocains. Ils constituent une part importante de la société israélienne».

«La culture israélienne a été fortement influencée par le patrimoine marocain, particulièrement la musique, la cuisine et même des valeurs humaines, telles la modération, la tolérance et l’acceptation de l’autre», a-t-il expliqué.

L’officiel israélien a préféré souligné l’attachement même chez les nouvelles générations de juifs originaires du royaume à leurs racines marocaines : «Ils chantent des chansons marocaines et jouent des pièces de théâtre en dialecte marocain, ce qui réchauffe le cœur».

Deux semaines après le petit déjeuner ayant réuni Kushner, Lerman et Charai

Le diplomate a enchainé en évoquant ses compatriotes qui visitent annuellement le Maroc.

«Ils sont des dizaines de milliers de touristes», précise Bendor. De retour en Israël, «ils parlent avec admiration du Maroc et du peuple marocain et gardent de bons souvenirs de leur voyage».

Dans sEs éloges, Bendor n’a pas oublié de saluer «la restauration des synagogues en tant que patrimoine commun».

«La coopération conjointe entre Israël et le Maroc s’est diversifiée, intégrant les domaines de l’agriculture, du commerce et de l’industrie, et ce, malgré l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays.» selon Leour Bendor.

Leou Bendor a parlé avec nostalgie des années durant lesquelles le Maroc avait une représentation diplomatique à Tel-Aviv. Une lune de miel officielle interrompue en octobre 2000 suite à la visite sur le Mont du Temple, par l’ancien Premier ministre Ariel Sharon, alors député du Likoud.

Néanmoins cette rupture n’a pas pour autant entamer les échanges entre les deux Etats. Les contacts politiques se sont poursuivis. En 2003, le roi Mohammed VI recevait à Tétouan le ministre des Affaires étrangères Silvan Shalom.

Trois années plus tard, Amir Peretz fraîchement élu chef du Parti Travailliste a eu droit au même privilège. Mais depuis ces contacts se font de plus en plus rares.

La diffusion de la vidéo du diplomate Leour Bendor intervient suite au petit déjeuner ayant réuni à Washington Jared Kushner, l’Israélien Eran Lerman, vice-président de l’ «Institut Jerusalem Institute for Strategy and Security (JISS)» et colonel de réserve à l’armée israélienne et l’éditeur marocain Ahmed Charai, membre d’influents think-tank aux Etats-Unis.

L’administration Trump pari sur Rabat pour la relance de son projet

L’administration de Donald Trump parie sur le Maroc pour la relance de son «Deal du siècle». En témoigne la présence d’Ahmed Charai à un briefing de Jared Kushner consacré à cette question.

Le «Deal du siècle» était au menu d’un petit déjeuneur organisé par Eran Lerman, vice-président de l’ «Institut Jerusalem Institute for Strategy and Security (JISS)» et colonel de réserve à l’armée israélienne, auquel il a convié Jared Kushner et l’éditeur marocain Ahmed Charai, membre d’influents think-tank aux Etats-Unis, indique le Jerusalem Post.

Une occasion pour le conseiller spécial de Donald Trump de plaider pour l’instauration d’un «nouveau partenariat entre Israël et certains pays arabes importants face à des ennemis communs», précise Lerman dans une déclaration à la même publication.

Ce petit déjeuner réunissant un Américain très proche du locataire de la Maison blanche, un israélien et un Marocain «traduit cette nouvelle réalité régionale», précise le n°2 de l’institut JISS.

Et d’enchainer en brossant les contours de ce qu’il entend par «nouvelle réalité régionale». Pour Lerman, le plan de paix supposant un retrait de l’armée israélienne aux frontières d’avant la guerre des six jours de 1967 n’est plus d’actualité. Pire cette demande a, selon ses dires, «constitué un obstacle à une paix réelle».

«C’est une ‘sagesse acceptée’ mais qui au fil du temps n’est plus sage ni réaliste», ironise-t-il. En revanche «le Plan Trump devrait offrir de nouveaux paradigmes qui reflètent plus particulièrement les priorités d’Israël et de ses nombreux partenaires arabes dans la région», argumente Eran Lerman.

Au-delà de la pertinence ou non des positions exprimées par le colonel de réserve de l’armée israélienne, la présence d’un Marocain proche des cercles du pouvoir est une preuve de plus du pari de Washington sur Rabat pour la relance de son «Deal du siècle».

De part ses bonnes relations avec les Palestiniens, le Maroc a une chance de convaincre Mahmoud Abbas pour une reprise du dialogue avec les Israéliens rompu depuis de nombreuses années. Un objectif que l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l’Egypte ont échoué à réaliser.

La présence d’un représentant -non officiel- du royaume à ce petit déjeuner consacré à l’examen d’une question importante comme l’est le processus de paix au Moyen-Orient offre au royaume une opportunité de se rapprocher davantage de l’administration Trump, sans pour autant s’engager officiellement.

L’entretien du 28 mai 2019 à Rabat, entre le roi Mohammed VI et Jared Kushner a marqué un tournant dans la politique américaine dans la région. Cette réunion tripartite en est le prolongement.

Souhail Ftouh

La diva canadienne Céline Dion,le 4 août 2020, au parc Hayarkon à Tel Aviv

 

La diva canadienne Céline Dion va amener ses hits et son show étincelant de Las Vegas en Israël en 2020 pour la toute première fois, avec un concert qui aura lieu le 4 août 2020 au parc HaYarkon de Tel Aviv.

L’ancienne gagnante de l’Eurovision va se rendre en Israël dans le contexte d’une tournée mondiale, « Courage », qui débutera au mois de mars 2020 et qui l’emmènera en Europe, au Liban et à Chypre avant son étape israélienne.

Le concert de Tu BAv, l’équivalent israélien de la Saint Valentin, est prévu depuis longtemps, a expliqué le promoteur Shuki Weiss.

20 000 chanceux pourront écouter « My Heart Will Go On » sous les étoiles, dans le cadre d’un amphithéâtre construit spécialement pour le concert.

Weiss a indiqué qu’il couvrirait le coût de la construction de l’amphithéâtre.

Les ventes de billets pour le spectacle commenceront le 2 octobre à 8 heures du matin. Une vente anticipée de ces précieux sésames est organisée dès le 1er octobre à 8 heures du matin, à l’issue de la fête du Nouvel an, pour les acheteurs qui s’abonneront à ce lien. Les prix des billets commencent à 390 shekels.

Souhail Ftouh

Tunisie: Il y a 34 ans, Israël bombardait les terroristes de l’OLP à Hammam Chott

 

Il y a 34 ans jour pour jour, 50 terroristes Palestiniens tombaient sous des bombes israéliennes à Hammam Chott, près de la capital Tunis.

Le 1er octobre 1985 au matin, plusieurs avions de chasse israéliens, accompagnés de deux Boeings 707 chargés du ravitaillement, décollent d’une base aérienne en Israël.

Quelques heures et plus de 2.000 kilomètres plus tard, les appareils pénètrent dans l’espace aérien tunisien sans rencontrer de résistance. Ils procèdent directement à leur mission, baptisée “Opération jambe de bois”: le bombardement du quartier général de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), situé à Hammam Chott depuis son déplacement du Liban en 1982 suite à l’invasion israélienne.

Malheureusement le chef terroriste, Yasser Arafat assiste au même moment aux funérailles du ministre tunisien de la Défense de l’époque, Abdallah Farhat, échappant ainsi à la mort.

Les pertes sont cependant de taille pour le groupe terroriste palestinien: 50 morts, plus d’une centaine de blessés et plusieurs dégâts matériels.

Les habitants de la ville racontent avoir entendu une grosse explosion puis quatre autres, de moindre ampleur. Les sirènes hurlent à Hammam Chott tandis que des victimes sont transférées à l’hôpital. Des trois villas en bord de mer qui servaient de quartier général à l’OLP, il ne reste plus que des ruines.

Des morceaux d’acier tordu et des blocs de béton ont été propulsés à des centaines de mètres par les explosions, raconte le Los Angeles Times le jour-même.

Israël indique qu’il s’agit de représailles après l’assassinat de trois Israéliens à Larnaca (Chypre), attribué à des militants pro-palestiniens.

Cette frappe aérienne du 1er octobre 1985 est une réaction contre la Force 17 palestinienne, responsable de l’attaque terroriste du “Larnaca” et la mort de trois Israéliens.

L’un des principaux enjeux, suite à l’attaque, était la position des Etats-Unis, allié fidèle de la Tunisie dans sa lutte pour l’indépendance. Habib Bourguiba, qui avait toujours œuvré pour un rapprochement avec la superpuissance américaine, se sentit trahi par son allié, qu’il soupçonnait d’avoir été mis dans la confidence de l’attaque et de l’avoir approuvée.

La première réaction de l’administration Reagan fut de qualifier l’attaque israélienne de “réponse légitime au terrorisme”. Bourguiba fit alors part de sa “grande stupéfaction” puis convoqua l’ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie pour le menacer d’une rupture des relations diplomatiques entre les deux pays si Washington opposait son veto à la résolution des Nations unies sur l’attaque.

Ce jour là, Mr Béji Caied Essebsi, alors ministres des Affaires Étrangères, défia les Etats Unis et Israël devant le Conseil de Sécurité et ce, suite au bombardement du Quartier Général de l’Organisation de Libération de la Palestine, à Hammam Chott. Durant 3 jours, les 2, 3 et 4 octobre 1985, Mr Essebsi, ne lâcha rien devant Mr Benyamin Netanyahu, alors représentant permanent d’Israël auprès de l’ONU. La résolution condamnant Israël est votée à une large majorité et Les Etats-Unis décidèrent finalement de s’abstenir lors du vote !

Je crois que ce n’est plus un secret. Nous avions décidé de rompre les relations diplomatiques. Nous l’aurions fait si les Etats-Unis ne s’étaient pas abstenus“, affirma Mahmoud Mestiri, le secrétaire tunisien d’Etat aux Affaires étrangères de l’époque.

La résolution onusienne du 4 octobre 1985 condamne l’attaque israélienne sur le territoire tunisien comme une violation flagrante de la Charte des Nations unies et accorde à la Tunisie le droit de demander des réparations.

Tunis peut considérer l’abstention américaine comme une victoire diplomatique. Mais la partie de la résolution relative aux réparations matérielles reste, jusqu’à aujourd’hui, lettre morte.

Le bombardement de Hammam Chott fut une attaque réussite au niveau opérationnelle et politique qui démontrait que Tsahal est capable de poursuive les terroristes palestiniens partout dans le monde.

Un escadron d’avions israéliens,volant à basse altitude, a déployé des ballons aériens en prévision des réactions de la défense anti-aérienne au sol, puis a effectué une descente au quartier général palestinien à Hammam al-Shat. Le reste des cibles est détruit, avant que l’escadron d’avions israéliens part rapidement en direction de la mer.

Tsahal a utilisé des bombes à vide dans son raid et lorsque ces bombes explosent, elles provoques un déséquilibre très important dans l’équilibre de la structure aérodynamique et magnétique de l’espace. Il s’agit en fait de munitions à implosion ou thermobariques.

Les bombes thermobariques, disons larguées d’un avion, comportent plusieurs réservoirs remplis d’un mélange explosif, à base d’hydrocarbures volatils par exemple. Lorsque la bombe frappe sa cible, ou éclate à une dizaine de mètres de sa surface, elle libère la mixture qui, au contact de l’oxygène de l’air, forme un mélange détonnant très puissant – un nuage d’une vingtaine de mètres de diamètre et de trois mètres d’épaisseur – qui explose 100 à 140 millisecondes après avoir été libéré. L’explosion s’accompagne d’une onde de choc qui se propage à la vitesse supersonique de 3 km/s, créant une surpression pouvant atteindre 30 kg/cm2.L’effet de choc serait alors bien puissant.

Bourguiba a cherché à se suicider

Quand les bombardiers israéliens ont attaqué le camp terroriste palestinien à Hammam-Chott le 1er octobre 1985, ils ont fait leur passage furtif du côté du Palais présidentiel de Carthage, alors que Bourguiba se prélassait dans sa véranda sur le méditerranée.

Bourguiba n’aurait jamais pensé, un instant, que les Américains, ses amis, auraient pu laisser perpétrer ce attaque sur le sol tunisien un pays foncièrement ami de l’Occident.

Après cette attaque de l’armée de la défense israélienne, «Si Lahbib» comme le nomme les tunisiens est resté plus de trois jours sous le choc émotionnel. Il ne parla à personne et ne prit contact avec aucun membre de son entourage à telle enseigne que son médecin personnel a craint pour sa santé, surtout face à son silence «hermétique».

Quelques mois plus tard, lors de la réunion des ministres des A.E arabes à Tunis, le Raïs a pris son courage à deux mains et alla les trouver en personne au siège de la Ligue Arabe. Il demanda aux ministres arabes présents de concevoir une position commune face au comportement “agressif US à Hammam-Chott”.

Et il a été jusqu’à réclamer de condamner le comportement “inamical” de Washington d’autant plus que l’US Air Force aurait participé à ce raid en soutenant, logistiquement, les avions de combat de Tsahal pour atteindre la Tunisie et cela en les ravitaillant en l’air.

Par crainte des Américains, les ministres arabes s’enfuirent tous et quittèrent la réunion de la Ligue Arabe.

«Si Lahbib», de plus en plus déçu, décida, alors, de se rendre en personne aux Etats-Unis et de parler de visu de l’attaque aux décideurs américains.

A l’aéroport, il ne trouva personne pour le recevoir et il a dû loger, à l’époque, chez notre ambassadeur, Habib Ben Yahia. Une humiliation supplémentaire que notre raïs ne put supporter davantage.

Au matin du troisième jour, il demanda à son ambassadeur – qui n’en revenait pas – d’aller lui acheter un revolver. «Je dois me suicider ici même, en terre américaine, pour protester contre le vil comportement de la Maison-Blanche à l’encontre de mon pays, la Tunisie». Et il a fallu toute la diplomatie du monde et le doigté de son ambassadeur pour convaincre Bourguiba d’abandonner son initiative funeste.

A noter qu’à l’époque, certains fonctionnaires à l’ambassade US en Tunisie, dont l’épouse d’un officier tunisien aux blindés, ont su d’avance que quelque chose se tramait et allait immanquablement se produire contre les Palestiniens installés en Tunisie. L’épouse en question en a parlé autour d’elle…

Par ailleurs, un des héros inconnu qu’ont utilisé les israéliens pour les renseigner dans leur opération est un aide-pharmacien juif connu sous le nom de «Loulou» et ayant officine à Hammam-Lif.

Chaque jour, il effectuait une marche à pied sur la plage pour épier ce qui se passait au camp terroriste palestinien de Hammam-Chott et tenter de savoir les horaires exacts du passage de Arafat dans ce lieu.

Juste avant les bombardements, Loulou s’est évaporé…

Souhail Ftouh

Abu Dhabi ouvrira en 2022 un site multiconfessionnel incluant une synagogue

 

 

Le complexe d’Abu Dhabi comprendra une synagogue, une église et une mosquée, donnant ainsi suite au pacte de tolérance religieuse conclu avec le pape lors de sa visite dans le pays cette année.

Selon des sources  de la presse arabe Les Émirats arabes unis érigeront une synagogue dans leur complexe interconfessionnel qui abritera également une mosquée et une église et devrait ouvrir en 2022.

Cette annonce de la construction de l’Abrahamic Family House, sur l’île Saadiyat d’Abou Dhabi, fait suite à la visite du pape François dans les Émirats en février 2019, la première d’un pape dans la péninsule arabique. Lors de son déplacement, le pape a signé une déclaration conjointe avec le grand imam d’al-Azhar, le Dr. Ahmed el-Tayeb, appelant à la tolérance et au dialogue religieux.

Un conseil interconfessionnel devant superviser les projets promouvant la tolérance a été constitué à la suite de cette déclaration, sous le nom de Haute Commission à la fraternité. L’Abrahamic Family House est sa première initiative.

« Il s’agit d’une opportunité importante pour tous ceux qui croient au pouvoir de la foi et de l’humanité. Elle permettra de bâtir des ponts entre les responsables et communautés religieux et de favoriser la paix et l’harmonie à une époque trop souvent définie par la différence », a déclaré Rabbi M. Bruce Lustig, le rabbin de la Washington Hebrew Congregation et représentant de la communauté juive au sein de la commission.

Le design de l’Abrahamic Family House, réalisé par l’architecte Sir David Adjaye OBE, a été dévoilé la semaine dernière lors d’une réunion à New York, la seconde de la commission.

D’après Gulf News, les travaux dureront trois ans.

Les Émirats arabes unis abritent déjà une synagogue, à Dubaï, bâtie en 2008. Même si elle est soutenue par les autorités émiraties, ses membres font plutôt profil bas. La nouvelle synagogue marquerait une étape considérable pour le judaïsme dans l’État du Golfe.

En mai 2019, Rabbi Yehuda Sarna, l’aumônier de la New York University, était devenu le premier grand-rabbin de la communauté juive des Émirats.

Ce changement de traitement de la pratique du judaïsme survient alors que les liens entre les Émirats et Israël se sont réchauffés en raison des craintes partagées concernant l’Iran. Des ministres israéliens de premier plan ont publiquement visité le pays, et en 2018, l’hymne israélien a résonné après une médaille d’or lors d’un tournoi de judo organisé à Abou Dhabi.

Souhail Ftouh

Louai al-Sharif, un journaliste saoudien qui parle couramment l’hébreu, rencontré au Bahreïn

En plein sommet économique de Bahreïn, des journalistes de Kan d’Israël ont été pour le moins surpris d’être approchés par un journaliste saoudien qui parlait couramment l’hébreu….

Le journaliste Louai al-Sharif, originaire d’Arabie saoudite, entretient des liens étroits avec la famille royale saoudienne.

Lors de sa rencontre avec Gili Cohen de Kan à Manama, Louai al-Sharif, a montré une maîtrise impressionnante de la langue hébraïque, à la grande surprise des journalistes israéliens.

«Comment se fait-il que vous parliez en hébreu à Bahreïn?» a demandé la journaliste Gili Cohen à Louai al-Sharif.

«J’aime la langue hébraïque à cause des prophètes de la Bible, comme le roi David, comme Ésaïe, Jérémie, Daniel» a répondu le journaliste saoudien.

Interrogé sur la nouvelle initiative de paix dans la région, al-Sharif a commenté: «Inshallah, si Dieu le veut, nous aurons la paix l’année prochaine à Jérusalem, la ville du roi David. »

Mais ce n’est pas la première fois qu’Al-Sharif s’adresse aux Israéliens en hébreu. L’année dernière, Al-Sharif, actif sur les réseaux sociaux, avait publié une vidéo en hébreu adressée aux Israéliens, en les rassurant face aux craintes de certains journalistes israéliens quant à un éventuel programme d’armement nucléaire saoudien.

« Au nom du Dieu miséricordieux et compatissant, après les commentaires sur le développement d’armes nucléaires du prince héritier Mohammed Bin Salman, des journalistes israéliens ont tenté d’inciter Benjamin Netanyahou, à réagir contre l’Arabie saoudite», a déclaré a-Sharif en hébreu.

« Je voudrais dire ici au peuple juif: l’Arabie saoudite a-t-elle jamais menacé ses voisins? La réponse est non. L’Arabie saoudite a-t-elle des velléités d’expansion territoriale dans la région?

La réponse est non.

« Le discours du prince Mohammed faisait référence à la légitime défense contre ceux qui représentent une menace pour leurs voisins dans la région » avait conclu Al-Sharif.

En 2017,Le fabricant de vêtements saoudien, LAOMAR, a résilié son contrat avec ce saoudien appelant à la normalisation avec Israël après la colère publique suscitée par l’annonce de ce saoudien comme “ambassadeur de la paix”.

Des activistes sur Twitter ont protesté après avoir une annonce de contrat avec ce chercheur dans les anciennes civilisations Louai al-Sharif , qui s’était montré favorable pour promouvoir le tourisme en Arabie saoudite avec Israël et qui avait invité des écrivains et des célébrités saoudiens à visiter l’Etat hébreu.

Récemment, il y a eu un rapprochement économique informel entre Riyad et Tel-Aviv: des hommes d’affaires et des responsables saoudiens se sont rendus en Israël et des objectifs ont été pris entre des responsables israéliens et des princes saoudiens.

Dans le même contexte, les analystes et les responsables israéliens parlent de coordination et de progrès dans les relations entre les pays arabes et Israël et s’attendent à ce que certains d’entre eux, notamment l’Arabie saoudite, apparaissent plus ouvertement, estimant que les deux parties partagent l’hostilité commune de l’Iran.

L’analyste économique saoudien Hamza Al-Salem a prédit en 2017 qu’Israël deviendrait la première destination touristique des Saoudiens si une relation officielle était établie entre les deux gouvernements.

Il avait déclaré dans un tweet via son compte Twitter: «(Israël), l’un des plus beaux pays créé par Dieu et développé, et a rassemblé l’esprit de beauté des civilisations orientale et occidentale et moderne » Les incitant ».

Les agences de presse et les médias ont rapporté que le prince héritier saoudien s’était rendu secrètement en Israël en septembre 2017, une nouvelle que le ministère saoudien des Affaires étrangères a rapidement démentie.

Souhail Ftouh

Une cérémonie à l’occasion du 40e anniversaire de l’accord de paix conclu avec l’Égypte

Une cérémonie s’est déroulée dans la résidence du président de l’État d’Israël à Jérusalem pour marquer le 40e anniversaire de la signature de l’accord de paix historique entre Israël et l’Égypte, avec la participation du président Reuven Rivlin et de membres des corps diplomatiques israélien et égyptien.

L’ambassadeur d’Egypte en Israël, Khaled Azmi, a déclaré lors de la cérémonie que les relations entre les deux pays étaient stables et mutuellement bénéfiques. L’Égypte était attachée à l’accord de paix en tant que base de la stabilité régionale et a appelé à une solution du conflit israélo-palestinien.

L’ambassadeur a également présenté ses condoléances au président Rivlin au nom du peuple égyptien à la suite du décès de son épouse.

Le président Reuven Rivlin a déclaré que l’accord de paix ouvrait un nouveau chapitre dans les livres d’histoire et qu’il existait aujourd’hui deux générations en Israël et en Égypte pour la paix entre les deux pays.

Le président a remercié le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi pour son engagement en faveur de la paix et de la stabilité dans les relations entre les deux pays. Il a souligné que la coopération entre Israël et l’Égypte dans les domaines du commerce et de la sécurité se développait considérablement, exprimant l’espoir que les relations bilatérales entre les deux peuples et la jeunesse dans les deux pays se développeraient.

Rivlin a également remercié le président égyptien pour ses condoléances à la suite du décès de son épouse.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Yisrael Katz, a déclaré lors de la cérémonie que le traité de paix entre les deux pays était d’un grand avantage pour les deux parties, y compris dans le domaine de la sécurité, et que le régime iranien et le terrorisme extrémiste étaient les principaux ennemis des deux pays. Il a appelé à une coopération plus large dans les domaines de la technologie et de l’agriculture.

 
Une cérémonie s’est déroulée ce matin dans la résidence du président israélien à Jérusalem sous les auspices du président Reuven Rivlin à l’occasion du passage de l’accord de paix conclu avec l’Égypte pendant quatre décennies, en présence de l’ambassadeur d’Égypte en Israël, Khaled Azmi, et du ministre des Affaires étrangères, Yisrael Katz. Un discours devant le public, comprenant des membres du corps diplomatique israélien et d’anciens ambassadeurs israéliens ayant servi au Caire.

Souhail Ftouh
 

 

Défendre les implantations juives, c’est pas de l’extrémisme par Souhail Ftouh

On voit reparaître de nos jours un inévitable cortège des Juifs gauchistes prêts à brader les valeurs constitutives de l’identité juive dans l’espoir de se faire aimer. je parle ici des tenants du « partage territorial », qui par idéologie ou par «realpolitik », pensent encore que la seule solution au conflit serait de permettre l’émergence d’une « entité » palestinienne sur tout ou une partie de la Judée Samarie.

Nommer les choses par leur nom est l’étape la plus élémentaire pour comprendre ce qu’on a devant nous, et agir. L’heure est donc venue de rappeler à ces gauchistes juifs qui se laisseraient entraîner par des bonimenteurs à la résignation au nom d’une fausse paix, qu’ils seront, à leur corps défendant, des traîtres qui s’ignorent.

Le départ dans la douleur et les larmes des 8.000 Juifs du Goush Katif a porté au pouvoir le Hamas, a transformé les ruines de leurs merveilleux villages en camps d’entraînements terroristes, et a mis tous les villages juifs environnants sous le feu continuel des missiles de Gaza.

Nous ne pouvons pas oublier aussi La Guerre des Six Jours quand plusieurs armées arabes attaquèrent Israël, sous l’égide de l’Egypte, afin de “jeter les Juifs a la mer”, la nature agressive et expansionniste de certains pays arabes est encore visible de nos jours.

Céder aujourd’hui les fruits de cette guerre, les Hauteurs du Golan et la Rive Occidentale, en échange de garanties de paix en papier serait suicidaire.

Il est important de rappeler qu’Israël a conquis les quartiers Est de Jérusalem ainsi que le territoire de la Judée-Samarie dans le cadre d’une guerre considérée comme d’auto-défense. En effet, Israël n’a libéré ces zones qu’après des attaques jordaniennes et suite au refus du roi Hussein d’accepter la demande israélienne de ne pas se joindre aux efforts de guerre égyptiens.

Israël est en droit aujourd’hui de maintenir son contrôle militaire sur les Territoires dans le cas d’un accord de paix avec les Palestiniens. L’idée de la gauche de céder des territoires et conclure la paix n’est qu’une formule
de suicide pour l’Etat juif.

La population des résidents des implantations.

Nous témoignons d’une tentative insensée en ce moment du projet d’un Etat palestinien en Judée-Samarie, que les gauchistes juifs encouragent en mettant en danger la vie de 430 000 Israéliens, ceux qui sont connus comme les “habitants des implantations”.

Il devient de plus en plus difficile de nos jours de défendre les implantations juives, sans se trouver taxé d’être un extrémiste. Cette étiquette d’extrémiste vise aussi les personnes de confession non juives qui soutiennent les implantations. Elles sont stéréotypées dans une catégorie figée aux yeux des tenants du « partage territorial ».

Ces gauchistes juifs qui se livrent à des actions visant le retrait israélien complet du Territoire, sont inconscients qu’Israël a besoin pour garantir son existence, d’avoir le contrôle militaire et sécuritaire sur tout le territoire situé à l’ouest du Jourdain.

Les gauchistes ignorent volontairement que la racine du conflit ne résidait pas dans les implantations juives, mais plutôt dans l’intransigeance palestinienne concernant la reconnaissance des droits juifs sur n’importe quelle partie du territoire.

Il se trouve encore que des juifs gauchistes, qui ne vivent même pas en Israël, veulent remettre à jour la définition de l’extrémisme pour incorporer les militants pro implantations. Je propose de retourner à la base du sionisme et de réaffirmer que les implantations sont le beau visage du sionisme.

Les résidents des implantations ont toujours été des pionniers et des gens dévoués au sionisme.

Contrairement aux gauchistes juives, qui flirtent avec les revendications musulmanes, le mouvement des implantations en Israel a toujours fait la démonstration de l’engagement de l’amour de son pays au fil des années, peu importe le parti au pouvoir en Israel.

Plusieurs gauchistes nient l’évidence que ce n’est pas à cause des territoires et des implantations qu’il n’y a pas accord de paix. L’histoire du conflit entre Juifs et Arabes dans la région date depuis 1920, bien avant la fondation d’Israël en 1948 et la conquête des Territoires en 1967.

La racine du problème est et restera toujours ce refus constant des Palestiniens de reconnaître Israël comme la patrie du peuple juif, quelles que soient ses frontières.

Les implantations juives ne sont effectivement pas un problème, mais un prétexte. Si les juifs ne seront plus dans les Territoires, ce sera Téhéran et le Hamastan qui y seront à leur place.

Les Palestiniens sont coincés dans leur attitude de ne pas fonder un Etat, de nier l’existence d’un Etat juif et compter toujours sur les pays Arabes pour perpétuer le conflit.

Souhail Ftouh

Transfert de Sa mission à Jérusalem : La Moldavie défie L’Autorité palestinienne

 

La Moldavie va transférer son ambassade dans le capitale de l’Etat d’Israël. L’annonce a été effectuée alors que le pays est en pleine crise politique et fera de la Moldavie le seul état européen à avoir son ambassade à Jérusalem.

La Moldavie va transférer son ambassade en Israël de Tel Aviv à Jérusalem, a annoncé mardi 11 juin 2019 le gouvernement du petit pays d’Europe de l’Est.L’annonce relève des répercussions d’une crise constitutionnelle et d’une lutte de pouvoir interne, qui s’est terminée la semaine dernière par la suspension du président élu du pays, Igor Dodon, par la cour constitutionnelle.

La déclaration a lié la décision, qui ferait de la Moldavie le seul pays européen à avoir son ambassade à Jérusalem, à une agitation politique interne et à la vente du terrain pour la construction d’une nouvelle ambassade américaine à Chisinau, la capitale moldave.


Le Premier ministre de Moldavie Pavel Filip, du Parti démocrate de Moldavie 

Une membre de l’OLP a qualifié l’annonce du Premier ministre moldave “d’acte d’hostilité directe contre le peuple palestinien”

L’Autorité palestinienne a fortement critiqué mercredi 12 juin 2019 la Moldavie après que son gouvernement a déclaré qu’il transférerait son ambassade à Jérusalem.

Dans un communiqué retransmis par Wafa, l’agence de presse officielle de l’AP, le ministère des Affaires étrangères de l’AP a accusé Pavel Phili, l’un de deux politiciens moldaves qui revendique le poste de Premier ministre, d’avoir « impliqué son pays dans une violation du droit international et de la Charte des Nations unies, pour garder le pouvoir et obtenir le soutien américain et israélien ».

Hanan Ashrawi, une membre de l’Organisation de libération de la Palestine, a déclaré que l’annonce du transfert de l’ambassade était « un acte d’hostilité directe contre le peuple palestinien » par la Moldavie.

Elle a aussi appelé l’Union européenne à prendre des mesures contre la Moldavie, qui n’est pas un membre de l’Union, pour avoir changé sa position sur Jérusalem.

« L’Union européenne devrait bloquer l’intégration politique et économique de la Moldavie jusqu’à ce qu’elle revienne sur son action illégale et provocatrice et réaligne sa politique sur le droit international et la position collective de l’UE concernant la question palestinienne », a déclaré Ashrawi citée par Wafa.

« Les Etats qui ont choisi de prendre des décisions illégitimes et unilatérales sont complices des crimes israéliens et sont responsables des conséquences politiques et légales de telles mesures. Ils doivent être traités comme les Etats voyous qu’ils sont », a-t-elle ajouté.

C’est une étape dans la bonne direction pour la Moldavie. Cette présence à Jérusalem devrait améliorer la coopération mutuelle dans de nombreux domaines. Dans des conversations privées, des officiels moldaves reconnaissent que l’annonce du transfert de l’ambassade sera bénéfique pour le pays qui veut se rapprocher des Etats-Unis.

Alors qu’un certain nombre de groupes juifs ont salué la décision de Moldavie, il n’y a pas eu de réaction officielle israélienne.

L’annonce du transfert de l’ambassade est intervenue en pleine escalade de la crise politique dans ce pays pauvre de l’ancienne Union soviétique qui voit s’opposer les rivaux du gouvernement les uns contre les autres.

Après plusieurs mois d’impasse à la suite des élections de février 2019 où aucun parti n’a remporté de majorité, le parti socialiste pro-russe du président Igor Dodon a fait l’annonce surprise au cours du week-end qu’il formait un gouvernement de coalition avec l’ACUM, un parti pro-Europe dirigé par Maia Sandu, qui revendique aussi le poste de Premier ministre.

Mais l’ancien parti Démocratique au pouvoir, conduit par Filip et contrôlé par le puissant oligarque Vladimir Plahotniuc, a refusé de reconnaître sa défaite. L’un des hommes les plus riches du pays, Plahotniuc est largement perçu comme le leader de facto de la Moldavie.

La Cour constitutionnelle – considérée comme étant sous le contrôle de Plahotniuc – a démis Dodon de sa fonction de président et a nommé le Premier ministre sortant Filip comme son remplaçant. Filip a immédiatement appelé à dissoudre le parlement et à procéder à des nouvelles élections anticipées, une décision que Dodon a qualifiée d’illégale.

Filip a lié la décision, qui ferait de la Moldavie le seul pays européen à avoir son ambassade à Jérusalem, à une agitation politique interne et à la vente du terrain pour la construction d’une nouvelle ambassade américaine à Chisinau, la capitale moldave.

« Nous sommes en situation d’adopter des décisions en urgence en prenant en compte l’instabilité et l’incertitude politiques dans le pays, mais aussi les dernières évolutions politiques qui voit l’un des deux partis politiques bloquant constamment ces deux projets s’efforcer de prendre illégalement le pouvoir », a écrit dans le communiqué le gouvernement dirigé par Pavel Filip, Premier ministre par intérim.

« Ce sont deux engagements que nous avons pris auparavant, et nous voulons nous assurer qu’ils seront respectés, peu importe ce qui se passe après les élections anticipées ».

Les Etats-Unis ont transféré leur ambassade de Tel Aviv à Jérusalem en 2018. Israël a appelé d’autres pays à suivre l’exemple. Alors qu’un certain nombre d’états ont promis de le faire, le Guatemala est le seul à avoir effectivement transféré l’ambassade. Le Paraguay a brièvement déplacé son ambassade à Jérusalem avant de revenir sur sa décision quelques mois plus tard.

D’autres pays ont des consuls honoraires à Jérusalem. La République Tchèque par exemple avait un consul honoraire, la journaliste basée à Jérusalem Tatiana Hoffman, qui a rempli une position principalement symbolique jusqu’à sa mort en novembre 2016.Son successeur, l’homme d’affaires Dan Propper, ne réside pas dans la capitale.à

Souhail Ftouh

Diminuer les embouteillages :Tel-Aviv envisage une taxe pour financier le transport collectif

Afin de lutter contre les embouteillages, le ministère des Finances envisagerait d’instaurer de nouvelles taxes pour frapper au porte-monnaie des conducteurs qui engorgent les routes à l’heure de pointe et utilisent leur voiture dans les centres-villes.

Tel-Aviv est prête à imiter New York qui implantera en 2021 un système de péage autour de son centre-ville afin de financer son transport collectif.

Le nouveau prélèvement vise à réduire le recours à la voiture, notamment dans le centre-ville de Tel Aviv constamment en proie à des embouteillages monstres et pour le financement des besoins du développement du transport collectif.

Le plan prévoit la mise en place d’une taxe spéciale visant les voitures, dans les zones surpeuplées, pour essayer de réduire le nombre de véhicules qui saturent les centres-villes, tout particulièrement à Tel Aviv. Toutefois les nouvelles propositions doivent être présentées au prochain gouvernement une fois qu’il sera formé.

Londres, Singapore et Stockholm ont introduit des systèmes similaires, connus sous le nom de la « taxe embouteillage », qui ont conduit à une réduction du trafic et à des améliorations de la qualité de l’air, tout en créant un revenu croissant pour développer les transports publics et d’autres infrastructures.

Pourtant, des critiques du projet ont affirmé que, dans la pratique, ce système signifiera que la conduite en centre-ville sera réservée aux riches.

Le changement de la structure de taxe de transport en Israël vise aussi à faire payer plus les conducteurs qui encombrent plus le système routier.

Des rapports approfondis sur l’économie israélienne publiés par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Fonds monétaire international (FMI), deux institutions de recherche économique les plus réputées au monde, aboutissent à la même conclusion : la congestion routière en Israël est le problème numéro un du pays comparé aux autres pays développés.

Israël souffre de la pire congestion de l’OCDE, et la situation ne fera que s’aggraver”, a déclaré le directeur adjoint du FMI, Craig Beaumont, lors d’une conférence de presse résumant la visite d’une délégation du FMI en Israël. “La population d’Israël augmente, la qualité de la vie augmente, de plus en plus de gens se tournent vers les véhicules privés et le défi de l’infrastructure s’accélère.”

Le Fonds monétaire international (FMI) a attribué une note peu satisfaisante aux transports en commun dans les villes israéliennes, affirmant que la congestion routière coûtait en moyenne 60 minutes par jour aux passagers.

“Insatisfaisant” est la note attribuée par le (FMI) aux transports en commun dans les villes israéliennes. Dans le rapport complet du FMI le mois dernier, publié le mois dernier, le FMI explique comment Israël a pris beaucoup de retard par rapport aux pays de l’OCDE en matière d’infrastructures et pourquoi il est impossible de combler le fossé sans augmenter les impôts ni éliminer les exonérations fiscales.

Un rapport semestriel de l’OCDE présentait des chiffres soulignant la gravité du problème.

La densité de transport en Israël est en moyenne de 2 800 véhicules par kilomètre de routes, 3,5 fois les 800 véhicules par kilomètre de densité moyenne dans les pays de l’OCDE et presque le double de la densité moyenne de 1 300 véhicules par kilomètre de routes en Espagne.

La raison en est simple : le rythme de construction des infrastructures de transport en commun est loin de dépasser la place de l’augmentation du nombre de véhicules particuliers. En 2017, Globes a rapporté les résultats d’une enquête menée par le Centre de recherche et d’information de la Knesset montrant que le nombre de véhicules en Israël a augmenté de 17% au cours des cinq dernières années, alors que la route n’a augmenté que de 6%.

Cordon de péage autour de New York

L’État de New York a confirmé en adoptant son budget, en avril 2019, qu’il implanterait un cordon autour d’une importante partie de Manhattan afin de financer la réfection du réseau de métro.

New York devrait devenir la première ville américaine à utiliser une taxe embouteillage pour faire diminuer le trafic et financer des améliorations importantes en matière de transport, suivant les traces de Londres, Singapore et de Stockholm. Ces villes ont fait l’expérience d’une réduction du trafic et ont engrangé un revenu important pour développer les transports publics.

La Ville de New York prépare la mise en place de ce cordon, à l’instar de villes comme Londres et Stockholm.

Les taxes à New York ne commenceront pas avant la fin 2020, au plus tôt, et même s’il n’est pas certain que ces taxes décourageront les gens à utiliser leurs voitures, les péages devraient générer des revenus supplémentaires pour améliorer les transports publics.

La Communauté métropolitaine de Tel-Aviv recommande de mettre en place un tel système de péage, mais seulement à partir de 2024, le temps d’améliorer l’offre de transport collectif. En attendant, la ville israélienne travaillait à court terme à élargir la taxe sur les immatriculations afin d’augmenter le financement du transport collectif.

Les automobilistes de la région de Tel-Aviv paient 80 $ sur leurs immatriculations pour financer le transport collectif. Tel-Aviv envisage d’étendre à toute la région cette surtaxe, ce qui ferait passer la contribution à 100 $ pour tous.

Les spécialistes estiment que Tel-Aviv devra davantage s’engager en faveur du transport collectif. Présentement, Israël est à l’inverse de la tendance des pays de OCDE.Elle investit davantage dans le système routier que le transport collectif.

Cette “taxe de congestion» reste tabou en Israël à cause d’un homme :le ministre Yisrael Katz. Il n’est pas disposé à accepter une taxe sur la congestion à l’entrée de Tel-Aviv, même si tous les experts en transport estiment que cette mesure est essentielle et très efficace.

L’argument de Katz est qu’il est injuste de punir les conducteurs en les forçant à quitter leur véhicule privé sans leur donner une solution de transport en commun appropriée. La vraie raison, cependant, c’est l’ambition politique, pas l’équité. Katz sait qu’il paiera pour cela et qu’il ne deviendra jamais Premier Ministre s’il faisait cela… Et au vu du nombre de publicités qu’il paye sur Facebook pour se faire mousser, pas sûr qu’il renonce à son rêve pour le bien des automobilistes.

 

Une « voie rapide » payante

Dans une précédente tentative de lever des fonds pour résoudre le trafic à Tel Aviv, le ministère des Transports a construit une « voie rapide » de 13 kilomètres sur l’autoroute 1 très chargée qui permet de se déplacer depuis l’est de la ville.

En utilisant la voie payante, les conducteurs peuvent choisir de payer des frais supplémentaires pour éviter une partie des embouteillages quotidiens qui bloquent cette artère principale. Le projet comprend un emplacement de parking gratuit pour 2 000 voitures et un service gratuit de navettes de bus.

Pourtant, le projet n’a pas réussi à réduire le flot quotidien de voitures ni à désengorger les rues du centre de Tel Aviv des embouteillages.

Le gouvernement israélien investit beaucoup dans les réseaux ferrés et dans la construction d’un système de tramway pour Tel Aviv. Mais ces investissements doivent encore faire leur preuve pour diminuer le volume de véhicules sur les routes et des critiques affirment que le transport public en Israël reste largement très inadapté.

Une conférence rassemblant des experts pour essayer de résoudre le problème des embouteillages est prévue pour juin 2019 à Tel Aviv. L’événement « anti-embouteillage » va permettre au secteur israélien des transports de réfléchir à différentes solutions comme l’augmentation de taxes ou le développement des transports publics.

Souhail Ftouh