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Articles écrits par les lecteurs de toutes religions

Selon l’Index de la Force Sociale, basé sur une enquête menée auprès de 540 adultes, 69% des personnes interviewées pensent qu’Israël est le meilleur endroit au monde où vivre et 75% pensent que, s’ils avaient les moyens de vivre ailleurs, ils ne partiraient pas.
L’enquête montre que 55% sont fiers de leur pays, malgré la pauvreté, la violence et la corruption, fléaux soulevés par 70/82% des personnes.
Prés de 25% se considèrent comme pauvres, survivant à peine, 25% ont été obligés de se serrer la ceinture et 60% sont inquiets pour l’avenir financier. Comme causes de leur situation financière, il y a d’abord Dieu pour 22%, l’éducation (16%), la famille de naissance (11%), les capacités personnelles (8%) et la chance (8%).
Israel est d’ailleurs le 8ème pays au monde en terme d’espérance de vie (80,7 ans, ce qui est plus que les USA, l’Angleterre ou l’Allemagne par exemple). Israël possède une véritable démocratie et une société multiculturelle. Le pays reconnaît et respecte les droits et libertés de tous ses citoyens. Dans ce pays, la liberté de presse est totale, ce qui est unique dans la région. Israël est une démocratie où les journalistes écrivent librement pour dénoncer chaque incohérence dont ils sont témoins.
Il est certain que dans certaines parties du monde les gens peuvent regarder par jalousie ce pays où il y’ a toujours une joie de vivre malgré le grave problème de sécurité. C’est pour cela aussi qu’il est toujours très émouvant d’entendre la Haktikva. Ce champ de l’espoir a été celui des combattants condamnés à mort du ghetto de Varsovie, il n’en est que plus émouvant, je dirais aussi que c’est le chant d’un peuple digne et respectable.
Ftouh Souhail, Tunis
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Au mois de janvier 2011, Israel a participé dans la capitale de l’Espagne au FITUR, l’un des plus grands salons de tourisme du calendrier international.
Ce salon est le premier événement touristique du calendrier, où des pays, communautés autonomes, tour-opérateurs, compagnies aériennes, entreprises de services, agences de voyages, hôtels, etc. présentent leur offre touristique. FITUR est sans aucun doute le cadre idéal pour découvrir les principales nouveautés et tendances du secteur, ainsi que pour nouer des liens et multiplier les contacts. Chaque année, de nouveaux pays sont en outre invités à participer.
Quatre zones monographiques sont présentes dans ce salon : FITURTECH (Forum d’innovation et de technologie hôtelière), FITUR LGBT (nouvelle zone de divulgation de l’offre spécialement destinée à la communauté LGBT), FITUR GREEN (zone et activités consacrées au tourisme durable) et Investur (Forum pour l’investissement dans le secteur touristique).
FITUR est également un forum exceptionnel pour le débat et l’analyse du secteur avec les tours- opérateurs pour la programmation des voyages.
En réponse à la spécialisation et à la diversification du marché touristique, Israel offre à travers les multiples et légendaires panoramas de la ville d’or, de miel et de lumières, un cadre de vacances agréables. Tourisme de santé , tourisme rural , tourisme sportif , tourisme d’affaires Israël est pays petit à peine 28 000km² et pourtant, il offre une extraordinaire diversité et des contrastes uniques au monde. Peut-être encore plus significatif que tout, ce qui fait d’Israël un pays unique dans tous les sens du terme, c’est la diversité de sa population : 7,7 millions d’habitants environ, mais qui sont venus de plus de 100 pays du monde.
Israel a accueilli plus de 3,2 millions de visiteurs. Cette année 2010 restera surtout une année ayant connu un record touristique exceptionnel. Selon le ministre du Tourisme, Stas Misezhnikov,le fait qu’Israël soit maintenant membre de l’OCDE en fait officiellement un pays développé, un facteur positif contribuant à attirer de plus en plus de touristes.
L’Etat d’Israel a aussi pris part il y’a quelques jours au Salon International du Tourisme “Holiday world”, qui s’est tenu à Prague jusqu’au 13 février, pour faire connaitre ses multiples produits touristiques et promouvoir la destination du pays. La délégation marocaine participant au salon international du tourisme “Holiday world” .
A cette occasion, la délégation israélienne participante à ce salon a rencontré M. Kamil Jankovsky, ministre tchèque du Développement local.
La délégation israélienne s’est félicitée des bonnes relations et de la coopération existant entre les deux pays et du soutien mutuel au sein des organisations internationales.
M. Jankovsky, qui était accompagné de plusieurs responsables tchèques, s’est également dit convaincu que les Tchèques, qui cherchent à diversifier leurs destinations touristiques, trouveront à Jérusalem une destination de rêve.
La ville sainte et « Capitale de toutes les mémoires » s’apprête aussi à accueillir pour la première fois de son histoire un grand marathon international (1).
Dorit Livshin directrice générale de l’Office de Tourisme à Paris le confirme avec enthousiasme : « Ce sera forcément vécu comme un moment unique par chaque participant ; imaginez : courir à travers les millénaires d’histoire d’une ville d’exception ! »…
Ftouh Souhail, Tunis
(1) Information sur : www.jerusalem-marathon.com

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L’OTAN pourrait élargir la coopération avec l’Etat hébreu. Le secrétaire-général de l’organisation, Fogh Rasmussen, a rencontré ce Jeudi 10 février 2011 le Premier ministre, Binyamin Netanyahu, et le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.
Le chef de la diplomatie a assuré Rasmussen de la volonté de l’Etat hébreu de se rapprocher de l’OTAN. Une nécessité, selon lui, à l’heure des bouleversements attendus dans la région.
“Ces événements prouvent que l’Occident, et surtout l’OTAN, n’ont qu’un seul allié fiable au Proche-Orient : Israël”, a t-il affirmé dans un communiqué.
Israël tient à être proche de l’OTAN. Il ne prend plus de grands airs avec les alliances militaires. Il ne veut plus rester à l’écart des organisations militaires de l’Occident. Israël est devenu ainsi le premier pays non européen et le premier pays du Moyen-Orient à coopérer avec l’OTAN à un niveau aussi crucial.
Fondée un an seulement après l’État hébreu, l’OTAN est composée de pays chrétiens, avec la Turquie comme seule exception à partir de 1952. Aucun membre de l’OTAN n’a exprimé d’objection fondamentale quant à l’existence de l’État hébreu et la plupart ont voté en faveur de sa création.
Une majorité d’Israéliens estime que le rapprochent à l’OTAN renforcerait à la fois la sécurité d’Israël et la puissance stratégique de l’OTAN. Au cours des années 1950, de nombreux Israéliens considéraient que le monde arabe représentait pour eux un danger de mort. Recherchant des alliés, ils auraient été très heureux de voir leur pays adhérer à l’OTAN ou en devenir un membre affilié (1). Un dessin humoristique de l’époque, publié dans le grand quotidien israélien Ma’ariv, illustre bien ce désir.
D’après le magazine militaire britannique, Jane’s, la « position géographique » d’Israël fournissait à l’OTAN une base extérieure pour défendre l’Occident, pendant que la puissance militaire et économique de l’OTAN avait la capacité d’accroître la sécurité et le potentiel économique du « pays d’accueil ».

En juin 2005, Israël participa à des manœuvres sous-marines au large des côtes de Tarente, en Italie. A l’époque, des sources U.S. indiquèrent qu’Israël cherchait à élargir le « champ de son alliance stratégique » avec l’OTAN, dans la perspective d’une totale adhésion à l’OTAN. Les forces terrestres israéliennes participèrent également à des manœuvres de l’OTAN sur deux semaines et demie, en Ukraine. En 2006, Israël déclara à l’OTAN qu’il voulait participer « activement aux efforts opérationnels » menés par l’OTAN en Méditerranée, et donc, à la campagne pour « affronter le terrorisme ».
Peu après, Israël accueillit et pris part à trois exercices militaires avec l’OTAN et assista à une conférence des commandants des forces aériennes de l’OTAN. The Wall Street Journal parla de liens renforcés entre l’OTAN et Israël. Il citait Uzi Arad, fondateur du Forum atlantique d’Israël, qui affirmait qu’Israël tirerait profit d’une adhésion à l’OTAN. The Washington Post, lui, argua que de nombreux pays en Europe soutenaient l’adhésion d’Israël mais attendaient que Washington propose une telle initiative.
Tout au long des années 1950 et au début des années 1960, les États-Unis – membre moteur de l’OTAN – redoutèrent de jeter les États arabes dans les bras des Soviétiques en cas de soutien à Israël. Ils rejetèrent donc l’idée même de permettre à l’État hébreu d’adhérer à l’Organisation, et adoptèrent même une politique assez anti-israélienne. Ils refusèrent d’abord de vendre des armes à Israël, politique maintenue jusqu’après le bouleversement de l’équilibre militaire au Moyen-Orient suite à « l’accord sur les armes tchèques » de 1955.
Jérusalem parvint à maintenir des relations diplomatiques normales avec la plupart des membres de l’OTAN, y compris avec la République fédérale d’Allemagne à partir de 1965. Avec la France, des relations particulières s’établirent dès 1955. Avant l’arrivée à leur terme, au milieu des années 1960, ces relations permirent à Israël d’acheter les armes nécessaires à sa survie. Les liens en question étaient toutefois entretenus entre Israël et des membres de l’OTAN à titre individuel, plutôt qu’avec l’Organisation en tant que telle.
Vu de Paris et, plus tard, de Bruxelles, Israël était éloigné géographiquement de la partie du monde que l’OTAN était chargée de défendre. Le pays ne disposait pas d’une armée puissante ni de ressources minérales importantes, pas plus qu’il n’occupait une position géographique vitale. Il ne présentait donc pas une grande importance. Vue d’Israël, l’OTAN n’importait pas davantage. Cela apparut clairement au cours de l’été 1956.
Lors de la détérioration des relations franco-israéliennes, dans les années 1960, les États-Unis, désormais dirigés par le président Lyndon B. Johnson, entrèrent en scène. Ils commencèrent à vendre des armes à Jérusalem : d’abord des missiles antiaériens, puis des chars et, finalement, des avions d’attaque également. Après la guerre israélo-arabe de juin 1967, les liens avec Washington se resserrèrent considérablement et Israël devint effectivement un allié d’Israel.
C’est ainsi que, pendant la guerre du Kippour de 1973, les États-Unis envoyèrent leurs avions pour réapprovisionner les Israéliens lors d’un affrontement au cours duquel la survie même de l’État hébreu était menacée. En 1982, les États-Unis signèrent un « protocole d’accord stratégique » avec Israël, où ils installèrent des dépôts. L’OTAN ne fit rien. En 1991, les États-Unis et l’Allemagne, mais non l’OTAN en tant que telle, firent quelque chose pour aider Israël lorsqu’il fut attaqué par des missiles irakiens. Jusqu’à cette année, les forces israéliennes étaient autorisées à participer aux exercices militaires de certains membres de l’OTAN.
Jusqu’à la fin de la Guerre froide, la mission de l’OTAN consistait à défendre l’ « Occident » contre une possible attaque soviétique, bien qu’elle ait toujours refusé d’inclure Israël dans cet « Occident ». L’effondrement de l’Union soviétique a mis un terme à cette mission.
En 1994 Israël a participé au Dialogue méditerranéen de l’OTAN depuis le lancement de cette initiative.
En 2001, Israel est devenu le premier pays participant à signer un accord de sécurité avec l’OTAN, fournissant un cadre pour la protection des informations classifiées.

En décembre 2004, Israël a participé à la première réunion du Dialogue méditerranéen-OTAN au niveau des ministres des Affaires étrangères. Le Secrétaire général de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, s’est rendu en Israël en février 2005. Un premier exercice naval conjoint entre Israël et l’OTAN s’est déroulé en mars, dans les eaux israéliennes. Israël a été admis comme membre de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN en mai et des troupes israéliennes ont participé à des exercices de l’OTAN en Méditerranée et en Ukraine, en juin.
En mars 2006 , Washington à travers James Jones, alors commandant en chef de l’OTAN en Europe, déclara que le déploiement d’avions AWACS (Système aéroporté d’alerte et de contrôle – ndt) de l’OTAN en Israël « était un signal clair à l’Iran ». En mai 2006, huit unités de la marine de l’OTAN arrivèrent à Haïfa pour démontrer « la coopération croissante » entre Israël et l’OTAN.
Fin juin 2006, la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants adopta à l’unanimité une décision appelant à resserrer les liens Israël/OTAN. Dès lors, Israël et OTAN acceptaient un projet à long terme pour coopérer sur 27 sites à travers le monde. Israël devint ainsi le premier pays non européen et le premier pays du Moyen-Orient à coopérer avec l’OTAN à un niveau aussi crucial.
Deux mois après la fin de la guerre de 2006 au Liban, un séminaire sur les relations OTAN/Israël se tint à Herzliya. Assistait à ce séminaire, la ministre des Affaires étrangères d’alors, Tzipi Livni, qui déclara qu’Israël aurait préféré que l’OTAN « fasse le travail qu’Israël a fait au Liban ». Et d’ajouter qu’Israël espérait participer aux initiatives locales et régionales de l’OTAN. Le secrétaire général adjoint de l’OTAN, Alessandro Risso, répondit en précisant que la présence d’un officier de liaison israélien au quartier général de l’OTAN à Naples, était un signe de la « coopération capitale » entre l’OTAN et Israël.
A la fin de l’année 2006, Israël obtint un « accord de partenariat » avec l’OTAN qui avait plus de poids qu’aucun accord conclu par l’OTAN avec un pays non européen à ce jour. Pourtant, beaucoup en Israël et en Occident, continuèrent d’appeler à une appartenance totale israélienne à l’OTAN. Un analyste politique russe, Eduard Sorokin, prévint que Washington utilisait la possibilité d’une adhésion d’Israël à l’OTAN comme moyen pour obliger les pays arabes à rester vigilants. Selon la Charte de l’OTAN, toute agression contre un membre de l’OTAN est considérée comme une agression contre tous ses membres. Ainsi, tout futur conflit entre Israël et ses voisins pourrait déclencher un conflit régional plus large et, potentiellement, une guerre mondiale, concluait Sorokin.
The Jerusalem Post indiqua que des liens plus étroits entre Israël et l’OTAN étaient essentiels dans le cas d’une « future confrontation avec l’Iran » (1er avril 2008).
Le 13 janvier 2009, The Jerusalem Post signala qu’Israël lançait une « initiative diplomatique » visant à influencer l’ancienne secrétaire d’Etat US, Madeleine Albright, dans son réexamen de la politique de l’OTAN. En janvier 2009, des officiels israéliens rencontrèrent Albright à Oslo pour discuter de la nouvelle stratégie de l’OTAN. Durant cette réunion, les Israéliens exprimèrent le désir de resserrer leurs liens avec l’OTAN et demandèrent de participer aux réunions de l’OTAN au plus haut niveau. A Washington, certains déclarèrent qu’une fois qu’Israël sera accepté comme membre à part entière de l’OTAN qui aurait alors à commander les missions sécuritaires en Judée Samarie.
En janvier 2009, des officiels israéliens rencontrèrent Albright à Oslo pour discuter de la nouvelle stratégie de l’OTAN. Durant cette réunion, les Israéliens exprimèrent le désir de resserrer leurs liens avec l’OTAN et demandèrent de participer aux réunions de l’OTAN au plus haut niveau.
Avant que ne soit lancée l’opération Plomb durci à Gaza, l’OTAN échangeait déjà des renseignements avec Israël, se partageant ses compétences en matière de sécurité, et organisant des exercices militaires. Israël et l’OTAN coopérèrent également dans les programmes de non-prolifération. L’ancien chef de l’OTAN s’est rendu en Israël en plein milieu de l’offensive d’Israël contre Gaza.
James Jones, conseiller à la Sécurité nationale des Etats-Unis, qui fut commandant de l’OTAN en Europe de 2003 à 2005, déclara qu’il était occupé à l’élaboration d’un projet visant au contrôle des Territoires. Dans l’esprit de ce projet, cela implique un maintien de l’ordre réel sur les zones palestiniennes.
De nouveau le sujet du déploiement d’une force de l4ota, etait évoquée cette semaine.
« L’OTAN accepterait de déployer une force de maintien de la paix entre Israéliens et Palestiniens si les deux parties le demandaient dans le cadre d’un règlement du conflit au Proche-Orient », a déclaré le 9 février 11 le secrétaire général de l’Alliance atlantique.
« Une telle force pourrait intervenir en cas de violation d’un futur accord de paix ou si les deux camps avaient besoin d’une assistance » a précisé Anders Fogh Rasmussen lors d’une conférence sur la sécurité dans la ville israélienne d’Herzliya. Reste qu’en attendant, l’OTAN « ne recherche pas un rôle » dans le processus de paix au Proche-Orient, a assuré M. Rasmussen (2).
Selon un porte-parole du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahu, ce dernier a discuté avec M. Rasmussen d’une extension de la coopération entre Israël et l’OTAN. Le porte-parole n’a toutefois pas dit si Israël serait favorable à la force de paix évoquée par M. Rasmussen.
Ftouh Souhail
(1) Article original en anglais : When Israel joins NATO, Al-Ahram/Weekly Online – publication n° 984 du 4 au 10 février 2010
(2) « Israël qui se souvient de l’expérience connue avec les soldats de la paix des Nations Unies au Liban (où ils ont principalement servi à protéger le Hezbollah) –demeure plus opposée que jamais au stationnement de troupes de l’OTAN dans les Territoires » voir Martin van Creveld qui a présenté un point de vue israélien des relations entre Israël et l’OTAN (revue de l’hiver 2005).
Martin van Creveld est professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem et l’auteur de nombreux ouvrages classiques sur l’histoire et la stratégie militaires, tels que « Command in War » (1985), « Supplying War » (1977) et « The Sword and the Olive » (1998).
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Si les juifs tunisiens sont très exubérants en France, ils sont extrêmement discrets en Tunisie. Des 120.000 membres qui étaient installés depuis plusieurs générations, ils ne sont plus que 1.000 à vivre à Djerba dans un moyen-âge anachronique et 500 à Tunis.
Les juifs de la Capitale, à l’exception des vieillards dans des maisons de retraite, sont constitués en majorité d’hommes d’affaires et d’industriels riches qui ont misé sur la dynamique économique du pays. Les évènements liés à la chute du régime de Ben Ali refont parler d’eux car l’avenir de cette petite communauté est tiraillé par le doute.
Une vie dans la quiétude
Les juifs tunisiens n’ont jamais été visés et leur vie n’a jamais été menacée car il était dans la tradition du pays de respecter une minorité installée depuis plusieurs siècles, qui avait participé de surcroit à l’élan économique de la région. Des signes forts ont été donnés par les autorités locales puisque, pendant les dernières émeutes, la grande synagogue de Tunis a été protégée par des forces de police importantes pour éviter les déboires de 1967 lorsqu’à l’occasion de la Guerre des Six Jours des manifestants avaient brûlé le symbole du judaïsme tunisien.
Les organisations internationales juives, présentes localement, l’American Jewish Committee ou le Joint, restent cependant sensibilisées par la situation d’une communauté discrète dont quelques membres vivent au sud profond, Zarzis, complètement assimilés à la population locale.
Les arabes tunisiens n’ont jamais fait preuve d’agressivité à l’égard d’une minorité qui avait atteint le nombre maximum de 120.000 âmes.
Quelques incidents mineurs avaient émaillé la vie paisible de cette communauté discrète mais il s’agissait d’exceptions individuelles. Pourtant, les juifs ont quitté librement, de leur propre gré, leur terre natale alors que rien ne les y obligeait. A l’arrivée des français, ils avaient fait le choix du colonisateur parce qu’il représentait l’émancipation, l’ouverture à la culture occidentale et la possibilité de promotion sociale grâce aux écoles françaises.
L’indépendance de la Tunisie en 1956, qui suivit de près la création de l’Etat d’Israël en 1948, créa un dilemme puisque les uns, petits bourgeois, avaient décidé de rejoindre les colonisateurs en France tandis qu’une minorité pauvre et inculte faisait le choix de la « Terre Promise » avec les pionniers sionistes. Ce ne fut pas sans difficultés ni sacrifices car l’intégration de populations disparates fut difficile en Israël d’autant plus qu’elles ont été envoyées pour peupler des zones arides et isolées du bout du pays et pour faire fleurir un désert qu’elles étaient incapables de maitriser. Ceux qui restaient dans leur ville natale étaient suspectés de sympathie sioniste même s’ils avaient donné des gages vis-à-vis du nationalisme tunisien.
L’antisémitisme restait cependant ancré chez certains sympathisants proches des islamistes. Ainsi, le parti d’opposition P.D.P (parti démocrate progressiste) n’hésita pas à troubler le consensus par des déclarations controversées. Sa secrétaire général et passionaria de l’opposition à Ben Ali, Maya Jribi, avait demandé au gouvernement tunisien d’interdire l’accès des pèlerins juifs à la synagogue de La Ghriba à Djerba et de refuser aux israéliens, même originaires du pays, de se rendre en Tunisie. Elle rejoignait ainsi les idées racistes du parti islamiste Ennahdha, certes minoritaire, qui n’a jamais caché sa haine du juif.
Vassalité juive
La communauté juive s’est trouvée en porte-à-faux aujourd’hui en raison des prises de position excessives de ses propres dirigeants. Les quelques notables juifs, intéressés par les honneurs, avaient multiplié les déclarations maladroites de vassalité à l’égard d’un régime qu’il pensait éternel : « le président Ben Ali est le dirigeant le plus capable d’assurer le progrès et la prospérité des tunisiens, grâce, notamment, à sa vision perspicace dans la gestion des affaires du pays et à sa faculté de veiller sur son avenir, en nous faisant profiter de sa politique avant-gardiste ». Ces mêmes flagorneurs qui s’étaient empressés de faire acte de soumission ont été, pour certains, les premiers à quitter le pays pour la France dès la chute du dictateur, en abandonnant à leur triste sort une communauté désemparée.
Les hommes du Livre, eux aussi, ne ratent jamais une occasion de prouver leur incompétence politique dès qu’ils quittent leur synagogue. En effet, le Grand rabbin de Tunisie est sorti de son rôle strictement cultuel le jour de la fête solennelle du Yom Kippour, le Grand Pardon, pour tracer un portait dithyrambique de Ben Ali et pour lancer du haut de sa chaire un appel au président à se représenter à la présidentielle de 2014. Maladresse ou déclaration excessive ? Dans les deux cas ces propos restent inexcusables car ils mêlent au combat politique une communauté juive dépolitisée et discrète. D’ailleurs, craignant les conséquences d’une déclaration inappropriée, le Grand rabbin qui était présent en Israël au moment de la révolution a annoncé qu’il ne « souhaitait pas rentrer en Tunisie » rejoindre ses ouailles car sa proximité avec l’ancien régime pouvait lui causer des torts.
La politique à courte vue des notables risque de plonger les juifs, accrochés à leur avenir en Tunisie, dans la peur car les déclarations intempestives rejailliront certainement sur eux. Ce qui était impensable il y a quelques semaines devient d’actualité puisque certains envisagent de quitter le pays car ils craignent des violences aveugles de la part d’extrémistes d’Ennahdha, les sympathisants des Frères musulmans égyptiens. La menace terroriste en provenance du Sahel risque de trouver un nouveau terrain de prédilection dans les zones du sud du pays où El Qaeda menace les touristes, et les touristes juifs en particulier.
Le choix d’Israël
Israël qui se nourrit des troubles dans les pays arabes pour attirer quelques nouveaux immigrants, indispensables à l’expansion du pays, s’intéresse de près au sort des juifs qui l’ont toujours boudé. Ayant implanté historiquement des agents du Mossad du temps où le quartier général palestinien avait été transféré de Beyrouth à Tunis, il garde un œil sur cette petite communauté dont une vingtaine de personnes a déjà été exfiltrée secrètement pour rejoindre l’Etat juif. Il craint que l’islamisme, qui avance masqué pour l’instant, n’exploite les ressorts de la démocratie pour entrer dans la vie politique. Il sait qu’il devra suppléer l’absence ou la passivité des dirigeants communautaires qui auront rejoint l’exil de Ben Ali. Le vice-ministre israélien des affaires étrangères, Danny Ayalon, a certainement exagéré en estimant que les juifs de Tunisie devaient faire face à « une situation effrayante et vivaient dans la crainte de représailles ». Mais c’était de bonne guerre pour instiller la peur et convaincre les derniers réfractaires à quitter le pays, pas forcément d’ailleurs vers Israël.
Le gouvernement israélien a tenu à prendre des dispositions si la situation empirait. Il a profité de la visite officielle de la ministre des affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, pour envisager l’aide de la France afin de recevoir temporairement les juifs tunisiens en transit vers Israël. Le nombre est bien faible de ceux qui sauteront le pas mais il grandira à mesure que des déclarations revanchardes seront diffusées. Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue Arabe, a fait une annonce qui ciblait de manière indirecte les juifs qui avaient choisi le camp de Ben Ali : « les citoyens arabes sont dans un état de colère et de frustration sans précédent » impliquant que les citoyens juifs n’avaient pas fait preuve d’un bon discernement. Le problème concerne quelques centaines d’individus mais le symbole est grand si la Tunisie devait se vider des derniers témoins de la présence pendant plus de 2000 ans d’une communauté dynamique qui a eu son heure de gloire.
Source : http://benillouche.blogspot.com/
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L’association des artistes israéliens va remettre cette année son prix annuel au chanteur juif français d’origine algérienne, Enrico Macias, pour l’œuvre de sa vie.
M. Macias, 72 ans, a à son actif 50 ans de carrière. Il entame ces jours-ci une nouvelle tournée de concerts qui le mènera aussi en Israël. Le prix israélien lui sera remis dans 3 mois au cours d’une cérémonie à Tel-Aviv, en présence de personnalités israéliennes et françaises.
Né en Algérie française, le 11 décembre 1938, il appartient à une famille juive de musiciens du malouf .Installé à Paris, il est aujourd’hui reconnu internationalement et reçoit le titre de Chanteur de la paix en 1980 de Kurt Waldheim.
En 1985, il reçoit la Légion d’Honneur des mains du premier ministre français Laurent Fabius. Il est promu au grade d’officier en avril 2007.
En janvier 2006, Enrico Macias est décoré par le ministère israélien de la Défense « pour son soutien à l’État d’Israël et à son armée tout au long de sa carrière ».
Enrico Macias participe ponctuellement à des évènements et manifestations de soutien à Israël. En janvier 2008, il parraine le gala de l’association Migdal, destiné à apporter un soutien aux militaires de l’unité Magav, chargée de la surveillance des frontières israéliennes.
Le 4 janvier 2009, il est présent à un rassemblement à Paris de solidarité avec les victimes israéliennes, organisé par le CRIF en réaction à une manifestation ayant eu lieu la veille dénonçant l’intervention de l’armée israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza.
Ftouh Souhail , Tunis
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La 11e Conférence d’Herzliya s’est ouvert cette sdemaine sur le campus universitaire de l’Interdisciplinary Center (IDC). Organisée chaque année, elle rassemble des orateurs de premiers plans et est souvent l’occasion d’annonces importantes.
C’est notamment lors de ce forum que le Premier ministre Ariel Sharon avait annoncé son plan de retrait de la Bande de Gaza. Le ministre de la Défense israélien, des responsables de l’OTAN, le Secrétaire Général de l’OLP, la chef de l’opposition israélienne et des dizaines d’autres dignitaires proche-orientaux et du reste du monde prononceront un discours.
A l’ouverture de la 11e édition de la prestigieuse Conférence d’Herzliya, le président israélien Shimon Pérès a appelé Israéliens et Palestiniens à reprendre les pourparlers de paix de toute urgence, au vu des contestations populaires dans le monde arabe.
”Les événements dramatiques des derniers jours démontrent la nécessité de rayer de l’ordre du jour le conflit israélo-palestinien aussi vite que possible car il est exploité au détriment des deux parties”, a affirmé M. Pérès.
”L’Histoire a perdu patience. Tout arrive à la vitesse du galop. Soit nous prenons le vent de l’Histoire, soit elle se fera sans nous. D’aucuns conseillent de laisser passer la tempête mais personne ne sait quand elle prendra fin”, a-t-il ajouté. ”La paix sera un levier pour le tourisme (…) La jeune génération se munira de iPhones au lieu de pierres”, a-t-il encore affirmé. Et de proposer une solution pour contrer les émeutes populaires : l’implantation de la high-tech dans les pays en détresse, afin de créer des milliers d’emplois, vecteurs de stabilité.
Le chef d’état-major sortant de Tsahal, le général Gabi Ashkenazi, a pris la parole à la Conférence d’Herzliya. ”On ne peut que conclure à un renforcement du camp radical et à un affaiblissement du camp modéré au sein du leadership arabe traditionnel”, a-t-il affirmé.
Commentant le fait qu’Israël n’a pu prévoir les émeutes en Egypte, il a estimé qu”aucun analyste ne dispose d’une boule de cristal” et que même le chef d’état-major égyptien n’avait pas eu vent des contestations au préalable.
Poursuivant son discours à la 11e Conférence d’Herzliya, le chef d’état-major sortant, Gabi Ashkenazi, a affirmé ”ne pas mésestimer le Hamas et le Hezbollah, mais ils ne peuvent pas conquérir le Néguev et la Galilée”. ”Le Hezbollah et le Hamas ont compris que nous affronter sur des fronts classiques est meurtrier, ils se sont donc repliés dans les zones urbaines et usé de leurs armes alors que le prix est dissuasif et élevé”, a-t-il ajouté.
Le chef d’état-major Gabi Ashkenazi fait ses dernières recommandations à Tsahal en guise d’adieux. Lors de son intervention à la Conférence d’Herzliya, il a exhorté l’armée à être prête à faire face à ”plus d’un front simultanément”.
Le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a commenté la situation en Egypte à la Conférence d’Herzliya : ”Vu le sang froid et la responsabilité dont a fait preuve le régime Moubarak ces deux dernières semaines critiques, l’administration américaine a commencé à comprendre que toute transition politique en Egypte, devrait se fonder sur lui (le président Moubarak)”.
Le directeur du Shin Bet Yuval Diskin a déclaré mardi à Herzliya que les évènements actuels dans le monde arabe “montraient que le calme est fragile”.
Le secrétaire britannique à la Défense, Liam Fox, en visite en Israël, a déclaré à la 11e Conférence d’Herzliya qu”’Israël peut contribuer aux efforts internationaux pour enrayer les progrès nucléaires de l’Iran, en promouvant le processus de paix avec les Palestiniens”. ”Un processus qui aboutira à la solution de deux Etats pourra réduire l’importance de l’Iran dans la région”, a-t-il ajouté.
Ftouh Souhail , Tunis
Il est possible de suivre les débats sur ce lien :
http://switch5.castup.net/frames/IDC/20110206/Default.aspx
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Le secrétaire général de l’Otan a tenu, ce Mercredi 9 février 2011, une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre Binyamin Netanyahu, à Jérusalem. Anders Fogh Rasmussen a déclaré “espérer la poursuite de l’étroite collaboration stratégique ainsi que de la coopération dans le domaine des renseignements”.
Le secrétaire de l’Otan a ajouté : “Israël est un partenaire de qualité avec lequel nous collaborons depuis longtemps, particulièrement dans les domaines de la lutte contre le terrorisme, de la menace nucléaire et dans les antimissiles. Nous partageons les mêmes préoccupations”.
Le Premier ministre a rendu hommage au secrétaire de l’Otan et a déclaré :”nous avons beaucoup d’intérêts en commun et dans cette période particulièrement incertaine, la coopération mutuelle est particulièrement importante.”
Le Secrétaire général a présenté chef du Cabinet israélien les plans de l’OTAN pour les prochaines années dans les domaines de la lutte anti-terroriste, la défense antimissile et l’intervention de l’organisation dans les territoires non-européens. Son analyse s’est concentrer sur la situation en Egypte et sur les relations ente Israël et l’alliance.

A.F. Rasmussen s’était déjà rendu en Israël pour une visite officielle en mai 2008 mais il occupait à l’époque la fonction de Premier ministre danois.
A l’issue d’une rencontre, ce mercredi, à Jérusalem, avec le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a déclaré que “les récents évènements au Moyen-Orient nécessitent une remise à plat des perspectives sécuritaires. Les derniers bouleversements prouvent, en particulier à l’Otan, que le seul allié de l’Occident qui soit digne de confiance s’appelle Israël. C’est donc le bon moment pour approfondir encore les relations entre l’Otan et Israël”.
Le chef d’État-Major israélien, le Lieutenant Général Gabi Ashkenazi, a prononcé de sa part , il y’ a quelques jours, un discours lors des rencontres du Dialogue Méditerranéen de l’OTAN.
Selon lui « Les régimes extrémistes et les organisations terroristes ont introduit des armes de bonne et de faible qualité dans les régions où ils situent, ils exploitent les civils comme boucliers humains et désinforment sur le champ de bataille. Toutes ces tactiques ont modifié la conception de la bataille telle que nous la connaissons. »
« L’OTAN est actuellement confronté à des défis identiques en Afghanistan, et ses pays membres rencontrent des problèmes stratégiques, tactiques et logistiques complexes dans différentes régions en guerre. »
Le Lieutenant-Général Gabi Ashkenazi a également noté sa « profonde reconnaissance envers les réalisations de l’OTAN », sous le commandement de laquelle plus de 40 pays opèrent unis contre lesdites menaces terroristes. Ces efforts combinés pour veiller à ce que les extrémistes qui veulent détruire notre mode de vie ne réussissent jamais, sont nécessaires et importants :
« Si nous voulons éradiquer complètement ce phénomène, nous devons nous tenir fermement devant lui, nous devons surmonter les obstacles juridiques, opérationnelles et de renseignement… Nous devons mettre à notre avantage tous les moyens possibles afin d’éviter la propagation d’armes dangereuses et non conventionnelles. »
Le Lieutenant-Général Ashkenazi a remercié de la même occasion le Président du Comité militaire de l’OTAN, l’Amiral Giampaolo Di Paola, et ses homologues pour leur amitié et le partenariat qu’ils ont créés ensemble.
Ftouh Souhail
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Depuis plus d’une semaine, les révélations de Wikileaks, complaisamment relayées par les médias, continuent à faire des vagues dans le monde.
Le ministre italien des Affaires étrangères a estimé que les révélations de WikiLeaks (issues des télégrammes des ambassades américaines dans le monde) constituent un “11 septembre diplomatique”.
Alors que le monde entier est encore secoué par la publication des WikiLeaks, c’est Israël qui ressort blanchi.
Le Premier ministre Benyamin Netanyahu s’est affirmé serein à propos nouvelles révélations de documents officiels américains par WikiLeaks. Selon lui, Israël n’est pas le sujet central de ces publications.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est agréablement surpris des dernières publications de WikiLeaks « C’est un jour historique pour les relations entre le journalisme et la diplomatie. »
Mr Netanyahu a déclaré que « La seule chose qui fait qu’Israël ne se retrouve pas dans une nouvelle série de critiques, c’est que nous ne mentons pas. Nous disons ce que nous pensons. Si un état nous veut du mal, nous le disons. Nous ne faisons pas semblant d’être ami. »
Le ministre de la Défense, Ehoud Barak a évoqué les révélations WikiLeaks et a estimé qu’”elles n’ont pas causé de dommages à Israël”. Désormais, poursuit-il, les diplomates prendront plus de précautions et “tiendront leur langue”. Il a ajouté que ces révélations nous ont permis de constater ” les positions des pays arabes face à la menace iranienne”
Le vice ministre des Affaires étrangères, Dany Ayalon, a déclaré de sa part qu’: « aucun document ne saurait porter atteinte à l’amitié israélo-américaine. Je ne prends pas ces choses trop au sérieux. Il faut être patient. Connaissant de près les relations israélo-américaines, je peux juger que l’ensemble des intérêts communs constitue la base de ces relations et non pas un événement ponctuel ».
L’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis Michael Oren a déclaré le 29 novembre 2010 que les révélations du site Wikileaks, qui ont fait l’effet d’une bombe dans le monde entier, ne porteraient pas atteinte aux bonnes relations qu’entretenait Israël avec les USA.
Dans une interview accordée à la chaîne télévisée américaine CNN, Oren a précisé que “les informations publiées par Wikileaks n’apportaient pas grand-chose de nouveau et correspondaient plus ou moins à ce qui avait été diffusé publiquement “. Le diplomate a encore souligné que ces rapports étaient basés sur une confiance mutuelle entre les deux pays.
Le « chapitre israélien » des télégrammes américains n’a donc rien révélé de nouveau sur les échanges entre Jérusalem et Washington. Le site Wikileaks n’est pas parvenu à pénétrer les canaux sensibles des relations israélo-américaines, et même après cette publication, nous ne savons toujours pas ce qui s’est dit entre Netanyahu et Obama, ou entre Olmert et Sharon et Bush, ou entre Meïr Dagan et ses homologues au sein de la CIA et d’autres services américains.
Les documents secrets de l’ambassade américaine à Tel-Aviv montrent seulement que les responsables des services de renseignements israéliens et des milieux de la Défense disent exactement les mêmes messages lorsqu’ils rencontrent de hauts fonctionnaires américains, des membres du congrès, ou des journalistes et des députés israéliens.
On devait plutôt rendre hommage aux diplomates israéliens qui ne jouent pas le double jeu comme le font beaucoup de leurs homologues. Les officiels israéliens se sont avérés beaucoup plus prudents que les dirigeants arabes qui ont été pris dans des flagrants délits de mensonges par les révélations WikiLeaks.
Par ailleurs la publication des WikiLeaks était bénéfique pour la poursuite tranquille de la construction dans les localités juives de Judée Samarie.
Selon des ministres israéliens, les contacts avec les américains sur le gel de la construction en Judée Samarie sont actuellement suspendus, car les États-Unis s’employant à limiter les dégâts causés par Wikileaks.
Le ministre de l’Industrie, Binyamin (Fouad) Ben Eliezer a déclaré que “les États-Unis ont cessé de faire pression sur Israël concernant le gel de la construction car les Américains seraient occupés à l’évaluation des dommages occasionnés par les révélations de WikiLeaks”.D’après le ministre, Washington est trop occupé à tenter de maitriser les conséquences de la publication des câbles diplomatiques par WikiLeaks.
Le Premier ministre Netanyahu et le ministre de la Défense Barak ont par ailleurs tenu ces derniers jours des réunions fermées avec des ministres dans lesquelles ils ont estimé que la publication des documents Wikileaks pourrait retarder les contacts avec l’administration américaine en vue de l’élaboration d’ententes permettant la reprise du gel de la construction en échange d’un “package” d’avantages américains à Israël.
Israel sort donc gagnante des révélations des câbles diplomatiques américains . Le ministre turc de l’Intérieur Besir Atalay a estimé ce jeudi, 2 décembre 2010, qu’Israël aurait “tiré profit” de l’impact des documents diplomatiques américains publiés par le site internet Wikileaks.
Israël qui ressort blanchi de ces révélations, n’a rien à cacher. Israel est un pays démocratique qui joue à visage découvert et dispose surtout d’une presse libre.
Seul les chefs politiques des pays arabes, qui souvent dictateurs et ennemis farouches de la liberté, ont peur des publications des WikiLeaks. Les dictatures du Sud ne supportent pas les vérités tous nues. Leur régimes totalitaires et clientélistes sont très fragiles à supporter de t-elles révélations dont la manière par exemple de gouverner leurs pays.
Rappelant enfin que parmi les mérites de informations de WikiLeaks, elles auront des répercussions sur les relations inter-palestiniennes.
Un des leaders du Hamas, Salah Al-Bardawil, a déclaré, que les relations inter-palestiniennes seront affectées après les révélations WikiLeaks. Selon le responsable terroriste, “le fait que le Fatah était au courant de l’offensive “plomb durci” sur Gaza nécessite une enquête et une remise en question des relations avec leurs responsables”.
En effet selon les câbles diplomatiques américains le Fatah, faction modérée du président palestinien Mahmoud Abbas qui a perdu le contrôle de la bande de Gaza en 2007 au profit du Hamas, aurait était favorable à la poursuite par Israël de l’offensive menée en janvier 2009 à Gaza contre les terroristes du Hamas.
Les représentants du Fatah et de l’Autorité palestinienne ont même sollicité Israel à se débarrasser du chef du bureau politique du Hamas Khaled Mechaal, qui se cache « courageusement » dans une luxueuse résidence à Damas !
Yasser Abed Rabbo, proche collaborateur du président Mahmoud Abbas, a même écrit une lettre à un diplomate américain au Caire , le 14 janvier 2009, rappelant ce dernier qu’ Israel a intérêt à donner la chance aux palestiniennes pour ne pas demeurer éternellement en guerre avec la bande de Gaza , en accusant le chef en exil du Hamas Khaled Mechaal, d’être l’artisan de cette ” guerre ” et qu’ “il exploite le sang qui a coulé à Gaza pour couvrir son projet séparatiste à Gaza”, a-t-il soutenu.
Ftouh Souhail, Tunis
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La presse israélienne et européenne fait savoir que le ministère israélien des Affaires étrangères, dirigé par Avigdor Lieberman, prépare “une vaste campagne de relations publiques en Europe pour rehausser l’image du pays”.
Des instructions ont été données en ce sens aux ambassades à Londres, Berlin, Rome, Madrid, Paris, La Haye, Oslo et Copenhague, selon cette source.
Selon le quotidien israélien Haaretz, le budget du ministère pour les relations publiques dans ces 8 capitales a été doublé. Chaque ambassade a reçu pour consigne de préparer une liste d’au moins 1000 personnes, dans chacune de ces capitales, jusqu’au 16 janvier 2011, indique le journal. Il s’agirait aussi bien de membres de la communauté juive, de Chrétiens pro-israéliens, de journalistes, de chercheurs que d’hommes politiques.
Les représentations diplomatiques israéliennes devraient les contacter et les tenir informer des récents développements politiques, comptant sur leur aide bénévole pour prendre la défense de l’Etat hébreu.
Le ministère envisage également, pour la première fois, de se servir de sociétés de relations publiques et de lobbyistes, écrit ainsi le Nouvel Obs.
Le porte-parole du ministère Yigal Palmor, interrogé par l’AFP s’est abstenu de confirmer ou démentir la nouvelle, indiquant qu’il ne “pouvait faire de commentaire sur des documents internes” au ministère. (Avec AFP).
Israël va investir des millions dans cette campagne médiatique dont le but est de réparer l’image endommagée du pays. La campagne, initiée par le Ministère des Affaires Étrangères Israélien et le Ministère des Finances, sera centrée sur l’amélioration de l’image d’Israël en Europe.
La campagne de communication est estimée à huit millions de shekels. Elle aura deux axes principaux : les médias et la culture. Des délégations de journalistes, d’écrivains et d’hommes d’affaires à l’étranger seront invitées à participer à des conférences en Israël, ainsi qu’à l’étranger.
«Notre objectif est de créer une image positive d’Israël. Nous allons faire cela par des présentations objectives du pays », a déclaré Noam Katz, directeur du Département de l’Information.
Les ambassades israéliennes à l’étranger avaient remis il y’a un an des rapports au Ministère des Affaires Etrangères. Selon ces rapports, la guerre sur Gaza (décembre 2008/janvier 2009), a engendré un grand dommage pour l’Etat Hébreu.
Ftouh Souhail
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Le nom de Gazprom, la plus grande compagnie de gaz naturel dans le monde, ne signifie pas grande chose pour le public israélien, mais le Bureau du Premier ministre et le ministère des Affaires étrangères savent bien que le secteur de l’exploration de gaz d’Israël va complétement changé avec l’arrivée de cette compagnie russe.
Gazprom a décidé d’entrer dans le marché israélien. Selon un rapport, Gazprom est intéressé à acquérir une participation pouvant aller jusqu’à 50% dans l’une des compagnies de gaz à Israël privés (1).
Le groupe gazier russe Gazprom compte créer une co-entreprise chargée de la mise en valeur du plateau continental israélien, a annoncé le chef du département international du holding russe, Stanislav Tsygankov.
“Nous envisageons de créer une co-entreprise chargée de la production de gaz en Israël avec une participation de Gazprom pouvant aller jusqu’à 50%”, a déclaré M.Tsygankov à l’issue de la réunion de la commission mixte russo-israélienne pour la coopération économique et commerciale.
Les hommes d’affaires israéliens ont tenu des réunions avec les dirigeants de Gazprom à Moscou et à Londres. Gazprom est intéressé à un forage au forrage du Léviathan, au large de Haifa. Les prix et le type d’accords qui seront signés avec des sociétés israéliennes sont inconnus pour le moment.
Lors de la réunion, le premier vice-premier ministre russe Viktor Zoubkov a évoqué l’expérience de Gazprom dans le domaine de prospection minière, qui pourrait être appliquée en Israël.
“Nous souhaitons continuer d’étudier les projets de développement de l’infrastructure gazière israélienne, ainsi que les possibilités de coopération en matière d’exportation du gaz israélien vers des pays tiers”, a indiqué M.Zoubkov.
Suite à la publication de ces rapports, l’agence d’informations économiques Bloomberg News citant Boris Ivanov, PDG de Gazprom Exploration & Production International, on apprend qu’un accord pourrait être signer entre l’Etat Hébreu et Le groupe russe Gazprom définissant les principaux domaines de leur coopération.

Avant 2009, les réserves prouvées de gaz naturel en Israel étaient estimées à 37,34 milliards mètre cube (2). Mais en 2009, un nouveau gisement sous-marin, trois fois plus important que celui déjà en cours d’exploitation au large d’Ashdod, a été découvert. La compagnie pétrolière israélienne Delek Energy avait annoncé que les réserves gazières situées au large de Haïfa sont estimées à 110 milliards de mètres cubes. Le potentiel économique de ce gisement est évalué à 15 milliards de dollars.
En Juin 2008, Israël avait prévu de signer un accord avec le géant Gazprom. L’accord concernait des livraisons de gaz russe pour les 20-30 prochaines années. Israël avait prévu dans un premier temps d’acheter 4 milliards de mètres cubes de gaz par an à la Russie. Mais aujourd’hui la donne a changé. Compte tenu des nouvelles découvertes de gaz au large des cotes israéliennes (qui ont été rendus possibles par des technologies innovantes de forage en haute mer), c’est Gazprom qui vient en Israel pour exploiter des gisements israéliens.
Cette méga-entreprise, Gazprom, n’est pas seulement une société d’énergie énorme, elle est également une société dirigée par le gouvernement russe. Le président russe Dimitri Medvedev a dirigé la société avant de devenir chef de l’Etat.
Gazprom est le premier exploitant et le premier exportateur de gaz au monde. Depuis 2005, elle est aussi un acteur majeur sur le marché mondial du pétrole. Son nom est l’acronyme de Gazovaïa Promychlennost, soit « Industrie gazière » (3).
En 2007, c’est la plus grosse entreprise de Russie et la 3e capitalisation boursière au monde, derrière Exxon Mobil et PetroChina. En 2009, la société a contribué pour 26 % aux recettes budgétaires de l’État russe et contribuait à hauteur de 8 % au PIB (4). Elle emploie plus de 300 000 personnes (5).
Elle produit actuellement environ 93 % du gaz naturel russe, tout en contrôlant 16 % des réserves mondiales, soit environ 28 800 km 3 .La société possède notamment les gisements de l’Ourengoï et de Chtokman. Ses clients se trouvent en Europe centrale et en Europe occidentale, ainsi que dans l’ancienne URSS.

Dans le but affiché de sécuriser l’approvisionnement en gaz de l’Europe de l’Ouest en diversifiant son transit, Gazprom met en place deux grands projets de gazoduc vers l’Europe : le Nord Stream (« Flux du nord ») et le South Stream (« Flux du sud »). Ces gazoducs permettront d’éviter le transit par des pays dits « à problèmes » qui sont accusés par Gazprom de surcharger les droits de transit (Pologne) ou de voler du gaz (Ukraine).
Le projet de gazoduc Nord Stream fut lancé en 1997 par Gazprom et la compagnie finlandaise Neste (ancien Fortum) qui ont formé pour l’occasion la compagnie North Transgas Oy pour la construction et l’exploitation de ce gazoduc reliant la Russie avec le nord de l’Allemagne à travers la mer Baltique. Le gouvernement allemand s’est porté garant d’un crédit d’un milliard d’euros proposé par les banques Deutsche Bank et KfW à Gazprom pour la construction de ce gazoduc germano-russe en mer Baltique.
Pour le South Stream, une lettre d’intention de la construction de ce gazoduc a été signée en juin 2007 à Rome avec la compagnie énergétique italienne ENI .
Le 900 kilomètres en cours de construction de la section offshore de South Stream débutent par la station de compression de Bregovaya sur la côte russe de la mer Noire pour atteindre Varna en Bulgarie. De là, la route sud-ouest devrait continuer à travers la Grèce et la mer Ionienne jusqu’en Italie méridionale.
South Stream permettrait à Gazprom de contrôler les gisements gaziers de la mer Caspienne et du Kazakhstan, surtout si le gazoduc alternatif et concurrentiel Nabucco, soutenu par les États-Unis et l’Union européenne
Gazprom a fourni à l’Europe de l’Ouest 30 % de ses approvisionnements en gaz naturel en 2009. Les États baltes et la Finlande sont dépendants à 100%, l’Autriche à 55%, l’Allemagne à 37%, la France à 15%.
Ftouh Souhail, Tunis
(1) Source : Globes
(2) Source : http://www.indexmundi.com/fr/israel/gaz_naturel_reserves_prouvees.html
(3) www.gazprom.com/
(4) Gazprom affiche en 2009 des bénéfices de 21,8 milliards d’euros. Au premier semestre 2008, il voit un bond de 83 % de son bénéfice net, à 13,8 milliards d’euros
(5) En plus de ses réserves de gaz naturel, et du plus grand réseau de pipelines au monde (150 000 km), elle détient des positions dans les banques, l’assurance, les médias, la construction et l’agriculture.
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