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Archive for the “Biographies” Category

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Samir Kuntar, une éminente figure du Hezbollah, est tué le 19 décembre 2015 dans un raid aérien israélien mené contre un quartier de la capitale syrienne Damas. L’élimination de ce haut cadre de l’organisation terroriste chiite libanaise était considérée comme succès des renseignements. Mais ce qui est important est cette élimination ciblée est légitime au regard du droit. Aucun dommage collatéral n’est à enregistrer.

 

 

Ce que dit le droit :

 

Le droit international prévoit un cadre normatif qui régit les éliminations ciblés pour des situations précises.

En temps de paix, le droit d’un gouvernement à utiliser la force létale contre un citoyen, étranger ou non, est (généralement) contraint par le droit national et par le droit international. Un État ne peut pas décider légalement de tuer arbitrairement quelqu’un.

En revanche en temps de guerre, les gouvernements peuvent utiliser la force létale car les contraintes juridiques qui incombent au temps de paix sont changées. Deux traités concernent les conflits armés : les Protocoles I et II additionnels aux Conventions de Genève de 1949, que les États ont négociés de 1974 à 1977 dans le cadre d’une conférence diplomatique internationale. Les Protocoles I et II sont des traités internationaux auxquels la grande majorité des États font partie.

* En l’espèce Israël est en guerre contre la Syrie et le Liban. L’argumentaire développé en droit  international usant des  éliminations ciblées relève de deux paradigmes auquel se réfèrent deux raisonnements juridiques : le “paradigme de paix” et le “paradigme de guerre”.  Étant donné qu’Israël est en guerre par rapport à la Syrie et le Liban, l’État Juif est en droit d’utiliser le “paradigme de guerre”. Dans ce raisonnement, la lutte contre le terrorisme est envisagée comme un conflit armé et l’acte terroriste comme un acte de guerre.

 

Ce que dit le droit :

 

En temps de guerre le droit international humanitaire  offre une protection aux  combattants « légaux » qui ne peuvent pas être poursuivis pour leur participation aux hostilités, aussi longtemps qu’ils respectent le droit international humanitaire. S’ils sont capturés, ils bénéficient du statut de prisonnier de guerre.

 

Par contre le « combattant ennemi illégal » qui participe au conflit, c’est celui qui n’est ni un civil, ni un soldat. Et par conséquent il ne peut pas bénéficier  des avantages de la IVe Convention de Genève de 1949.  Le Protocole additionnel I aux Conventions de Genève n’accorde aucune protection aux personnes qui participent illégalement aux hostilités.  Il réserve ce statut aux membres des forces armées d’une partie à un conflit armé international au sens du Protocole. Ainsi, le Protocole ne garantit la reconnaissance et la protection qu’aux organisations et aux personnes qui agissent au nom d’un État ou d’une entité soumise au droit international. Les éliminations ciblées sont légitimes au regard du droit car les membres des organisations terroristes ne remplissent pas les conditions pour être considérés comme des combattants.

 

 

* En l’espèce le terroriste Samir Al Kuntar n’est pas un soldat membre ni de l’armée syrienne, ni de l’armée libanaise : ce  Libanais d’origine druze tombe donc la catégorie des « combattants ennemis illégaux » qui participent directement aux hostilités sans y être autorisés. Du point de vue du droit international,  le combattant « illégal »  qui appartient à une organisation reconnue comme terroriste et y est actif peut donc être exécuté, non pas parce qu’il a été jugé coupable d’un crime, mais parce qu’il peut potentiellement tuer.

 

Ce que dit le droit :

 

Les Conventions de Genève de 1949 et le Règlement annexé à la Convention de 1907 de La Haye concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre, excluent les « guerres privées », qu’elles soient menées par des personnes ou des groupes.

Les membres des groupes armés organisés ne bénéficient d’aucun statut spécial en vertu des règles de droit relatives aux conflits armés non internationaux et peuvent faire l’objet de poursuites conformément au droit pénal interne s’ils ont pris part aux hostilités.

Par conséquent, les groupes « terroristes » agissant pour leur propre compte et sans le lien requis avec un État ou une entité similaire sont exclus des protections accordées en droit international.

 

*En l’espèce le Libanais Samir Al Kuntar participe à une guerre privée sur le territoire syrien. De plus il est  membre du Hezbollah qui se trouve sur la liste des entités terroristes selon les résolutions du Conseil de sécurité 1559 (2004) demandant la démilitarisation des milices (dont le Hezbollah) et 1701 (2006) interdisant la contrebande d’armes sur le territoire libanais.

Dans ce raisonnement,  Kuntar est membre  d’un mouvement armé clairement défini, qui est le Hezbollah. Il est donc  considéré comme une cible légale, un combattant, au même titre que dans un conflit “classique”.

Le simple fait de faire allégeance à un groupe terroriste, qui est une partie belligérante d’une guerre privée, donne à Israël le plein droit d’agir contre ce « combattant illégal ».          Aucune sommation, aucune tentative d’arrestation ou de capture n’est, en droit, nécessaire avant de tuer un « combattant illégal ». Aucun effort pour minimiser les pertes parmi les combattants illégaux n’est exigé par la loi.

 

Ce que dit le droit :

 

En droit humanitaire international (droit de la guerre), des règles sont définies par le jus in bello, c’est à dire l’ensemble des règles juridiques applicables à la conduite des hostilités.

 

Par exemple, les actes de terrorisme tels que les attaques contre des personnes civiles ou des biens de caractère civil sont interdits sans équivoque selon  le Protocole additionnel I aux Conventions de Genève. En outre, le traité interdit explicitement les actes ou menaces de violence dont le but principal est de répandre la terreur parmi une population civile. Il va sans dire que les personnes soupçonnées de perpétrer de tels actes sont passibles de poursuites pénales ou d’élimination.

 

* En l’espèce Al Kuntar est non seulement  responsable de plusieurs  crimes commis à Nahariyya en 1979 (franchissement illégal de frontières, enlèvements et meurtres de civils israéliens) mais aussi de préparation  de nouveaux attentats en 2015 contre des civils israéliens à partir des frontières syriennes. Israël est donc en droit de mener une opération défensive ciblée contre ce « combattant illégal » responsable de ces meurtres.

 kubtarr

L’élimination ciblée : une approche préventive dans la gestion de la menace terroriste

 

Les éliminations ciblées sont donc conformes aux lois de la guerre. Elles  sont une réponse mesurée au terrorisme, qui met l’accent sur les auteurs réels d’attaques menées par des organisations paramilitaires, tout en évitant dans la mesure du possible de faire des victimes innocentes.

C’est pourquoi, en hébreu, on parle d’ailleurs de ”sikul memukad”, littéralement, la « prévention ciblée ».

L’identification des cibles d’assassinats ciblés repose essentiellement sur les services de renseignements (exemple la CIA, le Mossad). En Israël, cette identification est soumise aussi à un contrôle à posteriori.

Les éliminations ciblées ont l’intention manifeste  d’empêcher que soit commis un acte spécifique de violence dans un avenir très proche ou ayant un lien indirect avec plusieurs actes de violence (organisation, planification, recherche de moyens de destruction, etc.), tout ce qui fonde la possibilité que la disparition d’un membre d’une organisation terroriste prévienne des actes similaires dans le futur.

L’armée israélienne conduit ces opérations militaires afin d’empêcher des attaques imminentes quand il n’y a aucun autre moyen envisageable de procéder à une arrestation ou de déjouer ces attaques par d’autres méthodes.

Dans le cas de Samir Kuntar, les médias israéliens rapportent que ce dernier planifiait des attaques terroristes depuis le Golan et qu’il essayait aussi de manipuler les Druzes syriens du Golan contre l’État Juif.

 

Kuntar, s’efforçait de mettre en place à la ville druze d’Al-Hader une infrastructure terroriste sur le Golan syrien aidé par des Gardiens de la Révolution iraniens. D’ailleurs Al-Hader était sur la voie pour devenir une plaque tournante de l’activité terroriste contre Israël.Kuntar a probablement été tué à cause de ses efforts pour renforcer cette infrastructure terroriste.

Les éliminations ciblées sont de nature à empêcher les attaques contre des cibles  civiles, affaiblir l’efficacité des organisations terroristes et ont un effet dissuasif qui prévient des actes de terrorisme.

En ce sens, l’assassinat ciblé serait un moyen de prévention employé en dernier recours après l’échec des options non létales (principalement la capture) et non une punition ou un moyen de représailles pour un attentat qui a déjà eu lieu (1).

L’État hébreu agirait donc en légitime défense avant que la menace ne se concrétise. C’est la différence avec l’assassinat « traditionnel » où l’on tue à des fins politiques.

En neutralisant Al Kuntar, Israël a utilisé la légitime défense, telle que définie à l’article 51 de la Charte des Nations Unies.

Israël prévoit également un cadre normatif national qui régit les éliminations ciblées pour des situations précises.

La Cour suprême d’Israël avait jugé, le 11 décembre 2005, que cette pratique militaire était admissible sous certaines conditions.

 

En dépit du paradigme de guerre, le choix de l’attaque létale n’est pas privilégié selon La Cour suprême d’Israël. Des informations solides et recoupées sur l’identité et l’activité de la personne supposée participer directement aux hostilités sont exigées.       De plus l’individu participant directement aux hostilités ne doit pas être attaqué s’il existe d’autres moyens de l’appréhender. S’il peut être arrêté, détenu et interrogé, ces moyens doivent être privilégiés (2).

Cette restriction impose aussi une obligation de précision dans les renseignements obtenus avant la décision d’assassinat, notamment concernant l’identité de la cible. De plus les autorités devraient être en mesure d’expliquer que la menace avérée que représente l’individu ciblé, est imminente et  quelles circonstances ont empêché les moyens non létaux d’être utilisés.

Par ailleurs, la Cour admet la possibilité d’actions en dommages et intérêts par les familles des victimes en cas de dommages collatéraux.

Tout assassinat ciblé n’étant pas dirigé contre une cible militaire légitime reste soumis à l’application de la loi qui impose des restrictions importantes pour cette pratique même dans le cadre d’un conflit. Des circonstances très  restreintes, des mécanismes de vérification et de contrôle sont utilisés pour s’assurer que ces exécutions sont légales.

De plus les attaques ciblées sont moins dommageables envers les populations civiles non-combattantes.

Pour Tsahal les éliminations ciblées sont souvent motivées par le souci d’assurer un meilleur respect du principe de la protection des civils en les encouragent à se tenir aussi loin que possible de la cible.

Le professeur Alan Dershowitz de l’École de droit de l’université Harvard  estime que le ratio de victimes civiles est très faible dans les assassinats ciblés.

 

Les États-Unis en Irak, au Yémen ou en Afghanistan, ont régulièrement recours aux assassinats ciblés contre des chefs terroristes. Mais contrairement aux États-Unis, la pratique des « targeted killing »  israélienne est encadrée juridiquement par la Cour suprême israélienne comme mentionné plus haut.

La nature exacte des preuves requises pour ces assassinats ciblés est secrète car elle implique une collecte de renseignements, des moyens et des décisions opérationnelles classifiés. Toutes les opérations de ce type conduites par le Mossad doivent avoir l’approbation du Premier ministre.

 

Souhail Ftouh

(1) Amos GUIORA, « Targeted killing as active self-defense », presented at the war crimes research symposium : « terrorism on trial » at Case western reserve University school of law, october 8, 2004, pp. 319-334, p. 325

(2) THE SUPREME COURT sitting as the HIGH COURT OF JUSTICE, The Public Committee against Torture in Israel, 11/12/2005 disponible sur : court.gov.il/files_eng/02/690/007/a34/02007690.a34.pdf

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Né le 31 0ctobre 1947 à Tlemcen (Algérie).
Diplômé du VGIK – mise en scène fiction – en 1976.
(Institut du Cinéma, Moscou – Atelier de Mikhaïl Romm).

“En revenant sur les souffrances, les rapprochements, les connivences et les
brassages, j’ai conçu ces films comme une adresse aux jeunes générations de tous
les pays du monde, et particulièrement à tous ceux qui dans le monde sont les héritiers d’histoires officielles, tronquées ou falsifiées, et qui confrontés aux mêmes traumatismes, questions, silences, ont le même besoin vital de vérité.”

Jean-Pierre Lledo.

Contact :lledojeanpierre@yahoo.fr
en Israël (Octobre 10) :050 644 8522 / en France : 33 (0) 6 26 68 63 26

I

Algéries, mes fantômes

1998 – 2004 – 1h46. Dialogues français et sous-titres hébreux.
Coproduit par Naouel Films, Iskra, TV 5.
Festivals : FIPA-2005, Mention Spéciale à la 5ème Biennale des films du Monde arabe, à Paris. Fest
Méditerranée Bruxelles. La Rochelle. Ecrans docs, Arcueil, New York.

Synopsis :

Visé par le terrorisme intégriste, un cinéaste algérien d’origine judéo-espagnole se retrouve en France quarante ans après l’exode de ses communautés d’origine et de sa propre famille, après l’indépendance de l’Algérie en 1962.

Guetté par les fantômes d’une Histoire taboue en Algérie et muette en France, il se résout à les affronter au cours d’un long voyage filmé.
Rencontrés au hasard des villes où il montre ses films, de nombreux personnages, qui tous portent en eux un morceau d’Algérie, l’aident à remonter le cours douloureux du dernier demi-siècle.
Et sans doute à faire le deuil de son utopie d’une Algérie métissée …

II
UN RÊVE ALGERIEN

2003 – 1h50. 35 mm. Couleur. Dialogues (surtout) en français et en arabe.
Sous-titres hébreux.
Diffusé sur France 2, le 23 Août 2006.
Coproduit par Naouel Films (Algérie), Maha Prod (France), Tarentula (Belgique), et France 2 cinéma.
Soutenu par l’Avance sur recettes du CNC français, le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Communauté
française de Belgique et des télédistributeurs wallons, EURIMAGES, et le Commissariat de l’Année 2003 de
l’Algérie en France.
Sortie salles : Automne 2003 en France (à Paris, 8 semaines au St André des Arts). Et 2004 en Algérie. DVD : 2008 par Dorian Films.
Festivals : 1er Prix du Film Doc, Montréal 2004. San Sébastien. Namur. Cambridge. Vancouver. New York. Rabat. Carthage. Bruxelles. Pessac. Amiens. Ales. Lunel. Strasbourg.

Synopsis :

L’auteur, exilé en France depuis 1993, demande à Henri Alleg, de retourner dans le pays pour la liberté duquel il fut prêt à sacrifier sa vie en 1957.
Si pour le monde entier, H. Alleg c’est “La Question”, publié en 1958, première dénonciation de la torture par quelqu’un qui l’a subie, et pour les Algériens, le directeur du seul quotidien anti-colonial “Alger-Républicain”, pour l’auteur, il est surtout la preuve que face aux clivages ethniques de la colonisation française et du nationalisme algérien, une autre Algérie était possible où juifs, pieds-noirs et arabo-berbères auraient pu vivre
ensemble. Rêve qui aujourd’hui semble avoir disparu et même n’avoir jamais existé…
Devenue indépendante, pourquoi l’Algérie n’a-t-elle pu être aussi fraternelle ?

III

ALGERIE, HISTOIRES A NE PAS DIRE

2008 – 2h36. 35 mm. Couleur. 1/85. Dialogues en français et en arabes. Sous-titres hébreux.
Coproduit par Naouel Films (Algérie), ENTV (Algérie), Mille et Une Prod (France).
Sortie salles en France et en Suisse en 2008. Festivals : en 2007, Toronto. Amiens. En 2008 : Fribourg. Montréal. Tribeca–New York. Tétouan. Beyrouth. Tarifa. Jérusalem. Cambridge. Vancouver. Frankfurt. Stockholm…
Interdit de projection en Algérie.

Synopsis :

Quatre Algériens d’origine musulmane en quête d’une vérité sur leur propre vie, reviennent sur les dernières années de la guerre, de 1955 à 1962, qui sont aussi les dernières de la colonisation française.
Phillipeville, Alger, Constantine, Oran, ils nous font voyager entre haines et fraternités, dans une mémoire occultée et censurée…
Celle des rapports avec leurs voisins chrétiens et juifs…

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Jean-Pierre Lledo est très heureux de vous confirmer que l’Institut français l’invite à présenter ses 3 derniers longs-métrages documentaires,la 3ème semaine d’Octobre, à Jérusalem, Tel Aviv et Haïfa.

De plus,L’institut français a pris l’initiative de les sous-titrer en hébreu.

Jean -Pierre Leedo présentera également son dernier film ‘’Algérie, histoires à ne pas dire’’ dans plusieurs autres villes d’Israël à l’initiative de deux autres associations, Bnei Brith et ADFI…

Jean-Pierre Lledo affirme que “Ces présentations et les débats qui suivront seront pour moi une belle occasion de mieux connaître Israël où j’espère pouvoir assez vite préparer mon prochain long-métrage documentaire.”

Jean-Pierre Lledo
tel en Israël : 050 644 8522

Programme

PROJECTIONS à l’initiative de l’INSTITUT FRANÇAIS en ISRAËL
Du 17 au 21 OCTOBRE 2010

TEL AVIV
Institut Français
7 Boulevard Rothschild
(3) 796 80 31
Film Jour Heure

‘’Un Rêve algérien’’ – 1h50
(débat avec JP Lledo) Dim 17 Oct 19H

‘’Algéries, mes fantômes’’ – 1h46 Lundi 18 Oct 19H

”Algérie, histoires à ne pas dire” – 2h36
(débat avec JP Lledo) Mardi 19 Oct 19H

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JERUSALEM

Cinémathèque
11 Hebron Road
(2) 534 1178

Film Jour Heure

‘’Un Rêve algérien’’ – 1h50
(débat avec JP Lledo) Lundi 18 Oct 19H

‘’Algéries, mes fantômes’’ – 1h46 Mardi 19 Oct 19H

”Algérie, histoires à ne pas dire” – 2h36
(débat avec JP Lledo) Mercredi 20 Oct 19H

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HAIFA
Complexe Gaston Defferre
6 Eliahu Hakim Street
http://www.ambafrance-il.org/-Centre-de-Haifa-.html / (4) 831 23 33

Film Jour Heure

‘’Un Rêve algérien’’ – 1h50
(débat avec JP Lledo) Mardi 19 Oct Sans doute 19H
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‘’Algéries, mes fantômes’’ – 1h46 Mercredi 20 Oct Sans doute 19H
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”Algérie, histoires à ne pas dire” – 2h36
(débat avec JP Lledo) Jeudi 21 Oct Sans doute 19H
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Autres Villes, Others Towns
avec le seul film / with only one film
”Algérie, histoires à ne pas dire”
A l’initiative de l’ADFI et de Bneï Brith pour Netanya.
Ville Jour Heure Salle Adresse

AFOULA Dim 3 octobre 050 7201 460

NETANYA Lundi 11 0ctobre 18h Academic College 1 Rue de l’Université
Kiriat Yitzak Rabin
050 598 4796

BEER SHEVA ? Jeudi 14 octobre CCFrançais
8-6479002 Université Ben Gourion
Bâtiment Helen Diller n° 74

ASHDOD Dim 24 octobre 19h30 Shaveï Tsion 25, réhov Sinaï – Quartier Aleph
054 66
Beer Sheva, Verifier : http://www.ambafrance-il.org/-Institut-de-Beer-Sheva-.html/ Tel : 8-6479002

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Ce texte traduit de l’hébreu, a été écrit par Yair Lapid, poète, metteur en scène, traducteur, compositeur, écrivain, présentateur à la télevision et… Israélien.

Traduction française: Menahem Macina pour France-israël.org

Je crois que le peuple juif s’est établi dans la terre d’Israël, quoique passablement tard. S’il avait entendu la sonnette d’alarme plus tôt, il n’y aurait pas eu de shoah, et feu mon grand-père ­­? dont je porte le nom – aurait pu danser une dernière valse avec grand-mère sur les rives du fleuve Yarkon…

Je suis sioniste.

L’hébreu est la langue dont je me sers pour prier le Créateur, et aussi pour jurer quand je conduis. La Bible, ce n’est pas seulement mon histoire, c’est aussi ma géographie. Le roi Saul a cherché les ânesses de son père sur l’autoroute 443. Jonas, le prophète, a pris le bateau non loin de ce qui est aujourd’hui un restaurant de Jaffa. Et la terrasse où le roi David contemplait Bat Sheva, a été acheté par quelque oligarque, de nos jours.

Je suis sioniste.

La première fois que j’ai vu mon fils en uniforme de Tsahal, j’ai éclaté en sanglots. Depuis 20 ans, je n’ai pas manqué la cérémonie de l’allumage des torches le Jour de la Fête de l’Indépendance. Et si ma télévision a été fabriquée en Corée, je lui ai appris à acclamer notre équipe nationale de football.

Je suis sioniste.

Je crois que nous avons droit à cette terre. Des gens qui ont été persécutés sans raison tout au long de l’histoire ont droit à un Etat qui leur appartienne, avec un F16 en prime de la part du constructeur. Toute manifestation d’antisémitisme, de Londres à Bombay, me blesse. Pourtant, tout au fond de moi, je pense que les Juifs qui ont choisi de vivre à l’étranger ne parviennent pas à comprendre quelque chose de très élémentaire dans ce qui se passe en ce monde. L’Etat d’Israël n’a pas été créé pour que les antisémites disparaissent, mais pour que nous puissions leur dire de se barrer.

Je suis sioniste.

On m’a tiré dessus au Liban. Des roquettes Katioucha m’ont raté de quelques mètres à Kiryat Shmonah. Des missiles sont tombés à côté de chez moi durant la première Guerre du Golfe. J’étais à Sderot lorsque la sirène d’alerte rouge a retenti. Des terroristes se sont fait exploser non loin de la maison de mes parents. Et mes enfants ont séjourné dans un abri avant même qu’ils sachent prononcer leur propre nom, agrippés à une grand-mère venue ici de Pologne pour échapper à la mort. Et malgré tout, j’éprouve un profond sentiment de chance de vivre ici, je ne me suis toujours considéré comme chanceux de vivre ici, et je ne me sens réellement bien nulle part ailleurs.

Je suis sioniste.

Je crois que tous ceux qui vivent ici doivent servir dans l’armée, payer des impôts, voter et connaitre les paroles d’au moins une chanson de Shalom Hanokh. Je pense que l’Etat d’Israël n’est pas seulement un lieu, mais aussi un concept. Je crois de tout mon coeur aux trois commandements supplémentaires gravés sur le mur du musée du Mémorial de l’Holocauste à Washington: « Ne sois ni victime, ni perpétrateur, mais, par dessus tout, ne sois pas spectateur ».

Je suis sioniste.

Je me suis penché à la renverse pour admirer [les plafonds de] la chapelle Sixtine au Vatican, j’ai acheté une carte postale à Notre-Dame de Paris, et j’ai été profondément impressionné par la statue de jade du Bouddha au palais du roi à Bangkok. Pourtant je crois toujours que Tel Aviv est plus distrayante, que la Mer Rouge est plus verte, et que les tunnels du Mur Occidental procurent une expérience spirituelle beaucoup plus puissante. Il est vrai que je ne suis pas objectif, mais je ne suis pas non plus objectif quand il s’agit de ma femme et de mes enfants.

Je suis sioniste.

Je suis tourné vers l’avenir, mais je vis aussi mon passé. Ma lignée compte Moise, Jésus, Maimonide, Freud, Marx, Einstein, Woody Allen, Bobby Fisher, Bob Dylan, Franz Kafka, Herzl et Ben Gourion. J’appartiens à une toute petite minorité persécutée qui a influencé le monde plus que n’importe quelle autre nation. Tandis que les autres investissaient toute leur énergie dans la guerre, nous avons eu assez de raison pour miser sur notre intelligence.

Je suis sioniste.

Je regarde parfois autour de moi et me sens empli de fierté, parce que je vis mieux qu’un milliard d’Hindous, mieux qu’un milliard 300 millions de Chinois, mieux que la totalité du continent africain, mieux que 250 millions d’Indonésiens, et mieux aussi que les Thaïlandais, les Philippins, les Russes, les Ukrainiens, et que le monde musulman tout entier, à l’exception du Sultan de Brunei. Je vis dans un pays en état de siège, sans ressources naturelles, et pourtant, les feux de circulation fonctionnent toujours, et nous avons l’Internet à haut débit.

Je suis sioniste.

Mon sionisme est naturel, exactement comme il m’est naturel d’être un père, un mari et un fils. Ceux qui affirment qu’eux seuls constituent le « véritable sionisme » me semblent ridicules. Mon sionisme ne se mesure pas à la taille de ma kippa, ni à celle du quartier dans lequel tu vis, ni à l’aune du parti pour lequel je vote. Il est né longtemps avant moi, dans une rue enneigée du ghetto de Budapest, où se trouvait mon père, qui cherchait en vain à comprendre pourquoi le monde entier s’efforçait de le tuer.

Je suis sioniste.

Chaque fois que meurt une victime innocente, j’incline la tête, car il fut un temps où moi aussi j’étais une victime innocente. Je n’ai ni l’envie ni la volonté d’adopter les règles morales de mes ennemis. Je ne veux pas être comme eux. Je ne vis pas de mon épée ; je la garde simplement sous l’oreiller.

Je suis sioniste.

Je ne suis pas seulement détenteur des droits de mes ancêtres, j’ai aussi le devoir des fils. Ceux qui ont fondé ce pays ont vécu et travaillé dans des circonstances bien plus difficiles que celles que j’affronte, et pourtant ils ne se sont pas contentés de survivre. Ils ont aussi essayé de créer ici un Etat meilleur, plus sage, plus humain et plus moral. Ils étaient prêts à mourir pour cette cause. Moi, je m’efforce de vivre pour son bien.

© Yaïr Lapid

Mis en ligne le 20 avril 2010, par Menahem Macina, sur le site France-Israël.org

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Logo du HamasLe Hamas fut à l’origine créé comme le bras armé des Frères Musulmans. Ce mouvement terroriste islamiste fut fondé en Egypte, juste après le déclenchement de la première intifada, en décembre 1987, par le cheikh Ahmed Yassine.

Le Hamas est d’inspiration nettement plus religieuse (islamiste) que nationale. Prônant la création d’un Etat islamique sur l’ensemble de la Palestine, de la Méditerranée au Jourdain (éradicant Israel et les juifs), le Hamas s’était opposé aux accords d’Oslo de 1993 qui avaient débouché sur la création de l’Autorité palestinienne.

Contrairement au Fatah, le Hamas refuse de reconnaître le droit à l’existence de l’Etat d’Israël, dont il préconise la destruction ainsi que l’anihilation des juifs.

Inscrit sur la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne, des Etats-Unis, du Canada, d’Israel ou encore du Japon, l’Hamas est lié à la plupart des attentats-suicides et des tirs de roquette sur Israël de ces dernières années.

Le groupe terroriste recois de l’argent de l’Iran, des donnations privées venant d’Arabie Saoudite et d’autres etats arabes, ainsi que des dons d’expatriés palestiniens.

Au-delà de l’hostilité à Israël, la charte exprime aussi une forte hostilité aux juifs en général.

« Israël, par sa judéité et ses Juifs, constitue un défi pour l’islam et les musulmans. » (Article 28) *1

« Grâce à l’argent, [les ennemis] règnent sur les médias mondiaux, les agences d’informations, la presse, les maisons d’édition, les radios, etc. Grâce à l’argent, ils ont fait éclater des révolutions dans différentes régions du monde pour réaliser leurs intérêts et les faire fructifier. Ce sont eux qui étaient derrière la révolution française, la révolution communiste. […] Ils ont obtenu la déclaration Balfour et ont jeté les bases de la Société des Nations pour gouverner le monde à travers cette organisation. Ce sont eux qui étaient derrière la Seconde Guerre mondiale, qui leur a permis d’amasser d’énormes profits grâce au commerce du matériel de guerre. Ils ont préparé le terrain pour l’établissement de leur État et ce sont à leurs instigations qu’ont été créés l’ONU et le Conseil de sécurité pour remplacer la Société des Nations, afin de gouverner le monde à travers eux. » (Article 22) *1

« Leur plan se trouve dans les Protocoles des Sages de Sion et leur conduite présente est une bonne preuve de ce qu’ils avancent. » (Article 32) *1

Abdel Aziz al-Rantissi, un des représentants et co-fondateur du Hamas (assassiné en 2004 par l’armée israélienne), a déclaré en 2003 que la Shoah n’avait jamais eu lieu et que les sionistes étaient derrière les agissements des Nazis et qu’ils financèrent le nazisme.

Par ailleurs les programmes télévisés du Hamas et de sa chaîne Al-Aqsa TV diffusent des émissions aux connotations anti-sémites à l’instar de l’émission d’endoctrinement pour enfants Les Pionniers de demain et de ses personnages polémiques et controversés de Farfour la souris [5], Nahoul l’abeille ou Assoud le lapin [4], déclarant dès sa première apparition [2] qu’il se débarrassera des juifs en les mangeant [2] et [3].

Voir aussi:

Mickey: outil de propagande terroriste en Palestine (financé par la communauté Européenne)

La télévision palestinienne diffuse un monde sans Israël montrant une carte de l’Etat d’Israël couverte par le drapeau palestinien

TV palestinienne : chansons pour la destruction d’Israël

 

1. Charte du Hamas publiée en 1988 – traduction de Jean-François Legrain, chercheur au CNRS.

2. Rapporté par Telegraph.co.uk, Islamic ‘Bugs Bunny’ programme ‘spreads extremism’, 23/07/2008

3. Jérôme Hourdeaux, Assoud, le Bugs Bunny islamiste du Hamas, in revuedeweb.blogs.nouvelobs.com

4. The TV rabbit preaching hatred and telling young Muslims to ‘kill and eat Jews’, in Daily mail online, 23/07/2008

5. 9 février 2008

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Golda MeirGolda Meir est née à Kiev en 1898. En raison de difficultés économiques sa famille est forcée d’émigrer vers les États-Unis en 1906, où ils s’installent à Milwaukee dans le Wisconsin.

À l’école secondaire, elle rejoint le groupe sioniste, "Poalei Sion" (travailleurs de Sion). Elle immigre en Palestine sous mandat britannique en 1921 avec son mari, Morris Myerson, et s’installe dans le kibboutz Merhavya.

Golda Meir déménage à Tel-Aviv en 1924, elle devient alors fonctionnaire de l’Union syndicale ‘Histadrout’ et travail à un poste de direction du syndicat de construction, Solel Boneh. Entre 1932 et 1934, elle travaille aux États-Unis en qualité d’émissaire, agissant comme secrétaire de l’organisation féminine Hechalutz ; Elle devient également secrétaire du Comité d’action de l’Histadrout et plus tard de sa section politique.

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Lorsque les autorités britanniques emprisonnent la majorité de la haute direction de la communauté juive, en 1946, Golda Meir remplace Moshe Sharett en tant que chef du Département politique de l’Agence Juive, elle est alors chargée de la liaison juive avec les Britanniques. Élue à l’exécutif de l’Agence Juive, elle est active à la collecte de fonds aux États-Unis pour aider à couvrir les coûts de la guerre d’indépendance israélienne et devient l’un des porte-parole les plus efficace de l’état d’israël.

En 1948, David Ben-Gourion, nomme Golda Meir comme un membre du gouvernement provisoire. Quelques jours avant la Déclaration d’indépendance, Ben-Gourion envoie Golda Meir déguisée en arabe dans une mission des plus dangereuses avec comme objectif de convaincre le roi Abdallah de Jordanie de ne pas attaquer Israël. Mais le roi avait déjà décidé que son armée envahirait l’État juif immédiatement après le départ des Britanniques.

En juin 1948, Meir fut nommée ambassadeur d’Israël en Union soviétique. Élue à la Knesset en tant que membre du parti Mapai en 1949, elle a servi en tant que ministre du Travail et de la sécurité sociale jusqu’en 1956. En juin 1956, elle devint ministre des affaires étrangères, un poste qu’elle a occupé jusqu’à janvier 1966. En tant que ministre des affaires étrangères, Meir a été l’architecte de la tentative d’Israël de créer des ponts vers les nouveaux pays indépendants de l’Afrique par le biais d’un programme d’assistance fondé sur l’expérience pratique israélienne dans l’édification d’une nouvelle nation. Elle a également essayé de cimenter les relations avec les États-Unis et a réussi à créer de vastes relations bilatérales avec les pays d’Amérique latine.

Entre 1966 et 1968, elle fut le Secrétaire général du parti Mapai et ensuite le premier Secrétaire général du nouveau parti travailliste. Quand le Premier ministre Levi Eshkol décéda subitement au début de l’année 1969, Golda Meir âgée de 71 ans assuma alors le poste de Premier ministre et devint la troisième femme à être première ministre (après Sirimavo Bandaranaike de Sri Lanka et Indira Gandhi de l’Inde).

Comme Premier Ministre elle hérita de l’administration du deuxième gouvernement d’unité nationale de son prédécesseur Eshkol, mais cette administration fut dissoute en raison de l’incertitude de la poursuite d’un cessez-le-feu avec l’Égypte en l’absence d’un traité de paix. Golda Meir Meir a ensuite continué sa fonction avec l’alignement (Labor & MAPAM), le Parti national-religieux et les libéraux indépendants.

L’événement majeur de son administration fut la guerre du Kippour, qui éclatât lors d’une attaque massive des armées égyptienne et syrienne contre Israël, le 6 octobre 1973. Une commission d’enquête d’après guerre a établi que le FDI (forces de défenses israéliennes) et le gouvernement avait commis une erreur sérieuse dans leur évaluation des intentions arabes.

Bien qu’elle et le parti travailliste aient remporté les élections (reportées en raison de la guerre jusqu’à 31 décembre, 1973), elle a démissionné en 1974 en faveur de Yitzhak Rabin. Elle est décédée en décembre 1978 et fut enterrée sur le mont Herzl à Jérusalem.

 

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Le judaïsme commence par la naissance d’une nation, d’une famille. C’est pourquoi, jusqu’à aujourd’hui la famille est la chose la plus importante chez le peuple juif. Leur maison se trouve dans leur cœur.

Ce n’est pas avant que cette famille ne se soit développée, qu’elle n’ait apprise de ses erreurs, qu’elle a séparé le bien du mal, créé sa propre identité que Dieu l’a finalement conduite vers le Mont Sinaï et qu’il lui a dit : « Vous serez mon peuple. »

Et cette famille commence avec un homme qui était un révolutionnaire à son époque et qui a lui seul a changé le cours de toute l’humanité. Son nom était Abraham. Les juifs, mais aussi les chrétiens et les musulmans le considèrent comme leur ancêtre spirituel.

La grande découverte : Dieu est UN

On appel cette période, l’âge de bronze. Dans la ville d’Ur, le grand centre culturel de Mésopotamie, la religion païenne était largement pratiquée. Séraphins, statues de Dieux locaux se trouvaient dans chaque foyer.

NOTE : Les séraphins étaient des idoles de maison qui offraient protection et bénédictions. Beaucoup ont été découvertes par les archéologues et elles sont un puissant rappel de l’influence répandue du paganisme.

C’était d’ailleurs le métier du père d’Abraham, “Terah“. Terah, qui a retracé son passé généalogique jusqu’à “Shem“, fils de Noé (c’est pourquoi lui et ses descendants seront connus sous le nom de “Shemites“, ou sémites) était le fier propriétaire d’un magasin d’idoles.

Pauvre Terah, quelle ne fut pas sa besogne à essayer d’apprendre ce commerce à son fils Abraham.

Une histoire raconte que Terah était sorti et le jeune Abraham servait un client. Un vieil homme à la recherche de la parfaite idole. Abraham lui demanda : « Quel âge avez-vous ? », « 70 ans » répondis l’homme. « Etes vous donc devenu fou ! Comment pouvez-vous vénérer un Dieu qui est tellement plus jeune que vous ? » lui cria Abraham. « Vous êtes né il y a 70 ans et cette idole a été fabriquée hier ! » Le vieil homme reposa l’idole avec dégout et Abraham (joyeusement) perdit une vente. (Qui dit que les juifs sont toujours bons en affaires ?)

Dans une autre version, Terah expliquait les devoirs de son fils Abraham dans le magasin. Il lui dit de poser des libations (pratiques religieuses consistant à verser sur un autel ou sur le sol un liquide) devant les idoles, de mettre de la nourriture dans des bols devant chaque idole et leur offrir des senteurs d’encens. Abraham fit ce que son père lui enseigna, mais les idoles ne répondirent pas. Abraham couru chez son père et lui dit : « Elles ont des bouches mais ne parlent pas. Elles ont des oreilles mais n’entendent pas. Elles ont un nez mais ne sentent pas. Des mains mais ne manipulent pas. Des pieds mais ne marchent pas ! » Ce sont les mots exactes que le roi David utilisera dans le livre des psaumes pour décrire la vanité et l’inefficacité des idoles.

Dans cette histoire, le père est obligé de part la loi de conduire son fils devant les autorités comme cela est requis dans les cas d’hérésie. « Ne sais tu pas, » demanda le souverain d’Ur au jeune garçon « que le roi est le seigneur de toutes les créations, du soleil, de la lune, des étoiles et qu’il doit être obéi de toutes choses ? » Le jeune Abraham fit une pose et répondit : « Depuis que le monde fut créé et jusqu’à ce jour, le soleil se lève à l’est et se couche à l’ouest. Demain, si sa majesté le permet, pourriez-vous commander au soleil de se lever à l’ouest et de se coucher à l’est. Je déclarerai alors publiquement que sa majesté est le seigneur de toute chose ! »

Non, pas un enfant facile, imaginez ce qu’il est devenu quand il a grandi. Il a lui-même détruit toutes les idoles du magasin de son père, en épargnant une seule, la plus grande, dans les mains de laquelle il mit une hache. Lorsque son père rentra Abraham expliqua que c’est l’idole la plus forte qui a commis les faits. Lorsque son père lui dit que c‘est impossible « les idoles ne peuvent rien faire » Abraham lui demanda d’écouter de ses propres oreilles ce qu’il venait lui même de dire.

Les histoires sont faites pour exprimer une seule et même idée. Abraham était une figure révolutionnaire qui a détruit (physiquement et métaphoriquement) les idoles de sa génération. Mais la réelle grandeur d’Abraham ne se trouve pas uniquement dans ce qu’il rejette mais par l’idée avec laquelle il le remplace. Sa grande découverte est le monothéisme.

Dans un monde d’idolâtres, il arriva à la conclusion originale qu’il n’y a qu’un seul Dieu, invisible et immatériel, qui créa le ciel et la terre.

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