Archive for the “Histoire” Category
A l’occasion du dévoilement de la plaque commémorative à Puget-Théniers (Alpes-Maritimes) dans la “rue Judaïque” (XIIIe siècle), une cérémonie sous la présidence d’honneur de Madame Simone VEIL et placée sous le signe de la fraternité et de la paix a eu lieu le dimanche 17/10/2010 .Plusieurs personnalités étaient présentes.
Cette initiative revient à l’Union des Juifs de France et de leurs Amis (L’U.J.F.A) qui se penche, en particulier, sur les appellations de rues dédiées à la communauté juive, en France et dans le monde (1).
Robert VELAY (Maire de Puget-Théniers) et Brigitte DAHAN-TANAUJI (Adjointe au Maire à Nice et représentant le Maire de Nice) ont bien réagi positivement à cette initiative. Un article paru dans NICE MATIN le 18/10/2010 a parlé de l’événement.

Photo JPS: Jewish Press Service.
La photo du groupe : de g. à dr.
Paul PERI-PROBSTEIN, Maître Sonia VALERO (Présidente de l’Union Mondiale pour la Mémoire Juive), Jean-Maurice SAAL (Président des Jeunes Cadres Sup. de l’UJFA), Israéla PERI-PROBSTEIN (Consul d’Israël à Marseille), docteur Mohamed FERNANE (Président des Amitiés Judéo-Musulmanes), Bernard KOHL (Président de l’Amitié Judéo-Chrétienne et Représentant les Protestants), Monseigneur Franck-William SCHAFFNER (Archevêque), Jean-Pierre SAAL (Président de l’UJFA), Robert VELAY (Maire de Puget-Théniers), Brigitte DAHAN-TANAUJI (Adjointe au Maire à Nice et représentant le Maire de Nice), Oucine JAMOULI (Président des Marocains de la Maison du Maroc (06) et Délégué départemental du Conseil Régional des Marocains de France) et le Colonel Philippe LOVICONI (Représentant M. Hervé MORIN, Ministre de la Défense).
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En dévoilant une nouvelle plaque commémorative dans la « rue Judaïque», la commune de Puget-Théniers a voulue rendre hommage à la communauté juive azuréenne (essentiellement concentrée à Nice).
A la veille de la Deuxième Guerre mondiale, cette communauté ne dépasse pas les cinq mille âmes. L’exode des Juifs d’Europe centrale chassés d’Italie (mars 1939 – mai 1940), puis une vague de réfugiés provenant de la zone occupée par les Allemands après la défaite de juin 1940, font croître sa population.
Beaucoup de juifs ont trouvés réfuges à Puget-Théniers.
Une rafle, visant les Juifs étrangers originaires du Reich ou des territoires annexés par lui, est organisée le 26 août 1942, débouchant sur l’arrestation de 664 personnes, transférées à Drancy, d’où elles sont déportées à Auschwitz.
Cette opération, menée par des policiers et gendarmes français, est mal perçue par la population locale. Avec l’occupation italienne, l’application des lois de Vichy est suspendue par les autorités militaires transalpines, soucieuses d’affirmer leur souveraineté. Un nouvel afflux est alors enregistré en provenance des départements nouvellement occupés par les troupes allemandes.
Avec l’arrivée des troupes allemandes, une « grande rafle », organisée par Aloïs Brunner de septembre à décembre 1943, débouche sur l’instauration d’un climat de terreur, la déportation de 1 912 personnes qui se poursuit à un rythme moins soutenu jusqu’en juillet 1944 (2)
Par le dévoilement de la plaque commémorative dans la “rue Judaïque, la commune de Puget-Théniers a voulue éxprimer aux juifs victimes de la barabarie sa pleine et indiscutable solidarité. La Mémoire de la Shoah doit être pour tous un avertissement contre l’oubli, contre la négation, ou le réductionnisme.
Puget-Théniers est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle est située à environ 55 kilomètres de Nice.
Qualifiée de Pugetum Tenearum en latin médiéval, offre un éventail large d’excursions dans la région, puisque elle située est à la frontière du département des Alpes de Haute Provence.

Hôtel de ville de Puget-Théniers
Puget-Théniers associe les avantages de la petite ville commerçante et le charme d’un village qui a su se développer sans perdre son identité.
Vous pourrez le constater en visitant les vieilles rues où les échoppes ont leur enseigne taillée dans la pierre. Vous croiserez aussi quelques portes sculptées d’époque médiévale et de vieilles maisons à linteaux magnifiques.
Vous pourrez goûter à l’atmosphère provençale de cette jolie commune sur sa place ombragée pleine de charme…et sans doute vous laisserez vous tenter par une des spécialités gastronomiques locales.
Pour découvrir les somptueux paysages de la région, vous pourrez prendre le fameux train des Pignes qui siège à la gare de Puget-Théniers.
C’est une authentique locomotive à vapeur de 1909 (bien entretenue…) avec wagons aménagés de banquettes en bois et plates-formes ouvertes. Ce train à vapeur circule entre Digne et Nice, de Mai à Octobre à travers le haut pays niçois, la vallée du Var et la vallée du Redoule.
Quelques photos ci -dessous de cette jolie communue à visiter. Ses habitants sont les Pugetois.
Ftouh Souhail de Tunis
Merci à Jean Pierre SAAL pour son aide à preparer cet article
(1) www.ujfa.com
(2) Voir Klarsfeld Serge, Les transferts de Juifs de la région de Nice vers le camp de Drancy en vue de leur déportation, FFDJF, 1993)

    
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Par Camus Bouhnik de Beer Sheva
Lors de mon voyage en Tunisie en 2009, j’ai eu l’occasion de visiter des sites Juifs, des lieux de cultes dans les villes différentes. J’ai été ému en constatant l’entretien permanent de la Synagogue de Tunis, Avenue de Paris et la Ghriba, cet aimant attirant les touristes de diverses communautés Juives de la Dispoora. D’un autre côté d’autres synagogues étaient pitoyables.
La synagogue de Sbeitla elle, était fermée et il n’était pas possible d’y jeter un coup d’œil. Celle de Gabès, dans une rue parallèle au Boulevard Fallières à Bab El Bhar, était plus ou moins en bonne état, mais les livres saints et les parchemns faisaient peine à voir. Celle de Gafsa n’était plus qu’un bâtiment vide, l’Aron Hakodesh où se trouvaient les Sépharim était muré. Rien à voir à part les murs lamentables.

Les synagogues de Sfax.
D’autres synagogues ont disparu : deux grandes à Gabès et notre synagogue de Mouluinville, Slat Chouchane.
Dans le souk des étoffes dans la médina à Sfax, une petite synagogue est entretenue jusqu’à ce jour par les musulmans du voisinage. Ils y allument les chandelles toues les semaines et la maintiennent en bon état, propre et coquette.
La synagogue Beith-El sur la Route de Picville, ce bel édifice, un vrai complexe comprenant une école de l’Alliance Israélite, la maison du bedeau, le légendaire Soussou Bouhnik, une salle de conférence et la Synagogue.
La salle de conférence et la Synagogue, deux grandes pièces contiguës étaient séparées par un rideau accordéon en bois verni de cinq mètres de haut. Ainsi les jours de fêtes, les deux salles n’en faisaient qu’une, en ouvrant le rideau de séparation et l’on pouvait recevoir aisément le grand public des fidèles.

Notre ami Claude Kayat a parlé longuement de ce lieu de culte dans son livre « La Synagogue de Sfax ». Déjà dans les années 60 du siècle dernier et même avant, après la sortie des Juifs de Tunisie, le Temple subissait des actes de vandalisme du côté de jeunes écervelés qui saisissaient pas encore que la Déclaration de l’Indépendance de la Tunisie ne coïncidait pas avec l’effraction des lieux saints des autres confessions. Carreaux brisés, portes forcées, livres et parchemins déchirés, excréments, c’est qu’ont trouvé sur place nos amis Sfaxiens Marie et David-Daniel Bouhnik.
Marie est pensionnaire habitant Paris, et logeait anciennement dans La Route de Téniour à Sfax.
David-Daniel son fils est marié avec la fille Berrebi ex-propriétaire de la Synagogue de Molinville par héritage. Les deux habitent Beer Sheva, rue de la Alya.
David-Daniel a fait un rêve qui l’incitait à restaurer la Synagogue Beith-El.
Sitôt rêvé, sitôt mis en action. Voici donc la maman et son fils débarquant à Sfax et restaurant ce lieu saint. La maman fournissant les mensualités de sa retraite et le fils faisant les travaux. Des mois de labeur ont abouti à un miracle.
Que D. les bénisse en leur accordant une bonne santé et une longue vie. J’ai rencontré David-Daniel dans sa maison à Beer Sheva. J’ai parlé avec sa maman Marie au téléphone. Ils m’ont raconté les péripéties de l’accomplissement leur tache. Ils sont dignes de respect et d’admiration.
Les photos que je vais vous montrer m’ont été remises par cet homme de bien. Jugez vous-même. J’aurai voulu vous montrer le changement survenu, mais je n’ai pas encore reçu des photos montrant le changement survenu dans la Synagogue Beith-El. Mes amis habitant à Sfax m’ont promis leur aide à ce sujet.
La Synagogue Edmond Azria Rue Philipe Thomas, à Sfax
Lors de son inauguration j’ai été fasciné par la beauté de cette Synagogue, une perle dans son écrin. La salle de prière évoquait plus un théâtre qu’une synagogue. Sièges rembourrés, couverts de velours, meubles raffinés, des grandes tentures exposaient la richesse de ce lieu de culte.
Lors de ma visite à Sfax en 2009, j’ai été chagriné par l’image que je retrouvais.
David-Daniel et sa maman Marie aussi. Ils ont été tellement désappointés, qu’ils ont décidé de commencer les travaux sur l’heure, en mai 2010. Deux mois de travaux et ces deux personnes ont fait l’impossible.
Ils ont évacué des centaines de sacs d’excréments de pigeons, sans crainte de la grippe aviaire. Ils ont nettoyé, astiqué, refait les peintures, remplacé les sièges, rénové toute place, rideau, carreau et meuble. Deux mois de travail sans arrêt et de dépenses énormes.
Après la restauration, le temple a pris de l’allure. Mon ami Sfaxien Samy Enoury, étudiant en architecture vient de m’envoyer des photos qu’il a prises pour illustrer sa thèse sur… les synagogues de Sfax et des environs. J’ai rencontré Samy sur Facebook et nous sommes devenus amis. Merci Samy.

Je vous raconte le récit de ces deux restaurations et je ne vous cache pas que çà a couté une fortune. Des dons pour encourager l’œuvre de nos amis Marie et David-Daniel seront acceptés avec nos remerciements. Contactez David-Daniel à ce sujet, vous trouverez ses coordonnées dans les lignes qui suivent.
Je ne trouve pas les mots nécessaires afin de remercier mes amis Marie et David-Daniel. Ce sont des saints. Je fais le souhait qu’ils vivent longtemps et qu’ils connaissent la joie auprès de leurs enfants et petits-enfants. Une bonne santé mes amis.
Ceux qui visiteront Sfax pourront enfin visiter cette Synagogue rénovée. Les clefs sont chez notre cher ami Maurice Zarka (La Caravelle). Son no de téléphone est : 98 41 83 84.
Le numéro de notre ami David-Daniel est : 972 (0) 86 19 99 51 et quand il est à Sfax : 21 20 54 73.

Par Camus Bouhnik Beer Sheva
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Le compte pour les dons :
BANK LEUMI
SWIFT CODE : LUMILITTLV
BRANCHE : HAYEELIM (775)
IBAN : IL620107750000004641808
ADR. SZHDEROT YEELIM BEER SHEVA ISRAEL
ACC. NO. 46418/08 NAME : DAVID BOUHNIK
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La semaine passée, nous avons suivi Abraham, pas à pas, sur un chemin vraiment très particulier, semé d´embûches et d´épreuves et puisque l´invitation divine est un ” Va vers toi-même ” ou encore ” Va pour toi “, il convient de se mettre en chemin vers cette terre promise qui ne sera dévoilée que si nous sommes en mesure de nous tenir en un lieu fort près du cœur, au centre de nous-mêmes.
Mais que peut être ce chemin dans la vie qui est la nôtre ? Et en quoi Abraham est-il pour nous, aujourd’hui plus que jamais, un modèle à vivre ?
Souvenons-nous! Il était Abram et non Abraham et dans le monde qui était le sien, on vénérait des idoles de pierre, faites de main d´homme et pourtant élevées au rang de divinités; Abraham a t-il cependant cédé au ronflement ambiant pour vivre au jour le jour, une vie facile faite de plaisirs futiles ? A t-il renoncé à la fièvre de l´esprit pour une paix illusoire auprès de ses contemporains? Non, car plus fort que tout, la soif de la Connaissance, le pourquoi du monde et le sens de la vie de l´homme ont eu raison de ses nuits et de ses jours, de ses instants et de ses rêveries et son regard n´a cessé de fouiller la nature pour se rapprocher de la Cause première et invisible qui fait agir les mondes et fixe des lois aux œuvres de la Création.
Abraham savait que la tranquillité de l´esprit quand elle renonce au questionnement fondamental qui s´attache aux mystères de l´Être, n´est autre que mort de l´esprit vivant. Aussi, notre Père fondateur a choisi d´être pleinement et entièrement dans chacun des pas de son cheminement, jalonné d´un questionnement en perpétuel mouvement.
Et nous, ne sommes-nous pas toujours à la croisée des chemins, mis en demeure de choisir entre la soumission de l´esprit et la recherche de la Sagesse? Ceux qui à l´image de l´autruche, plantent leurs têtes dans le sable pour ne risquer aucun inconfort dans leurs vies prudemment réglées comme du papier à musique, n´ont-ils pas fait choix d´un laisser-faire qui s´apparente à une capitulation pure et dure ?
Qui sont les idolâtres aujourd´hui? Et quelles sont ces idoles aux masques scintillants auxquelles nous rendons hommage sans même y prêter la moindre attention?
La question mérite le détour d´une vie pourtant tracée comme une ligne droite sur une surface plane; ” Prêter attention ” se dit en hébreu ” Mettre le cœur ” , et il s´agit bien de cela ! Il faut vivre en éveil et vibrer de toutes les fibres de notre cœur pour entendre l´invitation au voyage spirituel, comme notre Père Abraham.
Lui qui est nommé “l´hébreu”, “Ha Ivri” est le Passeur des âmes qui aide les êtres en chemin à traverser la rive du profane pour se tenir sur la berge des quêteurs de vérité.
Ses interrogations, entre autres sur l´origine du monde, n´ont pas été le fruit d´une banale curiosité, toute extérieure à des préoccupations intimes; Elles ont germé en son cœur au détour de ses réflexions, après qu´il soit devenu Maître dans l´art de la logique et de la déduction; C´est alors qu´il s´est détaché des superstitions et autres croyances communes de son temps, pour laisser place à une intuition suprême qui a élevé Abraham, bien au delà du monde de la raison.
Pour se mettre en chemin comme Abraham, ne faut-il pas avoir la force du détachement, la force de se mettre à distance de toute évidence, de tout dogme, de tout enfermement de l´esprit?
La Sagesse se dit en hébreu ” Hochma ” et peut se lire ” Coah Mah “, soit ” la force du Quoi “. N´en doutons pas, le chemin de la Sagesse commence bien par le questionnement nécessaire qui oblige à lever ses yeux vers la montagne, et à ouvrir son regard à l´humanité en marche vers elle-même. C´est alors, il me semble, que le questionnement du Quoi conduit au questionnement du Qui et permet de progresser sur le chemin du Cœur.
Abraham, Père du monothéisme n´est pas venu à la foi en rejetant l´intelligence humaine; C´est elle qui doucement, par l´aveu de même de sa finitude, l´a guidé vers les sommets de la montagne Moria où seront édifiés les Temples de Jérusalem.
Mais dans les temples de l´esprit moderne où les hommes entendent imposer le diktat de leurs idéologies, les sciences sont ennemies des religions; Comme s´il était impossible d´aimer l´intelligence et de manier les outils de la réflexion et dans le même temps et la même vie, se relier aux mystères de l´être qui échappe à toute définition pauvrement humaine !
Abraham savait créer des ponts, ouvrir sa tente aux passants et pratiquer l´hospitalité; Aujourd´hui encore, il nous offre son bâton de pèlerin.
La religion, comme nous l´enseigne son étymologie latine, consiste à relier, à attacher ensemble ce qui dans ce monde semble divisé, morcelé, voire perdu.
On ne saurait faire de tous les croyants des êtres stupides et bornés, ni de la religion, “l´opium des peuples”. Et de la même manière, on ne saurait renoncer à la nécessité impérieuse d´étudier les sciences et de travailler notre intelligence. On ne saurait renoncer à la liberté de l´esprit qui consiste a bouger de nos certitudes pour se mettre en chemin et c est bien ce qu a fait l´ Hébreu, Père de toutes les bénédictions pour l´ensemble des Nations.
De nos jours, les idoles ne sont plus des statues supposées régir nos vies. La cupidité, l´égoïsme, les appétits débridés, l´ambition, la jalousie et autres faiblesses humaines peuvent agir sur nous comme des dieux auxquels nous vouons nos forces et nos rêves. Le dogme religieux aussi, quand il se vit dans le sang et la haine, est une idole détestable et le Dieu auquel est voué un culte de sang est avili par ces hommes; Non, le Maître des mondes ne saurait se reconnaître dans leurs barbaries terroristes ni bénir le Mal qui vit en ces hommes, aveuglés par leurs propres ténèbres.
Le Maître des mondes a déjà choisi; Il a gratifié Abram de la lettre Hé et rendu son nom Abraham afin, dit la Tradition orale, qu´il ne soit plus seulement ” Père élevé “, mais ” Père d´une multitude ” et que par la lettre Hé, Lettre du souffle par excellence et lettre de l´engendrement et de la multiplication du cinquième jour de la Création, Abraham puisse être porteur de la force de l´engendrement de l´histoire d´un peuple, témoin de la transcendance divine.
Je précise ici, à toutes fins utiles, que la guématrie de cette lettre est le nombre cinq et que Saraï a aussi bénéficié de cet ajout divin pour être Sarah et qu´avec son époux, Ils atteignent la perfection du nombre dix, qui compose le premier ensemble, la première famille humaine ouverte au sens de l´Unité.
En gratifiant Abraham de la lettre Hé, souffle de Vie, la guématrie de son nom devient 248 qui est le nombre des membres du corps humain et le nombre des commandements positifs que doit “faire” un juif croyant, afin de perfectionner son être à la fois dans son enveloppe corporelle et dans son corps spirituel, étant précisé que selon la Tradition juive, chaque commandement correspond à une “réparation” d´un membre de son corps pour le soigner des détritus de nos erreurs de vie.
Que puis-je ajouter encore sans craindre de vous lasser?
Le nombre 248 est également le nombre du mot ” Rehem ” qui veut dire “Matrice” ; Il y a donc une identité de fonction entre Abraham et la Matrice de vie; Sans doute est-ce la raison pour laquelle, les deux Hé de Abraham et de Sarah correspondent aux deux Hé du Tétragramme, seconde et quatrième lettre du Nom divin qui ensemble symbolisent le Dix, Youd créateur du Nom ineffable, qui à l´échelle du projet de vie nommé Abraham, symbolise la matrice de la bénédiction pour tous les peuples.
Aussi, il me parait que l´invitation au voyage d´Abraham respire à la fois l´amour de la Sagesse et la force de son courage pour affirmer et vivre le désir intérieur d´une humanité meilleure, d´une nécessaire altérité fraternelle qui ne saurait faire l´économie de la transcendance divine.
Rachel Franco
Israël, le 20 Octobre 2010
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Cette info est en premiere ligne d’un journal officiel cubain.
L’historien de l’avion cubaine Rolando Marron a révélé ce dimanche dans une interview donnée au journal cubain “Juventud Rebelde” que cinq pilotes de la compagnie Aerovias Cubanas Internacionales ont transporté entre 1951 et 1952 “environ 150.000 juifs”, dont “quelque 115.000 réfugiés venant d’Irak” et “25.000 d’Iran”. Plusieurs centaines d’autres venaient du Yémen et de l’Inde.
Selon l’historien, il s’agit de l’une “des plus importantes migrations en masse par avion qu’il y ait eu dans l’histoire”. Les opérations avaient été conjointement organisées avec le gouvernement israélien qui souhaitait venir en aide aux populations juives en danger dans les pays arabes. Ces derniers refusaient aux Juifs le droit de quitter le territoire par voie terrestre.
Ce transfèrement a été confié à la compagnie Aerovias Cubanas Internacionales aujourd’hui disparue, ajoutant que ce “plan complexe” n’avait “jamais été rendu public en soixante ans”. En effet, il s’agit d’un fait peu connu et c’est la première fois que ce passage de l’histoire d’Israël est rendu public.
L’historien a rappelé qu’après 1948, de nombreux juifs qui immigraient en Palestine occupée venaient d’Europe, mais que “la situation des juifs dans les pays arabes était difficile à cause des confrontations historiques”.
Ce transfèrement massif d’immigrants juifs vers Israel, rappel le calvére de nos amis juifs dans le monde arabo musulman et nottament en Irak ou Iran. Plus de 900.000 juifs ont été expulsés des états arabes et muslmans à la même période.
L’antisémitisme des pays muslmans, les persécutions, les conversions forcées, et les expulsions des juifs orientaux sont des faits oubliés par les médias et le grand public.
Pas besoin d’avoir un doctorat ES historia pour savoir que les juifs vivaient en enfer en terre d’islam avec l’impot de dhimmis qu’ils devaient payé et l’interdiction d’accéder aux postes parmi les plus elevés, mais aussi les limitations de la liberté de culte. Ils ont fait l’objet de pressions, d’humiliations et de spoliations qu’ils sont partis en abandonnant tous leurs biens.
La proclamation de l’état d’Israël, le 14 mai 1948, a accentué la pression sur les Juifs d’Irak, aussi bien de la part des Irakiens qui se déclarent en état de guerre avec le nouvel état d’Israël que de la part des autres arabes et musulmans de la région .
Les fonctionnaires juifs en Irak doivent quitter le gouvernement, les Juifs n’ont plus le droit de quitter le pays ni de faire des transferts de devises.
En mars 1950, une loi irakienne de dénaturalisation est promulguée permettant aux Juifs d’émigrer… En mars 1951, les Juifs « dénaturalisés » sont spoliés de tous leurs biens. Malgré une hostilité certaine d’une partie des Juifs ashkénazes envers les Juifs des pays arabes, l’état d’Israël organise alors l’opération Ezra et Néhémie par laquelle l’ensemble de la communauté irakienne d’environ 110 000 personnes se réfugie en Israël. C’est durant cette période que des pilotes cubains ont aidés des milliers de Juifs à rejoindre Israel.
Le fait que cette information, concernant des faits historiques, soit en premières pages d’un journal officiel cubain peut signifier aujourd’hui une ouverture diplomatique discrète de la Havanve en direction de l’Etat d’Israël.
Ftouh Souhail, Tunis
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Une réunion spéciale de l’état-major de Tsahal a été tenue ce lundi 18 octobre 2010 à Tel-Aviv. Une session spéciale afin de marquer le 15e anniversaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Itzhak Rabin.
Au cours de la cérémonie qui s’est tenue à l’occasion du 15e anniversaire de l’assassinat d’Itzhak Rabin, le chef d’état-major de Tsahal a estimé que “notre devoir est de nous rappeler les leçons du meurtre de Rabin”.
Dalia Rabin, la fille de l’ancien Premier ministre assassiné Itzhak Rabin, a déclaré lors de la cérémonie de la mort de son père : ”Les jeunes recrues d’aujourd’hui ne se souviennent pas où ils étaient cette nuit terrible où la démocratie israélienne a été quasiment éliminée”. ”Pour un million et demi d’élèves, l’assassinat est une page de l’histoire, un évènement dont le lien avec leur vie reste flou”, a-t-elle ajouté.
La traditionnelle manifestation en la mémoire du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin se tiendra le 30 octobre prochain sur la place qui porte son nom. L’ancien chef du gouvernement et ministre de la Défense avait été assassiné le 4 novembre 1995 par un extrémiste juif en marge d’une manifestation pour la paix. Selon certaines informations, ce 15e rassemblement pourrait être le dernier organisé.
Dans un article paru cette semaine dans le “Yediot Aharonot”, Dalia Rabin, fille du Premier ministre assassiné en 1995, affirme avoir entendu par plusieurs personnes proches de son père que ce dernier avait envisagé, peu avant sa mort, de stopper le processus d’Oslo en raison du terrorisme. “Mon père n’étais pas aveugle. Après tout, c’était un homme qui plaçait la sécurité du pays au-dessus de tout”, a-t-elle ainsi assuré.
Yitzhak Rabin fut assassiné à Tel Aviv le 4 novembre 1995 par un extremiste juif. Âgé de 73 ans, Yitzhak Rabin est assassiné de deux balles, l’une dans le bras, pour attirer son attention, et l’autre lui sectionna la colonne vertébrale pour ressortir par la poitrine, près du coeur. L’assassinat eut lieu le 4 novembre 1995, juste après avoir prononcé un discours lors d’une manifestation pour la paix sur la place des rois de Tel Aviv. Son assassin est Ygal Amir, un Juif israélien étudiant en droit et opposé aux accords d’Oslo, conclus en 1993 avec les Palestiniens.
Mortellement blessé, Rabin meurt sur la table d’opération de l’hôpital Ichilov de Tel Aviv quelques heures plus tard.
Dans l’espoir que les mentalités changeront au Moyen -Orient et que chacun sera bientôt prêt à accepter de vivre ensemble en paix, le plus bel hommage que nous puissions rendre à Yitzhak Rabin est de commencer à éduquer la nouvelle génération à la paix afin d’éliminer la violence et commencer un nouveau siècle dans un cadre de tolérance.
Ftouh Souhail, Tunis
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Le mouvement kibboutzique a fêté ce lundi le centenaire de la création du premier kibboutz, celui de Degania. Le président Shimon Pérès a inauguré pour l’occasion une reconstitution de la première caravane dressée sur place, et des animations musicales ont été organisées dans la soirée.
Le premier kibboutz, Degania, est fondé en 1910. Il est considéré comme la “Mère des kibboutzim”. Le premier kibboutz, au sud du lac de Tibériade, est installé sur des terres achetées par le KKL en 1900. Le groupe qui s’y installe, parmi lesquels des olim de Roumanie, créent dans le cadre de Degania, la première Kvoutsa (groupe), qui va mettre en pratique l’idéal social de la libération de l’homme par le travail de la terre et la fraternité entre les hommes, telle qu’elle s’exprime dans la philosophie sioniste de Aaron David Gordon (1).
Ainsi écrit un pionnier : “Le 28 Octobre 1910, 12 des nôtres arrivent…Nous étions là pour fonder une implantation autonome juive sur le sol de la patrie; une implantation où il n’y aura aucune exploitation de l’homme par l’homme !”.
Parmi ces derniers, on remarque un petit groupe d’immigrants roumains originaires de Russie , installé sur un bout de terrain acheté alors par le KKL en 1900, à l’Est du Jourdain. Sur ce même terrain se tient le village de Oum-Ghouni, déjà mentionné dans la Mishna sous le nom de “Kfar-Goun”, au Sud du Lac de Tibériade.
Cette ferme devient le cadre d’un brassage de pensées et de différents idéaux sociaux, défendus par les mouvements ouvriers. Le kibboutz répondait à une exigence de sécurité et de justice.
Degania, du fait de ses débuts, détient la particularité d’avoir été fondée par la “kvoutza” au sens intime du terme.Sur le modèle de Degania, de nombreux kibboutzim voient le jour dans la vallée du Jourdain.
Degania devient, pour de nombreuses “kvoutza” de la terre d’Israel, comme de Diaspora, le modèle de préparation à la future vie communautaire. Ce sont ces mêmes “kvoutza”, qui après leur séjour à Degania, fondent les kibboutzim du pays.
Au départ, Degania cultive des terrains obtenus à l’Est du Jourdain, mais avec la multiplication des implantations dans la vallée du Jourdain, la surface cultivable mise à sa disposition lui est réduite de moitié.
Outre l’exploitation des champs et des vergers, Degania inaugure en 1935 la “Maison Gordon”. Cette dernière pose les jalons des études sur les sciences de la nature et la maîtrise de celle-ci. Les études y sont officiellement ouvertes en 1941.
Lors de la guerre d’agression arabe en 1948, Les membres de Degania veillaient depuis leurs tranchées et sur les positions-Est du kibboutz en observanr les colonnes de l’armée syrienne s’affairer autour de Tel el Qasser – où se trouve aujourd’hui le kibboutz Tel-Qatzir -, position choisie par les Syriens pour y installer l’état-major de leur unité.
Face à une armée équipée de tanks, de blindés et d’avions, les habitants de la vallée du Jourdain font face, soutenus par le renfort du bataillon “Barak” (unité “Golani”). À partir du 15 mai, les Syriens arrosent de tirs de canons et mortiers les implantations de la vallée du Jourdain, de jour comme de nuit, et le 17 mai, ils s’emparent du camp “Heïl Hasséfer”, à l’Est de Tzémah.
Au matin du 20 mai, à 4h30, les Syriens attaquent Degania à l’aide de tanks, de blindés et de fantassins. L’attaque commence par un tir d’artillerie lourde puis se poursuit par la sortie de tanks et blindés supplémentaires en direction de Degania. Derrière les tanks se tiennent les fantassins qui, à 200 m des barbelés du kibboutz, stoppent leur avancée.
Malgré le manque de formation et leurs faibles munitions, les membres du kibboutz Degania réussissent à contenir l’assaut, en ciblant étroitement leurs objectifs. À 07h30, l’assaut sur Degania prend fin avec le repli sur Tzémah de l’armée syrienne, qui abandonne sur le terrain munitions et cadavres. Les documents récupérés, ainsi que les comptes-rendus syriens montrent que le bruit provoqué par les tanks est l’un des principaux facteurs qui ont semé désordre et panique dans les rangs syriens.Le même jour à 14h30, les Syriens évacuent Tzémah.
Aujourd’hui 67 des combattant tombés parmi les victimes de la vallée du Jourdain sont inhumés dans le cimetière militaire de Degania.
Après la Guerre d’Indépendance, la surface des terrains arables de Degania est agrandie. À la fin des années 1960, en parallèle de l’industrie agricole, Degania se lance dans la production de matériel relatif au travail de la taille du diamant.
De début 1968 à 1972, Degania, comme le reste des implantations de la vallée du Jourdain, se trouve exposée aux tirs des armées jordanienne et irakienne, ainsi qu’à ceux de l’OLP, et ce de par sa situation géographique, aux pieds des monts de Guilaad.
Degania jouit aujourd’hui du fait que, son emplacement aux bords du lac de Tibériade, elle n’a pas été à ses débuts limitée dans ses besoins en eau. Les conditions climatiques, alliées aux importantes précipitations lui permettent de pratiquer la culture intensive et exclusive, avec des spécialisations telles que la culture des avocats (C’est Feker Mordéhaï et Ilan Benjamin qui inaugurent au kibboutz la culture de l’avocat).
Les premières pousses d’avocats ont été importées de l’Ouest de l’Inde et la culture du fruit implantée dans le pays. Leur exploitation fut le départ d’expériences sur les fruits tropicaux et sub-tropicaux, ce qui donnera naissance, en 1935, à un jardin spécialement aménagé pour la cause (2).
Degania dispose aussi d’un vaste domaine d’exploitation des bananes. Les bananeraies du kibboutz comptent parmi les plus anciennes de la vallée du Jourdain. Leur rendement important s’explique du fait des conditions climatiques comme de la proximité des sources d’eau.
Parallèlement se développe la culture de pamplemousses et des de fleurs. Mais aussi la culture de légumes dont 2 sortes de tomates (une adaptée à l’hiver, la seconde au printemps), pommes de terre, carottes. Degania pratique aussi la pisciculture et élève la carpe.
Degania travaille en collaboration sur la culture des palmiers-dattiers; ces mêmes dattes qui faisaient la gloire de l’antique Terre d’Israël, et qui après leur disparition totale ont été réintégrées dans le paysage agricole du pays, aux débuts des années 1930.
Degania dispose aussi d’une étable qui abrite quelques 500 vaches dont 250 laitières. Récemment, de nouvelles vaches Jersey (petites et de couleur brune) ont été intégrées au kibboutz dans le cadre de recherches organisées par le ministère israélien de l’agriculture (3).
Degania acceuil aussi l’usine de Toolgal qui produit du matériel pour la taille du diamant et abrite un atelier de taille de pierres précieuses. Elle fut créée en 1968 et emploie aujourd’hui 200 personnes.
Le kibboutz dispose aujourd’hui d’un Hotel (Dganya Bet Israel Hotel) et des maisons de vacance de tout genre pour les familles et/ou groupes (4). L’hôtel Kibboutz Degania Bet se situe à 3 km au sud de la mer de Galilée (5).
Le kibboutz Degania, le plus ancien village collectif, créé en 1910, est tout un symbole de vie communautaire. Il symbolise la réuissite de l’expérience collectiviste en Terre promise. Toutes les grandes figures de l’épopée sioniste sont passées ici, de même que le père de l’atome, Albert Einstein.
Il y a aujourd’hui en Israel 268 kiboutzim, abritant 2 % de la population et produisant 15 % des exportations. Véritables « réserves à idéal », ils ont longtemps formé une grande partie des cadres de l’armée et de la classe politique. Neanmoins deux tiers d’entre eux ont déjà opté pour « la métamorphose ». Flambeau du rêve égalitariste aux débuts du sionisme, Degania a aujourd’hui opté pour la privatisation et il est aujourd’hui géré par un PDG.
Ftouh Souhail
(1) Né en Russie, A.D Gordon est un membre du mouvement Hibbat Sion. Il fait son Aliyah en 1904. Il vit à Petah Tikva et à Rishon LeSion avant de s’installer en Galilée en 1919. Il vivra alors dans le kibboutz Degania, où il mourra en 1922.
A.D Gordon passera le plus clair de ses journées à travailler la terre, écrivant son œuvre philosophique et poétique la nuit. Pour lui, le principal changement de l’être juif passe par le travail de la terre :
« C’est le travail qui lie un peuple à son sol et à sa culture nationale.[…] En venant rétablir notre chemin parmi les nations de la terre, nous devons être sûrs d’emprunter la bonne voie. Nous devons créer une nouvelle personne, une personne humaine dont l’attitude envers les autres personnes est emprunte de fraternité et dont l’attitude envers la nature et ce qu’elle contient est inspirée des sentiments nobles de créativité aimant la vie. » A.D. Gordon, Nos
Tâches futures, 1920.
(2) Le Dr Arthur Ruppin en devient le responsable, assisté par des employés du centre agricole de Rehovot, ainsi que par l’agronome Dr Hanan Openheimer.
(3) Baratz Myriam fut la première responsable d’étable du kibboutz. Elle avait à l’époque suivi un stage en Hollande et à son retour fait de l’étable de Degania l’une des plus perfectionnées du pays.
(4) http://www.zimmer.co.il/galil_lang.asp?Site_ID=66&lang=3
(5) L’hôtel Kibboutz Degania Bet dispose de 38 appartements comportant 1 chambre pour les parents et un salon pour les enfants et de 20 chambres doubles. Toutes disposent d’un coin cuisine avec une bouilloire et un réfrigérateur. Les chambres sont climatisées et accessibles aux personnes handicapées.
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Ce Dimanche 3 octobre, pour le 20e anniversaire de la réunification allemande, Berlin a achèvé de payer ses dettes héritées de la Première Guerre mondiale, en soldant les derniers 70 millions d’euros prévus par le Traité de Versailles, sur les 200 millions déjà versés entre 1990 et 2010.
Tout remonte au 28 juin 1919, date de signature du traité de Versailles. Après sa défaite, Les allemands s’étaient vus imposer le versement de 269 milliards de Reich marks. Ces réparations de guerre devaient compenser les pertes subies par la France et la Belgique pendant la guerre, et aider à défrayer le coût de l’effort militaire pour les pays alliés.
Une telle dette avait fortement affaibli les finances de la République de Weimar dans les années 1920. Avec les crises successives de 1923 et 1929, l’Allemagne était incapable d’honorer ces réparations, l’un des facteurs qui ont favorisé l’ascension d’Hitler. Elle avait aussi alimenté le ressentiment des Allemands, qu’Adolf Hitler avait su instrumentaliser pour accéder au pouvoir en 1933.
Les réparations, suspendues par Hitler, avaient finalement été annulées de fait avec le “moratoire Hoover” en 1932.
A partir de 1953, L’Allemagne de l’Ouest avait accepté de payer le reste des réparations imposées par les Alliés et les intérets accumulés entre 1945 et 1953. À l’époque un accord avait été trouvé selon lequel l’Allemagne payerait 20 ans après la réunification du pays.
En effet si l’Allemagne a fini de payer, ce dimanche 3 octobre , les réparations de la guerre 1914-1918 cette date marque aussi le vingtième anniversaire de la réunification Allemande et ce n’est pas un hasard.
En 1953 l’Accord de Londres, signé entre la RFA et une vingtaine de pays dont la France, les Etats-Unis et le Royaume Uni, avait jugé bon de repousser la question du fardeau hérité de la Première guerre à l’après-réunification. Le Mur de Berlin est tombé, vilà que l’Allemagne prend à sa charge de payer ce qui reste de la réparation de la guerre.
Berlin avait emprunté cette année plus de 90 millions d’euros pour finir de payer les derniers résidus de la dette héritée du conflit de 1914-1918, près d’un siècle après la Première guerre mondiale. Pour le vingtième anniversaire de sa réunification, le pays a enfin fermé ce chapitre.
Ftouh Souhail, Tunis

Photo: Signature de l’armistice le 11 novembre 1918 dans la clairère de Rethondes
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Marek Halter (né le 27 janvier 1936 à Varsovie) est un écrivain juif français, né en Pologne. Il est le fils d’un imprimeur et d’une poétesse yiddish. À cinq ans, il s’échappe du ghetto de Varsovie avec sa famille.
Aujourd’hui, il consacre une part importante de sa vie à la défense des droits de l’Homme (président de l’Institut Andréï Sakharov, de l’Institut international de la culture juive, cofondateur de SOS Racisme…), et à la recherche de la paix au Proche-Orient. Président du Comité International pour la paix au Proche-Orient, il a publié une vingtaine d’ouvrages, préside deux universités françaises en Russie.
Il aborde dans ses livres beaucoup de sujets liés à l’histoire du peuple juif. Il publie aujourd’hui « Histoires du peuple juif » (éd. Arthaud).
Aux éditions Arthaud , ce nouvel ouvrage illustré Histoires du peuple juif retrace l’aventure du peuple juif, à la fois unique et universel, à travers quatre mille ans d’histoire, de l’Amérique à la Russie, de l’Europe à l’Asie.
Formidable conteur, Marek Halter retrace dans cet ouvrage son histoire du peuple juif – ou plutôt ses histoires, sans chercher à emporter toujours l’adhésion des orthodoxes ni des historiens.
Un parcours de quatre mille ans, l’aventure du seul peuple du monde antique à avoir atteint le monde moderne sans perdre sa Loi et son identité. Traversant des millénaires de périls et de fidélité, il a retrouvé son pays, Israël, mais garde une présence féconde, de l’Amérique à la Russie, de l’Europe à l’Asie…
Marek Halter combine imagination littéraire et événements à la fois connus et secrets. Marek Halter est né en 1936 à Varsovie, en Pologne, d’une mère poétesse yiddish et d’un père imprimeur.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Marek Halter et ses parents fuient le ghetto de Varsovie créé par les occupants allemands.
À la suite de l’invasion de l’Union soviétique par l’Allemagne nazie le 22 juin 1941, Marek Halter, et ses parents qui se trouvent alors à Moscou sont évacués en République socialiste soviétique d’Ouzbékistan à Kokand, une ville de 300 000 habitants où se trouvent un million de réfugiés. Bérénice, la petite sœur de Marek âgée de trois ans, y meurt de faim et ses parents sont frappés par la dysenterie. Marek Halter fait alors tout pour sauver ses parents.
En 1976, Marek Halter publie son premier livre Le Fou et les Rois Prix Aujourd’hui relatant ses expériences au Proche-Orient. Celui-ci devient un best-seller. En 1991, il crée deux collèges universitaires français en Russie, l’un à Moscou et l’autre à Saint-Pétersbourg, dont il est président.
En 1992, ami de Yitzhak Rabin, Shimon Peres et Yasser Arafat, il participe activement à l’organisation de rencontres secrètes entre Israéliens et Palestiniens, d’abord à Paris puis à Oslo. En 1994, il termine son film : Les Justes, qui ouvre en 1995 le Festival du cinéma de Berlin.
Marek Halter a publié une vingtaine de livres, romans et essais. Il collabore à une douzaine de journaux et magazines à travers le monde dont Libération, Paris Match, Die Welt, VSD, El País, The Jerusalem Post, The Forward, La Repubblica, Expressen.
Sous la plume de Marek Halter on retrouve un Ecrivain passerelle entre peuples ¬ennemis, ce Franco-Polonais n’a pas son pareil pour rendre accessibles les questions complexes. Judaïsme, ¬sionisme, antisémitisme, paix au Moyen-Orient, il cherche et trouve le dialogue.
Ftouh Souhail

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Le huitieme jour de Souccoth s’appelle Chemini Atsereth. Elle correspond cette année au 30 – 1 octobre (en diaspora) .C’est une sorte Assemblée solennelle clôturant la fête de Souccot.La priere pour la pluie en Israel est l’element distinctif de cette fête.
En Israël, elle dure un jour c’est un YOM TOV. En dehors d’Israël, elle dure deux jours. C’est une fête à part entière comparable aux 3 autres fêtes de pèlerinage Pessah, Chavouot et Souccoth.
Chemini Atseret qui commence le 22 Tishrei (hébreu: Yom hachemini atseret « solennité de clôture du huitième jour ») est une fête juive prescrite par la Bible, célébrée le huitième jour à dater du début de la fête de Souccot et marquant le début de la saison des pluies en terre d’Israël.
Bien que fortement associée à Souccot, elle est considérée comme une fête indépendante de cette dernière. De nombreuses expressions liturgiques soulignent le caractère à part de cette fête, son individualité propre dont un sacrifice spécial rendait compte jadis.
Les pratiques observées en ce jour varient, selon qu’on se trouve en terre d’Israël ou en diaspora.
Les Juifs célèbrent Chemini Atseret pendant un seul jour en terre d’Israël, alors que ceux de la diaspora la fêtent pendant deux jours (à l’exception des juifs réformés).
Par conséquent, en terre d’Israël, la célébration de Chemini Atseret se confond avec celle de Sim’hat Torah (la joie de la Torah). La deuxième journée de Chemini ‘Atsereth, célébrée en diaspora, possède comme son nom l’indique, un caractère de liesse tout particulier : “joie de la Torah”. Cette solennité se célèbre le jour-même de Chemini ‘Atsereth en Eretz Israël.
On ne dort plus dans la souccah et les processions avec les livres de la Torah s’intercalent entre le Hallel et la lecture de la Torah, où son lus les passages propres à Sim’hat Torah.
En diaspora, du fait de la coutume de prolonger les fêtes bibliques d’un jour, les repas sont encore pris dans la souccah.
Le premier jour de la fête de Chemini Atseret, la tradition rapporte qu’il faut lire dans un premier rouleau de la Torah les passages contenant les prescriptions relatives aux fêtes de pèlerinage et aux dimes (Deutéronome 15:19 – 16:17), et dans un second, la section sur l’offrande particulière à ce jour (Nombres 29:35-37) (1)
Au second jour, où l’on célèbre Sim’hat Torah, ce sont les passages propres à cette fête qui sont lus.
A Chemini Atseret, étant une « fête en elle-même, », il faut veiller à attendre la tombée de la nuit pour commencer la cérémonie du kiddouch (sanctification) (2).
En effet, Les Sages insistent particulièrement sur le fait que Chemini Atseret est « une fête en elle-même » (regel bifnei atsmo et non un prolongement de Souccot)
Observé par le judaïsme, La fête de Chemini Atseret se tenait, à l’époque des premier et second Temples, à Jérusalem, où les enfants d’Israël faisaient des offrandes à Dieu selon les ordonnances bibliques. En l’absence d’un Temple reconstruit, la liturgie se concentre seulement sur le souvenir de d’anciens rites et offrandes (3).
La grande particularité de Chemini Atseret a lieu lors de l’office de prière de Moussaf (4) qui remplace l’offrande particulière (korban moussaf). Cet office est essentiellement composé de la Amidah (5) dans laquelle on rappelle le Temple, les sacrifices et autres rituels d’antan, ainsi que l’impossibilité de les réaliser aujourd’hui étant donné l’absence du Temple.
Pendant les six ou sept mois qui séparent Chemini ‘Atsereth de Pessah et qui constituent en Eretz Israël la période des pluies, on intercale dans la deuxième bénédiction du Shemone-Essrei, après la phrase : “Tu es puissant à jamais, Seigneur, tu ressusciteras les morts, toi qui es grand pour sauver”, la formule “faisant souffler le vent et tomber la pluie”. C’est au cours de l’office de Moussaf de cette fête qu’on l’introduit solennellement.
Plusieurs cérémonies directement liées à la demande de la pluie jalonnent durant cette fete On considère que le sol d’Eretz Israël doit être arrosé entre Souccoth et Pessah. On commence alors à introduire dans les Dix-huit bénédictions (le Shemonei-Essrei) la bénédiction spéciale pour demander la pluie.
Ftouh Souhail, Tunis
(1)Pour la lecture de la Torah des derniers jours de toutes les fêtes de pèlerinage, on a choisi les chapitres 15:19, 16-17 du Deutéronome qui contiennent, outre les prescriptions relatives à ces trois solennités, les règles des différentes dogmes.
(2) C’est une bénédiction prononcée sur une coupe de vin cacher ou de jus de raisin cacher lors du chabbat ou d’un jour de fête.Le kiddouch est la réalisation de la mitzvah positive « Souviens-toi du jour du chabbat afin de le sanctifier» Le Kiddouch n’est habituellement pas récité lors du troisième repas de Chabbat (« Séouda chlichit »).
(3) Le rituel liturgique de Chemini Atseret comprend : une version extraordinaire de la Amida (la prière principale des offices du matin, de l’après-midi et du soir), où Chemini Atseret est dénommé Zman Sim’hatenou (la période de notre joie), comme Souccot ; la lecture du Hallel dans son entièreté (du Psaume 113 au Psaume 118), mais sans utiliser les quatre espèces, propres à la fête de Souccot ;une lecture de la Torah spéciale ; et un office de prière supplémentaire (moussaf).
(4) Moussaf est une prière juive récitée aux jours de joie fixés par la Thora tels que Pessa’h, Shavouot ou Souccot. Elle fut instaurée à l’instar du sacrifice en plus du sacrifice journalier que l’on sacrifiait au Temple à Jérusalem en ces jours. Cette prière peut être récitée à n’importe quel moment du jour.
(5) L’Amida est la prière centrale de la liturgie juive du judaïsme rabbinique. Instituée par les Sages de la Grande Assemblée, elle est souvent désignée comme HaTefila (« la Prière ») dans la littérature rabbinique. La Amida est récitée lors de chaque office de prière, trois fois par jour. La Amida est également au centre de l’office du Moussaf.

Béni sois-Tu, Dieu, qui fais revenir le vent et tomber la pluie – bénédiction de la pluie
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Sim’hat Torah ou « joie de la Torah », c’est la fête qui est célébré dans le monde juif actuellement pour marquer la fin du cycle annuel de lecture de la Torah.
Ce Jeudi 30 septembre en Israel et du Jeudi au Vendredi 1er octobre pour la diaposra, cette fête est célébrée à la synagogue par les orants qui défilent autour de la bima (estrade de lecture) en chantant et en dansant avec les rouleaux de la Torah.
C’est au son des orchestres que se déroulaient ce jeudi soir dans tout le pays les traditionnelles “Hakafot Sheniyot” de Simh’at Thora, instituées pour manifester la solidarité des Juifs en Israël – qui ont terminé la fête – avec leurs frères de Diaspora qui célèbrent cette solennité un jour plus tard ( aujourd’hui en diaspora)
Simhat Torah n’est ni d’origine biblique ni d’origine talmudique. Les célébrations de Sim’hat Torah ne sont pas mentionnées dans le Talmud. La fête apparaît pour première fois dans un livre de la période des Gueonim, qui recense les différences entre les rites et coutumes de Babylone et de la terre d’Israël (1).
Pour certains, La fête de Sim’hat Torah trouve aussi son origine en terre d’Israël, et ce n’est pas seulement une innovation babylonienne. Selon l’exégète médiéval Isaac Abravanel, la fête de Sim’hat Torah remonte à la cérémonie du haqhel, lorsque le peuple, assemblé une fois tous les sept ans à la porte de l’eau du Temple de Jérusalem, écoute le roi lire une section de la Torah.(2).
La coutume de sortir, après la prière de l’office du matin, tous les rouleaux de la Torah de l’Arche, et de réaliser des hakafot (circuits autour de la bimah, estrade de lecture de la Torah) est d’origine méridionale.
Ces hakafot, qui avaient fait l’objet de longues controverses, sont devenues depuis une coutume universelle. Toutefois les ashkénazes dansent avec la Torah avant de la lire, les séfarades réalisent les hakafot après la lecture (3).
De nombreuses congrégations lisent la Torah après les hakafot du soir (seul moment de l’année où la lecture de la Torah a lieu le soir.
L’ambiance à la synagogue lors des hakafot du matin est tout aussi joyeuse que la veille : l’assemblée se laisse aller à des manifestations de joie .Les Juifs en terre d’Israël ont coutume de danser une nouvelle fois avec la Torah dans les rues à l’issue de la fête, alors que commence Sim’hat Torah en diaspora.
A Jérusalem, les festivités officielles se déroulent traditionnellement au “Gan Ha-Paamon” (“Jardin de la Cloche”) avec la participation des Grands Rabbins d’Israël et de personnalités politiques.
Cette année parmi, les 7 processions habituelles, l’une a été dédiée à Guilad Shalit et à Jonathan Pollard, l’une aux malades d’Israël, une autre à Tsahal et une à Jérusalem.
Le Grand Rabbin séfarade d’Israël, le Rav Shlomo Amar, a dit « que Jérusalem était la ville éternelle qui a réuni le peuple juif depuis toujours » et « que la joie sincère qui y est exprimée par le peuple en ce jour de fête arrivera jusqu’au Trône Divin pour que les décrets que nous craignons soient annulés ».
A Akko, Yaffo et Nazareth, les processions se dont déroulées sous surveillance policière, afin d’éviter des agressions de la part d’Arabes israéliens.
Ftouh Souhail
(1) Pour Avraham Yaari, Sim’hat Torah est instituée vers le IXe siècle par les Gueonim (scholarques) babyloniens, dans un contexte polémique avec les dirigeants de l’académie de la terre d’Israël.
(2) Repoussée par Avraham Yaari, cette hypothèse est soutenue par Shlomo Nae, se basant sur le fait que les habitants d’Israël n’avaient qu’un impératif, boucler le cycle de lecture de la Torah en sept ans, en souvenir de la cérémonie du haqhel, prescrite par la Bible, irréalisable en l’absence du Temple.
(3) Coutumes de Sim’hat Torah sur le site daat consulté le 25/10/2009
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