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Archive for the “Les juifs dans le monde” Category

 

Paul Besnainou, un jeune ingénieur issue d’une famille qui vient de la Tunisie, vient de lancer une nouvelle start-up qui propose des appartements avec services hoteliers.

L’application, développée en Israël, propose des locations saisonnières d’appartement de standing dans les principales villes du sud de l’Europe et d’Israël.

L’application Sweet inn, dirigée en Israël par Paul Besnainou, propose ainsi de combiner les avantages de la location d’appartements saisonniers à certains standards hoteliers.

Chaque appartement proposé à la location répond ainsi à des standards minimums : machine à café, literie de qualité, adaptateurs électriques, Wifi et décoration en rapport avec « l’esprit de la ville ».

Tous les appartements ne sont dédiés qu’à la location – ils ne sont pas habités par des particuliers – et forme un réseau de logements de standing, à travers un grand nombre de capitales européennes : Paris, Lisbonne, Bruxelles, Milan, Rome, Madrid, mais aussi Tel Aviv et Jérusalem.

Sweet Inn, une nouvelle application qui répond à un secteur hôtelier en pleine mutation

Le secteur de l’hôtellerie, toutes offres confondues, est en pleine mutation et se doit d’apporter des réponses aux attentes des différents segments de clientèle et aux nouveaux comportements des voyageurs. La recherche d’une expérience hyper locale, d’un séjour en dehors des codes habituels de l’hôtellerie reflète ces nouveaux comportements. Ce concept de Sweet Inn répond donc à ces attentes.

Sweet Inn propose ainsi de louer un appartement privé en bénéficiant de services hôteliers inclus : machine Nespresso, literie et linge d’hôtel, produits d’accueil, Wifi, consigne à bagages… Mais propose également des services disponibles à la carte : transfert depuis l’aéroport, smartphone local, ménage quotidien, pressing, livraison de petit déjeuner…

Plus globalement Sweet Inn continuera d’agrandir son réseau dans les villes où elle est déjà implantés : Paris, Rome, Barcelone, Lisbonne, Bruxelles, Jérusalem et Tel Aviv. Elle ouvrira également de nouvelles destinations en Europe, Milan ou Amsterdam prochainement et elle commencera à se développer sur d’autres continents.

Une autre innovation majeure est le concept du Lobby, qui est un lieu central dans la ville (2 rue de l’Amiral de Coligny à Paris) permettant aux clients d’y déposer leurs bagages, de profiter d’un business corner ou d’y rencontrer les équipes opérationnelles de cette firme israélienne.

Sweetin fait partie du réseau de la French Tech israélienne, l’écosystème de starts-up françaises fait d’entrepreneurs, d’investisseurs, d’ingénieurs, de designers, de grandes compagnies, parfois installées hors de France.

Avec pour ambassadeurs Jérémie Berrebi (Kima Ventures), Max Herzberg (Vidac Pharma), Michael Golan (Golan Telecom) et Fadi Swidan (Nazareth Buisness Incubator Center), ce réseau fête cette année son troisième anniversaire, et dispose d’une coquette enveloppe de 200 millions d’euros octroyés par le gouvernement français pour accélérer son développement.

Souhail Ftouh 

 

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L’Etat Juif entretenait déjà des relations amicales avec l’Inde, mais  depuis l’arrivé de Benyamin Netanyahu au pouvoir les échanges entre les deux pays connaissent une expansion sans précédent, aux plans économique, commercial, militaires…, tellement rapide qu’elle alimente actuellement des fantasmes sur la présence et les visées israéliennes en Inde.

C’est dans le cadre de cette accélération des relations que tombe la visite du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu qui a emmené quelque 130 hommes d’affaires avec lui en Inde du 14 au 19 janvier 2018, pour des négociations commerciales qui ont couvert également les ventes de matériel militaire.

Netanyahu est le Premier ministre israélien à visiter le deuxième pays le plus peuplé du monde en 15 ans. La dernière fois qu’un Premier ministre israélien est arrivé en Inde — un pays peuplé de 1,3 milliard de personnes, dont 175 millions sont musulmans — était en 2003, quand Ariel Sharon.

Le directeur général adjoint du ministère israélien des Affaires étrangères pour l’Asie, parle de partenariat stratégique qui lie les deux pays. Excellentes, c’est le qualificatif utilisé traditionnellement par les responsables gouvernementaux israéliens à propos des relations avec le partenaire indien.

Les dirigeants israéliens, comme beaucoup de leurs homologues notamment sur le continent asiatique, semblent, de longue date, apprécier particulièrement le fait que les autorités indiennes ne tentent pas d’imposer leur façon de voir le monde. C’est sans doute une des raisons essentielles du succès et de la popularité des entreprises indiennes auprès de beaucoup de gouvernements et de pays de la région.

Contrairement aux visites du Premier ministre aux États-Unis ou en Europe, le voyage de Netanyahu, qui l’a amené dans trois villes en Inde, s’est concentré très peu sur les affaires du Moyen-Orient telles que le conflit israélo-palestinien. Au lieu de cela, il s’est occupé surtout des efforts visant à promouvoir les relations commerciales.

Le commerce bilatéral représente près de 5 milliards de dollars par an, dont la majeure partie concerne la défense et les diamants. Netanyahu a exprimé la volonté du gouvernement de voir davantage de projets d’investissements israélien en Inde. Il a souhaité voir les entreprises indiennes investir aussi dans différents secteurs, dont notamment dans le cinéma.

 

Les Premiers ministres indien Narendra Modi et israélien Benyamin Netanyahu ont affiché, leur volonté d’élargir leur coopération, marquée principalement par des contrats dans le domaine de la technologie spatiale, de l’eau et de l’agriculture, l’énergie, la culture, l’innovation et la défense, lors de la visite d’un chef de gouvernement israélien.

La visite a été  dominée par des images et des photos de l’accueil chaleureux de Netanyahu par le Premier ministre Narendra Modi. Les deux hommes ont développé une étroite amitié, se félicitant l’un et l’autre sur les réseaux sociaux à diverses occasions et s’embrassant de tout cœur.

En juillet 2015, Modi est devenu le premier dirigeant indien à se rendre dans l’État juif, rejetant les critiques de nombreux musulmans en Inde et ailleurs. Une photo de Modi et de Netanyahu se promenant dans le sable sur la plage d’Olga, dans le nord d’Israël, a largement été partagée.

Au cours de sa visite, Israël et l’Inde  ont signé  une série d’accords bilatéraux, notamment dans les domaines de l’aviation, des énergies renouvelables, de la cyber-sécurité, de la médecine alternative et du cinéma.

Le ministère indien de la Défense a annoncé la semaine dernière qu’il achèterait 131 missiles sol-air à Israël. Ces missiles fabriqués par la société d’armement Rafael sont destinés au premier porte-avions indien en construction

Israël c’est le 2e pays après la Russie qui vend des armements en Inde explique Elie Karmon, chercheur à l’université d’Herzliya, spécialiste des questions stratégiques. En fait, Israël est un fournisseur important dans le domaine de la défense pour l’Inde, avec environ 830 millions d’euros de matériel militaire vendu.

Jérusalem et New Delhi ont signé un nouveau contrat sur la construction en Inde d’une usine de fabrication de missiles.Cette usine sera installée en commun par l’industrie aéronautique israélienne et une entreprise indienne sous couvert d’anonymat afin de fabriquer et stocker des missiles en Inde. La valeur de ce contrat s’élève à environ un milliard d’euros et en prenant en compte un autre contrat signé avec le constructeur israélien Rafael, l’Inde et Israël décident de créer ensemble l’industrie commune d’ordre militaire.

La République de l’Inde a reconnu en 1960  l’État Juif et malgré ses positions pro-palestiniennes  elle a toujours apporté ses soutiens militaires à Israël. L’Inde a coopéré  dès les années 1950, avec l’Etat hébreu tant dans le domaine de renseignements que d’approvisionnement d’équipements militaires, et cela malgré l’absence de liens officiels entre les deux pays. Dans ce contexte, le rapprochement avec Israël avait aussi un objectif caché, qui était celui de s’attirer les bonnes grâces de Washington.

Netanyahu veut attirer les producteurs bollywoodiens pour doper le tourisme du pays

Mais il n’ y a pas que cela. Avec ses homologues indiens, le Premier ministre israélien a évoqué  aussi la possibilité que Bollywood, l’industrie cinématographique indienne, tourne un film en Israël.

Bollywood, qui produit plus de 1 500 films par an pour une population de quelque 1,3 milliard d’habitants, est considéré comme le moteur majeur d’une puissance dite « douce » et un moyen pour Israël et l’Inde de resserrer leurs liens, un thème récurrent de la visite de Netanyahu, qui souhaite favoriser le commerce entre les deux pays.

Les officiels israéliens estiment que des productions bollywoodiennes en Israël pourraient accroître le tourisme de ressortissants indiens, le rendant supérieur à son niveau actuel d’environ 50 000 personnes par an, soit une infime partie des millions de visiteurs que reçoit l’Etat juif chaque année, et une partie encore plus minuscule de la classe moyenne croissante de l’Inde.

 

Cette initiative n’est pas sans précédent. En 2011, l’Espagne a attiré avec succès une production de Bollywood, « Zindagi Na Milegi Dobara », qui a été produite en étroite collaboration avec l’agence de promotion touristique espagnole, Turespana, ce qui avait donné un important coup de pouce au tourisme peu de temps après. Il a également été le plus gros succès de Bollywood en 2011.

« Il y a eu un impact immédiat sur le nombre de demandeurs de visa d’entrée en Espagne », a déclaré le directeur du bureau londonien de Turespana, Enrique Ruiz de Lera, qui a dirigé les discussions avec les producteurs du film. .

L’année après la sortie du film, ce sont 60 444 Indiens qui ont visité l’Espagne, ce qui correspond au double du nombre de touristes indiens en 2011, selon le ministère de l’Industrie et du Tourisme.

La Suisse, qui a servi de décor à plusieurs films de Bollywood pendant 50 ans, a également réussi à transformer les cinéphiles indiens en touristes alpins.

Bachchan, l’acteur, qui a rejoint Netanyahu et d’autres personnalités de Bollywood pour un selfie général sur scène, a noté que l’industrie cinématographique de Bombay produisait quatre fois plus de films qu’Hollywood, vantant le cinéma comme un moyen de « resserrer » les lien entre les pays.

Les participants ont visionné une vidéo destinée à les inciter à filmer en Israël, mettant en valeur les paysages et la culture du pays.

Abhishek Kapoor, qui a produit les films bollywoodiens « Rock On !! » et « Fitoor », a dit qu’il s’était déjà rendu Israël à plusieurs reprises et qu’il pouvait envisager de tourner dans le pays, même si cela prendra du temps pour que cela se réalise.
« Une invitation, c’est tout ce que nous attendons », a-t-il dit.

 

Souhail Ftouh 

 

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Le Premier ministre Benyamin Netanyahu, qui prend part au 48e Forum économique mondial, s’est entretenu hier matin à Davos avec le PDG de Mitsubishi Japan, M. Ken Kobayashi, et a passé en revue les opportunités qui se présentent dans l’économie israélienne, soulignant que l’investissement dans l’économie israélienne est un investissement gagnant.

Le président du conglomérat industriel japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) a déclaré que le résultat de la réunion du Premier ministre Netanyahu avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe a fait d’Israël un acteur majeur pour Mitsubishi et a ajouté que sa société envisageait d’investir dans des sociétés israéliennes dans le domaine Cyber et autres.

Le président  de MHI a déclaré qu’il prévoyait d’envoyer prochainement une mission en Israël pour étudier les opportunités d’investissement.

Au cours des derniers mois, les représentants de Mitsubishi ont étudié la possibilité d’étendre les activités de l’entreprise en Israël, en particulier dans le domaine de la coopération technologique, y compris l’externalisation.

Des investissements futurs dans la cyber-sécurité israélienne 

Une étude publiée récemment démontre que les cyber-risques et les cyber-attaques accélèrent l’investissement dans ce domaine. Il existe un besoin significatif de solutions de sécurité alors que les risques sont majeurs avec la numérisation intense de l’économie, des outils industriels et l’Internet des objets.

Le conglomérat industriel japonais compte lancer des négociations pour acheter des startups technologiques israéliennes, car  la demande des clients qui incitent les professionnels de la gestion des risques de disposer d’un éventail plus vaste de compétences dans ce domaine. 500 millions souscrits par MHI sont destinés aux startups spécialistes du cyber-risque.

La filière de sécurité IT est très développé en Israel.Il existe un écosystème actif de fournisseurs de solutions de sécurité. Ici la cybersécurité fait l’objet de transactions énormes et de levées de fonds impressionnants. Une vingtaine de fonds israéliens sont engagés dans la cyber-sécurité. Le conglomérat industriel japonais Mitsubishi Heavy Industries semble donc intéressé de la filière cybersécurité israélienne.

Des experts japonais de Mitsubishi Heavy Industries vont visiter, dans les prochaines jours, la société privée israélienne CyberGym qui a établi son quartier général à Hadera, à 50 km au nord de Tel-Aviv, près d’une centrale électrique bâtie sur le front de mer.

CyberGym, créé il y a 5 ans, propose des formations  grandeur nature pour responsables informatiques, cadres d’entreprise et même agents de l’État, inquiets de la vulnérabilité grandissante des systèmes interconnectés.

Depuis son QG, une reproduction de la salle de contrôle d’une centrale thermique, l’équipe des «bleus» doit protéger son système informatique des attaques conduites par les «rouges». Ces derniers, «the bad guys», (les «méchants»), oeuvrent depuis leurs claviers, dans un autre bungalow.

«C’est comme à la boxe, lance Ofir Hason, le cofondateur de l’entreprise. Avant de vous lancer dans un match, vous avez envie d’évaluer l’effet d’un coup de poing. Ici, vous avez l’opportunité de le faire sans risque.» Mais se former à l’art de la guerre informatique a un coût : de 100 000 à 300 000 $ (entre 87 000 et 262 000 €) la semaine…

En Israël, la cybersécurité est une priorité nationale 

Israël est parmi les rares pays qui ont une stratégie nationale pour la sécurité du numérique. Jérusalem considère la cyber-sécurité comme l’une des priorités pour pénétrer  le marché mondial du numérique.

Selon les estimations les plus basses, Israël compte entre 450 et 500 entreprises spécialisées dans le domaine de la cybersécurité, la majeure partie étant des start-up. Certaines, devenues poids lourds du secteur, comme Check Point ou CyberArk, ont désormais acquis une réputation mondiale.

Le gouvernement israélien ne le cache pas : il entend faire de ce pays de 8,5 millions d’habitants une «cyber nation». Ce slogan, répété à l’envi, est même devenu pour Benyamin Netanyahu un moyen de promotion de la diplomatie israélienne au niveau  internationale. Le Premier ministre a eu l’occasion de rappeler ses ambitions au Forum économique mondial (WEF) à Davos, cette semaine.

Israël organise chaque année la Cyber Week de Tel-Aviv, vitrine du savoir-faire israélien et miroir des ambitions du pays en la matière.

«Il y a quelques années, j’ai décidé de faire d’Israël l’un des pays leadeurs en (la) matière et, au dire de tous, nous y sommes», s’est félicité Netanyahu, avant de lancer un appel aux investisseurs du monde lors  de son allocution devant les dirigeants politiques et chefs d’entreprises qui ont convergé dans les Alpes suisses.

Souhail Ftouh 

 

 

 

 

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Année record pour le tourisme en Israël 

Le ministère du Tourisme a fait savoir que le tourisme, en 2017, a rapporté environ 5,8 milliards de dollars à l’économie israélienne.

Ce sont environ 3,6 millions de touristes qui ont visité Israël en 2017. Ce chiffre, qui dépasse tous les records, représente une hausse de 25 % par rapport à l’année précédente, a rapporté le quotidien économique israélien Globes, citant des statistiques issues du ministère du Tourisme.

La même tendance positive est affichée au niveau des nuitées touristiques réalisées par les établissements d’hébergement touristique classés, soit une croissance de +17% par rapport à fin décembre 2016.

Le plus grand nombre de touristes, près de 700 000, était originaire des Etats-Unis. C’est la Russie qui représente le deuxième groupe le plus important avec environ 307 000. Puis viennent la France (284 000 visiteurs), l’Allemagne (202 000) et le Royaume-Uni, avec 185 000 visiteurs.

Environ 59 % des touristes se rendaient en Israël pour la première fois, selon Globes. 25 % d’entre eux ont indiqué que leur visite était religieuse ou un pèlerinage. 24 % ont fait savoir qu’ils allaient rencontrer des proches et des amis et 23 % qu’ils prévoyaient de faire du tourisme ou de la randonnée. 6 % sont venus dans le cadre d’un voyage organisé

Jérusalem a été la destination choisie pour 78 % des visiteurs. 67 % se sont rendus à Tel Aviv, 49 % à la mer Morte et 35 % au lac de Tibériade et dans la région de Galilée.

La forte dynamique actuelle se reflète dans l’indice de confiance établi par le Groupe d’experts du tourisme en Israël sur la base des évaluations et prévisions effectuées par des experts. Les experts se disent également très confiants pour la période actuelle (janvier à mars 2018), avec des perspectives jamais aussi prometteuses depuis une décennie. Cette confiance est également alimentée par les prévisions optimistes pour la saison estivale 2018.

La période mai-août 2018 correspond à la haute saison touristique pour la plupart des principaux marchés émetteurs et destinations touristiques à travers le monde.

Boom du nombre de touristes chinois en Israël

Le ministère israélien du Tourisme a relevé une hausse de 56 % des touristes chinois en Israël entre 2016 et 2017, après une campagne de promotion fructueuse pour l’État hébreu dans l’Empire du Milieu.

Le ministère a investi près de dix millions de shekels par an pour cette campagne touristique.

Dans le sillage de ce boom, la plus grande compagnie aérienne privée de Chine, Hainan, a commencé à proposer des vols vers Israël. Les données du ministère du Tourisme dévoilent que 98.466 touristes chinois ont visité l’État hébreu en 2017, alors que l’administration s’est fixée comme objectif de franchir la barrière des 100.000 touristes chinois par an.

Selon le ministère, le visiteur chinois moyen est extrêmement intéressé par l’histoire et la culture israélienne de l’époque biblique, ainsi que par l’explosion de la high tech. Leur destination préférée est Jérusalem, avec 81% des touristes chinois qui visitent la capitale, s’assurant de passer par le mur des Lamentations et par l’église du Saint-Sépulcre. De son côté, Tel Aviv accueille 71% de ces touristes, attirés par sa modernité et son dynamisme, tandis 56% d’entre eux prennent la route de la mer Morte.

La Chine est le plus important partenaire commercial d’Israël en Asie. Selon des analyses Israël a largement renforcé  ses relations avec la Chine.

Souhail Ftouh

 

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L’État Juif  a été classée à la 10ème position dans le classement 2018 du «Bloomberg Innovation Index», établi par le magazine américain «Bloomberg Business ».

Avec un score de 80,64 sur 100, Israel garde sa même position par rapport à son classement de 2017 et se positionne désormais comme une économie innovante.

Israël est mieux classée que les États Unis (11ème), la Grande Bretagne  (20ème), la Norvège (15ème), le Canada(22ème), les Pays-Bas (16ème) et Hong kong (37ème).

En tête du classement on retrouve la Corée du Sud, la Suède, Singapour, l’Allemagne, la Suisse, le Japon… La France est 9ème  position.

 

Depuis sa création il y a 6 ans, le Bloomberg Innovation Index permet de présenter un classement des pays les plus innovants dans le monde. Comme en 2017, la Corée du Sud occupe la première position, suivie par la Suède. Cependant, la dernière place revient au Maroc, 2ème pays arabe dans le TOP 50.

Bloomberg prend en compte 7 critères pour établir son index de l’innovation, qui sont les dépenses destinées aux innovations, la valeur ajoutée manufacturière, le nombre d’entreprises travaillant dans les technologies de pointe, la productivité des découvertes scientifiques, le dynamisme du secteur tertiaire, le nombre de chercheurs ainsi que l’indice d’enregistrement de brevets.

Souhail Ftouh

 

 

 

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Le professeur Pinchas Alpert recevra au mois d’avril  2018 la prestigieuse médaille Birkens remise par l’Union européenne des géo-sciences (EGU). Ce professeur du Département des sciences de la Terre de l’Université de Tel Aviv deviendra ainsi le premier chercheur israélien à remporter cette distinction.

Le chercheur a développé “une nouvelle méthode de prévision des phénomènes météorologiques isolant les processus synergiques dans l’atmosphère,” explique l’université de Tel Aviv

« Le prix est considéré comme l’un des prix les plus prestigieux dans le monde dans le domaine des sciences de l’atmosphère, » précisent les Amis de l’université de Tel Aviv.

Le chercheur ( en photo)  a développé « une nouvelle méthode de prévision des phénomènes météorologiques isolant les processus synergiques dans l’atmosphère au moyen de simulations numériques, une méthode utilisée aujourd’hui par de nombreux groupes de recherche dans le monde entier, » explique l’université.

« C’est vraiment très émouvant », a-t-il déclaré.

« Je ne pensais pas que j’allais gagner, car il s’agit d’une médaille prestigieuse, disputée par de nombreux concurrents, et l’un des plus prestigieux prix dans le domaine. Je suis honoré d’être le premier Israélien à la remporter ».

La médaille Birkens, décernée dans le domaine des sciences de l’atmosphère, porte le nom du physicien norvégien Wilhelm Birkens, considéré comme le père de la météorologie moderne.

Les résultats de  son travail contribueront à notre compréhension de l’atmosphère et pourraient améliorer les capacités de prévisions environnementales et la précision de ces prévisions et ainsi aider à accroître notre résilience aux changements climatiques.

Météorologie et sciences de l’atmosphère

L’Agence spatiale israélienne  (ASI ) appuie des équipes de recherche  qui visent à approfondir les connaissances scientifiques sur l’atmosphère de la Terre pour mieux la comprendre. Elles étudient notamment l’appauvrissement de l’ozone, les gaz à effet de serre, la qualité de l’air et les changements climatiques en analysant des données tirées d’instruments embarqués sur des satellites canadiens et internationaux, et parfois en faisant aussi des observations au sol.

Pr Dan Yakir & Dr Eyal Rotenberg du département des Sciences de l’Energie et de l’Environnement de l’Institut Weizmann à Rehovot ont analysé pendant 10 ans l’évolution de la forêt Yatir, en bordure du Négev, zone semi-aride. Leur travail fait partie du projet mondial “Fluxnet” comprenant 400 stations dont le but est de déterminer les interrelations entre les forêts, l’atmosphère et le climat.

Ils sont arrivés à la conclusion étonnante que la désertification aurait retardé le réchauffement climatique de 20%. En effet le désert réfléchit la lumière solaire, en libérant des radiations infrarouges qui ont un effet refroidissant.

Dans un monde où la désertification progresse à l’allure de 6 millions ha/an, ces résultats peuvent influer sur les prévisions de changement climatique. Les forêts sont réputées piéger le CO2 de l’atmosphère et réchauffer celle-ci. De plus, en zone semi aride, les forêts réfléchissent la chaleur solaire et contribuent au réchauffement. Les forêts semi-arides couvrent 17% de la surface du globe.

 

Souhail Ftouh

 

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Tsahal incite ses soldats à lancer des entreprises dans les nouvelles technologies. Et ça marche ! Du coup, ce modèle attire.

La ville de Nice teste à partir de ce lundi, 15 janvier 2017, une nouvelle application développée en Israël par la start-up de l’ancien Premier ministre Ehud Barak, qui permet d’appeler lorsqu’on est témoin d’une incivilité et de filmer l’incident en temps réel avec le centre de vidéosurveillance de la police municipale.

Cet outil sécuritaire a été développée par l’ex-Premier ministre israélien, Ehud Barak.

« Chacun d’entre nous doit devenir un citoyen engagé acteur de sa propre sécurité, et donc de la sécurité collective », a justifié vendredi Christian Estrosi, le maire LR, en présentant l’application qualifiée de « révolutionnaire » dont il envisage le déploiement « à grande échelle ».

Elle sera testée dans un premier temps par 2 000 personnes, des agents de la ville de Nice, des comités de quartier ou encore, des membres du réseau « Voisins vigilants ».

M. Estrosi, toujours à la recherche du dernier cri en matière de technologie sécuritaire, pour sa ville  dont la police municipale est la première en France en effectif. Elle est quadrillée par 1 950 caméras de vidéosurveillance, soit 27 au kilomètre carré, un record dans l’Hexagone.

« La personne qui appelle tombe directement sur le centre de supervision urbaine (CSU) et peut transmettre en direct des images de bonne qualité, ce qui permet de la géolocaliser, de cibler les caméras sur la zone et de dépêcher une patrouille », a-t-on précisé à la mairie.

Un bilan sera fait dans deux mois.

« La personne qui appelle tombe directement sur le centre de supervision urbaine (CSU) et peut transmettre en direct des images de bonne qualité, ce qui permet de la géolocaliser, de cibler les caméras sur la zone et de dépêcher une patrouille », a-t-on précisé à la mairie.

Un système de messagerie instantanée avec traduction automatique permet aussi à un touriste étranger ne parlant pas français de se faire comprendre par la police municipale niçoise, selon la même source.

L’application peut servir aussi si la personne fait un malaise, un type d’appels courants selon la mairie mais que la police municipale peine parfois à élucider faute de savoir d’où appelle l’interlocuteur.

L’application devrait être particulièrement utile étant donné le contexte actuel en France.

M.Ehud Barak, qui a investi 1 million $ dans Reporty, a déclaré« qu’il s’agit d’une application importante avec une excellente équipe. »

« De mon expérience personnelle, j’ai vu qu’elle était essentielle », a déclaré Barak

« Lorsque le terrorisme et la violence ne ménagent aucun pays dans le monde, et dans le même temps quand les gens ressentent un besoin croissant d’être connectés tout le temps, il y a une place pour une solution complète qui permettrait aux gens de se sentir en sécurité et connecté. La plate-forme de Reporty permet aux organisations et aux autorités de se mobiliser rapidement et de répondre aux attaques terroristes en temps réel, tout en minimisant l’utilisation abusive de temps et de ressources », a déclaré Barak.

Ce dernier a également expliqué que l’application Reporty permettait d’organiser de manière rapide une réponse aux attaques terroristes et aux incidents en temps réel en faisant en sorte de « minimiser la perte de temps et de ressources ».

Selon Ehud Barak, l’application est également un moyen de communiquer simplement avec les municipalités.

Reporty, l’application qui permet d’envoyer des appels au secours vidéo en direct. Le succès est indéniable ! 

Cette  nouvelle application qui permet aux Israéliens de faire des appels au secours vidéo en direct pour les intervenants d’urgence à partir de leurs smartphones a été développée par une start-up appelée Reporty, qui est présidée par l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak.

L’application, lancée depuis 2 ans en Israel, permet aux opérateurs d’urgence de visualiser une scène en direct sur vidéo, de discuter avec les appelants via des messages texte et de déterminer les emplacements des personnes en détresse.

Reporty Homeland Security est une start-up israélienne qui a été fondée en 2004 par Amir Elichai et l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak.

Cette compagnie avait lancé son application pour smartphone en collaboration avec différents services d’urgence israéliens tels que le Magen David Adom, les services de sécurité et les municipalités, rapporte Globes.

Cette application est considérée comme la première application de vidéos d’urgence. Ainsi pour reporter un accident ou une situation d’urgence, l’utilisateur enregistre en direct la scène qui est transférée au service concerné comme un simple coup de téléphone.

L’application permet de géolocaliser la scène de l’accident et d’envoyer de manière effective et le plus rapidement possible les secours.

Selon leur site, l’objectif de Reporty est « de combler le fossé entre le peuple et les ressources chargées de les aider ». L’application a été conçue afin d’utiliser le « pouvoir de la foule » pour améliorer les services de premiers secours.

Depuis le lancement de l’application, les utilisateurs en Isrel peuvent envoyer des vidéos en direct au Magen David Adom et aux centres municipaux de Raanana, Modiin, Hod Hasharon, et Ashdod pour ne citer qu’eux.

En ce qui concerne le police et les pompiers, l’application permet  de les appeler tout en étant géolocaliser directement.

L’objectif de cette application est l’amélioration de l’efficacité des services d’urgence tout en réduisant les coûts. Reporty développera de nouvelles fonctionnalités afin de renforcer ses services.

Souhail Ftouh

 

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La pénurie mondial de beurre apparaît comme une vraie menace pour l’année 2018 et entraîne un vent de panique sur les marchés.

La faute revient à la Chine ou la demande de beurre ne cesse de progresser. Une hausse attribuable au retour en grâce de la matière grasse animale, après trente ans de dédain de la part des nutritionnistes, mais aussi un goût prononcé pour les viennoiseries au beurre, pour les chinois (croissants, tartes, brioches, biscuits et autres jambon-beurre. )

Face à cette explosion de la demande, la production laitière a baissé en Nouvelle-Zélande, plus gros exportateur mondial de lait, ainsi qu’en Europe, où la fin des quotas laitiers il y a trois ans avait provoqué une surproduction et donc une chute des cours poussant les éleveurs à réduire leurs tonnages.

L’offre de beurre s’avère donc insuffisante alors que la demande ne cesse de croître, avec notamment l’apparition de nouveaux clients à l’international, notamment en Chine et au Japon, qui copient certains modes de consommation alimentaires occidentaux. Mécaniquement, les cours se sont envolés.

En conséquence les prix du beurre industriel se sont envolés : payé 2 500 euros la tonne en 2016, les cours du beurre ont atteint 8 000 euros la tonne début 2018 . La hausse a touché de plein fouet l’industrie agroalimentaire, qui a vu ses coûts exploser mais n’a pas pu pour autant les transférer dans la grande distribution, qui fixe les prix annuellement. Les professionnels de la boulangerie et de la biscuiterie s’alarment du coût d’une de leurs matières premières.

Contrairement à la poudre de lait, l’UE ne détient aucun stock de beurre à injecter sur le marché pour faire baisser les cours.

La France est aussi en proie à une crise des producteurs laitiers et une pénurie de beurre. Derrière cette situation et les inquiétudes qu’elle engendre se profile les impacts qui se répercutent sur les prix des diverses pâtisseries. La pénurie a eu un impact aussi directement sur l’approvisionnement des magasins en France.

Aux États-Unis aussi, la consommation de beurre a augmenté de 8% en un an. La chaîne McDonlad’s a remplacé la margarine par du beurre.

Les produits laitiers israéliens s’exportent de plus en plus, notamment vers la Chine.

Alors que la demande, en Chine, progresse à pas de géants entraînant une pénurie de produits laitiers dans  plusieurs pays, en 2017, les exportations israéliennes  vers la Chine ont bondi de 46%. Les producteurs laitiers en Israël bénéficient de cette envolée des tarifs du beurre.

L’industrie agro-alimentaire israélienne a produit 2,566 milliard de litres de lait en 2017, ce qui représente une hausse de 3 % par rapport à l’année 2016, qui avait déjà constitué un bon cru pour l’économie laitière. La production de lait annuelle des vaches israéliennes fait partie des plus élevées du monde. Une vache laitière produit ainsi en moyenne 12 083 kg de lait par an (en 2016).

Quand le géant alimentaire chinois Bright Food a voulu booster sa production laitière, c’est tout naturellement vers le marché israélien qu’il s’est tourné. Depuis 2015, ce conglomérat d’État basé à Shanghai, détient 56?% de l’entreprise Tnouva, au terme d’une transaction d’un milliard de dollars.

Ce qui a donné envie à Bright Food de poser son pied dans l’État Juif, C’est la compétence et l’expertise bleu et blanc en matière de lait, doublée d’une technologie en contrôle de qualité hors du commun qu’il souhaite importer en Chine, où la demande pour les produits laitiers est en hausse exponentielle.

Il faut dire qu’Israël mérite bien son surnom biblique. En Terre promise, le lait coule à flot. Les 125 000 vaches du cheptel israélien sont les plus productives du monde: une moyenne de 12 000 litres annuels, par animal, en 2016. Soit un total de 1500 millions de litres de lait de vache par an. (A noter également les 11,2 millions de lait de chèvre et les 15,9 millions de lait d’avoine).

Alors comment un pays aussi chaud et sec qu’Israël peut se targuer de posséder les meilleures vaches laitières au monde? Ce n’est pas tant la bête en soi, mais la technologie qui l’entoure, qui fait la différence. Aujourd’hui, le quotidien de la vache est entièrement automatisé les inventions et autres contributions technologiques de l’Etat d’Israël

Israël est le premier producteur au monde par tête de vache et un des leaders dans le domaine de l’industrie laitière

Depuis plusieurs années, la haute technologie s’est invitée dans les fermes israéliennes. Résultat?: une production laitière leader à l’échel­le de la planète.

Les inventions et autres contributions technologiques de l’État d’Israël ont fait que l’industrie laitière israélienne est l’une des plus performantes de la planète. Grâce à une batterie d’instruments de mesure ultra sophistiqués, Israël a repoussé les limites de la productivité. Désormais, tout est sous contrôle, ou plutôt sous capteur.

Pour parvenir à produire 12 000 litres par an, la vache est devenue un animal sous haute surveillance. Via des systèmes de refroidissement, jusqu’aux compteurs de lait, en passant par la biométrie, rien dans sa vie n’est laissé au hasard?: ses temps de repos, la distance qu’elle parcoure, le moment de l’œstrus, la mise à bas.

Aujourd’hui, la science a pris le dessus à la ferme. Les questions de santé, de production, de génétique et fertilité sont analysées par gestion informatisée. L’étable est climatisée, et la grange, équipée des dernières innovations robotiques.

A une époque où la consommation des produits laitiers ne cesse d’augmenter, l’agriculture se fait hautement technologique. Et les méthodes de fermage traditionnelles sont désormais remisées. Conséquence?  les petites structures agraires sont dépassées pour laisser la place aux grandes fermes mécanisées, capables de gérer leur chaîne de production laitière de A à Z.

La qualité a pris le pas sur la quantité. Le cheptel diminue, mais il est autrement productif. En 2016, Israël comptait 701 fermes laitières contre 1 026 fermes en 2005, soit une baisse de 21% en une seule décennie. Pour autant, sur la même période, la production moyenne de lait augmentait d’environ 59 %. Le résultat direct d’une réelle efficacité combinée avec une technologie à la pointe, développée par les instituts de recherche israéliens.

 

Car nul doute que l’industrie agricole d’Israël a bénéficié des compétences high-tech, principales sources de croissance d’un pays surnommé à juste titre la nation start-up. L’Etat juif est en tête des pays de l’OCDE dans le domaine du R&D, investissant 4,3 % de son Produit intérieur brut dans la recherche et le développement, soit près du double de la moyenne de l’OCDE. Et ces start-ups à domicile sont donc aux premières loges pour cerner les besoins du fermier et lui proposer des solutions adaptées. Comme SCR Dairy, société israélienne, à l’origine du développement d’une technologie révolutionnaire qui consiste  à mesurer la qualité et la quantité de lait en un temps record, à partir de rayons infra-rouges. Désormais, on peut connaître la composition du lait – matières grasses, protéines, lactose – fraîchement trait avant même que l’animal ne quitte l’étable.

Israel veut  intensifier l’investissement dans la recherche et les exportations dans le monde entier

Aujourd’hui, les technologies laitières représentent un marché de 965 millions de dollars par an, et des exportations à hauteur de 130 millions de dollars en 2016, soit une hausse de 11?% par rapport à l’année précédente.

De plus en plus de pays émergents, en particulier en Asie, qui veulent dynamiser leur production laitière, se tournent vers Israël. La Chine, bien sûr, par l’intermédiaire de Bright Food.

Au Vietnam, un groupe de compagnies israéliennes, sous la houlette d’Afimilk – leader mondial israélien dans les systèmes de management informatisés pour les producteurs laitiers – s’est lancé dans la construction d’une ferme laitière de 200 millions de dollars. Un des plus grands projets du genre au monde, censé fournir la moitié de la demande en lait du Vietnam.

 

Autre client de poids de la technologie israélienne : l’Inde. Le Sous-Continent est le plus gros producteur laitier au monde, via des fermiers dotés de peu de ressources. Ses niveaux de production par animal sont faibles, au grand dam des décisionnaires. Récemment, une délégation officielle a fait le déplacement jusqu’en Israël pour booster le rendement des fermes indiennes, tripler la production laitière et donner un sérieux coup de pouce aux exportations par l’acquisition d’un savoir-faire qui demande moins d’investissement, moins de temps et des opérations minimes.

Et la vache dans tout ça?? Nombreux sont ceux qui se soucient de son sort. Être la meilleure laitière au monde ne lui demande-t-elle pas trop d’efforts surhumains, ou plutôt suranimaux ? Non, affirme le docteur Ephraïm Maltz, de l’Institut d’ingénierie agricole, au Centre Volcani, «dans l’ensemble, la vache israélienne est une créature heureuse.»

Une donnée-clé : puisque le stress a une influence directe sur le lait, le bien-être de la bête est une priorité. Étroitement surveillée, donc, la nature de ses relations avec son fermier préféré, poursuit le docteur Maltz.

Israël et son climat subtropical exigent une vigilance toute particulière pour garder les vaches au frais. Éloignées des rayons directs du soleil en été, elles bénéficient de granges climatisées.

Souhail Ftouh 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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N’en déplaise à ses détracteurs, Tel-Aviv cette métropole israélienne occupe la place de chef de file dans plusieurs domaines de haut savoir. Intelligence artificielle, multimédia, aérospatiale font partie des grands pôles dans lesquels la région de Tel-Aviv se distingue. La recette du succès ? Des chercheurs créatifs, des entreprises novatrices et beaucoup de flair et de talent !

Israël est aujourd’hui un pôle important de l’intelligence artificielle (IA), notamment grâce à l’expertise développée dans ses universités et ses centres de recherche. Ce pays est un foyer de talent et est mondialement connu pour ses capacités et ses recherches sur l’intelligence artificielle, l’informatique à haute performance et la vision par ordinateur, tant dans le milieu universitaire que sur le terrain.

Dans les années 90, l’IA fait des bonds de géant grâce à une approche reproduisant les réseaux de neurones du cerveau humain. C’est la naissance de l’apprentissage profond. Dorénavant, les systèmes peuvent apprendre par eux-mêmes à réaliser des tâches complexes, pour lesquelles il serait très ardu de les programmer.

Avec l’augmentation de la puissance des processeurs graphiques et la quantité sans cesse croissante de données, l’intelligence profonde s’annonce comme la grande révolution des prochaines années. Elle est déjà omniprésente dans la reconnaissance vocale, la recherche d’images en ligne et la technologie financière, par exemple.

L’intelligence artificielle ne fait que décoller en tant que domaine et elle gagne du terrain avec un taux de croissance annuel de près de 63 % depuis 2016 et devrait devenir un marché à 16 milliards de dollars d’ici 2022, selon MarketsandMarkets, un cabinet spécialisé dans la recherche.

Les industries à l’échelle mondiale devront s’adapter à ce que les ordinateurs reprennent les tâches traditionnellement réalisées par les humains, et la course est ouverte pour ceux qui conduiront cette transformation technologique. Des entreprises comme Nvidia, Intel Corp., Samsung Electronics et Qualcomm Corp. sont en concurrence pour avoir une part du gâteau de cet espace lucratif.

 

Israel est un foyer de talent, de rayonnement et d’apprentissage

La région de Tel-Aviv est l’une des grandes villes pionnières de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage profond au pays. Avec des multitudes de ses algorithmes d’apprentissage, elle est devenue le plus grande et le plus prestigieuse ville de chercheurs en apprentissage profond du monde.

Le nombre de chercheurs en IA à l’Université de Tel-Aviv est 350, soit la plus forte concentration du monde. Leader mondial dans l’enseignement de l’IA, ici en enseigne, entre autres, l’apprentissage par renforcement, une branche de l’apprentissage profond. Cette université   finance aussi  les programmes de recherche en IA  et remet des bourses aux étudiants au doctorat, renforçant d’autant les capacités israéliennes dans ce domaine.

L’Université de Tel-Aviv travaille sur des programmes pour trouver des solutions en IA, afin d’aider les compagnies aériennes, les opérateurs de satellites, les contrôleurs aériens, les opérateurs de transport, les forces armées et les gestionnaires d’infrastructure.

En 2016, près de 20 % des investissements étrangers au pays ont été effectués en IA. Google a investi 185 millions de dollars en 2016, et Microsoft, Intel et Nvidia ont financé des investissement à hauteur de 763,5 millions.

De son côté, Facebook a investi 66 millions en Artificial Intelligence Research (FAIR) dans un laboratoire de recherche en IA à Tel-Aviv. L’équipe rassemble une dizaine de chercheurs et une trentaine de scientifiques.

Le gouvernement s’y mette aussi.

Jérusalem a annoncé un financement de 300 millions de son budget 2018 et a débloqué 125 millions pour aider les chercheurs d’IA, dont une somme de 60 millions est destinée à Tel-Aviv. Tous ces encouragements  amènent une série de succès auprès des investisseurs étrangers, ce qui est très bénéfique  pour les startups israéliennes qui font leur marque pour assurer le rôle de Tel-Aviv comme pôle de l’IA avec des milliers de brevets et en création de valeur. Ces grandes entreprises qui s’installent à Tel-Aviv contribuent de belle façon à l’écosystème des startups locales. La présence de ces acteurs importants contribue à l’émergence d’un grand nombre d’entreprises en démarrage.

Le talent amène les investissements

 

Nvidia Corp., située à Santa Clara, en Californie, considère les talents et l’innovation israélienne comme une partie intégrante de ses activités alors que l’entreprise, évaluée à 98 milliards de dollars, complète sa transition pour passer du statut de fabricant de processeurs pour les jeux et les ordinateurs à un leader dans l’intelligence artificielle et les technologies informatiques visuelles.

Nvidia a été actif en Israël depuis huit ans, aussi bien en y vendant ses processeurs localement et en achetant des actions dans des start-ups. La société a investi des  dizaines de millions de dollars  dans trois start-ups au cours de ces cinq dernières années : Zebra Medical, qui fabrique un logiciel d’imagerie médicale qui utilise l’intelligence artificielle, Deep Instinct, qui utilise l’apprentissage profond [une méthode visant à modéliser des données abstraites] pour prédire les cyber-menaces, et Rocketick, une société de simulation qui teste les puces, achetée par Cadence en 2016 pour un montant estimé à 40 millions de dollars.

Aujourd’hui, Nvidia a mis en place une nouvelle équipe de recherche et de développement composée de 20 personnes en Israël et est à la recherche de nouveaux bureaux à Tel Aviv et de 15 à 100 employés supplémentaires dans un proche avenir, a déclaré Jeff Herbst, un vice président du département du développement commercial Nvidia Corp.

 

« Nvidia est une véritable société experte en technologie et Israël est un pays pour sa grande expertise en technologie, donc c’est un choix parfait et une correspondance parfaite », a dit Jeff Herbst, le vice-président du développement commercial de l’entreprise, qui a vu son action augmenter de près de 200 % au cours des 12 derniers mois au Nasdaq.

En octobre dernier, Nvidia avait organisé une importante conférence centrée sur l’Intelligence Artificielle et ses processeurs graphiques (GPU) à Tel Aviv. Son directeur général, Jensen Huang, était l’interlocuteur principal de l’événement, qui a inauguré une compétition destinée aux start-ups pour choisir la firme locale qui est le leader en intelligence artificielle.

« Cette  conférence de premier ordre sur l’intelligence artificielle était un signal que l’on envoie à Israël : nous sommes prêts à augmenter nos activités », a déclaré Herbst.

« L’intelligence artificielle affecte tous les domaines d’activité, la vie, les interactions sociales, la technologie, de sorte que le marché continuera de croître et nous allons continuer à assurer notre position de leader en développant l’écosystème le plus rapidement possible et aider à résoudre les problèmes les plus difficiles du monde, que ce soit dans le domaine automobile, la santé, les finances ou la sécurité. C’est un domaine tellement vaste, et je pense qu’Israël y contribuera fortement » a t-il dit.

« Nous voulons exploiter ce vivier de talents », a-t-il ajouté. Cette réserve a, par ailleurs, été exploitée par son rival Intel depuis 1974.

Intel emploie quelque 10 000 personnes en Israël, ce qui en fait le plus grand employeur et exportateur privé du pays. Environ 60 % de ses employés travaillent en recherche et développement. En juin 2017, le géant américain avait déclaré qu’il élargissait ses opérations en cyber-sécurité en Israël et, en mars 2017, il avait conclu un accord de 15,3 milliards de dollars pour acquérir Mobileye, un fabricant de technologie automobile basé à Jérusalem.

Intel a « été formidable pour Israël et parfois les meilleurs travaux d’Intel ont été menés en Israël », a admis Herbst.

« C’est pourquoi nous savons qu’il y a de grands talents ici. Nous n’allons pas essayer de rivaliser avec eux en termes de taille. Nous le ferons selon nos propres termes et comme cela a du sens pour nous mais le fait est que nous voulons exploiter le même vivier de talent qu’ils font travailler depuis de nombreuses années » a t-il dit.

Nvidia « grandit extrêmement rapidement en ce moment », a-t-il déclaré et le nombre de ses employés ont doublé au cours des dernières années. « Alors, nous devons trouver du talent partout dans le monde ».

L’idée est de tirer parti des technologies et des talents locaux en Israël et d’enseigner aux développeurs et aux entrepreneurs locaux comment intégrer et utiliser les processeurs Nvidia dans les produits qu’ils créent.

« Nous voulons être en mesure de soutenir et d’être la plate-forme centrale pour l’écosystème des grandes et petites entreprises en Israël qui travaillent au développement avancé de la technologie », a précisé Herbst. « Plus nous avons des applications qui fonctionnent sur notre plate-forme, plus nous pouvons vendre des plates-formes et des produits. C’est extrêmement symbiotique ».

L’équipe de recherche et développement travaille sur le développement de technologies d’intelligence artificielle, d’apprentissage en profondeur et de graphiques qui alimenteront les autres plates-formes de Nvidia pour la conduite autonome, les centres de données, les applications financières et les applications pour les soins de santé et les applications de sécurité.

Nvidia est en train de « mener une transition pour passer du statut d’une entreprise de jeu à une société d’intelligence artificielle et d’informatique visuelle », a-t-il déclaré. « Et Israël va devenir le centre, ou l’un des centres, du développement de la technologie de l’intelligence artificielle qui va dans toutes les directions auxquelles nous sommes intéressées ».

Le fabricant américain de processeurs cherche à ajouter jusqu’à 100 employés à sa nouvelle équipe de recherche et développement à Tel-Aviv.

Souhail Ftouh

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Alors que la mode, chez les antisémites, est au Israël bashing, ou dénigrement et lynchage de ce qui est israélien, voici un bel exemple de ces  ambassadeurs de l’excellence israélienne à travers le monde.

L’Université israélienne du Technion – Institut de technologie d’Israël -et l’Université chinoise de Shantou ont inauguré, pour l’année 2018, un centre d’études commun en Chine.

Située dans la province côtière du Guangdong, dans le sud-est de la Chine, la nouvelle université de recherche est le résultat d’un accord de coopération signé entre les deux instituts universitaires en 2013.

La construction a débuté en 2015 après l’approbation du ministère chinois de l’Éducation, le gouvernement chinois et les autorités municipales locales qui financent en partie le projet.

C’est l’ancien président israélien Shimon Peres qui avait dirigé la cérémonie d’inauguration en compagnie de l’entrepreneur Li Ka-Shing, originaire de Hong Kong.

L’enseignement et le travail de recherche du nouvel établissement sont en anglais. L’université offre des programmes en génie chimique, en génie des matériaux, en biotechnologie et en génie alimentaire.

Déjà Technion;  ce nom suffit à faire rêver des centaines de milliers de bacheliers et d’élèves de classes préparatoires en Chine, qui, pour y accéder, devront réussir l’un des concours les plus sélectifs en Chine.

Israel Institute of Technology est un institut de recherche et une université publique à Haïfa, en Israël spécialisé dans les domaines de la science et de la technologie. Fondé en 1912 sous l’Empire ottoman comme Institut polytechnique, le Technion est la plus ancienne institution universitaire d’Israël.

Le MIT a classé le Technion comme la sixième université dans le monde pour son écosystème d’innovation après le MIT lui-même, l’université Stanford, l’université de Cambridge, l’Imperial College London, et l’université d’Oxford.Le Technion est classé comme la 8e institution mondiale en nombre de prix Nobel.Le corps professoral du Technion comprend quatre des six Israéliens lauréats du prix Nobel de chimie depuis 2004. 

 

 

 

“La Chine offre au Technion une vaste plateforme pour réaliser son excellence académique”, a déclaré Li Jiange, chancelier de Guangdong-Technion, à l’occasion de la cérémonie.

“L’ouverture du campus du Technion en Chine témoigne des excellentes relations entre la Chine et Israël”, a affirmé Aaron Ciechanover, lauréat du prix Nobel de chimie et responsable du nouvel institut.

“Il ne fait aucun doute que toutes les parties impliquées dans le projet en tireront des avantages considérables,” a-t-il ajouté.

Cette ouverture a pour objectif de développer  la coopération scientifique sur des thématiques de recherche clés en Israel et en particulier avec les laboratoires de recherche.

Ce campus israélien  offrira la possibilité à des start-up accompagnées en Chine de se développer au cœur de l’écosystème innovant du Technion et de participer à des projets de développement. Il pourra également accueillir des étudiants et des stagiaires des écoles chinoises . Ces derniers pourront participer à des projets de recherche basés sur des problématiques  réelles, se former à des technologies de pointe et développer des compétences recherchées par les entreprises.

 

Ce n’est pas la première fois que des universités  israéliennes s’exportent à l’étranger 

Il s’agit de la deuxième aventure académique commune pour le Technion. En 2011, l’institut s’est associé à Cornell University, basée aux États-Unis, pour lancer Cornell Tech, qui offre des programmes de maîtrise et de postdoctorat. Après plusieurs années de résidence dans un lieu temporaire à Manhattan, Cornell Tech a déménagé an aout de façon définitive sur l’île de Roosevelt à New York.

L’Université de Tel-Aviv a également annoncé récemment une collaboration académique avec un institut chinois. En mai2017, l’université a lancé un centre de recherche de 300 millions de dollars avec l’Université Tsinghua de Beijing.

Appelé XIN, le centre offre aux étudiants diplômés l’opportunité d’effectuer des recherches collaboratives sur les nanotechnologies, en particulier dans les applications médicales et optiques.

Souhail Ftouh

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