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Archive for the “Les juifs dans le monde” Category

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Le 9 décembre 1942 (le 2  Tevet 5703) restera à jamais gravé dans la mémoire des Juifs de Tunisie.

A cette date, en effet, les hommes de la communauté furent raflés et affectés aux travaux forcés.

Durant  la Rafle des Juifs de Tunis quelques  2 000  juifs  furent arrêtés, et les Allemands iront même les ramasser jusque dans les synagogues. Des centaines d’entre eux avaient trouvé la mort et  plusieurs d’entre eux en trouvé la route de la déportation.

 

 

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Walter Rauff, Chef des SS en Tunisie ( en photo), iexige des responsables communautaires juifs de lui livrer 2000 travailleurs forcés pour diverses tâches. Quand il arrive le matin du 9 décembre à la synagogue de Tunis et ne trouve pas la “livraison” qu’il a exigée la veille, il ordonne à ses sbires de battre juifs, puis fait arrêter près de 100 notables de la communauté pour qu’ils servent d’otages.

Ne pouvant pas, faute de transports disponibles, envoyer les Juifs en Europe, il exige de la communauté juive locale de s’acquitter d’une rançon d’une demi-tonne d’or ou sa contrepartie en devises, au prétexte que les Juifs sont responsables des raids aériens au-dessus de Tunis.

Il faut noter aussi que sous l’occupation allemande, la Tunisie était sous protectorat français du gouvernement Vichy du maréchal Pétain.

Malgré l’occupation, plusieurs musulmans tunisiens ont caché et sauvé leurs compatriotes juifs de la déportation. D’autres, s’en sont réjouis, hélas.

 

En six mois d’occupation, de novembre  1942 à mai 1943, sur une population de 75 000 Juifs, 2 000 âmes  seront envoyés aux travaux forcés dans des camps – sans compter ceux qui seront déportés à Auschwitz.

 

Le Bey de Tunis aurait payé une rançon en or pour que les juifs tunisiens ne soient pas déportés dans les camps de concentrations.

 

Habib Bourguiba, leader du mouvement nationaliste tunisien en exil, a refusé toute collaboration avec les forces de l’axe fasciste et nazi.

 

Les allemands,  qui étaient  refoulés d’Egypte après El Alamein et Tobrouk, sont arrivés à la capitale Tunis le 8  novembre 1942. Les Alliés ont alors bombardé lourdement la ville à cause de son port stratégique. Mi- novembre le quartier des rues du Caire et Sadi Carnot a été le théâtre de nombreux massacres.

 

Tous les hommes juifs de plus de 16 ans ont été pris au travail obligatoire sur le port de Tunis et il y’ a eu  encore des morts, car les allemands leur interdisaient de se protéger pendant les bombardements. A Tunis les conditions des Juifs étaient bien pires qu’à Sfax ou Sousse.

 

Selon  Freddy Eytan, ancien ambassadeur d’Israël en Afrique du Nord, la France avait abandonnés les juifs tunisiens aux mains des Nazis, alors qu’elle continuait à se soucier, attentionnée, du sort des Français non juifs.

 

Le père de Freddy Eytan, Ouzy, est d’origine italienne et fut un dirigeant sioniste qui a milité pour l’émigration des juifs de Tunisie en Eretz. Lors de l’occupation nazie, il est arrêté et envoyé dans un camp de travail forcé à Bizerte. Il réussit à s’évader et poursuivit ses activités pour la cause d’Israël en militant dans la clandestinité avec le Mossad le-Aliyah Bet.

 

 

Un dernier rappel  : La Tunisie ne reconnait pas cette date anniversaire dans ses programmes scolaires  et les médias, qui se sont libérés après la révolte de 2011, mènent aussi une attitude négationniste.

 

Les autorités israéliennes ont tenu à reconnaître le préjudice subi par les juifs d’Afrique du Nord pendant la Seconde guerre mondiale en leur permettant de recevoir une allocation annuelle.

 

Le 10 février 2008, la Cour du District de Tel-Aviv a décidé que «  Les Juifs tunisiens qui vivaient sous le régime Nazi méritent le même statut que leurs homologues européens et ont droit à des dédommagements en tant que victimes des persécutions nazies ».

 

Il ne faut plus Jamais que ça se reproduise …Vive Israël.

 

 

Souhail Ftouh

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Le ministre israélien de l’Agriculture, Uri Ariel ( en photo avec la Kippa), a souhaité la bienvenue aux participants à la conférence MASHAV et la Communauté Économique Des États de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO),  à  Tel-Aviv du 5 au 7 décembre 2016, avec une exposition colorée de produits israéliens!

 

Le ministre Ariel a remercié les délégués d’avoir choisi Israël pour accueillir la Première conférence ministérielle sur l’agriculture avec les États membres de la CEDEAO en dehors de l’Afrique.

 

Dix pays de la Communauté Économique Des États de l’Afrique de l’Ouest sont représentés à cette première conférence sur l’agriculture à savoir le Benin, Burkina Faso, Cape vert, Côte d’Ivoire, Guinée, Liberia, Nigeria, Sénégal, Sierra-Leone et Togo.

 

Le ministre a ajouté que le partenariat d’Israël avec le continent est très important et qu’Israël est fier de partager son savoir-faire agricole avec les pays africains et de coopérer pour le bénéfice de tous.

L’Afrique, qui possède aujourd’hui l’un des plus forts taux de croissance au monde, renferme de nombreuses opportunités commerciales dans des domaines où l’expertise israélienne fait autorité, comme l’agriculture, les télécommunications, l’énergie renouvelable et les infrastructures. Israel partage avec les pays en voie de développement les technologies et le savoir-faire israéliens.

La CEDEAO a pour objectif de promouvoir la coopération économique et politique entre les États Ouest-Africains.

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La CEDEAO a adopté depuis 2005 d’une politique agricole –ECOWAPS – Elle a pour objectif général de contribuer de manière durable à la satisfaction des besoins alimentaires de la population, au développement économique et social et à la réduction de la pauvreté dans les États membres

 

 

Au cours de ces dernières années, la population de l’Afrique de l’Ouest a connu une forte croissance, passant de 70 millions à presque 300 millions d’habitants entre 1950 et 2010. Vers la fin de 2014, cette population représentait presque 40% de celle de l’Afrique subsaharienne.

 

Selon les projections des Nations unies, la population de la région devrait, d’ici à 2050, atteindre 550 à 600 millions d’habitants. L’Afrique de l’Ouest est la région la plus jeune du monde. Par ailleurs, avec 5% de la population mondiale et une superficie couvrant 40% de l’Afrique subsaharienne, elle est la plus densément peuplée du continent.

 

Souhail Ftouh

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MASHAV-ECOWAS Première conférence ministérielle sur l’agriculture avec les Etats membres de la CEDEAO en Israël, Tel-Aviv du 5 au 7 décembre 2016

 

 

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Plusieurs personnalités Amazighs (les Berbères) en Afrique du Nord et dans la Diaspora ont exprimé leur solidarité avec le peuple israélien et dénoncent les actes criminels qui ont mis Israël en feu et détruisent  la faune et la flore de ce pays tout en menaçant la vie des milliers de citoyens israéliens.

Des avocats, des enseignants et des professeurs et autres militants activistes connu sur la scène Amazighs dont on peut citer Boubker Oudaàdid, Omar Zanifi, Omar Louzi, Brahim Amkraz et  Brahim lakhsasi ont exprimés leur solidarité avec Israel.

Dans un communiqué  publié par  Amazigh 24, Mr Omar Louzi, Président de l’Observatoire Marocain de lutte contre l’antisémitisme exprime sa solidarité avec le peuple israélien et ajoute :

 

“Ici au Maroc , les panarabistes islamistes de Benkirane, le chef du PJD marocain et chef de gouvernement ont passé leurs journées à se réjouir de l’incendie qui ravage ce pays …
– ils oublient que le coran lui même interdit de se réjouir du malheur des autres fussent-ils vos ennemis …
– Ils oublient que c’est sur cette terre que sont enterrés la plupart des prophètes cités par le coran …
– Ils oublient qu’un million de juifs berbères d’Afrique du Nord habitent ce pays …
– Ils oublient qu’un million et demi d’arabes ont la nationalité israélienne vivent dans ce pays …
– ils oublient que la Constitution de notre pays reconnait la dimension hébraïque de notre Culture
– Ils oublient que la plupart des israéliens sont pour une paix juste et équitable …

J’ai honte de partager la même nationalité avec ces tocards pan-arabistes islamistes à 2 balles …. qui ne font que ternir l’image de tolérance et d’ouverture donné pendant des millénaires par les Amazighs à ce pays …Alors, j’aimerais leur dire ma solidarité avec ce peuple juif qui souffre de nouveau avec ces incendies … » conclut t-il.

L’Observatoire marocain de Lutte contre l’Antisémitisme, fondé le 3 juin 2014, est dirigé par Omar Louzi, un responsable amazigh du droits des minorités.

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Omar Louzi qui est aussi Président du Think tank Massinissa Institut ( Institut Amazigh des Etudes Stratégiques)

Louzi veut mettre fin à toutes formes d’exploitations politiques de la cause Palestinienne par des acteurs panarabes politiciens et intellectuels bien connus pour leur besoins personnels pas plus. Selon lui le conflit Israélien et Palestinien ne concerne que les deux Etats et ne peux jamais être une cause nationale que pour les arrivistes qui ferment les yeux devant les vrais causes Marocaines tel que la cause Amazigh, la question du Sahara, la marginalisation au Maroc, le chômage et l’immigration clandestine?.

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Fraternité Amazigho Israélienne

Il faut rappeler ici que les autorités israéliennes de plusieurs villes baptisent des rues et des venelles aux noms amazigh (berbère).Un signe de respect et de tolérance envers le peuple  amazigh opprimé et marginalisé chez lui en Afrique du Nord.Les Israéliens vouent un respect à toutes les langues et cultures.

Il est à souligner aussi que par ailleurs un bon nombre de Berbérophones juifs sont installées en Israël (les Jwifs Amazighs de l’état Hébreu). Un pays ou leur identité est respectée et même protégée.Ceci au moment ou  les Berbères  en Afrique du Nord sont toujours considérés  comme une menace pour l’arabe et même pour la religion musulmane.

Souhail Ftouh

 

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Le Sri Lanka est entré dans groupe des pays libre de la malaria, a annoncé hier de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Le directeur régional de l’OMS, Poonam Khetrapal Singh, rappelle que le Sri Lanka était parmi les pays les plus touchés par cette maladie endémique.

 

Cet accomplissement remarquable a été réalisé, entre autres,  avec l’aide offerte par l’État Juif  à ce pays du sud-est de l’Inde. Israel avait envoyé des experts sanitaires auprès de la population locale pour renforcer les mesures de lutte et de prévention.

 

L’aide israélienne a concerné surtout les femmes et les enfants qui sont vulnérables à la maladie. Des tests de diagnostic rapide ont été distribués. Le diagnostic rapide est essentiel ici, car tout retard de diagnostic peut se révéler mortel.

 

Israël a acheminé aussi des médicaments antipaludiques, des matériels pour la pulvérisation intérieure et des moustiquaires imprégnées d’insecticide pour les populations locales exposées aux risques les plus élevés.

 

« Israël a fait sa part pour rayer le paludisme du Sri Lanka » a dit Dr Tim Wells, le directeur scientifique du Medicines for Malaria Venture (MMV).

 

 

« Israël qui est un ami du Sri-Lanka a offert  le meilleur  de son expertise au peuple sri-lankais », s’est réjoui  Daniel Carmon, l’ambassadeur d’Israël au Sri-Lanka.

 

Le paludisme est une cause importante de morbidité et de mortalité, particulièrement chez les enfants de moins de cinq. Le paludisme a été responsable de 655 000 décès de par le monde en 2015. On a recensé 216 millions de cas de cette maladie.

 

L’un des objectifs du plan de lutte 2016-2030 contre le paludisme de l’OMS est d’éradiquer la maladie dans au moins 10 pays d’ici 2020.

 

L’OMS estime que 21 pays sont en mesure d’atteindre cet objectif, parmi lesquels figurent 6 pays de la région Afrique, où le fardeau de la maladie est le plus lourd. Il s’agit de l’Algérie, du Cap Vert, du Swaziland, du Botswana, de l’Afrique du Sud et des Comores.

 

 

Souhail Ftouh

 

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Un organise de bienfaisance en Israel  va aider les autorités de la ville de Nairobi (la capitale du Kenya) dans la campagne de mise en oeuvre d’une politique sanitaire efficace. C’est ce qu’on apprend de sources locales dans le pays.

 

L’aide concernera trois domaines:

  • Médecine générale / Accueil de patients
  • Maternité
  • Chirurgie générale

L‘aide  comprendra aussi  un lot important de médicaments.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la solidarité agissante d’Israël  à l’égard des pays africains, en particulier le Kenya.

Le premier bénéficiaire de cette aide sera l’Hôpital des femmes de Nairobi et son antenne à Nakuru.

Même si il est spécialisé dans les services obstétrique et de gynécologie, l’hôpital est équipé et doté de traiter toutes les situations médicales et chirurgicales générales.

L’aide consentie consistera à :

-Mettre en place trois machines respiratoires mobiles  à la disposition de  l’Hôpital

–   Mettre en place un bloc de chirurgie dédié à la chirurgie des os

–   Fournir au service des urgences des équipements de radiologie et de cardiologie

–   Fournir à l’hôpital des appareils de respiration artificielle et de radiologie numérique

L’Hôpital des femmes de Nairobi  a été fondé en 2001 par le Dr Sam Thenya et est le premier de son genre dans la région Afrique orientale et centrale. Le Centre a été créé pour fournir un traitement médical, et le traitement psycho-social aux victimes de viols et de violences domestiques qui ne peuvent pas se permettre le traitement. Il a ouvert une antenne à Nakuru, en 2012.

En matière d’appui aux pays africains, les ONG en Israel ne sont  pas à leur première initiative. Israel  est prompt à manifester sa solidarité et à apporter son soutien aux populations africaines.

 

Souhail Ftouh

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Le chercheur américano-égyptien Ahmed Zewail, prix Nobel de chimie en 1999, est décédé mardi à 70 ans aux États-Unis où il enseignait, a annoncé la présidence égyptienne.

« L’Égypte a perdu l’un de ses fils fidèles et un brillant savant », a déclaré mardi soir le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi dans un communiqué.

La dépouille d’Ahmed Zewail doit être rapatriée en Égypte.

Son prix Nobel de chimie récompensait ses études sur les stades transitoires des réactions chimiques par spectroscopie laser ultrarapides, qui avaient permis d’observer le mouvement des atomes des molécules au cours des actes élémentaires primordiaux des réactions chimiques. Il avait reçu le prix Nobel en 1999 pour avoir réussi à photographier, à l’aide d’un laser extrêmement rapide, les atomes d’une molécule en train de bouger durant une réaction chimique. Pour ce faire, il avait utilisé une nouvelle unité : la femtoseconde.

Les études de la réactivité chimique élémentaire aux échelles de l’ordre de femtosecondes, que Zewail a magistralement contribué à mettre au point, constituent maintenant ce que l’on désigne communément par femtochimie.

Par ses découvertes, Ahmed Zewail a permis d’ouvrir de nouvelles perspectives en chimie, en biologie et en pharmacologie pour la mise au point de réactions chimiques et biochimiques plus performantes et plus sélectives, avec les conséquences que cela implique tant pour la synthèse chimique que pour la santé humaine.

Ses découvertes sur les processus moléculaires fondamentaux ont permis notamment, par leurs applications à la chimie, la biologie et la pharmacologie, des progrès dans le domaine de la santé.

M. Zewail est né en Égypte en 1947, mais possédait aussi la nationalité américaine, installé aux États-Unis depuis ses études supérieures. Il enseignait la chimie et la physique au Californian Institute of Technology (CalTech), où il dirigeait, depuis 1990, le laboratoire pour les sciences moléculaires et le Centre de recherche multidisciplinaire.

Il avait effectué ses études secondaires et une partie de ses études supérieures en Égypte, obtenant sa licence puis un master en spectroscopie à l’Université d’Alexandrie. Aux États-Unis, il avait passé son doctorat à l’Université de Pennsylvanie en 1973, avant d’achever son postdoctorat à Berkeley et de rejoindre CalTech en 1976.

Il était également membre de nombreuses académies notamment la National Academy of Sciences, l’American Academy of Art and Sciences, l’Académie royale des sciences et de Lettres du Danemark, et a été élu Fellow de la Royal Society.

L’Égypte l’avait fait docteur honoris causa de l’université d’Alexandrie et lui a décerné en 1999 sa plus haute distinction : l’Ordre du Grand Collier du Nil. L’Égypte avait fondé une ville qui porte son nom : Zewail City of Science and Technology

Il était aussi docteur honoris causa de plusieurs universités aux États-Unis, en Grande-Bretagne (Oxford), en suisse (Lausanne), en Belgique (Louvain, Liège), en Australie (Swinburne), au Canada (New Brunswick) et en Italie (La Sapienza).

 

En 1993, M. Zewail obtenait le prix Wolf Prize en Israël.

 

M. Zewail est le seul arabe qui avait reçu une haute distinction scientifique en Israël de la part de la fondation Wolf. Les prix Wolf en physique et en chimie sont régulièrement vus comme les plus prestigieux après les prix Nobel.

Les prix Wolf sont officiellement attribués tous les ans en Israël par la Fondation depuis 1978 à des scientifiques d’envergure exceptionnelle, sans considération de nationalité, ethnie, couleur, religion, sexe ou opinion politique, pour des réalisations dans l’intérêt de l’humanité et des relations pacifiques entre les peuples.

M. Zewail a reçu aussi un chèque de 100 000 dollars de la part de la fondation israélienne qui possède un statut d’organisation privée à but non lucratif  et qui est  exonérée d’impôts.

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En 1993 le Président israélien Ezer Weizman en personne ( photo)  avait remis au chercheur américano-égyptien le Wolf Prize. Cela était un important message d’amitié envers le peuple égyptien alors qu’Ezer Weizman était un ancien combattant durant la première Guerre israélo-arabe de 1948 et de la guerre des Six Jours en 1967 en tant que chef des opérations de l’armée de l’air.

Souhail Ftouh

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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est arrivé en Ethiopie jeudi, 7 juillet 2016, pour la dernière étape de sa tournée africaine.

 

Alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est arrivé  Addis Abeba ce jeudi, le 7 juillet 2016, pour la dernière étape de sa tournée africaine, l’Éthiopie a donné son soutien  pour qu’Israël se voie accorder le statut de « pays observateur » à l’Union africaine (UA).

 

L’Éthiopie est d’autant plus intéressante pour Israël qu’elle vient juste d’être élue pour deux ans, à partir du 1er janvier 2017, parmi les membres non permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.

 

 

« Israël travaille dans beaucoup de pays africains. Il n’y a pas de raison de dénier la position d’observateur à Israël », a déclaré le Premier ministre éthiopien  Hailemariam Desalegn lors d’une conférence de presse commune avec M. Netanyahu.

 

“Nous voulons l’engagement d’Israël dans notre système africain. Nous prenons la position de principe d’engager Israël dans notre union”, a-t-il ajouté.

 

 

La position d’observateur est accordée à certains pays non africains qui souhaitent s’engager avec l’UA, suivre les délibérés et assister à ses rassemblements. Israël a été observateur de l’organisation ayant précédé l’UA, mais son statut n’a pas été renouvelé à la fondation de l’UA en 2002.

 

L’organisation de 54 membres, dont le siège est à Addis Abeba, serait un allié diplomatique important pour Israël, au moment où l’Éthiopie commence un mandat de deux ans de membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU en 2017.

 

 

Le Premier ministre  israélien a  salué la position d’Addis Abeba, engagé en faveur Israël.

 

“Israël est un pays courtisé. Mais il y a un écart entre ce qui se passe en pratique sur les cinq continents et dans les institutions multilatérales”, a pour sa part déclaré M. Netanyahu.

 

“Nous avons maintenant des relations solides avec l’Inde, le Japon, le Vietnam, la Corée du Sud que n’avions pas auparavant (…) Nous avons de nouvelles relations avec Chypre, la Grèce, la Turquie. Et l’Afrique est pour nous un effort stratégique majeur. Quand j’ai commencé comme ambassadeur israélien aux Nations unies, nous avions des relations avec 80 pays, maintenant c’est 160 pays”, a-t-il observé.

 

“Tous les pays africains peuvent bénéficier d’une coopération renforcée avec Israël. Israël revient en Afrique. Nous croyons en l’Afrique. Nous pensons que l’Afrique a un énorme potentiel. Nous voulons être partie prenante de votre succès”, a-t-il renchéri.

 

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Les discussions à Addis-Abeba se concentreront sur les questions commerciales, mais aussi sur l’avenir des neuf mille Juifs éthiopiens qui vivent en Ethiopie.

Lundi dernier, lors de l’étape ougandaise de sa tournée, M. Netanyahu avait participé à un mini-sommet régional sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme, avec les chefs d’État et de gouvernement kényan, rwandais, éthiopien, sud-soudanais, zambien et malawite.

 

Ceux-ci s’étaient alors engagés à “restaurer Israël en tant qu’État observateur auprès de l’Union africaine”.

 

Aucune rencontre n’était prévue entre M. Netanyahu et des responsables de l’UA, dont le siège est à Addis-Abeba. La présidente de la Commission de l’UA est la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.

 

“Les différences peuvent être aplanies par l’engagement, pas par l’isolation. Israël doit venir en Afrique et nous devons nous engager avec l’Afrique”, a insisté à ce sujet M. Netanyahu.

 

L’Ethiopie a été l’un des premiers en Afrique à mettre en place des relations diplomatiques avec Israël, dès les années 1960. L’Éthiopie a rompu à de nombreuses reprises ses liens avec Israël, y compris lors de la guerre israélo-arabe en 1973. Les deux pays ont cependant renoué dans les années 1980, après qu’Israël et l’Egypte aient signé un traité de paix.

 

 

 

Souhail Ftouh

 

 

 

 

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Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré ce jeudi 7 juillet 2016 son homologue éthiopien à Addis Abeba, Haile Mariam Dessalegn ( en photo)

 

Les deux parties ont signé plusieurs accords dans la perspective de renforcer les liens bilatéraux et le niveau de la coopération entre l’Éthiopie et l’État d’Israël, selon le ministère éthiopien des Affaires étrangères.

 

 

“Ma visite en Éthiopie a pour but de porter à un niveau supérieur les relations bilatérales de plus de 3.000 ans entre l’Éthiopie et Israël”, a déclaré M. Nétanyahu, en compagnie de plus de 40 chefs d’entreprises.

 

Les accords signés entre les deux parties offrent des opportunités formidables de coopération dans les domaines de la science, de la technologie et du tourisme, selon un communiqué publié sur le site Internet du ministère.

 

Selon l’un de ces accords, Israël est disposé à partager avec l’Éthiopie son expérience riche dans les domaines des sciences spatiales, des biosciences et des nanotechnologies.

Hailemariam a souligné que son pays souhaitait tirer les enseignements de la riche expérience d’Israël, qui couvre en particulier des domaines tels que l’agriculture, l’irrigation et les systèmes hydrauliques.

 

Dans un autre communiqué, le ministère a indiqué qu’un Forum d’affaires éthio-israélien important avait eu lieu le même jour à Addis Abeba dans le cadre de la visite historique du Premier ministre israélien en Éthiopie.

 

Dans un discours lu à cette occasion, M. Hailemariam a souligné que ce sommet d’affaires donnerait une impulsion supplémentaire pour renforcer les relations fraternelles et durables entre les deux pays dans des domaines de coopération importants concernant l’investissement, le commerce et les transferts technologiques.

 

Les deux parties accordent l’importance qui convient aux transferts de technologies et de compétences actuellement déployés par l’Agence israélienne pour la coopération et le développement international (MASHAV), a-t-il dit.

 

Selon le Premier ministre éthiopien, les flux d’investissement entre les deux pays au cours des 25 dernières années ont atteint environ 330 millions de dollars.

 

Les sciences au service du développement

 

Un élément révélateur d’un changement de mentalité au sein des pouvoirs publics d’Addis-Abeba, l’Éthiopie a signé  un accord pour bénéficier de la technologie israélienne  dans le domaine spatiale.

 

Israël est disposé à partager avec l’Éthiopie son expérience riche dans le domaine des sciences spatiales pourra aider ce pays à sortir de la pauvreté. Les sciences et l’ingénierie sont indispensables pour passer d’une agriculture traditionnelle à une agriculture industrielle.

 

L’Éthiopie veut donc rentrer dans le cercle très fermé des pays disposant d’un programme spatial. Le pays a fait l’acquisition de deux télescopes ultramodernes et s’apprête à tester sa première fusée.

 

Le programme spatial de ce pays de la corne de l’Afrique poursuit deux objectifs.

 

Le premier est financier. Pour les autorités, l’avenir de l’Éthiopie doit passer par la conquête spatiale. Addis-Abeba a l’ambition de mettre un satellite en orbite d’ici cinq ans, pour observer les terres agricoles et servir de relais de communication. Le projet de satellite doit lui aussi remplir un but scientifique, à des fins d’études météorologiques.

 

Le second objectif du projet consiste à élever le niveau scientifique du pays. L’observatoire est destiné à être ouvert au public. Des cours  ont par ailleurs été introduits à l’université d’Addis-Abeba. Le pays veut inciter les jeunes générations à s’engager dans les voies scientifiques.

 

Pays touché par une grande famine en 1980, l’Éthiopie représente surtout une nation qui lutte contre la faim. Pourtant, ce pays est bien un des berceaux de la civilisation. Et l’ouverture du premier observatoire spatial d’Afrique de l’Est dans la capitale d’Addis-Abeba pourrait bien changer le destin du pays. Opérationnel depuis quelques mois, l’observatoire situé sur le mont Entoto est constitué de deux télescopes ultramodernes.

 

L’Éthiopie va bénéficier de la technologie israélienne dans le domaine de la recherche spatiale

 

Même si c’est une grande avancée, l’observatoire d’Addis-Abeba présente tout de même quelques inconvénients. Il n’a pas les mêmes moyens pour rivaliser avec les meilleurs observatoires du continent comme le SALT (Souther African Large Telescope sud-africain).

 

De plus, sa situation géographique n’est pas si parfaite que cela. Situé au sommet du mont Entoto, l’observatoire aura le plus souvent la tête dans les nuages pendant la saison des pluies et est trop près des lumières de la capitale. C’est pourquoi les autorités ont sollicité l’aide d’Israël pour un nouveau projet d’observatoire qui est en cours d’étude.

 

Le gouvernement éthiopien, maintenant convaincu des bienfaits de la science pour son bon développement,  compte sur l’appui technique de l’agence spatiale israélienne (Sokhnout HaH’alal HaIsraelit) qui va aider à élaborer une étude d’un nouvel observatoire sur les montagnes Lalibela au nord du pays. Cet organisme gouvernemental coordonne tous les programmes spatiaux d’Israël à but scientifique, militaire ou commercial. Des professeurs d’Éthiopie seront aussi formés dans l’État Juif à l’Asher Space Research Institute (Technion-Israel Institute of Technology).

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Le pays espère même mettre en orbite, d’ici cinq ans, un satellite qui lui servirait pour l’observation des terres agricoles et les communications. Une société israélienne (El-Op) se chargera de cette mission. Cette même société avait déjà conçue pour les indiens un télescope spatial, le TAUVEX et lancé sur un satellite.

 

Tout comme avec l’Inde, Israël va collaborer avec l’Éthiopie dans le domaine des sciences. Les deux pays vont travailler conjointement aussi sur les nanotechnologies, les carburants alternatifs, l’agriculture, l’élevage et la recherche spatiale.

 

 

Souhail Ftouh 

 

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Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré le président de la République démocratique fédérale d’Éthiopie qui est le chef de l’État éthiopien, Mr Mulatu Teshoma.

 

L’Éthiopie étant un régime parlementaire, le président de la République dispose de peu de pouvoirs et occupe une fonction symbolique.

Mr Netanyahu a été invité aussi à parcourir la résidence du président de la République d’Éthiopie à  Addis-Abeba. Il est construit en 1955 pour célébrer le jubilé d’argent de l’empereur Haïlé Sélassié Ier.

 

Le palais est le lieu de la déchéance de l’empereur, en septembre 1974.  Le bâtiment est ensuite renommé National Palace « palais national ». Il est utilisé pour les cérémonies officielles et pour recevoir les chefs d’États étrangers.

 

Mr Netanyahu a été  accueilli  en compagnie des lions qui vivent dans un parc du siège de la présidence du palais national d’Addis-Abeba.

 

Le Palais d’Addis-Abeba héberge  des spécimens descendant de la lignée des lions ayant appartenu à l’empereur Haïlé Sélassié Ier (1892-1975).

 

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« Il s’agit des descendants directs du groupe de sept mâles et deux femelles capturés à l’état sauvage en 1948 pour le zoo privé de l’empereur », assure Michael Hofreiter, professeur de biologie à l’Université de York (Angleterre).

 

Selon certains spécialistes, les mâles élevés dans le zoo du Palais d’Addis-Abeba de la capitale éthiopienne seraient les derniers à posséder des crinières aussi épaisses et sombres. D’après les chercheurs, cette caractéristique aurait d’ailleurs contribué à leur disparation à l’état sauvage en raison d’une chasse excessive.

 

Après avoir rencontré le président Mulatu Teshoma, le dirigeant israélien s’exprimera devant un public d’hommes d’affaires israéliens et éthiopiens, puis devant le Parlement du pays et visitera le musée national.

 

Vendredi, Mr Netanyahu rentrera en Israël

 

 

Souhail Ftouh

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Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est arrivé ce jeudi, 7 juillet 2016, à Addis Abeba, pour l’étape finale de sa visite d’État dans quatre pays d’Afrique de l’Est, qui doit renforcer les relations économiques et diplomatiques. Il va passer le dernier jour de son voyage à Addis-Ababa.

 

 

Mr Netanyahu est le premier chef du gouvernement israélien à visiter l’Éthiopie, pays d’origine d’un important segment de la société israélienne.

Il a eu droit à un accueil chaleureux de la part du Premier ministre Haile mariam Desalegn avec lequel il a signé des accords et a participé à une conférence de presse.

 

 

 

Mr Netanyahu et Desalegn ont parlé de la coopération bilatérale dans les domaines de l’eau, de l’agriculture, des communications, du tourisme, et de l’éducation, a annoncé le bureau du Premier ministre.

 

 

La signature de ces accords est un témoignage sur l’exception d’une relation entre les deux pays, une relation ancienne, confiante et solide. Ils ont eu l’occasion d’examiner ensemble d’importants dossiers de coopération bilatérale, relancer le groupe d’impulsion paritaire composé d’une dizaine de ministères de part et d’autre et d’une dizaine de représentants des secteurs privés.

 

Mr Netanyahu a déclaré qu’il voulait « des équipes intégrées qui travaillent au niveau gouvernemental, mais aussi des entreprises qui ont créé leurs propres capacités dans ce domaine, des capacités démontrées, en Israël et dans le monde entier, pour travailler avec vous et les entreprises éthiopiennes ».

 

Les échanges entre les deux chefs d’État portent également sur d’autres questions africaines et internationales d’intérêt commun, selon le Premier ministre Haile mariam Desalegn qui n’a pas donné plus de précisions sur les points qui sont abordés.

 

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Même si le Premier ministre n’a pas abordé les sujets de la coopération militaire ou de l’industrie militaire, le chef d’Elbit Systems, l’un des plus importants sous-traitants militaires israéliens, l’aurait accompagné pendant sa visite en Éthiopie.

 

« Israël a une place particulière en Éthiopie, et que l’Éthiopie a une place particulière en Israël. En fait, cela remonte à 3 000 ans avec le roi Salomon et la reine de Saba, et je suggère que nous n’attendions pas 3 000 années de plus pour cimenter cette relation extraordinaire. »», a déclaré Mr Netanyahu dans son communiqué commun avec Mr Hailemariam.

 

 

 

 

Devant son homologue éthiopien Netanyahu a déclaré qu’Israël travaillait à faire venir les 9 000 Juifs éthiopiens restant en Israël. En novembre 2015, le gouvernement avait approuvé l’immigration de la communauté restante, qui ne s’était pas précédemment qualifiée  malgré son identité juive fervente.

 

« Israël sera béni et fier de ses actions si il fait venir ces personnes et les réunit avec leurs familles en Israël. Ceci est la bonne chose à faire »  déclaré le député Avraham Neguise, membre du parti du Likud de Netanyahu qui préside le comité de l’immigration et de l’Intégration à la Knesset.

 

Mr Netanyahu devrait également s’adresser au parlement éthiopien pendant sa visite à Addis Abeba, avant de conclure sa tournée africaine et de revenir en Israël.

 

Souhail Ftouh

 

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