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L’État hébreu est en passe de devenir un passage obligé pour les plus grands constructeurs. Certains ont l’intention d’y ouvrir un centre de recherche et développement, d’autres ont noué des partenariats avec des start-up.

 

Les entrepreneurs israéliens raffolent de ce genre de paradoxe. Leur pays, dont la contribution à l’industrie automobile fut longtemps marginale, est en passe de devenir un passage obligé pour les plus grands constructeurs.

 

Le géant américain des puces informatiques Intel a annoncé  cette semaine son intention de tester une flotte de quelque 100 voitures autonomes, dès cette année, grâce à l’acquisition de la société israélienne Mobileye, spécialisée dans les systèmes anticollision.

 

Au lendemain de la finalisation de l’opération d’un montant de 15 milliards de dollars, Intel a annoncé qu’il allait tester ces voitures entièrement autonomes en Europe, en Israël et aux États-Unis.

 

La flotte pourrait être composée de plus de 100 véhicules, a-t-il précisé.

 

Constituer une flotte «de voitures et les tester en conditions réelles permettra d’avoir un retour d’expérience immédiat tout en accélérant la mise en oeuvre de nouvelles technologies pour des voitures complètement autonomes», a commenté Amnon Shashua, cofondateur de Mobileye qui dirige l’entreprise pour le compte d’Intel.

 

«Notre objectif est de développer la technologie des voitures sans chauffeur et de la déployer partout», a-t-il ajouté.

 

 

Intel, qui n’a pas indiqué avec quel constructeur automobile il s’associe pour cette diversification, testera une flotte de voitures différentes s’appuyant sur l’expertise de Mobileye en matière de détection, de cartographie et de pistage à distance.

 

Nombre de constructeurs automobiles et de sociétés technologiques concentrent leurs efforts depuis quelques années sur le développement de voitures sans chauffeur en s’appuyant sur des logiciels permettant d’éviter les accidents.

 

Apple teste actuellement sa technologie en Californie. Le constructeur allemand de voitures de luxe Daimler et l’équipementier automobile Bosch ont ainsi annoncé en avril un projet commun pour construire des véhicules pleinement autonomes dans un environnement urbain «au début de la prochaine décennie».

 

De son côté, le constructeur américain Tesla se targue que tous ses modèles sont constitués d’un logiciel leur permettant d’être autonomes afin d’être prêts en cas de feu vert à leur utilisation.

 

En ce moment, de nombreux groupes automobiles sont dans une course à la voiture autonome, les plus pressés s’étant fixé comme objectif de mettre en marché de tels véhicules aussi tôt qu’en 2020 ou 2021.

Véhicules autonomes : Un engouement croissant envers la technologie israélienne.

 

 

Il y a quelques mois Intel  a déboursé  15 milliards de dollars pour le rachat  de l’israélien Mobileye. Le fabricant américain  veut s’imposer dans la voiture autonome avec le rachat du spécialiste israélien du secteur.

 

Depuis le cours de l’action Mobileye s’est aussitôt envolé de près de 30 % à la Bourse de New York.

 

Fondé en 1999 par le professeur Amnon Shashua et Ziv Aviram, Mobileye est un leader dans le secteur de l’aide à la conduite automobile. Sa technologie de caméras et jumelées à des systèmes informatiques parmet de détecter et d’identifier à distance des objets mobiles ou fixes en une fraction de seconde.Elle anime non seulement le système autonome des véhicules Tesla Motors, mais elle est aussi utilisée dans la R-D des constructeurs allemands Audi et BMW.

 

 

Une autre entreprise  israélienne spécialisée en technologie optique pour les véhicules en conduite autonome, a obtenue  récemment   60 millions de dollars en nouveaux capitaux provenant de gros équipementiers automobiles américaines  dont Hi-Lex Corporation, WABCO Holdings Inc ainsi que Dana Holding Corporation.

 

Avec tous ces capitaux, les startups  en Israël disent vouloir rapidement propulser sur le marché mondial la technologie des voitures autonomes développées  en Israël.

 

Chez l’équipementier automobile Dana Holding Corporation, le PDG James Kamsickas décrit la technologie israélienne comme une «composante clé» de ses projets de développement en conduite autonome.

 

Avec de tels partenaires de l’industrie automobile les startups en Israël prévoient accélérer l’intégration de leur technologie dans les prochains véhicules routiers  de série qui seront équipés de fonctions de conduite autonome.

 

Ces partenariats avec des équipementiers automobiles représentent un vote de confiance clé de la part des groupes d’entreprises aussi influentes. Leur appui démontre toute la maturité de   technologie  israélienne et la grande crédibilité de leur offre liée aux développements actuels en matière de conduite autonome.

 

 

La technologie israélienne  aurait le potentiel d’accaparer le plus grand segment du marché de la détection et de la télémétrie automobile dans le marché émergent de la conduite autonome, que l’on estime à plusieurs milliards de dollars d’ici 2025.

 

 

Souhail Ftouh

 

 

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