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Le bâtiment de la Knesset à Jérusalem

La première semaine de la rentrée parlementaire en Israel s’est caractérisée par une intense activité du mouvement de la contestation sociale.

La session parlementaire d’hiver a débuté à la Knesset ce lundi 31 octobre 2011. Pour l’occasion, le président de l’Assemblée, Reouven Rivlin, a pris la parole, ainsi que le président de l’Etat, Shimon Pérès, le Premier ministre Binyamin Netanyahu et la chef de l’opposition Tsipi Livni.

Le gouvernement israélien a adopté la veille de l’ouverture de la nouvelle cession de la Knesset les recommandations de la commission Trajtenberg, chargée d’apporter des réponses à la crise sociale. Il a ainsi donné son feu vert à une série de mesures de relance du pouvoir d’achat, après les manifestations de l’été contre la hausse des prix.

Les ministres se sont prononcés à l’unanimité pour la baisse des taxes sur les produits pétroliers et une augmentation de 5.000 shekels (un millier d’euros) des revenus annuels des parents d’enfants de moins de trois ans en 2012. Ces mesures seront financées en partie par une augmentation de l’impôt sur les bénéfices des entreprises, qui passera de 23 à 25%, et par un alourdissement de la fiscalité des revenus du capital, qui seront taxés non plus à 20 mais à 25%.

Dans le cadre des recommandations adoptées le 30 octobre 2011 par le gouvernement pour répondre aux revendications des militants sociaux, un ‘’impôt riches’’ a été entériné. Cet impôt concernera les contribuables dont les revenus annuels dépassent un million de shekels (197.000 euros).

La Knesset a adopté, le 31 octobre 2011 en première lecture un projet de loi selon lequel les étudiants de Jérusalem bénéficieront d’une première année universitaire gratuite.

La proposition va maintenant être discutée à la commission des Affaires sociales. Selon la vice-ministre Gila Gamliel, à l’origine du projet de loi, “cette initiative devrait révolutionner l’enseignement supérieur à Jérusalem où viendraient s’installer de nombreux jeunes diplômés”.

Kadima a achevé la première semaine de la rentrée parlementaire par une ”offensive parlementaire” des lois sur le logement du gouvernement. Le parti centriste d’opposition a soumis soumettre à l’Assemblée 6 projets de loi visant à alléger la pénurie de logements en Israël.

Suite à la demande du maire de Tel Aviv, Ron Huldaï, de trouver des solutions pour parer à la crise du logement, la municipalité envisage de doubler les impôts locaux (Arnona) des appartements vides. On estime à plus de 5.000, à Tel Aviv, le nombre d’appartements visés par cette mesure qui devrait inciter les propriétaires à mettre leur bien en location.

Quelque 200 personnes, des militants sociaux et prestataires du logement public, ont manifesté mardi soir devant le domicile du ministre de l’Habitat Ariel Attias. Ils revendiquaient la reprise de la construction des logements publics, et une augmentation de l’aide au logement.

La Histadrout (la grande centrale syndicale israélienne) a annoncé une grève générale pour la semaine prochaine du fait de l’impasse des négociations avec le gouvernement sur la réduction du nombre des travailleurs du bâtment.

Toujours pas de progrès dans le dialogue entre le Trésor et les internes des hôpitaux .La réunion entre le Trésor et les internes des hôpitaux israéliens n’a pas apporté de progrès sur les points clés du conflit qui paralyse le système de santé du pays.

Des militants du parti Kadima ont accroché le 31 octobre 2011 des banderoles sur l’autoroute reliant Tel-Aviv à Jérusalem, pour appeler le Premier ministre Netanyahu à modifier l’ordre des priorités de son gouvernement et à adopter un nouveau budget social. Leur action s’inscrit dans le cadre de l’ouverture de la session parlementaire d’hiver.

Les principaux militants de la contestation sociale se sont rendus ensuite à la Knesset pour remplir la fiche de propositions des invités. Ils ont souligné leur souhait de voir la Knesset œuvrer pour la promotion de la justice sociale.

Ftouh Souhail

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