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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a a assisté ce dimanche à une cérémonie en l’honneur du soldat israélien Gilad Shalit. Netanyahu a rencontreé Lundi le Premier ministre Silvio Berlusconi.Une délégation composée de neuf ministres a accompagné Netanyahu au cours de cette visite.

A l’issue de son entretien avec le président du Conseil italien, le Premier ministre Binyamin Netanyahu a souligné « l’amitié exceptionnelle qui règne entre les deux pays ». Qualifiant Silvo Berlusconi de « grand ami d’Israël », il a mis en garde contre une reconnaissance de l’Etat palestinien par l’Onu, qui selon, portera atteinte aux efforts de paix.

L’Italie est l’un des rares pays entretenant des relations étroites à la fois avec Israël et le monde arabe, et elle s’oppose au principe de la reconnaissance par l’ONU en septembre d’un État palestinien dans les frontières d’avant juin 1967.

Lors de la conférence de presse donnée lundi à Rome à l’issue de sa rencontre avec le Premier ministre Binyamin Netanyahu, le président du Conseil italien Silvo Berlusconi a assuré que l’Italie s’opposera à l’initiative unilatérale des Palestiniens de proclamer un État lors de la prochaine assemblée générale de l’Onu, en septembre prochain.

Le cadre des réunions gouvernementales conjointes s’est prêté au renforcement des relations bilatérales. Interrogé à la radio publique israélienne, l’ambassadeur d’Israël à Rome, Guidon Méir, a de son côté indiqué que neuf accords de coopération bilatérale ont été signés à l’occasion de cette visite.

D’importantes manifestations économiques israéliennes sont prévues prochainement en Italie, notamment à Milan, a-t-il ajouté.

Binyamin Netanyahou a achevé sa visite en Italie. Dans un communiqué conjoint publié lundi par M. Netanyahu et son homologue Silvio Berlusconi à l’issue d’un Conseil des ministres communs à Rome, les deux dirigeants ont rejeté les velléités palestiniennes de saisir l’Onu pour reconnaître unilatéralement l’Etat palestinien. Ils ont souligné qu’une solution juste et viable au conflit doit être obtenue par le dialogue direct.

Silvio Berlusconi n’a jamais caché son soutien à la mise en place d’une coopération très forte entre Israël et l’Italie. Les Israéliens ont développé avec les Italiens des liens extrêmement forts dans les domaines commerciaux et surtout dans le secteur de la coopération militaire.

Un article de Bernard Ravenel sur “La coopération militaro-industrielle entre l’Italie et Israël” rapportait en 2006 avec précisions des éléments :

EXTRAITS : “Le sénat italien a approuvé à une large majorité un projet de loi de ratification du « mémorandum d’accord » entre les gouvernements italien et israélien en matière de coopération dans le secteur militaire et de la défense en 2005.

Les domaines de coopération comprennent « l’échange de matériel d’armement », « l’organisation des forces armées », « la formation et l’entraînement du personnel militaire », « la recherche et le développement dans le domaine militaire ».

Pour cet objectif sont prévus des « échanges d’expériences entre les experts des deux parties », une « participation d’observateurs à des exercices militaires », des « programmes de recherche et de développement dans le domaine militaire ».

Il s’agit d’un « engagement politique précis pris par le gouvernement italien en matière de coopération avec l’Etat d’Israël dans le domaine de la défense ». Ce mémorandum d’accord correspond aux « intérêts stratégiques nationaux »

Dans une certaine mesure, il s’agit bien d’intérêts stratégiques nationaux si on se situe dans l’optique des intérêts tels qu’ils sont conçus par le gouvernement de Silvio Berlusconi.

En effet, les forces armées italiennes ont beaucoup à apprendre des Israéliens en matière d’armement, d’organisation et d’entraînement.

Par ailleurs, dans le domaine de la recherche et du développement, l’industrie de guerre italienne peut tirer des avantages notables de la coopération avec Israël et, à son tour, elle peut offrir à Israël sa haute technologie.

Le Premier ministre Binyamin Netanyahu et le chef de la diplomatie, Avigdor Lieberman, s’entretiendront dans la journée avec le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle, qui effectuera également une visite à Ramallah. Berlin a déjà annoncé qu’il s’opposerait à une reconnaissance unilatérale de la Palestine.

Ftouh Souhail

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