Dans deux semaines, Israël sera sur la Lune, pour rejoindre le club fermé des pays capables d’alunir

Dans deux semaines, des scientifiques israéliens lancerons le vaisseau spatial israélien “Birchit” (le nom de Genesis) sur la lune. Israël va ainsi rejoindre le petit groupe de superpuissances mondiales qui ont lancé un vaisseau spatial et les ont larguées sur la lune.

Des scientifiques israéliens en train de préparer le lancement du premier véhicule spatial du pays sur la Lune ont présenté une capsule temporelle qui sera du voyage. Cette dernière devrait constituer un témoignage destiné aux générations futures.

Cette capsule contient des disques, des dessins d’enfants, des images de symboles israéliens comme le drapeau bleu blanc, des chansons israéliennes et les souvenirs d’un rescapé de la Shoah. Ils seront laissés sur la Lune.

L’organisation israélienne SpaceIL espère lancer l’engin spatial de quelque 585 kilos le 18 février 2019. Il sera envoyé dans l’espace via une fusée Falcon 9 de la firme SpaceX qui appartient à l’entrepreneur américain Elon Musk.

Le lancement doit avoir lieu à Cape Canaveral aux États-Unis et l’engin devrait mettre un mois et demi à atteindre la Lune. Le projet coûte environ 95 millions de dollars (84 millions d’euros), financé par des philanthropes privés. SpaceIL a également noué un partenariat avec Israel Aerospace Industries, l’une des plus grandes entreprises de défense du pays.

Jusqu’à présent, seuls trois pays sont parvenus à se poser à la surface de la Lune, située à quelque 384.000 kilomètres de la Terre: la Russie, les États-Unis et la Chine. Et douze astronautes américains ont foulé son sol lors de six missions entre 1969 et 1972.

100 millions de dollars sont nécessaire pour envoyer un vaisseau inhabité de 585 kilos sur la Lune. 

 

 

L’Etat hébreu dans la cour des grands de la conquête spatiale

Israël va entrer dans la course des grands pays, avec un alunisseur Beresheet fabriqué par la société israélienne privée SpaceIL, l’une des finalistes de la compétition internationale Google Lunar X Prize (GLXP).

Les organisateurs espèrent ainsi démontrer qu’Israël progresse à vitesse grand V dans la sphère de la haute technologie. Et quoi de mieux qu’un thème à la connotation historique indéniable pour le faire ?

Quoi qu’il en soit, la première tâche de l’engin robotisé sera de planter un drapeau israélien sur la Lune. Puis d’effectuer, entre autres, des recherches sur le champ magnétique de l’unique satellite de la Terre.

Les organisateurs affirment qu’en cas de réussite, il ne s’agira pas seulement du premier véhicule spatial israélien à atterrir sur la Lune, mais aussi du premier engin spatial privé. L’engin a été baptisé Bereshit (“Genèse” en hébreu) après un sondage sur les réseaux sociaux.

Il est équipé de matériel pour mesurer le champ magnétique afin de récolter des données qui permettront de mieux comprendre la formation de la Lune. Les mesures seront partagées avec l’agence spatiale américaine NASA.

Israël compte de nombreuses entreprises spécialisées dans l’aéronautique et l’une d’entre elles compte justement envoyer un premier vaisseau spatial dans la Lune afin de montrer le savoir-faire de l’État hébreu et d’accélérer la recherche spatiale. La Russie, la Chine et les Etats-Unis travaillent chacun sur des missions lunaires.
SpaceIL

Cinquante ans après les premiers pas de l’homme sur la Lune, la surface de notre satellite naturel, un temps délaissée par l’exploration spatiale, suscite à nouveau intérêt et excitation, un retour en grâce qui sera très visible cette année. La Chine compte bien poursuivre sur sa lancée et prépare Chang’e-5, une mission de retour d’échantillons lunaires, prévue pour le moment courant 2019.

L’Inde espère rejoindre le club fermé des pays capables d’alunir en envoyant prochainement la mission Chandrayaan-2, qui comprendra un alunisseur, un robot mobile indien et “un mini-robot européen construit aux Pays-Bas”, précise Bernard Foing, astrophysicien à l’Agence spatiale européenne (ESA). L’Inde espère rejoindre le club fermé des pays capables d’alunir en envoyant prochainement la mission Chandrayaan-2, qui comprendra un alunisseur, un robot mobile indien et “un mini-robot européen construit aux Pays-Bas”, précise Bernard Foing, astrophysicien à l’Agence spatiale européenne (ESA).

Souhail Ftouh