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l’association France-Israël Dijon

Voici le récit d’un voyage, en Octobre 2O13, organisé par l’association France-Israël Dijon, l’histoire d’un succès .

Le 13 Octobre, aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Comme toujours, des groupes de visiteurs, pèlerins en route vers la Terre Sainte, familles juives invitées à des mariages, vacanciers vers les plages d’Eilat, se pressent à l’accueil d’El Al.

Notre groupe compte 32 personnes, venues de Dijon, de Bordeaux, de Paris, de Marseille, de Rouen et d’ailleurs. Certains se connaissent, beaucoup partent pour la première fois, tous vivent une excitation de découverte ou de retrouvailles, tous sont dans l’attente d’une semaine d’exception.

Même si nous n’aimons pas faire cette distinction, certains sont juifs, d’autres (les plus nombreux), non : à la fin du séjour, tous ne seront que des amis d’Israël. Notre programme longuement étudié et encore amélioré sur place par notre guide, a pu satisfaire toutes les attentes :

D’abord, l’immersion dans l’histoire du jeune état par la visite, à Tel Aviv, du Musée de l’Indépendance où, sous la photo de Théodore Hertzl , on entend Ben Gourion lire la déclaration de la création de l’état ; puis le musée du Palmach qui raconte ces héros de la renaissance de l’état d’Israël, devenus plus tard membres de Tsahal l’armée d’Israël, Yigal Allon, Moshé Dayan, Rehavam Ze’evi, Itzhak Rabin… et tant d’autres auxquels il est rendu hommage.

Des visites de sites chrétiens car, qu’ils soient ou non pratiquants, des noms chantent aux oreilles de ceux qui sont allés au catéchisme et il leur semble à peine croyable de se trouver en ces lieux: le Mont des Béatitudes où des pèlerins lisent le fameux « sermon sur la montagne » ; les églises du Mont Thabor ; les jardins de Gethsemani où Jésus et les apôtres ont prié avant la Crucifixion ; le pèlerinage à Nazareth, lieu de l’Annonciation ; la verdoyante boucle du Jourdain (comme il apparaît petit, ce fleuve biblique !) où se trempent, pour leur baptème, tout habillés de blanc, des évangéliques d’Afrique et d’ailleurs, au son de gospels repris en cœur ; le Mont des Oliviers à Jérusalem

La découverte de l’antique terre des hébreux, si ancienne que ses années se comptent « avant Jésus-Christ » dans notre monde occidental et en 5774 pour la tradition juive, ces sites d’affrontements, de guerres impitoyables menées par ces peuples dont le guide érudit nous compte les exploits, nous cite les noms que nous aurons du mal à retenir, les cananéens, les asmonéens, les esséniens, nous devrons réviser le cours à notre retour…

Et puis les romains conquérants, qui nommèrent la région Palestine et la résistance des Zélotes. Puis l’ invasion des perses, puis celle des croisés investis de leur mission divine, puis les mameluks victorieux, Saladin et la prise de Jérusalem, et la longue domination ottomane jusqu’au mandat des anglais sur la Palestine.

On a traversé des paysages superbes : les ruines de Césarée ; le site sauvage de Gamla dans le Golan, si proche de la Syrie en flammes ; un petit troupeau d’ânes noirs sous des palmiers-dattiers ; le paisible lac de Tibériade nimbé de rose vers l’horizon que nous traversons en bateau ; les Wadi arides ; l’incroyable Mer Morte…à tous ces lieux, sont liés les personnages de la Bible, d’Abraham à Moïse dont les noms prennent vie au long de nos visites et que le guide nous évoque, c’est passionnant. Massada, l’héroïque résistance des Zélotes aux romains : nous lirons Flavius Josèphe à notre retour.

L’accueil dans les hôtels, depuis le kibboutz Kinar près du Kinneret avec ses bungalows fleuris, aux hôtels très accueillants malgré leurs flots de touristes ; nos rencontres matinales et nos échanges sur les visites de la veille, et sur celles à venir, autour des petits déjeuners si copieux, les salades fraîches, les fromages variés, les pains croustillants. Partout, nous avons bien mangé, la pause falafels, sur la route, les poissons Saint-Pierre au bord du lac, on se régale, les buffets des hôtels sont variés et de qualité. Les vins d’Israël, obtiennent des prix dans les foires internationales !

Les commentaires de notre inlassable guide : le groupe fut enthousiaste devant ses connaissances historiques et religieuses, sa façon claire de nous raconter l’histoire au fil des lieux visités, n’hésitant jamais à répondre à nos questions, à répéter, à expliquer encore, cette épopée si dense. Et sa vision sioniste depuis son jeune âge, ses engagements, mais aussi son objectivité, jamais il ne transmet les narratifs de chacun dans le sinistre conflit, mais toujours se réfère à des faits, à l’histoire, il démonte la désinformation .

Il renforce, si besoin était, notre conviction que la défense d’Israël est aussi la défense de nos valeurs, de notre civilisation.

Nos réunions du soir, sympathiques, pour débattre avec notre guide toujours présent de ce qui nous tracasse : les rapports entre israéliens et juifs de France, et comment sont perçus les amis d’Israël; l’importance de la présence religieuse visible dans notre kibboutz ou dès l’arrivée à Jérusalem ; les raisons de la désinformation, en France, en Europe ; et, bien sûr l’interminable conflit.
Ce groupe voudrait tout comprendre tout savoir pour, plus tard, tout transmettre.

Pour compléter les explications du guide, nous avons accueilli un soir, Emmanuel Navone, professeur de Relations Internationales à l’Université deTel Aviv. Avec une autre approche, il a également mis en valeur les grandes lignes de nos questions. Sa conférence, suivie d’un trop court débat, s’appuie sur l’histoire, les faits réels et cible trois thèmes : les réfugiés, les « colonies », les frontières, des mots utilisés à tort et à travers, le plus souvent dans la plus grande ignorance, parfois manipulés dans les pires mensonges. Nous le remercions de sa présence.

Les rencontres avec d’autres israéliens : le professeur Rein, de l’hôpital Hadassa, qui nous a présenté la belle association « Un cœur pour la paix » que d’ aucuns vont promouvoir en France. (www.uncoeurpourlapaix.com).
Une famille israélienne, venue Vendredi soir dans notre hôtel à Jérusalem, expliquer à notre table le Shabbat familial, et puis parler, parents et enfants, avec nous comme avec des amis.

Notre chauffeur attentif, si prudent, si habile dans les embouteillages des lieux touristiques, qui nous fait écouter les chanteurs israéliens en vogue ou des rengaines françaises que nous reprenons en cœur….belle ambiance, quand la route est un peu longue sans oublier les blagues, qui fusent dans le car.

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Jérusalem, Yerushalaïm, ville d’or, inscrite dans nos cœurs, apparue sous nos yeux après un long tunnel, comme un cadeau.
La vue sur la ville depuis le Mont des Oliviers ; la visite de la Knesset ; le Musée d’Israël et les Rouleaux de la Mer Morte ; Yad Vachem et nos larmes au Mémorial des Enfants ; l’inextricable vieille ville protégée par ses murailles ; la balade de nuit au Kotel (qui que l’on soit, on ressent, dans l’ esprit et dans le cœur, le divin) ; les visiteurs de tous pays qui prient dans toutes les langues, et se pressent au Saint- Sépulcre ; les souks colorés et bruyants ou vendeurs arabes et juifs, côte à côte, proposent mille objets inutiles et séduisants, pour peu de shekels.

Dans l’avion du départ, nous avions distribué à nos voyageurs la Revue de l’association StandWithUs (www.StandWithUs.com), qui explique en termes clairs l’histoire d’Israël, les raisons du conflit, à partir de l’histoire et de la géographie, un excellent « guide » pour comprendre ce pays, des réponses à toutes nos questions, pour apprendre à réfuter tous les mensonges, toutes les désinformations.

Alors, nous souhaitons dire et redire, à ceux qui nous interrogent souvent, à l’issue de conférences ou lors de rencontres entre amis d’Israël : « mais que pouvons- nous faire ? ». Il n’est qu’une réponse car nos paroles ne sont pas audibles, seuls des voyages peuvent faire comprendre la réalité d’Israël.

Partez, emmenez vos amis, vos voisins, ils verront à la Knesset les députés arabes ; à Cana les villas luxueuses de la population arabe ; au Technion de Haïfa, les étudiants arabes ; à l’hôpital Hadassa, les malades palestiniens, les mères palestiniennes, les médecins palestiniens. Ils verront de leurs yeux que « l’apartheid » évoqué par les ennemis d’Israël est un mythe, un mensonge et une nouvelle forme d’antisémitisme et ils le combattront.

Nous sommes revenus de ce voyage tels des ambassadeurs d’Israël.

Monique Thébault . France Israël-Dijon
Laurence Nguyen France-Israel.

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