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À présent, plus de 1.3 milliards de personnes dans le monde sont en surpoids ou obèses. L’obésité est le 5 ème facteur de risque de morbidité, et les complications qui y sont directement liées (diabète, maladies cardiovasculaires) sont responsables de la mort d’environ 2,8 millions d’individus chaque année. Il a été suggéré que la prédisposition des individus, un environnement promouvant la consommation de nourriture riche en calories et le comportement sédentaire jouaient un rôle dans cette « épidémie » alarmante.

Une étude publiée par The Lancet indique que l’obésité est trois fois plus meurtrière que la malnutrition dans le monde. C’est en tout cas ce que révèle l’étude internationale “Globen Burden of Diseases” effectuée dans 187 pays ces vingt dernières années et publiée dans la très sérieuse revue médicale The Lancet.

Selon l’étude, 3,4 millions de personnes sont décédées en 2012 dans le monde de problèmes liés à l’obésité quand “seulement” un million de personnes sont mortes à cause de malnutrition. Un résultat plus que surprenant qui s’explique en fait par l’augmentation croissante de l’obésité dans les pays développés. Or l’obésité s’accompagne de nombreux risques, que ce soit le diabète, l’hypertension artérielle, les risques cardio-vasculaires…

D’après des récentes statistiques de l’OCDE, Israël fait partie des pays comportant le plus grand nombre d’enfants obèses. En revanche, si 52% des hommes et 43% des femmes sont en surpoids, seulement 17% de la population adulte est considérée comme obèse.

Une découverte israélienne récente a révélé le rôle du cerveau sur l’obésité. L’équipe du Docteur Naftali Stern au Tel Aviv Sourasky Medical  a découvert qu’ mécanisme original du cerveau ”le cerveau obèse” peut mener à la suralimentation et au surplus de poids.Pour cette étude ont a utilisé des tests d’imagerie par résonance magnétique et des scanners pour suivre le flux sanguin au cerveau. Le cerveau est le chef d’orchestre du comportement alimentaire, recevant continuellement des informations sur le statut énergétique de l’organisme et coordonnant la prise alimentaire et l’utilisation par le corps de l’énergie apportée par les aliments. Il répond à une grande variété de ”stimuli externes” liés à la disponibilité et à l’appétence des aliments. 

cerveau

Une autre étude menée aux USA, dans le département de neurochirurgie de l’Université de Pennsylvanie, a montré aussi que la pose d’un implant dans le cerveau près du centre de régulation de l’appétit pourrait réduire l’envie compulsive de grignoter.

Et Pour ceux qui n’aiment pas l’idée de la chirurgie de pontage gastrique, plusieurs étudiants Israéliens ont inventé un nouveau dispositif gastrique non-invasif.

Israël a lancé l’an dernier un grand plan anti-obésité visant à promouvoir un mode de vie sain, axé sur la prévention et la réduction de l’obésité.  Un des aspects du programme consiste à mettre en palace des équipes de fonctionnaires chargés de visiter les entreprises, pour inciter les patrons à offrir des activités physiques à leurs employés.Un nouvel étiquetage des produits vendus sur le territoire israélien est fait avec des informations complémentaires sur les calories.

Selon les chiffres du ministère de la santé, 37% pour cent des Israéliens adultes sont en surpoids, avec un indice de masse corporelle de 25 à 30, tandis que 15% sont classés comme obèses avec un IMC supérieur à 30.Parmi les enfants, 14% sont considérés en surpoids, et 7% sont obèses.

Un groupe d’experts et d’étudiants de l’Université hébraïque de Jérusalem, ont développé le dispositif médical qui aide les patients à perdre du poids en bloquant les nutriments absorbés dans la circulation sanguine.Il ont créé un dispositif innovant afin d’aider à lutter contre l’obésité. Le « MetaboShield » est un manchon gastrique qui peut être inséré par voie endoscopique, ce qui signifie que toute opération serait non invasive, ne nécessitant pas d’incisions, des lésions tissulaires ou sous anesthésie générale.

Docteur Yaakov Nahmias, qui est le directeur du Centre de bio-ingénierie à l’université, a déclaré que l’appareil ne cause pas de dommages à la paroi intestinale, ce qui le rend unique.

Nahmias a également déclaré que le dispositif, qui est inséré dans le corps à travers une cavité, le plus souvent de la bouche, nécessite actuellement un financement d’une société majeure, mais devrait être sur le marché dans les cinq ans.

Souhail Ftouh

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