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Pour la première  fois des pays musulmans ont envoyés des experts à la conférence cyber Sécurité à l’Université de Tel Aviv.

 

Plusieurs journalistes musulmans se sont présentés aussi à  la Cyber Week de Tel Aviv. Le ministre des communications, Ayoub Kara, a souhaité la bienvenue à ces visiteurs.

 

Les journalistes musulmans  ont assisté  au déroulement de la conférence annuelle sur la cyber-sécurité, qui a été organisée à l’Université de Tel Aviv, en tant qu’invités spéciaux du ministère des Affaires étrangères.

 

Du 25 au 29 juin 2017, la Cyberweek 2016, 7ème Conférence internationale annuelle sur la cyber-sécurité, l’un des événements les plus importants au monde dans le domaine, s’est déroulé à l’Université de Tel-Aviv.

 

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Organisée conjointement par le Centre Blavatnik de recherche interdisciplinaire sur la cyber-sécurité de l’Université de Tel-Aviv , l’Atelier Yuval Neeman pour la science, la technologie et la sécurité, le Bureau National israélien pour la cyber-sécurité et le Cabinet du premier ministre, en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères, elle la conférence a réuni des experts internationaux de haut niveau, des chercheurs de la sécurité et des diplomates étrangers, ainsi qu’un nombreux public venu du monde entier pour échanger des connaissances, des méthodes et des idées dans ce domaine en constante évolution.

La Conférence cette année a accueilli plus de 5 000 participants venant de 46 pays différents. Plusieurs experts de pays musulmans  comme la Turquie, la Jordanie, les Emirats Arabes Unis, le Bahreïn et l’Indonésie étaient présents à la conférence cyber Sécurité à l’université de Tel Aviv.

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Les turcs sont les plus présents parmi les visiteurs des pays musulmans  à la conférence cyber Sécurité

 

Des journalistes de Turquie étaient les plus présents  parmi les invités des pays musulmans. Des journalistes de Fox Turkey, Emre ?zkübarlas, Kenan Özcan, Daily Sabah et ?eyma Eraz ont assisté à de nombreuses réunions.

 

Le consul général d’Israël à Istanbul, Shai Cohen  et le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Emmanuel Nahshon ont  souligné l’importance des liens récemment rétablis entre Jérusalem et Ankara.

 

Selon le Daily Sabah, Ron Gerstenfeld du ministère israélien des Affaires étrangères et un responsable du cabinet du Premier ministre israélien ont considéré que cette visite marque l’importance du réchauffement des liens entre Israël et la Turquie.

 

Ayoub Kara, du parti Likud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a  même reçu  trois membres de la délégation de journalistes de Turquie à son bureau de la Knesset.

 

« Les relations avec la Turquie s’améliorent de plus en plus et sont importantes pour le gouvernement d’Israël, l’État d’Israël et l’économie israélienne », a déclaré Kara aux journalistes selon une vidéo publiée sur sa page Facebook.

 

Après avoir échangé des ambassadeurs en décembre 2016  dans le cadre d’un accord de réconciliation signé en juillet 2016, Israël et la Turquie ont cherché à améliorer la coopération qui était au plus bas après l’incident du Mavi Marmara de 2010.

 

Les relations entre les anciens alliés ont été presque interrompues en 2010 suite à un raid naval israélien sur une flottille turque essayant de briser le blocus israélien de la bande de Gaza contrôlée par le Hamas. Le raid, dans lequel les commandos de l’armée ont été attaqués par des militants à bord, a fait 10 morts turcs et a blessé plusieurs soldats.

Les invités turcs ont discuté  avec  le Major général (ret.) Prof. Isaac Ben-Israël, chef du Centre de recherche Blavatnik et le président Yuval Neeman, président de l’Agence spatiale israélienne et du Conseil national pour la recherche et le développement au sein du ministère de la Science.

 

Parmi les orateurs il y’a eu : le Premier Ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le président de l’Université de Tel-Aviv, le Prof. Joseph Klafter, le Dr. Eviatar Matania, chef du Bureau national israélien pour le cyber-sécurité et le général Keith Brian Alexander, ancien directeur de l’Agence nationale de la sécurité des États-Unis (NSA) et Christopher Painter, chargé du cyber sécurité au State Department, Alejandra Mayorkas, secrétaire adjoint du Département de la Sécurité intérieure des États-Unis, Bruce Schneier, cryptologue, spécialiste mondial de sécurité informatique, et William Saito, conseiller spécial auprès du cabinet du Premier Ministre japonais.

 

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré lors d’un discours à la Conférence:

 

« Dans le passé,  dire que vous venez d’Israël, est considéré comme une perte de temps mais aujourd’hui, quand on parle de cyber sécurité ou d’une technologie de pointe, il est  évident que nous parlons d’Israël.  Ceci est un grand avantage. Ils veulent de partout dans le monde venir ici. »

 

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Il a ajouté  «  Par exemple, le premier ministre indien va nous  visiter en Israël pendant plusieurs jours, il considéré comme l’un des plus importants premiers ministres dans le monde alors que l’Inde est la troisième plus grande économie mondiale et son économie croît à un rythme élevé. Le Premier ministre indien veut renforcer les relations avec Israël dans de nombreux domaines, y compris l’eau, l’agriculture et la santé, mais aussi dans le domaine de cyber Sécurité et a de très bonnes raisons de le faire. »

 

 

Multiplication des cyberattaques au cours des dernières années

 

La multiplication des cyberattaques au cours des dernières années met en lumière le risque chaque fois plus élevé de vivre dans une société de plus en plus connectée.Pour une deuxième année, l’agence de cybersécurité Rapid7 a publié un index des 183 pays les plus vulnérables aux cyberattaques. Pour produire cet index, l’agence a analysé en pourcentage le nombre de systèmes informatiques qui sont « exposés et vulnérables » à des violations et à des intrusions.

 

Plusieurs musulmans riches comme les Emirats arabes, ainsi que de nombreux pays du Golf figurent parmi les 50 premiers pays de la liste. Cela explique que ceux-ci sont particulièrement vulnérables aux attaques à caractère financier.

De nombreux pays musulmans moins riches comme la Turquie sont également vulnérables, puisque les fournisseurs et les gouvernements ont généralement moins de ressources pour protéger les systèmes informatiques, indique le rapport.

Des pays où le nombre de personnes qui utilisent Internet croît exponentiellement – comme l’Inde – sont aussi à risque, étant donné que les nouveaux usagers sont souvent moins éduqués sur les besoins de sécuriser leurs réseaux.

Les États-Unis (137e) sont souvent la cible de cyberattaques, mais ils figurent moins haut dans cet index en raison de leur capacité à contrer ces attaques.

Jusqu’à présent, les cyberattaques étaient généralement circonscrites, et leur degré de sophistication n’était pas aussi avancé. Mais les récentes cyberattaques (Wannacry et Petrwrap) se sont propagées très rapidement et ont touché des ordinateurs dans plusieurs pays, prenant plusieurs experts par surprise.

« Il est clair que nous entrons dans une nouvelle ère de cybersécurité », dit le Dr. Eviatar Matania, chef du Bureau national israélien pour le cyber-sécurité.

 

Un autre élément qui inquiète est le fait que les outils pour mener des cyberattaques sont plus accessibles sur Internet, ce qui facilite le travail des cybercriminels.

 

« Globalement, nous sommes tous exposés à ce type d’attaque. Les cyberattaques mettent en lumière notre dépendance extrême à la technologie numérique, qui reste très mal protégée » explique, le président de l’Université de Tel-Aviv, le Prof. Joseph Klafter.

 

Dans le cas de Wannacry et de Petrwrap, les pirates ont utilisé une application conçue par l’Agence nationale de la sécurité des États-Unis (NSA) qui avait été volée et divulguée publiquement sur le web. « Cette application peut maintenant être recyclée par n’importe quel cybercriminel », explique le Major général (ret.) Prof. Isaac Ben-Israël, chef du Centre de recherche Blavatnik.

 

La cybercriminalité est un « défi complexe qui ne peut pas être surmonté par une seule solution ou partie. Le public, les gouvernements, le secteur privé, les organismes d’application de la loi, le personnel qualifié et les partenaires stratégiques doivent tous jouer un rôle », indique  les participants à la conférence du cyber sécurité de l’Université de Tel-Aviv.

 

Souhail Ftouh

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