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Yaakov Litzman, ministre de la Santé israélien a assisté, ce mercredi 8 juin 2016, à la réunion de Haut niveau sur l’éradication du sida, de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, qui se tient  du 8 au 10 juin à New York.

La réunion, précise ONUSIDA, concentrera cette année son attention sur l’importance d’accélérer la lutte contre le VIH au cours des cinq prochaines années afin de guider le monde vers la suppression de l’épidémie du Sida d’ici 2030 dans le cadre des Objectifs de développement durable.

 

La réunion est dirigée, précise la même source, par le président de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, Mogens Lykketoft, et animée conjointement par Jürg Lauber, Représentant permanent de la Suisse auprès de l’ONU, et Patricia Mwaba Kasese-Bota, Représentante permanente de la Zambie auprès de l’Organisation des Nations Unies.

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L’Afrique abrite la quasi-totalité des enfants malades du sida dans le monde, a déploré mardi à Abidjan le directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibé, plaidant pour un accès universel aux traitements antirétroviraux pour les enfants

“50% de ces enfants qui naissent avec le sida meurent avant leur cinquième anniversaire” parce qu’ils n’ont “pas la chance d’avoir accès aux services qui sont mis à la disposition des autres enfants dans le reste du monde”, a dénoncé le directeur exécutif de l’Onusida.

Cinq millions de personnes n’ont toujours pas accès au traitement contre le VIH/Sida en Afrique centrale et de l’ouest, selon un rapport de l’ONG Médecins sans frontière publié en mars, qui qualifie cette situation de “faute stratégique” de la communauté internationale.

 

Israël exporte son expérience en Afrique 

 

Les Israéliens ont déjà joué un rôle important dans la lutte mondiale contre le Sida.

En raison de l’expérience des experts médicaux israéliens acquise via l’exécution des procédures de circoncision sur les hommes , une délégation israélienne a été envoyée en Afrique afin de se confronter à ce problème.Malgré les énormes défis posés en Afrique, comme que les installations rudimentaires, les faibles médecins sur le terrain et la réticence des hommes à se soumettre cette pratique douloureuse, un groupe d’Israéliens a décidé de se confronter à ces obstacles, et de tenter d’apporter des améliorations.

 

Trois neurologues et entrepreneurs ont ainsi uni leurs forces et sont arrivés avec Prepex, un dispositif non-chirurgicale plus sûr, plus rapide et moins cher que tous les autres appareils ou méthodes chirurgicale de circoncision. La technologie derrière ce dispositif simple mais extrêmement efficace a été développée par la société Circ MedTech Ltd., une entreprise sociale qui a pu profiter des innovations technologiques développées en Israël.

Alors que les intervention chirurgicales de circoncision sont généralement coûteuses, douloureuses et prennent du temps, le dispositif Prepex ne nécessite pas l’injection d’un anesthésique local, ni de se rendre à l’hôpital, et la procédure peut être effectuée par des infirmières, dans un milieu non stérile.

Prepex est devenu si populaire qu’il est maintenant utilisé dans 12 pays dans monde et a même gagné l’année dernière un prix prestigieux lors des Tech Awards 2015, l’équivalent des “oscars” de la Silicon Valley.

“Il est incroyable de voir comment vous pouvez continuer votre vie, tout en passant par le processus de circoncision”, a affirmé Adi Kadussi, directrice du marketing chez Circ MedTech Ltd.

“PrePex est la preuve qu’il est possible de changer la perception de cette pratique ancienne. Ce n’est pas parce que la circoncision est une pratique religieuse ou culturelle qu’il n’y a qu’une seule façon de la pratiquer. Il est important d’être créatif et de trouver des dispositifs nouveaux et intéressants qui puissent vraiment aider les gens et répondre à leurs besoins”, ajoute-t-elle.

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Lorsqu’elle explique pourquoi les Israéliens ont joué un rôle important dans le développement de ces technologies, Kadussi évoque leur extraordinaire motivation. “Rien ne peut rester en travers de leur chemin”, dit-elle. “Ils ont cette capacité à transformer l’impossible en possible, grâce à leur volonté, et ils n’ont pas peur des défis. Toute difficulté est un défi pour eux”, se rejouit-elle

La réaction à PrePex en Afrique a été extrêmement positive. “Il y a beaucoup d’hommes qui parlent sur la façon dont ça a changé leur vie”, témoigne Kadussi. “Même des célébrités l’ont utilisé, comme ce célèbre musicien au Zimbabwe qui est monté sur scène, en portant l’appareil sous ses vêtements”.

En janvier 2016, deux scientifiques israéliens ont affirmé avoir mené une avancée significative dans la destruction des cellules infectées par le VIH. Les professeurs Abraham Loyter et Assaf Friedler de l’Université hébraïque de Jérusalem ont ainsi indiqué avoir trouvé une méthode permettant de tuer les cellules infectées par le virus sans affecter le reste du corps, permettant ainsi de guérir le porteur du VIH.

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La recherche a été un tel succès que la société Zyon Pharmaceutical a signé un accord exclusif avec l’Université hébraïque pour développer un médicament qui pourrait changer le vie de beaucoup de gens.

Les scientifiques ont réussi à développer des peptides, qui procèdent à de nombreuses copies de l’ADN du virus VIH pour entrer dans la cellule, au lieu d’une seule copie habituellement. Ce procédé conduit à une activation des mécanismes d’auto-destruction de la cellule, provoquant ainsi la mort de la cellule et empêche une propagation du virus dans le corps du patient.

Quelques mois auparavant, les scientifiques israéliens de l’Université Ben Gourion de Beer Sheva ont effecté une percée révolutionnaire dans la recherche sur le VIH, en découvrant des similitudes entre le virus et la leucémie.

 

Le docteur Ran Taube, du département de microbiologie, d’immunologie et de génétique, de l’université dans la ville du sud d’Israël a expliqué que cette découverte était susceptible d’effectuer un “diagnostic révolutionnaire” et de mener à “la clé de la solution clinique qui permettra d’éviter l’infection par le VIH et de détruire le virus mortel”.

Taube, qui a conduit ses travaux avec le docteur Uri Rubio du centre médical universitaire Soroka, a expliqué que la recherche vise à éradiquer le Sida et de ralentir la progression d’une forme de leucémie rare qui se développe surtout chez les enfants.

 

Souhail Ftouh

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