Des Marocains d’une région défavorisée réclament le droit d’avoir des routes, comme chez les Palestiniens

 

Les manifestations qui se multiplient ces derniers jours dans les régions défavorisées Maroc, sautent aux yeux. La raison de cette colère est la marginalisation. Le Maroc d’aujourd’hui a hérité un long passé d’injustice économique et sociale. Une partie du peuple se sent méprisé “Mahgour” (victime de “hogra” en arabe ) parce qu’il a l’impression que le Royaume ne s’occupe pas de ses problèmes.Le Marocain se sent injustement traité, impuissant et frustré face aux différentes formes que prend cette injustice. La cause déterminante de la “hogra” , c’est donc Rabat.

Cette frange oubliée de la population marocaine réclame, par exemple, la construction de belles routes comme celles payées par les Européens dans les Territoires palestiniens.

En 2011, la ville d’Al-Hoceima avait déjà été l’un des épicentres du mouvement de contestation qui s’était emparé du Maroc. Si, Mohammed VI tente depuis plusieurs années de redynamiser le nord du royaume, les inégalités économiques et sociales persistent et sont un terreau idéal pour la révolte.

Des centaines d’habitants de sept localités rurales de la province de Zagora ( située dans le Sud marocain) ont manifesté le 2 septembre pour dénoncer leur « isolement » et réclamer le désenclavement de leur région.

«Non à l’isolement, non à la marginalisation », « On est là parce qu’on veut des routes comme chez les Palestiniens », « Les routes sont un droit légitime ». Ce sont quelques-uns des slogans scandés dans cette pauvre province par des centaines de manifestants. Ces derniers sont sortis dans la rue pour rappeler au gouvernement que ils vivent un « isolement » pire qu’ un blocus dans cette région oubliée.

Selon plusieurs sources marocaines, dont Hespress et Alyaoum24, ces habitants seraient originaires de sept localités de la région, à savoir Tanoumrite, Tamlalt, Zaalou, Ait Ouazik, Abdi Ilmchan, Tamsahelte, et Doukou, qui relèvent des communes rurales d’Aït Ouallal et Tazarine. Sous le soleil cuisant de septembre, cette region brûle.

Les manifestants ont marché en direction d’Errachidia, où se trouve le siège de la région Drâa-Tafilalet. Une de leurs principales revendications concerne la construction d’une route reliant la régionale 108 à leurs localités, rapportent les mêmes sources.

 

Ici , la scolarisation des enfants est pleine d’obstacles. Absence transport, des routes, gestion en eau potable, manque de professeurs ou de manuels scolaires. Ce sont autant de facteurs récurrents que des motifs qui découragent les parents qui ont déscolarisé leurs enfants. Cette region qui a longtemps été abandonnée par le pouvoir central est répertoriée comme étant des plus pauvres. Par ailleurs, très peu d’associations se mobilisent pour cette région. Les taux de pauvreté, de mortalité maternelle et d’analphabétisme féminin sont des plus élevés.

Dans cette région, qui possède un climat désertique chaud, le mercure grimpe jusqu’à 45° à l’ombre au début de l’automne. Ici plusieurs enfants souffrent de la maladie des enfants de La Lune, un terme bien joli qui cache une pathologie orpheline dont le nom scientifique est Xeroderma Pigmentosum. Alors que dans d’autres pays les classes sont équipées de filtre UV, des enfants marocains malvoyants se voient interdits d’accès aux écoles et les médicaments sont onéreux et leurs parents n’ont pas la sécurité sociale.
L’actuel roi Mohammed VI est incapable de s’attaquer à la racine du mal: les injustices qui ruinent la vie de Marocains ordinaires. Pour l’instant le régime marocain se contente de mettre du sparadrap sur la plaie ouverte que représente l’injustice économique et sociale.

Les belles routes dans les Territoires palestiniens.

Les rues de la municipalité de Ramallah, dans les Territoires palestiniens, ont presque toute neuves. Les travaux seront réalisés par des fonds européens afin d’augmenter la capacité et la fluidité du réseau routier en prévision de l’augmentation du trafic et du développement économique.

L’argent coule à flots dans les Territoires palestiniens. Remarquez la propreté ici des trottoirs dans la capitale Ramallah. On en oublierait presque qu’en est dans une rue arabe, comparativement à Alger Centre ou Tunis. L’Europe compte comme premier donateur pour l’Autorité palestinienne.

Un réseau de colonies arabes s’est établi dans toute la Judée Samarie. Ici au tour de Ramallah, les constructions se sont développées dans les années 2000 et se poursuivent depuis. Ces colons sont souvent des palestiniens à la recherche de logements abordables. Ces constructions sont les bases d’un futur État palestinien payés par de genreux fonds européens.

La ville, qui héberge le siège et les bureaux de l’Autorité palestinienne, s’est transformée ces dernières années en métropole moderne et trépidante du Moyen Orient. Ces dix dernières années, la ville a également vu l’ouverture de cinq hôtels cinq étoiles, et un autre ouvrira bientôt, un signe évident que les perspectives touristiques de Ramallah augmentent.

 

 

De nouvelles constructions de villas, reflets du boom économique, se répandent dans les territoires palestiniens. L’importation d’un urbanisme occidentale dans les villes palestinienne a ramené avec lui la proliferation de l’aménagement de jardins ou de terrasses européennes ,réalisés par des professionnels de l’aménagement paysager.

De nouvelles constructions, reflets du boom économique, éclosent dans la capitale palestinienne. L’urbanisme se répand à Ramallah témoin du renouveau économique de la région.Ramallah veut imiter Amman ou même Dubaï. Et sa croissance, de 3,2%, devance allègrement celle de tout le Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

Plus de 200 start-up du territoire attirent de plus en plus de capitaux étrangers en raison du flux massif d’investissement dirigé vers la Palestine. Des investissements issus de la diaspora palestinienne ou des programmes internationaux d’aide au développement, dont la Palestine est l’un des premiers bénéficiaires au monde.

La capitale palestinienne Ramallah obtient la note A+ de notation Standard &Poor’s. (1e meilleure note sur une échelle comprenant une vingtaine de niveaux) ainsi que la perspective «stable» associée à celle-ci.

Depuis 2017, la ville palestinienne recourt au processus de notation, étape incontournable d’accès aux marchés financiers. Cette note repose, notamment ,sur les performances budgétaires solides de la collectivité et sur son pilotage financier. Elle a sélectionné cette agence de notation Standard&Poor’s, qui a rendu public sa première note dès juin 2018 et actualisera tous les six mois. Ces résultats viennent conforter que les Palestiniens ne vivent pas un Ghetto comme nous prétendent les médias. Ils plus chanceux que les Tunisiens et Marocains réunis.

 Souhail Ftouh