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Les pro-Kadhafi et ses opposants ont lancé vraisemblablement chacun une campagne «new look» et ils veulent séduire Israel.

Une source israélienne a révélé des informations selon lesquelles le député Méir Shétrit, a rencontré deux diplomates durant leur passage à Jérusalem et affirme qu’ils sont venus ”pour changer l’image de la Libye”.

La source qui a requis l’anonymat précise que les 2 Libyens, tous deux hommes d’affaires proches du dictateur Mouammar Kadhafi, ont également rencontré la chef de l’opposition Tsipi Livni (Kadima) et le député Danny Danon (Likoud) ainsi que d’autres responsables israéliens.

Le ministère de l’Intérieur israélien a pourtant démenti ce lundi 11 juillet 2011 avoir accordé des visas d’entrée à deux diplomates libyens qui souhaitaient visiter le pays, indique la radio de l’armée Galei Tsahal.

Le mois dernier l’écrivain français Bernard-Henri Lévy a déclaré qu’il avait transmis un message du Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion libyenne, au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Selon ce message, “le futur régime libyen entretiendra des relations normales avec les autres pays démocratiques, y compris avec Israël”, a précisé l’écrivain, en provenance de Misrata, ville rebelle située à l’est de Tripoli.

Même si la visite des deux diplomates libyens n’ est pas confirmé , Jérusalem aurait refusé l’établissement de relations diplomatiques avec la Libye du colonel Kadhafi, selon le quotidien koweïti A-Raï, du 26 mai 2011, citant des sources diplomatiques arabes.

La proposition aurait été faite, en avril 2011, par un émissaire de Kadhafi, qui se serait rendu en Israël en avion privé au départ de la Tunisie. Les contacts auraient été pris par un Autichien d’origine juive, très proche de Seif Al Islam, un de fils de Mouammar Kadhafi. Israël aurait refusé, cette proposition ne servant pas ses intérêts.

Le journal koweïtien précise qu’un responsable israélien aurait précisé que Jérusalem n’est pas intéressé à quelque contact que ce soit avec Kadhafi. L’homme qui avait servit comme intermédiaire pour trouver une issue à la situation actuelle s’appelle Martin Schlaff. Cet homme d’affaire autrichien au carnet d’adresse fourni est un proche à la fois du chef de la diplomatie israélienne Avigdor Liebermann et de la famille Kadhafi.

Les Israéliens observent naturellement la révolte des Libyens qui endeuillent ce pays et espèrent que la chute du régime de Kadhafi n’ouvrirait pas la porte à un régime islamique en Libye.

D’ailleurs un groupe d’experts français et étrangers des questions de Défense met en garde contre “le risque islamiste” en Libye, dans un rapport publié le mois dernier à l’issue d’une mission auprès des belligérants libyens. “Les véritables démocrates ne sont qu’une minorité” au sein du Conseil national de transition (CNT) qui regroupe les insurgés, “et doivent cohabiter avec des anciens proches du colonel Kadhafi, des partisans de la monarchie et des tenants de l’instauration d’un islam radical”, soulignent-ils.

Ftouh Souhail

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