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Ariel Sharon, ancien Premier ministre israélien et figure de la lutte pour la survie d’Israël  est décédé ce samedi 11 janvier 2014 à l’âge de 85 ans.

Ariel Sharon «s’est éteint», a déclaré le bureau du premier ministre Benjamin Netanyahu , avant de lui rendre un long hommage . «Notre cher Ariel Sharon aura des funérailles d’Etat», a-t-il ajouté, annonçant que les drapeaux seraient en berne à partir du Samedi et jusqu’aux obsèques.

Ariel Sharon sera inhumé lundi après-midi près de sa résidence dans le sud d’Israël. La dépouille mortelle d’Ariel Sharon sera exposée demain, dimanche, au parlement à Jérusalem. Une cérémonie funèbre aura lieu lundi matin dans le bâtiment de la Knesset. L’atmosphère était au recueillement.

Absent de la scène politique depuis plusieurs années déjà, Arik faisait l’objet d’un véritable culte dans son pays. 

Un militaire ardent défenseur d’Israël

Ariel Sharon commence sa carrière dans l’armée, à l’âge de 17 ans. Il participe notamment à la guerre de indépendance 1948, au cours de laquelle il est blessé. La Haganah, l’armée clandestine qui se battait contre les Britanniques et aussi contre les colons arabes.

A la suite de ce conflit et d’études à l’université Hébraïque de Jérusalem, il s’impose dans les rangs de Tsahal et prend la tête de l’Unité 101, connue comme la première unité des forces spéciales israéliennes. Adepte des méthodes expéditives , Sharon mène plusieurs expéditions punitives contre les terroristes arabes palestiniens. 

Au cours de la guerre des Six Jours, en 1967, opposant Israël à l’Égypte, la Jordanie et la Syrie, une des divisions commandées par Ariel Sharon participe à la prise du Sinaï, ce qui permet au responsable militaire d’acquérir prestige et reconnaissance auprès de ses troupes et de l’opinion publique de son pays.

En 1969, il applique sa méthode forte contre les nids des terroristes à Gaza en menant des opérations de commandos. 

Durant la guerre du Kippour, en octobre 1973, il prouve à nouveau ses capacités militaires en franchissant le canal de Suez et en encerclant l’armée égyptienne.

Début 2001, il réagit face à l’explosion de la violence palestinienne et assigne  Yasser Arafat, à résidence dans son QG à Ramallah.  M. Sharon approuve aussi le projet de la barrière de la sécurité en Judée Samarie en vue de sauver la vie des juifs israéliens contre les attentats aveugles.

Un politicien pragmatique

Fort de ses succès militaires, Ariel Sharon débute sa carrière politique en 1973, lorsqu’il participe à la création du parti nationaliste de droite, le Likoud et est élu à la Knesset, l’assemblée israélienne, sur la liste de ce même parti. Il quitte toutefois son poste de député pour devenir conseiller spécial à la Sécurité auprès du Premier ministre d’alors, Yitzhak Rabin, mais le reprend en 1977, jusqu’en 2006.

Dans les années 1990, alors que les attentats se multiplient en Israël, Sharon enchaîne plusieurs portefeuilles ministériels, et est tour à tour ministre de la Construction et de l’Aménagement, ministre de l’Infrastructure nationale et ministre des Affaires étrangères, à partir de 1998, mandat au cours duquel il dirige les négociations de paix avec l’autorité palestinienne.

Au cours de sa campagne électorale, il déclare notamment: “Je suis pour une paix durable… Unis, je pense que nous pouvons gagner la bataille de la paix. Mais cela doit être une paix différente, avec une reconnaissance totale des droits des Juifs dans leur seule et unique terre; une paix avec la sécurité pour des générations et une paix avec Jérusalem unifiée en tant que capitale éternelle et indivisible du peuple juif dans l’État d’Israël pour toujours”.

Après avoir stoppé les négociations de paix avec Yasser Arafat, il entame des pourparlers avec le successeur de ce dernier après sa mort, Mahmoud Abbas. 

Ariel Sharon consent à infléchir sa politique et engage le retrait de la bande de Gaza, en signe d’ouverture. Un geste que son propre camp ne lui a jamais pardonné, tout comme une large partie de l’opinion publique israélienne, ce qui lui vaut de devoir former une alliance avec les travaillistes de Shimon Peres.

Le divorce avec le Likoud est entamé et Ariel Sharon en démissionne en novembre 2005, avant de créer son propre parti, de centre-droit, Kadima.

Ariel Sharon a disparu de la scène politique alors qu’il venait d’opérer un virage vers le pragmatisme, retirant Israël de la Bande de Gaza en 2005, fondant la même année le parti centriste Kadima et préparant l’ultime étape qui devait l’inscrire dans l’Histoire : retirer Israël de la majeure partie de la Judée Samarie pour doter l’État juif de frontières définitives, sûres et durables. Ce virage l’avait porté au faîte d’une popularité rare en Israël et l’avait gratifié in extremis d’une réhabilitation internationale.

Victime de deux graves attaques cérébrales à l’âge de 77 ans, en décembre 2005 et janvier 2006, Ariel Sharon est plongé dans un profond coma sous respiration artificielle, à trois mois des élections, pour lesquelles il était annoncé comme grand favori.

Ariel Sharon restera dans l’histoire pour avoir cette volonté inébranlable de lutte pour la survie d’Israël. Et pour avoir épargné à son peuple un génocide de la part des arabes. Il est l’incarnation de la nation israélienne, le ciment de son unité et la fierté de tout les sionistes.

Ftouh Souhail

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