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Le rapport Doing Business de 2018 consacré aux « réformes pour la création d’emploi » a été publié, ce mardi 31 octobre 2017, par la Banque Mondiale. Ce rapport relate les environnements réglementaires les plus favorables aux entreprises.

Dans ce rapport, l’Etat Hébreu a été classée 54ème sur 190 pays en terme de « facilité de faire des affaires », derrière la Belgique et l’Italie.

Le rapport qui relate une nette amélioration du climat des affaires, explique la robustesse de  l’environnement entrepreneurial israélien au niveau du financement du secteur privé, les incitations à la R&D, et le capital-risque.

Le capital-risque est fortement présent dans le financement des projets de start-ups en Israel, ce qui encourage l’apparition et le financement de nouveaux projets et de l’innovation.

Le rapport mentionne un vrai savoir-faire israélien dans le domaine des capitaux d’amorçage qui peuvent apporter un soutien et un financement à de nouvelles start-ups.

Toujours selon le rapport, qui a dressé le bilan des réformes entreprises pour l’amélioration du climat d’affaires dans 190 pays, Israel s’est illustré pour sa culture d’entreprise.

En Israël, le soutien économique à la création d’entreprises innovantes est beaucoup plus développé qu’en Europe. En Israël on compte des centaines d”incubateurs, soutenus par environ 20 fonds. La plupart de ces fonds utilisent les capitaux du secteur public, même si certains sont privés.

L’Autorité de l’Innovation, anciennement connue sous le nom de Bureau du scientifique en chef, qui a été réformée en 2016 et est destinée à doper l’écosystème de l’innovation locale. L’Autorité est une instance indépendante et impartiale, qui gère un budget annuel de 1,6 milliard de shekels (environ 450 millions d’euros).

Un modèle entrepreneurial fondé sur l’innovation.

La révolution technologique qui a transformé Israël en un modèle d’écosystème a commencé en 1993, lorsque le gouvernement a décidé de créer un environnement qui favorise l’innovation technologique et en fasse la base de son économie nationale. Le programme a porté ses fruits avec la création de Yozma, un fonds d’investissement doté de 210 millions de dollars. 85% du capital engagé dans le fonds venait des fonds publics, mais les gestionnaires en charge des décisions d’investissement étaient issus du secteur privé, et plus précisément du capital-risque.

Dans un premier temps, l’argent a été investi dans la création de nouvelles entreprises, avec environ 600 participations chaque année entre 2003 et 2012. Aujourd’hui, le pays compte quelque 3500 entreprises technologiques actives, et Israël occupe la première marche du podium en nombres de start-up par habitant.

À plusieurs points de vue, Israël constitue le lieu idéal pour développer sa fibre entrepreneuriale. Avec une population et un PIB 318,7 milliards USD (2016) pratiquement équivalents à celui du Michigan, l’écosystème entrepreneurial y est bien plus dynamique que le Luxembourg, la Chine ou le Qatar.

Le chômage est pour l’instant à son plus bas niveau avec 5,3% et shekel est devenu une des monnaies les plus fortes dans le monde. De nombreuses entreprises internationales sont installées en Israël, à l’instar d’Intel et d’Apple. On y trouve également cinq universités, deux centres de recherche prestigieux et 24 collèges technologiques.

Une référence mondiale dans la création de start-ups

En Israël, l’entrepreneuriat est valorisé, voire célébré. Avoir fondé son entreprise est considéré comme une source de fierté, et non pas comme une sortie de secours pour quelqu’un qui n’aurait pas réussi à faire sa place sur le marché du travail. La volonté d’entreprendre et d’innover est très forte, créer une entreprise est littéralement ancré dans les mentalités.

En Israël, les entrepreneurs peuvent trouver soutien et ressources au sein d’un écosystème cohérent. Ils n’ont pas à frapper à 20 portes différentes avant de trouver la bonne. Incubateurs, accélérateurs, centres de recherche, fonds de démarrage… tout est mis en œuvre pour favoriser l’entrepreneuriat. De plus, des programmes sont exclusivement consacrés aux immigrants juifs afin d’aider les nouveaux arrivants à se lancer en affaires.

Si dans certains pays  l’échec est généralement passé sous silence et perçu comme une faiblesse qu’il faut cacher,  dans l’approche israélienne c’est radicalement différent. À leurs yeux, tenter sa chance et se tromper permet d’apprendre de ses erreurs et de s’améliorer au prochain essai. Dans les incubateurs, on préfère d’ailleurs recruter des entrepreneurs qui ont lancé des start-up qui n’ont pas fonctionné, plutôt que ceux qui n’ont jamais rien essayé.

En Israel la vision internationale est très présente. Lorsqu’on parle à un entrepreneur israélien, on est frappé par sa vision internationale des affaires. Pour lui, ses concurrents se trouvent en Europe ou aux États-Unis et non pas dans la ville voisine. Cette façon de voir les choses est indispensable pour éviter d’être confiné à leur petit territoire, entouré de voisins avec lesquels les relations ne sont pas toujours au beau fixe…En outre, si les Israéliens parlent hébreu ils passent sans difficulté à l’anglais pour faciliter la tache.

Tentant de comprendre à quel point le modèle israélien est exportable, le gouvernement espagnol a commandé récemment un rapport qui compare les deux pays et analyse leurs forces et faiblesses respectives. Les résultats de l’étude montrent que les principaux avantages du modèle israélien est  le financement du secteur privé, les incitations à la R&D, et le capital-risque. Le  rapport donne une mauvaise note à l’Espagne pour sa culture d’entreprise.

Souhail Ftouh

 

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