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Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la cérémonie de Yom HaZikaron au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 1er mai 2017

 

En temps de guerre en Israel, les mères, les épouses et les sœurs sont faites pour souffrir. Elles vivent dans l’angoisse de la porte qui s’ouvre face à l’officier de Tsahal, messager de la mort,  apportant la triste nouvelle avec son lot de larmes et de douleur incompressible.

Parce que la vie doit continuer pour ceux qui restent et qui ont en charge la sécurité du pays, il n’y a qu’Israël qui soit capable de pleurer ses morts le jour du Souvenir, Yom Hazikaron, durant lequel on rappelle les 23.544 noms des soldats de l’État d’Israël tombés au combat et des victimes du terrorisme, pour ensuite le lendemain célébrer dans la joie Yom Haatzmaout, le jour de l’indépendance. Le jour de deuil précède la célébration gaie de la victoire.

Lundi  1 Mai 2017, à 11h00, une sirène de deux minutes a résonné, marquant le début des cérémonies de commémoration officielles dans tout le pays, auxquelles devaient assister 1,5 million d’Israéliens. La cérémonie honorant les 3 117 personnes tuées par le terrorisme commence à 13h00 au mont Herzl, à Jérusalem.

Ce le jour de la commémoration des soldats tombés pour la défense d’Israël depuis sa création veut honorer ceux qui ont donné leur vie pour que tous les Israéliens puissent, en toute sécurité, vivre la leur. Israël est considéré comme un pays à part car son armée est populaire et constituée en majorité de conscrits.

La Journée du Souvenir ne nous enjoint pas seulement de nous recueillir devant la mémoire de toutes celles et ceux qui sont tombés pour que vive l’Etat d’Israël, mais également de bien prendre conscience que ce long combat n’est pas fini, et que les ennemis d’Israël ne se lassent pas.

Alors que le son des sirènes marquant une minute de silence prenait fin dimanche soir, le président Reuven Rivlin a ouvert la cérémonie officielle de Yom HaZikaron pour les soldats morts au combat, parlant du prix que le pays paie pour sa liberté, et de la dette qu’il doit toujours à ceux qui ont disparu au front.

 

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est exprimé  pendant la cérémonie nationale organisée sur le mont Herzl de Jérusalem pendant que le pays commémore Yom HaZikaron.

Pendant une cérémonie officielle d’hommage aux soldats morts au combat, Netanyahu a déclaré qu’Israël n’avait survécu que grâce aux sacrifices faits par les défenseurs du pays.

« Nous avons appris à parler de nos aimés au passé, a dit Netanyahu. Moi aussi. C’est un fardeau insupportable. Les blessures du passé et la perte ne se soignent jamais complètement. »

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Le président Reuven Rivlin, le président de la Knesset Yuli Edelstein, la présidente de la Cour suprême Miriam Naor, le chef de la police Roni Alsheich, le directeur du Mossad Yossi Cohen et celui du Shin Bet Nadav Argaman, des députés et des familles endeuillées assistaient également à la cérémonie.

« Notre liberté est sacrée, sacrée et difficile. Nous savons qu’il y a un prix à payer pour notre existence ici, pour notre liberté. Il y a un prix, et nous sommes prêts à payer ce prix, dans le respect et la terreur », a-t-il dit devant le mur Occidental de la Vieille Ville de Jérusalem.

Une autre cérémonie avait lieu en même temps au cimetière militaire Kiryat Shaul de Tel Aviv, à laquelle assistait le ministre de la Défense Avigdor Liberman.

Cette journée est marquée tous les ans par des allumages de bougies, de la musique mélancolique à la radio, et les journaux et les programmes télévisés diffusent des sujets sur les morts.

Des centaines de milliers, certainement des millions de gens, de tout âge, sont allés dans les cimetières ce matin pour honorer la mémoire d’un membre de la famille, d’un proche, d’un ami des millions de gens !

Nulle part au monde, je crois pouvoir le dire, ne se produit une telle chose un peuple entier se rendant dans les cimetières pour ses combattants , car nulle part, un peuple continue à verser du sang  pour tout simplement exister, libre et ce depuis plus d’un siècle sur  la terre d’Israël.

 

Souhail Ftouh

 

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