En Israël on trouve le traitement contre une maladie du palmier dattier du désert

Certaines plantes vénéneuses du désert du désert s’avèrent efficaces dans l’anéantissement d’un champignon qui ravage les palmiers dattiers. Une équipe de chercheurs en Israël estime que trois plantes sont efficaces contre le champignon responsable de la maladie du Bayoud, ravivant ainsi l’espoir d’une solution à ce problème.  

Le bayoud, maladie vasculaire causée par Fusarium oxysporum albedinis, est la menace principale pour le palmier dattier.

Ce champignon, qui se propage principalement par le contact entre les racines, ne peut être combattu pour l’instant qu’en isolant les palmiers saints de ceux qui sont affectés. Cette maladie a été qualifiée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) de « fléau pour l’agriculture du Sahara ».

Une solution dite “100% naturelle pour sauver les palmiers

Cette équipe de l’Université de Beer-Shevaa a testé des extraits de plantes qui poussent dans le désert. Ces plantes ont réussi à freiner la croissance du Fusarium oxysporumforma specialis albedinis (Foa), l’agent de la maladie du Bayoud.

Leur méthodes consiste à utiliser ces métabolites, prélevés sur les plantes qui poussent dans le même environnement que les palmiers dattiers, et qui sont capables de résister au Bayoud, pour développer un traitement efficace adapté aux palmiers dattiers. Un essai sur le terrain a démarré en octobre au Sud du pays. Ses résultats devraient être connus dans trois ans selon le laboratoire de recherche sur les zones arides à l’Université de Beer-Shevaa.

Les approches nouvelles de la lutte contre la maladie du Bayoud sont donc encore à la phase préliminaire.Ce traitement constitue une étape cruciale dans la recherche d’une solution définitive à cette maladie.

Ce champignon ravage aussi les palmiers dattiers au Maroc et en Algérie. Le Bayoud nuit gravement à la production des dattes en Algérie et en Afrique du Nord et a pratiquement décimé une partie des meilleures souches de l’arbre qui produit des dattes de haute qualité.

Si le nouveau traitement naturel est validé après un essai à grande échelle, il pourrait améliorer la production des dattes dans la région, tout en réduisant les coûts de production.La nouvelle approche de la lutte contre la maladie serait moins chère que les approches actuelles.

En attendant sa validation, le contrôle génétique par la reproduction des espèces résistantes à la maladie du Bayoud reste le seul moyen efficace de lutter contre la maladie.

Selon la FAO, les Etats arabes sont les principaux producteurs et exportateurs de dattes. Environ 70 pourcent des 120 millions de palmiers dattiers se trouvent dans le monde arabe et la valeur de leur production annuelle s’élève à plus de US$ 1 milliard.

La maladie se propage inexorablement et va certainement poser de graves problèmes humains, sociaux et économiques aux autres zones de production de dattes dans le monde.

Les Musulmans sont les plus grands consommateurs de dattes à travers le monde. Alors que les Israéliens mangent en moyenne environ un kilogramme de dattes par an, les habitants des pays arabes en consomment 10 fois plus.

Une firme israélienne en mesure d’envoyer les dattes plus tôt sur le marché

Une entreprise israélienne utilise des équipements pour améliorer la qualité des dattes. Fragiles, riches en sucre et donc « collantes », les dattes sont un produit agricole fragile, surtout quand il s’agit de les exporter et de les soumettre aux affres du transport. Mais un agriculteur israélien, Eitan Mor, est parvenu à améliorer le tri des dattes en un temps  plus réduit.

Eitan Mor, responsable de l’une des plus grandes installations de tri à Bet HaArava, en Israël, fait part de ses commentaires sur l’équipement de traitement qu’il utilise déjà depuis quelques saisons.

« Nous avons réduit la saison de plusieurs mois. Au lieu de travailler d’août à avril, nous ne travaillons plus que 4 mois et nous sommes en mesure d’envoyer les dattes plus tôt sur le marché. Les équipements fournis par Elisam et Ellips fonctionnent parfaitement, la caméra et les optiques sont excellentes, ainsi que les systèmes de pesée. Nous avons pu aussi améliorer notre qualité’. »

Daniele Orioli, responsable des ventes chez Elisam, explique que cette société dispose de solutions complètes pour le traitement des dattes afin de détecter et d’éliminer les produits présentant des défauts tels que la taille, la couleur, la peau flasque, les doubles, l’humidité, la moisissure noire .

Les marchés ciblés pour les machines de traitement des dattes, ajoute le site spécialisé,  «sont des pays du Moyen-Orient comme l’Arabie Saoudite, Oman, la Jordanie, Israël et l’Egypte, le Maroc, la Libye et la Tunisie, mais aussi les États-Unis, le Pérou et le Mexique ».

Plus la sélection de la qualité des dattes est soignée, plus le futur les affaires s’annoncent florissants.

Le Medjoul est la “reine” des dattes.

Les dattes sont le produit agricole n°1 dans la vallée du Jourdain. Israël et les territoires palestiniens représentent 40 % des exportations cumulatives de Mejdoul à travers le monde.

Les Dattes israéliennes sont emballées dans 15 stations du groupement Hadiklaim situés à proximité des plantations des coopérateurs. Une de ces stations est à Jéricho et les emballages y portent bien évidemment la mention ” Produit de Palestine “. Ces dattes sont destinées aux clients de Dubaï et de plusieurs régions d’Europe.

Le groupement Hadiklaim travaille avec quelques 100 producteurs , dont 60 entreprises et coopératives kibboutzim et des dizaines de producteurs privés .

Emballées comme des chocolats fins , les dattes israéliennes Medjoul sont les plus convoitées pour leur douceur, leur chair et leur grande taille. Elles représentent environ 35 pour cent du marché mondial.

Les dattes Medjoul d’Israël ont été introduites par des ‘olim’ du Maroc qui ont fait développer la culture de ce fruit et ont commencé à l’exporter en Europe à partir des années 1990.

Si le Medjoul est née au Maroc, malheureusement les palmiers dattiers y ont été décimés il y a une cinquantaine d’années par une maladie.

Quelques plants ont pu être sauvés et envoyés en Californie. Dans les années 70, l’Agence Juive en a importé quelques uns pour les planter dans la Vallée de la Arava.

Alors que les dattes “normales” pèsent de 6 à 11 grammes pièce, la datte Medjoul pèse souvent entre 20 et 30 grammes.

Dans les années 1930 le fondateur du kibboutz Kinneret, Ben -Zion Yisraeli, fit plusieurs voyages en Egypte, Irak , Kurdistan et Iran à la recherche de plants de dattiers pour les transplanter en Israël. Néanmoins les variétés Medjoul et Deglet Nour sont arrivées plusieurs décennies plus tard via la Californie.

Toutes les variétés de dattes en Israël sont cultivées dans les zones qui s’étendent le long des vallées du Jourdain et de l’Arava parce que la faille syro- africaine, qui s’étend du Lac de Tibériade (mer de Galilée) , dans le nord et la mer Morte au sud, offre les conditions de chaleurs parfaites pour la croissance des dattes .

Les températures élevées sont nécessaires pour que le fruit vienne à maturité , et les palmiers ont aussi besoin de beaucoup d’eau , ce qu’il n’y a pas toujours en quantité suffisante. Heureusement , les arbres se développent aisément avec une eau, même légèrement salée, et l’eau recyclée .

La récolte totale des dattes globale en Israël dépasse les 30.000 tonnes. La Medjoul domine le marché devant les variétés Barhi , Deglet Nour et Hayany . A titre de comparaison , en 1982 , Israël a exporté environ 1500 tonnes de dattes.

La croissance sur le marché américain est énorme. Elle atteint 7000 tonnes , alors qu’il y a quelques années, elle n’était que de 60 à 70 tonnes . Les Américains découvrent que les dattes peuvent agrémenter une grande variété de plats .

Environ 50 % de la récolte des dattes de toutes variétés en Israël est exportée , mais en raison de leur haute qualité, celles-ci assurent 75 % des revenus des producteurs . Les dattes israéliennes sont présentes dans presque tous les pays dans le monde .

La saison de récolte des dattes commence à la fin de Juillet et se termine en Octobre . Il y a trois périodes de ventes records en Israël : Rosh Hashana (septembre-octobre) , Tou Bichevat (janvier-février) la Pâque (mars-avril), mais le fruit est présent en magasin toute l’année.

Souhail Ftouh

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