En Tunisie, les juifs locaux n’ont pas eu droit aux vœux du gouvernement à l’occasion des fêtes

 

A l’occasion des Jours solennels de la religion juive, la poignée de juifs restée  en Tunisie n’a  pas les vœux du gouvernement arabo-islamiste.

Alors que les Juifs du monde entier fêtent ces jours-ci les solennités de Rosh Ha-Shanah, Yom Kippour et Souccot, le gouvernement tunisien refuse comme chaque année de transmettre un message de vœux à la communauté juive locale, pour ne pas heurter les sentiments de la population arabo-islamique qui n’est pas habituée au calendrier des fêtes juives.

Pourtant de nombreux leaders musulmans n’ont pas manqué d’exprimer leurs vœux les plus chaleureux à l’occasion des fêtes juives, comme le roi du Maroc Mohammed VI. Même le président turc Recep Tayyip Erdogan, critique régulier de la politique israélienne, a également souhaité une bonne fête.

Rosh Ha-Shanah était célébrée cette année du 30 septembre au 1 octobre 2019. On parle donc communément de “nouvel an juif”. Cette fête célèbre la création du monde et la naissance de l’humanité. Elle marque le début de dix jours de pénitence (“Techouva”), au cours desquels le fidèle relit les fautes commises au cours de l’année écoulée.

Une période qui prépare à la solennité de Yom Kippour (jour du Grand Pardon), considérée comme la plus sainte de l’année juive. Yom Kippour est célébrée cette année le 9 octobre.

Le cycle des fêtes, dites d’automne, se poursuit avec Souccot (ou fête des Cabanes), l’une des trois fêtes de pèlerinage prescrites par la Torah, au cours de laquelle on célèbre dans la joie l’assistance divine reçue par les enfants d’Israël lors de l’Exode, et la récolte qui marque la fin du cycle agricole annuel. Elle a lieu cette année du 13 octobre au coucher de soleil, jusqu’au 20 octobre.

Ces fêtes rappellent les valeurs du peuple juif, notamment sa lutte pour faire avancer la cause de la paix et favoriser un dialogue constant pour le bien de tous.

Les pays civilisés du monde entier adressent leur vœux les plus sincères aux communautés juives à travers le monde à l’occasion de Yom Kippour et la conclusion des Grandes Fêtes. Yom Kippour est le plus solennel des jours saints juifs : un temps de prière profonde, de repentir, de jeûne et d’introspection.

Les grandes fêtes sont un moment privilégié où les Juifs font une pause pour réfléchir sur l’année écoulée et se réengager pour l’année à venir.

Yom Kippour, le Jour de l’Expiation, fournit une opportunité pour la spiritualité, la prière et la contemplation ; pour les familles et les amis de se réunir dans la foi ; et pour un ré-attachement aux valeurs fondamentales du peuple juif – poursuivre la justice, accomplir des actes de bonté, aider ceux qui sont moins fortunés, et faire avancer la cause de la paix. Il sert également comme de rappel aux personnes de toutes confessions de l’importance de l’humilité et de la nécessité de la charité et de la compassion envers ceux qui sont dans le besoin matériel ou spirituel.

Alors que la Tunisie se vide de ses juifs – ils étaient encore 100.000 en 1956, ils ne sont plus que 1.210 aujourd’hui –, la communauté qui s’accroche à ses traditions n’a pas droit à une reconnaissance politique de ses fêtes religieuses.

Pourtant ces juifs vivent dans ce pays nord-africain depuis la Destruction du Temple de Jérusalem en 587 av. J-C. Ils ont préservé leur identité communautaire, au travers de ses traditions, majoritairement tributaires du judaïsme séfarade. Même la nouvelle Constitution de 2014 ne reconnait pas aussi l’identité hébraïque, ni le rôle majeur et la contribution importante des Juifs tunisiens.

Nos pensées vont à cette communauté en particulier et aux communautés juives dans le monde en général, dans l’espoir que ces fêtes puissent apporter des bénédictions abondantes de l’Éternel et être une source de joie intime.

L’ambassadrice saoudienne à Washington félicite les Juifs américains pour le Nouvel An juif

La Princesse Rima Bandar Al Saud a envoyé une carte de félicitations aux Juifs américains pour le Nouvel An juif, en leur souhaitant une bonne année, a annoncé NBC News.C’est la première fois que l’ambassade envoie un message aux juifs américains.

A l’occasion de Rosh HaShana, Son Altesse l’Ambassadrice Rima Bandar Al-Saud lui a souhaité une bonne et heureuse année“, a écrit l’ambassade dans une carte de vœux.

La mois dernièr, Israël a félicité l’Arabie saoudite pour sa fête nationale, au cours duquel Jérusalem a exaucé de chaleureux vœux de paix et de sécurité pour le royaume, malgré l’absence de relations diplomatiques formelles entre les deux pays.

Le mois dernier, le ministère des Affaires étrangères à Jérusalem a publié sur son compte arabe des vœux à l’occasion de la célébration par l’Arabie saoudite de sa 89ème fête nationale, commémorant chaque année le 23 septembre l’anniversaire du nom du roi Abdul Aziz bin Saoud donné à la région en 1932.

L’existence de relations secrètes entre Jérusalem et Riyad, est principalement axées sur les questions de sécurité, en particulier face à l’Iran, est bien connue, mais les manifestations publiques d’affection entre les deux pays par la voie diplomatique officielle sont extrêmement rares. Ces dernières années, Israël a intensifié ses contacts avec les pays arabes, en particulier les pays du Golfe.

Souhail Ftouh

 

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