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Les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont décidé cette semaine de mettre fin à l’enrôlement des enfants dans leurs rangs.

Les commandants terroristes des FRAC, qui luttent contre le gouvernement colombien, se sont engagés à ne plus recruter de combattants âgés de moins de 17 ans et à libérer les quelque 2.000 enfants-soldats.

Tous les mineurs actuellement dans les rangs des FARC vont retrouver une vie normale dans quelques semaines.

Cette annonce coïncide avec la “Journée internationale des enfants soldats” célébrée le 12 février. Selon l’ONU cette journée concerne toutes les personnes âgées de moins de 18 ans recrutées ou utilisées par un groupe ou une force armé, quelle que soit la fonction quelle y exerce.

L’arrêt du recrutement et de l’embrigadement d’adolescents constitue une victoire pour l’enfance du pays selon Cristina Plazas, directrice de l’Institut colombien du bien-être familial (ICBF).

 

 

Vers la fin d’une longue tragédie de l’enfance !

 

Si la Colombie est reconnue comme une démocratie de longue date en Amérique latine, elle est également en conflit armé depuis plus de 50 ans. En effet, dès les années 60, en protestation contre le gouvernement, des forces de guérilla se sont constituées et continuent toujours leur combat armé. Les Forces armées révolutionnaires de Colombie financent leurs opérations par le kidnapping et le commerce de drogue.

Malgré les efforts des différents gouvernements, les combats entre les milices, les guérillas et le gouvernement ont eu des conséquences graves sur les droits fondamentaux de la population et plus particulièrement sur les plus vulnérables : les enfants.

La conséquence majeure du recrutement des enfants dans les groupes armés est le déplacement de population : c’est bien souvent la seule solution pour les familles afin d’éviter que leurs enfants ne soient recrutés.

En décembre 2014, on comptait quelque 6 millions de déplacés, dont environ 35 % d’enfants. Les populations afro colombiennes et autochtones étaient particulièrement touchées. Les actes de violence commis par des groupes armés locaux ont été à l’origine d’une part importante des déplacements, tant dans les zones urbaines que rurales.

L’Organisation des nations unies (ONU) a mandaté en 2015 un “Rapporteur spécial” s’occupant de la question des déplacés dans leur propre pays. Pour lui, cette situation est l’une des plus graves dans le monde : le pays est au 2ème rang mondial en terme de nombre de déplacés.

 

Une vraie volonté d’empêcher le recrutement et de réintégrer les enfants soldats à la société a émergé : En juin 2014, une nouvelle loi sur la protection des victimes de violences sexuelles et sexistes dans les conflits a été votée.

En 1999, l’Institut colombien de protection de la famille a créé un programme pour aider les enfants démobilisés et leur fournir des soins spécialisés.

Chaque enfant soldat, garçon ou fille est obligé de tuer, mutiler ou torturer lorsqu’il est recruté. Il arrive aussi souvent que des enfants soient exécutés pour avoir refusé de rentrer dans un groupe armé.

Des enfants, principalement des filles, ont également été victimes d’actes de violence sexuelle commis par des membres de groupes armés. L’exploitation sexuelle et la maltraitance de filles par des membres de groupes armés opérant dans les zones minières se sont poursuivies.

Il ne faut pas oublier que les enfants sont aussi menacés par l’utilisation de mines antipersonnel, par les disparitions forcées et les attaques contre les écoles et les hôpitaux.

Nous ne devrions pas oublier qu’en plus de sortir les enfants de la guerre, Bogota devra aussi faire sa part des choses pour sortir ces jeunes de la misère et de la faim. En Colombie davantage d’enfants meurent de malnutrition que du fait de la guerre.

 

Les Palestiniens feront bien de s’inspirer des FRAC

 

L’engagement des FRAC de s’abstenir de faire participer des enfants à leurs campagnes de guerres devrait bien inspirer les terroristes Palestiniens à Gaza.

Le 29 janvier 2016, environ 17 000 enfants de Gaza ont achevé une formation paramilitaire annuelle organisée et supervisée par l’organisation terroriste Hamas.

Les adolescents, âgés entre 14 et 18 ans, ont été formés aux combats armés et aux ceintures explosives par des experts des Brigades al- Qassam, branche armée du mouvement islamique.

Une grande cérémonie de remise des diplômes des adolescents et jeunes hommes a même été organisée au stade principal de Gaza.

« La formation avait pour but de préparer les adolescents et les jeunes hommes à l’autodéfense et à la défense de leur peuple, et à devenir les futurs soldats qui se battront pour Jérusalem, les réfugiés, les prisonniers et la Cisjordanie », a déclaré Khalil al- Hayya, membre dirigeant important du Hamas.

De son côté, Mahmoud al-Zahar, autre membre dirigeant du Hamas, a déclaré lors de la cérémonie que la « résistance armée » palestinienne avait été créée pour défendre la Palestine ainsi que les Arabes et les musulmans du monde entier.

Le Hamas refuse toute remise en question de la participation d’enfants à des activités militaires organisées par ses forces armées.

La majorité des violations graves commises à l’encontre d’enfants reste impunie à Gaza. Le mouvement islamique est même fier de promouvoir ses activités militaires dans les écoles. Les enfants palestiniens sont tellement endoctrinés qui ne rêvent que de se faire « sauter » en tuant des juifs, pour aller au PARADIS.

À Gaza  ces camps d’entraînements à la guerre, qui sont réservés aux enfants palestiniens, sont ignorés souvent par les médias.

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Pourtant tous les enfants qui sont victimes d’un recrutement devraient bénéficier du même traitement et des mêmes mesures de protection, quel que soit le groupe qui les a recrutés. Il faut aussi garder en tête qu’il est très difficile d’obtenir des informations complètes sur les recrutements et les implications des différents groupes armés dans la Bande de Gaza.

La Convention relative aux Droits de L’enfant précise qu’« un enfant s’entend de tout être humain âgé de moins de 18 ans » et son Protocole facultatif concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés interdit aux groupes armés de recruter des enfants de moins de 18 ans et prévoit que chaque pays devrait empêcher leur enrôlement et leur utilisation dans les hostilités.

Souhail Ftouh

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