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Cinq mois après le début des manifestations contre le régime de Bachar el Assad, Le conseil de sécurité des Nations Unies est enfin parvenu à se mettre d’accord sur une condamnation de la Syrie.

La déclaration des Nations Unies condamne l’usage de la violence contre les civils, et appelle les autorités syriennes à respecter pleinement les droits de l’homme ainsi que leurs obligations au regard du droit international. Ce texte se veut néanmoins moins contraignant qu’une résolution puisqu’il a fallu compter avec la Chine et la Russie, qui ont longuement refusé le principe même d’une condamnation du régime de Bachar el Assad.

Selon la chaîne al-Arabiya, le Liban ferait partie des pays qui bloqueront une adoption d’une résolution condamnant la répression en Syrie. La Russie et la Chine, deux des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité, ont de leur côté menacé de véto toute résolution à l’encontre du régime syrien, tandis que le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud ont fait savoir qu’ils étaient contre une résolution ou une déclaration

Incapables de s’entendre sur un projet de résolution, les quinze membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont finalement adopté, mercredi 3 août, après deux jours d’âpres discussions, une simple déclaration condamnant l’usage de la force contre les civils par les autorités syriennes.

Le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni à huis clos lundi à la demande de l’Allemagne pour discuter de la situation en Syrie à la suite de l’assaut lancé par les forces syriennes à Hama, un des foyers de la contestation contre le régime de Bachar al Assad, où les bombardements se poursuivaient.

Les forces syriennes ont ouvert le feu mardi après les prières du soir sur des manifestants dans plusieurs villes du pays, ont rapporté des témoins et des opposants au deuxième jour du mois sacré du ramadan.

Trois civils ont été tués mardi à Hama, où l’armée a lancé dimanche une vaste offensive meurtrière, a affirmé le président de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, Rami Abdel Rahmane. Cent personnes été tuées dimanche dans la ville rebelle et au moins quatre hier lors d’une vaste offensive de l’armée et des forces de sécurité.

Les forces de sécurité syriennes auraient exécuté mercredi des détenus à la prison de Hama, rapporte al-Arabiya, citant des militants des droits de l’homme. Par ailleurs, selon d’autres sources, la prison serait en feu, sans préciser la cause de l’incendie. La ville de Hama est coupée du monde, encerclée par des dizaines de chars.

Le président russe Dmitri Medvedev a soutenu ce jeudi que la situation en Syrie suivait un chemin dramatique. “Malheureusement les gens meurent en grand nombre là-bas. Cela suscite chez nous une inquiétude énorme”, a-t-il ajouté.

La Maison Blanche a soutenu ce jeudi soir que le président syrien Bachar al-Assad conduit son pays et l’ensemble du Moyen-Orient dans “une voie dangereuse”, au lendemain d’une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant la répression du régime syrien.

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a déclaré ce jeudi que le monde devait accentuer la pression sur le président syrien Bachar al-Assad, afin qu’il mette un terme à la répression contre les manifestants en cours dans le pays. Washington considère que le président Assad a perdu toute sa légitimité et est responsable de la mort de 2000 personnes depuis le début de la répression, a ajouté Hillary Clinton.

Ftouh Souhail

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