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L’Autorité palestinienne qui s’obstine à se tourner vers l’ONU aux fins d’obtenir un appui à la reconnaissance de l’état de ‘’Palestine’’ va-t-elle essayer de mettre le feu à la région pour arriver à son but ? Au pire va-t-elle fermer les yeux sur quelques attaques localisées et “légitimes” contre des civils israéliens ?

Cette crainte se pose de plus en plus aprés le triple attentat d’Eilat, du 18 août 2011, qui a fait huit mors israéliens.

Les palestiniens, qui présenteront leur demande de pleine adhésion aux Nations unies le 20 septembre, pourront en effet recourir à la violence.

Selon Mahmoud Abbas, l’échec de cette tentative à L’Onu ne pourra que “conduire qu’à un dangereux face à face, et pousser le peuple palestinien à reprendre les armes” a-t-il dit à un média tunisien.

Mais selon les médias de Ramallah, l’Autorité palestinienne aurait ordonné à ses forces d’éviter que les manifestations prévues dans quelques jours ne se transforment en affrontements avec Israël.

”Tant que je serais président de l’Autorité palestinienne, je n’accepterais pas qu’une intifada armée n’éclate”, a déclaré 29 août 2011Mahmoud Abbas dans une interview au journal jordanien A-Doustour.

”Je pense qu’il y a un consensus palestinien quasiment total sur la nécessité du calme. Nous avons vu aussi comment les factions palestiniennes se sont empressées de demander une trêve ces derniers jours après les évènements à Gaza et dans le Sinaï. Je m’oppose à une intifada armée et soutiens les manifestations populaires non-violentes dans toute la Palestine”, a-t-il souligné en vue de la proclamation palestinienne d’indépendance prévue en septembre.

Le ministre de la Défense Ehoud Barak estime que les Palestiniens ne vont pas déclencher des émeutes en septembre à l’occasion de la proclamation de leur Etat. Il aprécisé qu’il n’a pas l’intention de rappeler les réservistes.

En Israel, les services de sécurité recommandent à l’échelon politique une série de geste de bonne volonté à l’égard des Palestiniens, à l’approche du vote à l’Onu sur la reconnaissance de la Palestine le 20 septembre. Ils préconisent notamment la libération de détenus, la restitution de dépouilles et la levée de barrages, et encore d’autres ”douceurs”, espérant ainsi éviter une explosion de violence.

A l’approche de la date du 20 septembre, les dirigeants palestiniens espèrent de leur part que la contestation sociale croissante en Israël fera chuter le gouvernement Netanyahu et portera au pouvoir un autre dirigeant israélien qui sera prêt à dialoguer avec eux. ”La contestation populaire en Israël est une occasion en or pour faire revenir le dialogue politique à sa place naturelle”, ont indiqué plusieurs d’entre eux, au site Walla.

Ftouh Souhail

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