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Le film ”Crimson Gold” du réalisateur iranien Jafar Panahi a été projeté ce lundi 12 juillet 2011 à la cinémathèque de Jérusalem, dans le cadre du 28e festival du film qui se tient actuellement dans la capitale, et ce jusqu’au 16 juillet.

En Décembre 2010, le cinéaste iranien Jafar Panahi a été condamné à six ans de prison, et la justice lui a interdit de réaliser des films ou de quitter le pays pendant les vingt prochaines années

Jafar Panahi, qui fait partie de la “nouvelle vague” iranienne, avait été arrêté le 1er mars 2010 pour avoir selon le ministère iranien de la Culture “préparé un film contre le régime portant sur les événements post-électoraux” (en allusion aux manifestations ayant suivi la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009).

Jafar Panahi a imposé au cinéma iranien un style audacieux .Il traite tous les sujets qui fâchent la dictature théocratique : la crise économique, la discrimination sexuelle, la prostitution, la jeunesse défiant le pouvoir. Il tourne essentiellement dans la capitale iranienne dans des conditions très difficiles en secret.

Parmi ces célèbres filmes : Le Cercle (Dayereh, Lion d’or à Venise en 2000) Ils ont été interdits par le régime à cause de leurs sujets qui abordent la condition des femmes, les inégalités et l’absence de liberté dans la société iranienne.

Écrit par Abbas Kiarostami, le film ”Crimson Gold” n’a jamais été distribué dans le cinéma iranien, car il a été jugé trop “sombre”.

Alors que les œuvres de Panahi sont systématiquement primées dans les grands festivals internationaux, elles sont aujourd’hui interdites dans son propre pays, même si elles sont distribuées sous forme de DVD, vendus en secret au marché noir. Il inspire toute une nouvelle génération de cinéastes iraniens.

La projection , ce lundi 12 juillet 2011, à la cinémathèque de Jérusalem du film iranien ”Crimson Gold” est un signe de soutient aux mouvements de résistance iranienne. Les Iraniens qui souffrent, qui sont sur les genoux après plus de 32 ans de dictature islamique, veulent que leurs poètes et artistes retrouvent la place qui est la leur dans les grandes nations du monde.

Ftouh Souhail

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