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Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré ce jeudi 7 juillet 2016 son homologue éthiopien à Addis Abeba, Haile Mariam Dessalegn ( en photo)

 

Les deux parties ont signé plusieurs accords dans la perspective de renforcer les liens bilatéraux et le niveau de la coopération entre l’Éthiopie et l’État d’Israël, selon le ministère éthiopien des Affaires étrangères.

 

 

“Ma visite en Éthiopie a pour but de porter à un niveau supérieur les relations bilatérales de plus de 3.000 ans entre l’Éthiopie et Israël”, a déclaré M. Nétanyahu, en compagnie de plus de 40 chefs d’entreprises.

 

Les accords signés entre les deux parties offrent des opportunités formidables de coopération dans les domaines de la science, de la technologie et du tourisme, selon un communiqué publié sur le site Internet du ministère.

 

Selon l’un de ces accords, Israël est disposé à partager avec l’Éthiopie son expérience riche dans les domaines des sciences spatiales, des biosciences et des nanotechnologies.

Hailemariam a souligné que son pays souhaitait tirer les enseignements de la riche expérience d’Israël, qui couvre en particulier des domaines tels que l’agriculture, l’irrigation et les systèmes hydrauliques.

 

Dans un autre communiqué, le ministère a indiqué qu’un Forum d’affaires éthio-israélien important avait eu lieu le même jour à Addis Abeba dans le cadre de la visite historique du Premier ministre israélien en Éthiopie.

 

Dans un discours lu à cette occasion, M. Hailemariam a souligné que ce sommet d’affaires donnerait une impulsion supplémentaire pour renforcer les relations fraternelles et durables entre les deux pays dans des domaines de coopération importants concernant l’investissement, le commerce et les transferts technologiques.

 

Les deux parties accordent l’importance qui convient aux transferts de technologies et de compétences actuellement déployés par l’Agence israélienne pour la coopération et le développement international (MASHAV), a-t-il dit.

 

Selon le Premier ministre éthiopien, les flux d’investissement entre les deux pays au cours des 25 dernières années ont atteint environ 330 millions de dollars.

 

Les sciences au service du développement

 

Un élément révélateur d’un changement de mentalité au sein des pouvoirs publics d’Addis-Abeba, l’Éthiopie a signé  un accord pour bénéficier de la technologie israélienne  dans le domaine spatiale.

 

Israël est disposé à partager avec l’Éthiopie son expérience riche dans le domaine des sciences spatiales pourra aider ce pays à sortir de la pauvreté. Les sciences et l’ingénierie sont indispensables pour passer d’une agriculture traditionnelle à une agriculture industrielle.

 

L’Éthiopie veut donc rentrer dans le cercle très fermé des pays disposant d’un programme spatial. Le pays a fait l’acquisition de deux télescopes ultramodernes et s’apprête à tester sa première fusée.

 

Le programme spatial de ce pays de la corne de l’Afrique poursuit deux objectifs.

 

Le premier est financier. Pour les autorités, l’avenir de l’Éthiopie doit passer par la conquête spatiale. Addis-Abeba a l’ambition de mettre un satellite en orbite d’ici cinq ans, pour observer les terres agricoles et servir de relais de communication. Le projet de satellite doit lui aussi remplir un but scientifique, à des fins d’études météorologiques.

 

Le second objectif du projet consiste à élever le niveau scientifique du pays. L’observatoire est destiné à être ouvert au public. Des cours  ont par ailleurs été introduits à l’université d’Addis-Abeba. Le pays veut inciter les jeunes générations à s’engager dans les voies scientifiques.

 

Pays touché par une grande famine en 1980, l’Éthiopie représente surtout une nation qui lutte contre la faim. Pourtant, ce pays est bien un des berceaux de la civilisation. Et l’ouverture du premier observatoire spatial d’Afrique de l’Est dans la capitale d’Addis-Abeba pourrait bien changer le destin du pays. Opérationnel depuis quelques mois, l’observatoire situé sur le mont Entoto est constitué de deux télescopes ultramodernes.

 

L’Éthiopie va bénéficier de la technologie israélienne dans le domaine de la recherche spatiale

 

Même si c’est une grande avancée, l’observatoire d’Addis-Abeba présente tout de même quelques inconvénients. Il n’a pas les mêmes moyens pour rivaliser avec les meilleurs observatoires du continent comme le SALT (Souther African Large Telescope sud-africain).

 

De plus, sa situation géographique n’est pas si parfaite que cela. Situé au sommet du mont Entoto, l’observatoire aura le plus souvent la tête dans les nuages pendant la saison des pluies et est trop près des lumières de la capitale. C’est pourquoi les autorités ont sollicité l’aide d’Israël pour un nouveau projet d’observatoire qui est en cours d’étude.

 

Le gouvernement éthiopien, maintenant convaincu des bienfaits de la science pour son bon développement,  compte sur l’appui technique de l’agence spatiale israélienne (Sokhnout HaH’alal HaIsraelit) qui va aider à élaborer une étude d’un nouvel observatoire sur les montagnes Lalibela au nord du pays. Cet organisme gouvernemental coordonne tous les programmes spatiaux d’Israël à but scientifique, militaire ou commercial. Des professeurs d’Éthiopie seront aussi formés dans l’État Juif à l’Asher Space Research Institute (Technion-Israel Institute of Technology).

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Le pays espère même mettre en orbite, d’ici cinq ans, un satellite qui lui servirait pour l’observation des terres agricoles et les communications. Une société israélienne (El-Op) se chargera de cette mission. Cette même société avait déjà conçue pour les indiens un télescope spatial, le TAUVEX et lancé sur un satellite.

 

Tout comme avec l’Inde, Israël va collaborer avec l’Éthiopie dans le domaine des sciences. Les deux pays vont travailler conjointement aussi sur les nanotechnologies, les carburants alternatifs, l’agriculture, l’élevage et la recherche spatiale.

 

 

Souhail Ftouh 

 

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