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Hassan al-Laqqis

Un groupe appelé « Les sunnites libres du bataillon Baalbek » a affirmé sur Twitter en arabe “soutenir officiellement l’opération djihadiste héroïque d’assassinat du chef de file du parti diabolique Hassan Houlo al-Laqqis au QG du Hezbbollah”

D’après une source de la Sûreté libanaise, ce dernier a été liquidé par un groupe de salafistes palestiniens, dans une banlieue de Beyrouth, vers minuit le 3 décembre 2013.

Un réseau de cinq personnes, lié à el-Qaëda et basé dans le camp palestinien d’Ein el-Hiloueh au Liban-Sud, serait à l’origine de l’assassinat. Ce réseau palestinien qui, très actif au Liban, est proche d’Abdel Malek Abdel Salam, d’origine jordanienne, alias Chadi Mawlaoui,qui a été interpellé l’an dernier sur informations des services de renseignements américains.

Ce n’est pas la première fois que les palestiniens s’impliquent dans affaires de terrorisme au Liban.

En Févier 2010; la peine de mort a été requise contre onze membres présumés d’Al-Qaïda, accusés d’espionnage et de préparation d’attentats au Liban.Les inculpés sont la majorité d’origine palestinienne. Six d’entre eux sont en fuite et seront jugés par contumace. Selon l’acte d’accusation, les suspects ont “constitué un groupe armé pour commettre des crimes contre la population (…), saper l’autorité de l’État et son prestige, espionner l’armée libanaise et les forces de paix des Nations unies”.

En Avril 2010; il y’a eu le premier incident qui oppose des éléments armés appartenant au Front populaire de la libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG) d’Ahmad Jibril, un groupuscule basé dans la Békaa libanaise et connu pour ses liens privilégiés avec la Syrie (Syrie, pays qui contrôle et manipule à sa guise le FPLP-CG) avec l’armée Libanaise. Après plusieurs jours d’affrontements à l’arme automatique et à la roquette, les habitants du village libanais de Faour, situé à quelque deux kilomètres de la base militaire palestinienne (du FPLP-CG),ont été évacués.

En septembre 2011 ; des milices armées palestiniennes qui terrorisent – encore le Liban ont provoqués des violents affrontements dans le quartier de Bourj el-Barajneh, localité de la banlieue sud de Beyrouth ( Selon la télévision libanaise MTV, 10 membres du Hezbollah ont été blessés dans les échanges de tirs). Le conflit avait éclaté entre des membres du Hezbollah et ceux de la Jamaa Islamiya, qui est un groupe politique islamiste de la mouvance des Frères musulmans palestinien basée au Liban.

En octobre 2011; des salafistes palestiniens ont été arrêtés en possession de tracts attaquant le patriarche maronite libanais Béchara Raï.Les tracts, signés par un groupe se faisant appeler “Les faucons de Khoreiche”, affirment que “Raï veut reprendre le projet du patriarche Elias Hoyeck (1843 – 1931) et instaurer un Etat chrétien au Liban”.

En mars 2012; trois réseaux terroristes palestiniens visant l’armée ont été neutralisé. Les suspects appartenaient au groupe d’activistes ‘Fateh el-Islam’ que l’armée libanaise a combattu pendant trois mois en 2007 dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared, dans le nord du Liban.La première cellule planifierait des attaques dans des localités druzes, afin de déclencher des conflits au sein de cette communauté. La deuxième cellule se trouverait au Liban-Sud et serait responsable des derniers lancements de roquettes vers Israël. Enfin la troisième cellule se trouverait dans la Békaa et serait en train de planifier des enlèvements d’étrangers.

Enfin mai 2012; un réseau de cinq personnes lié à el-Qaëda et basé dans le camp palestinien de Aïn el-Héloué au Liban-Sud, qui serait à l’origine d’un complot a été démantelé. En effet, le commandant en chef de la Finul le général Paolo Serra aurait informé les services de renseignement de l’armée libanaise d’une tentative d’assassinat visant le président de la Chambre, Nabih Berry, a rapporté le 1 juin 2012 le quotidien al-Hayat.


Malgré les évidences du terrorisme palestinien au Liban, le Hezbollah a accusé Israël il y’a quelqus jours

Comme d’habitude après avoir annoncer l’assassinat de l’un de ses leaders près de Beyrouth, le Hezbollah libanais avait accusé directement Israël, l’ennemi juré de l’organisation chiite fondamentaliste qui est un allié idéologique et stratégique de Téhéran.

Le Hezbollah a déclaré: «L’ennemi israélien a essayé de tuer Laqqis plusieurs fois… mais ses tentatives ont échoué jusqu’à cet infect assassinat la nuit dernière… L’ennemi israélien est à blâmer ».

Pourtant le porte-parole du ministère des Affaires étrangères d’Israel, Yigal Palmor, a noté depuis le premier jour qu’ « Israël n’a rien à voir avec cela ».

Il a ajouté que le Hezbollah a souvent le réflexe d’accuser Israël pour ce genre de choses.

« Le meurtre de Laqqis n’a strictement rien à voir avec Israël. Le Hezbollah s’est maintes fois ridiculisé dans le passé avec ses accusations sans fondement et automatiques contre Israël », a déclaré Palmor.

« Israël n’a rien à voir là-dedans même si nous ne pleurons pas, ce sont des salafistes qui ont fait le travail », a déclaré de son côté le ministre israélien de l’Energie Sylvan Shalom à la radio publique.  

« C’est un coup dur pour le Hezbollah » qui, en présentant Israël comme le responsable de l’assassinat, cherche à « occulter les luttes intestines au Liban et les divisions face à la situation en Syrie », a expliqué Shalom, assurant que le Hezbollah enregistrait de plus en plus de pertes en Syrie.

Cet assassinat intervient alors que le mouvement armé chiite combat depuis des mois auprès du régime syrien de Bachar al-Assad, permettant à ce dernier de remporter des victoires face aux rebelles sunnstes. D’après une source proche du Hezbollah, Hassan Hawlo al-Lakiss était très proche du chef du parti chiite, Hassan Nasrallah.

Lakiss a joué un rôle central dans la création de la branche canadienne de l’organisation chiite en 1994. Son fils a été tué pendant la guerre du Liban contre Israël en été 2006.Il était également chargé de l’unité militaire du Hezbollah spécialisé dans les roquettes.

Les arabes sunnites en Syrie et au Liban sont actuellement en guerre contre leurs frères chiites. Un groupe lié à al-Qaïda a appelé les récemment les musulmans sunnites du Liban à se soulever contre le gouvernement mais aussi le mouvement chiite Hezbollah.

La presse libanaise a indiqué, ce dimanche 8 décembre 2013, que des terroristes venant de l’étranger prépareraient d’autres actions armées dans ce pays et des attentats contre des personnalités libanaises.

Souhail Ftouh

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