| More

maccabi

Le Maccabi Tel-Aviv a surpris dimanche dernier, 19 mai 2014, le Real Madrid (98-86 a.p.) en finale de l’Euroligue messieurs de basket, après un match d’une intensité folle, confirmant qu’il était l’un des plus grands clubs du continent, au Final Four de Milan.

Le « club-nation », géant sans égal du basket israélien, avait réussi un premier miracle à le vendredi dernier face au CSKA Moscou (68-67). Il avait été mené de 15 points dans le troisième quart-temps et n’avait repris les devants qu’à cinq secondes de la fin.

Avec sa défense étouffante, il a réussi à contrôler le jeu d’attaque du Real, qui a réalisé l’un de ses plus petits scores de la saison. Tyrese Rice, le meneur américain du Maccabi, déjà auteur du dernier panier face au CSKA, a été lé héros de cette finale.

Dans une ambiance délirante, le Maccabi a très vite donné au Real une idée de ce qui l’attendait, en lui imposant un énorme défi physique en défense.

Les Madrilènes ont trouvé une première réponse aux options défensives adverses avec un jeu rapide (26-15, 14e). Mais le retour sur le parquet de Sofoklis Schortsanitis, le massif point d’ancrage du Maccabi, a ramené de la stabilité dans son jeu.

Le club israélien, déjà sacré en 1977, 1981, 2001 (Suproligue), 2004 et 2005, a signé sa sixième victoire en C1, en créant une immense surprise, tant le Real avait été impressionnant tout au long de la saison.

Club le plus titré en C1 (1964, 1965, 1967, 1968, 1974, 1978, 1980 et 1995), le Real échoue pour la deuxième année consécutive en finale. Il avait été battu l’année passé par l’Olympiakos Le Pirée.

Le Maccabi a pleinement mérité sa victoire et s’est bien révélé être la meilleure équipe de ce Final Four.

« Tout Israël est jaune (l’une des couleurs du maillot du Maccabi, ndlr), félicitations! Vous avez été un exemple de détermination, tous les joueurs se sont battus comme des lions pour gagner », a déclaré le Président israélien Shimon Peres.

Guy Pnini (capitaine du Maccabi Tel-Aviv, victorieux de l’Euroligue au détriment du Real Madrid) a déclaré :

 «C’est le meilleur sentiment au monde. Je joue dans ce club depuis que j’ai six ans. Nous avons pris exemple sur Olympiakos l’an passé, qui, outsider, avait fait exactement le même parcours, battant Moscou en demie finale, puis le Real en finale. Mais la couleur du jour n’est pas le rouge. C’est le jaune !»

Sofoklis Schortsanitis (Maccabi Tel-Aviv) a affirmé, quant à lui:

«La détermination, la volonté de gagner ont fait la différence. Personne ne croyait en nous au début de la saison, alors c’est un sentiment fantastique. Quand on a vu la démonstration du Real face à Barcelone en demi-finales (100-62), on n’a pas eu peur. On ne peut pas jouer au basket avec la peur au ventre. On a tout donné et désormais on est champions d’Europe. C’est un sentiment incroyable.»

Une victoire qui a ravivé un certain antisémitisme en Europe

Après la victoire de Tel-Aviv face au Real Madrid en finale de l’Euroligue masculine de basket, des milliers de messages antisémites ont envahi le réseau social en Espagne.

Plusieurs associations juives espagnoles ont porté plainte mardi après la diffusion de 17 500 tweets contenant des messages antisémites, dans la foulée de la victoire de l’équipe Maccabi de Tel-Aviv face au Real Madrid, en finale de l’Euroligue messieurs de basket.

«En voyant des réactions à la victoire du Maccabi comme « les Juifs aux fours » ou « les Juifs aux douches », nous avons décidé de porter plainte», a expliqué Rubén Noboa, du collectif Israël en Catalogne, à l’origine de cette action judiciaire, à laquelle se sont jointes 11 autres associations.

Les plaignants ont déposé devant la justice plus de 17 500 messages considérés comme antisémites et publiés après le match, dont cinq proviennent d’utilisateurs qui ont pu être identifiés nommément.

Les associations accusent ces cinq personnes d’«incitation à la haine et à la discrimination», un délit passible d’une peine d’un à trois ans de prison en Espagne, et demandent que soient identifiés et poursuivis les autres utilisateurs ayant publié ces messages sur Twitter.

Pour Rubén Noboa, ces messages mettent en évidence le «fond antisémite» demeurant en Espagne, qui est, selon un récent rapport de l’organisation Antidifamation League, le troisième pays européen après la Grèce et la France comptant le plus fort degré d’antisémitisme, alors même que le pays ne compte que très peu de Juifs depuis leur expulsion en 1492.

«Ici, presque personne ne connaît de Juifs mais les clichés et les stéréotypes perdurent, alimentés également par le catholicisme», affirme-t-il.

Le ministre de l’Intérieur, Jorge Fernandez Diaz, avait à cette occasion affiché sa volonté de poursuivre toute «apologie du crime et incitation à la haine» sur les réseaux sociaux.

A Paris des supporters du Maccabi, réunis pour célébrer cette victoire, ont été harcelés et agressés par des voyous maghrébins violemment anti-israéliens qui n’ont pas supporté la victoire de “l’équipe sioniste” au Championnat d’Europe.

Bien plus grave, ce samedi, 24 mai 2014, on a vu sur quoi peut déboucher l’antisémitisme et l’antisionisme : une tuerie antisémite a eu lieu au Musée Juif de Bruxelles Capitale. Quatre personnes ont été tuées lors d’une fusillade.

« L’homme aurait tiré assez rapidement, aurait tiré et serait reparti », explique la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet. 
« C’est une fusillade, un peu au hasard, dans un lieu qui est un musée juif; tout cela peut donner lieu à des présomptions d’acte antisémite », souligne la ministre. 

Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a rapidement réagi sur Twitter, disant « penser aux victimes » . Il était à proximité du lieu de l’attentat.

« Choqué par les meurtres commis au Musée Juif, je pense aux victimes que j’ai vues sur place et à leurs familles », a écrit sur son compte Twitter le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, qui se trouvait dans le quartier du Sablon où se situe le musée ainsi que de nombreux antiquaires.

« Il n’y a pas de mot pour qualifier cette horreur », déplore quant à lui le secrétaire d’Etat bruxellois Christos Doulkeridis, également sur les lieux.

Le Premier ministre, Elio Di Rupo, s’est lui aussi dit « très choqué ».

« C’est un acte terroriste, l’assassin est entré délibérément dans un musée juif », a déclaré le président de la Ligue belge contre l’antisémitisme (LBCA), Joël Rubinfeld.

« Cela devait hélas arriver, il y a eu une libération de la parole antisémite. C’est le résultat inévitable d’un climat qui distille la haine », a estimé le président de la LBCA.

Souhail Ftouh

Leave a Reply

*