| More

Le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, s’est entretenu ce vendredi avec son homologue américain, Leon Panetta à Halifax, au Canada. Les deux hommes (en photo) ont notamment évoqué la question du nucléaire iranien.

Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta a fait part à son homologue israélien Ehud Barak des inquiétudes américaines concernant les conséquences, notamment économiques, d’une action militaire contre l’Iran.

Israël s’inquiète de l’éventualité de la dénucléarisation avec l’Iran. Le Programme nucléaire iranien couplé à la construction de missiles à longue portée est vu à Jérusalem comme “une menace existentielle”

L’Agence internationale de l’énergie atomique a publié le 8 novembre dernier un rapport apportant de nouveaux indices sur le programme nucléaire iranien, notamment sur le développement d’ogives nucléaires et de missiles capables de les transporter.

Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman estime que le rapport de l’AIEA sur le nucléaire iranien est d’une ”gravité sans précédent”, qui fera comprendre à la communauté internationale l’ampleur du danger et les ambitions réelles de l’Iran. “Nous attendons de voir quelle sera la réaction de la communauté internationale à ce rapport”, a-t-il indiqué. Il a ajouté qu’Israël doit se laisser toutes les options, tout en soulignant au monde entier que ce n’est pas l’Etat juif qui mène la lutte contre l’Iran, car il s’agit d’une bien plus grande menace, qui pèse sur le monde entier.

Le chef de la diplomatie Avigdor Liebermann a estimé, que le rapport de l’AIEA prouverait “au delà de tout doute” les objectifs militaires du programme nucléaire iranien.

Le Premier ministre israélien Binayamin Netanyahu a indiqué le 13 novembre 2011 en ouverture au Conseil des ministres que la communauté internationale doit tirer les conclusions qui s’imposent du rapport sur le nucléaire iranien de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) et “arrêter la course iranienne à l’obtention de l’arme nucléaire qui met en danger la paix et le monde entier”.

Il devient de plus en plus évident que, pour forcer l’Iran à renoncer à son programme nucléaire, Israël, les USA et leurs alliés politiques doivent opter pour une guerre contre l’Iran pour l’empêcher d’obtenir l’arme nucléaire.

Selon un sondage commandé par l’Anti Defamation League (ADL), publié début novembre 2011, 57% des Américains soutiennent une frappe israélienne contre l’Iran pour stopper sa course au nucléaire, contre 31% s’y opposant. Si c’était aux Etats-Unis de lancer une opération militaire contre l’Iran, 50% des Américains y seraient favorables et 44% s’y opposeraient.

En 2088 seulement 47% soutenaient une opération militaire américaine contre le régime des ayatollahs, 42% s’étant prononcé contre cette option.

Reza Pahlavi, le fils du dernier Chah d’Iran, a lancé un appel au dialogue aux Occidentaux vendredi sur Europe 1. Figure de l’opposition de son pays, il assure que “la guerre n’est pas une bonne solution”. Une attaque des sites nucléaires donnerait au régime “carte blanche pour réagir d’une manière beaucoup plus dangereuse que ce qu’il a fait jusqu’à présent”, estime-t-il. Selon lui, “il faut accentuer la pression sur le régime à travers des sanctions d’un coté et de l’autre aider l’opposition iranienne à l’intérieur et à l’extérieur du pays”.

Lors d’une réunion à huis clos de dirigeants juifs dimanche 13 novembre à New York, des informations détenues par le président Barack Obama sur le nucléaire iranien ont été présentées. Selon le site Debka proche des Renseignements israéliens qui en révèle la teneur, il ne reste plus beaucoup de temps pour agir contre la course à l’arme nucléaire iranienne, car dès fin 2012, il sera impossible de lutter contre. Passé ce délai, une attaque contre l’Iran qui possèdera déjà 5 bombes nucléaires, provoquera une pollution radioactive très grave dans le golfe persique, qui portera atteinte aux ressources pétrolières mondiales.

Ftouh Souhail

Leave a Reply

*