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Il y a 10 ans, jour pour jour , le 3 janvier 2002, les commandos de marine arraisonnaient à 500 kilomètres des côtes israéliennes le navire Karine A, chargé d’armes en provenance de l’Iran à destination de Gaza.

En 7 minutes, 60 combattants s’emparèrent, sans tirer un seul coup de feu, de l’équipage et de la cargaison du navire terroriste qui fut ramené à Eilat dans la nuit du 4 janvier. Cette opération démontra le double jeu du dirigeant palestinien de l’époque, Yasser Arafat qui fut disqualifié par les États-Unis qui ne le considère plus comme un partenaire pour une paix future.

Le bateau surchargé de 4 000 tonnes d’armes en provenance d’Iran jetait à la destination de la bande de Gaza. Il a été repéré lorsqu’il s’apprêtait à décharger sa cargaison dans des petits bateaux de pêches stationnés dans les eaux égyptiennes. Ces bateaux devaient ensuite faire la navette avec Gaza et fournir le Hezbollah avec des roquettes, des missiles anti-char et d’armes légères. Le tout a été saisi le 3 Janvier 2002 par les forces navales israéliennes.

La mission d’interception commence le 3 janvier à 4h45 dans la mer Rouge, à presque 500 kilomètres des côtes israéliennes. Des commandos de la marine israélienne, soutenus par des hélicoptères et des avions de combat, surprennent l’équipage et s’emparent du vaisseau sans tirer une balle.

Le Général Shaul Mofaz annonce le 4 janvier 2002 lors d’une conférence à Tel Aviv que l’armée a saisi le bateau, au moment où le médiateur américain Anthony Zinni rencontre Yasser Arafat afin d’encourager de nouvelles négociations de paix entre Israël et l’Autorité palestinienne. Il a ensuite été prouvé qu’Arafat avait passé directement commande auprès des ayatollahs.

Le capitaine du navire est Omar Akawi, un activiste du Fatah depuis 1976 et un ancien membre de l’Autorité palestinienne qui a quitté l’organisation deux ans plus tôt pour protester contre sa direction. Le propriétaire du bateau serait, d’après le rapport israélien, Adel Salameh (dit Moghrabi parce qu’il est porteur d’un passeport marocain) qui était aussi un proche de Yasser Arafat jusque dans les années 1980.

Certains en Israël ont également suggéré que le bateau soit destiné au Hezbollah, étant donné que les envois habituels d’armement des soutiens iraniens du Hezbollah, qui se faisaient jusque-là par les airs, étaient rendus plus difficiles à cause de nouvelles limitations aériennes.

Plusieurs navires ont été impliqués dans des tentatives de contrebande d’armes en provenance ou à destination de l’Iran, en violation des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

En Novembre 2009, la marine israélienne a abordé le navire Francop en mer Méditerranée. Le navire transportait des centaines de tonnes d’armes en provenance d’Iran vers la Syrie et le Hezbollah au Liban.

En Septembre 2010, une livraison d’armes de l’Iran à la Syrie a été interceptée dans un port italien de Calabre. Quelques jours plus tard une cargaison d’armes de la Corée du Nord à la Syrie a été saisie dans un port grec.
En Octobre 2010, les services de sécurité nigériens ont annoncé avoir intercepté, dans le port de Lagos, 13 containers en provenance d’Iran, contenant des missiles, des grenades et des explosifs divers. Selon les services de renseignements israéliens, il s’agit là d’une autre route empruntée par les terroristes et leur allié iranien pour faire parvenir ces munitions au Hamas dans le fief terroriste de Gaza. Les containers ont été saisis après avoir été déchargés d’un navire iranien.
Israël arraisonnait plus récemment le Victoria, un navire bourré d’armes iraniennes. Le Victoria, qui transportait ses armes vers Alexandrie puis vers les tunnels de Gaza.

Le 15 mars 2011 on enregistre l’arraisonnement de ce navire d’armes en Méditerranée par la marine israélienne, le bateau est parti d’un port turc. Originellement, le bateau d’armes allemand Victoria, battant pavillon libérien, intercepté par la marine israélienne en Méditerranée, est parti de Syrie, avant de rejoindre la Turquie d’où il devait finalement se rendre à Alexandrie. Une manoeuvre vraisemblablement destinée à brouiller les pistes, a indiqué le porte-parole de Tsahal.

Depuis 2010, la flotte israélienne a semble-t-il effectué plus de 80 opérations clandestines d’interceptions en mer, des destructions de matériel transbordé, mais également des infiltrations de commandos appartenant à l’unité d’élite «Shayetet 13». En 2009, cette unité a saboté un navire iranien qui venait d’accoster à Port Soudan et transportait du matériel pour le Hamas.

Entre 15 au 20 décembre dernier, deux convois d’armes à destination de Gaza ont été pulvérisés au Soudan par les drones de la marine nationale qui joue un rôle central dans la lutte contre les filières d’approvisionnement du Hamas. Ces attaques ont causé la mort d’au moins cinq contrebandiers. Ils visaient un convoi de six camionnettes bourrées d’armes.

L’Iran a été attrapé une dizaine de fois la main dans le sac ces dernières années, en flagrant délit de transfert d’armes aux terroristes au Moyen-Orient (dont le Hamas), y compris récemment, en avril, quand une cargaison de missiles perfectionnées en route pour les talibans afghans a été interceptée, indique en juin 2011 un rapport de l’Onu dont le Jerusalem Post s’est procuré une copie. Le rapport soumis fin mai 2011 au Conseil de sécurité de l’Onu par un groupe d’experts. Il a été piraté et diffusé sur Internet et obtenu par plusieurs grands analystes sécuritaires israéliens.

L’Iran continue à défier les demandes de la communauté internationale pour mettre fin à son programme nucléaire. L’Iran est aussi le principal État qui sponsorise le terrorisme en donnant des centaines de millions de dollars en formation, en armes et pour le financement des groupes terroristes tels que le Hamas et le Hezbollah.

De sa part, Israël ne devrait pas afficher une trop grande satisfaction après cette série de succès d’interceptions sur le front maritime car il y’aura des opérations supplémentaires dans cet interminable jeu du chat et de la souris. Les Iraniens vont continuer à faire passer des armes en contrebande à leurs alliés, et Israël cherchera à dévoiler ce trafic au grand jour et à l’éradiquer. Il n’y aura pas de fin au terrorisme international tant que le régime islamiste iranien ne serait pas destitué

Ftouh Souhail

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