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Israël se classe 19e sur 113 pays en termes de sécurité alimentaire selon l’Index mondial sur la sécurité alimentaire 2017, publié par Economist Intelligence Unit and DuPont. L’accès à la nourriture est en chute dans le monde entier et les pays islamiques  sont susceptibles d’être le plus touché par le changement climatique.

L’Etat juif est bien situé en termes d’accessibilité, de disponibilité et de qualité des aliments. Les pays arabes et musulmans ont par contre une faible capacité d’adaptation, particulièrement dans le secteur agricole, selon un nouveau rapport.

Avec l’ajout pour la première fois cette année d’indicateurs du risque lié au changement climatique, les pays arabes sont mal placés  concernant leurs ressources naturelles d’eau. L’Ouganda, qui est liée avec Israel par des nombreux  programmes  en agriculture est en première position avec presque aucun risque sur ces ressources, elle remporte 97,8 points sur 100.

Cmme la disponibilité de l’eau douce en Israël, principalement le lac de Tibériade et des nappes phréatiques souterraines, est loin de répondre à la demande, le pays a développé des sources alternatives, notamment en recyclant les eaux usées pour l’agriculture et en dessalant l’eau de mer pour la consommation humaine.

Israël serait le pays du monde qui tire le pourcentage le plus élevé de son eau potable de la désalinisation, ce qui pourrait compenser dans une certaine mesure les vulnérabilités identifiées par le rapport. L’étude cite la désalinisation comme un facteur d’amélioration dans le cas d’Israël.

« Le Moyen Orient et l’Afrique du Nord sont les [régions les] plus vulnérables au risque agricole lié à l’eau », peut-on lire.

« Ces conclusions reflètent les résultats d’une étude de l’Institut des ressources mondiales sur les pays les plus soumis au stress de l’eau d’ici 2040, qui projette que 14 des 33 pays les plus en difficulté sont au Moyen Orient. »

«Alors que ces pays continuent de se concentrer sur la croissance économique, des difficultés supplémentaires pourraient s’ajouter à des ressources en eau douce déjà très sollicitées. Certaines de ces difficultés peuvent être adoucies par l’innovation : alors qu’Israël est le pays le plus à risque dans la région, il est l’un des pays les plus innovants dans le développement des ressources aquatiques produites par l’homme.

Son usine de désalinisation de Sorek, près de Tel Aviv, est la plus grande usine de désalinisation par osmose inversée du monde […]. Elle transforme l’eau de la mer Méditerranée en eau potable pour 1,5 million de personnes. »

Ce facteur classe Israël comme un pays relativement sûre quand il s’agit de l’exposition au changement climatique.Les facteurs utilisés pour ce risque sont la hausse de la température, la sécheresse, les inondations, la sévérité des orages, la hausse du niveau de la mer, et l’engagement à gérer ce risque.

 

La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) est la région du monde où les ressources en eau sont les plus rares. Ce stress hydrique est voué à s’aggraver  d’ici 2050, à un niveau onze fois inférieur à la moyenne mondiale.Le manque d’eau atteint des niveaux alarmants et les sécheresses sont devenues le troisième risque naturel après les séismes.

 

Aucun pays arabe de l’index ne fait mieux qu’Israël en termes de sécurité alimentaire

Les chiffres montrent  les dépenses publiques sur la recherche et le développement agricole sont en hausse en Israël, alors que dans les pays arabes il n’existe pas d’investissements dans le domaine agricole.

« La chute des investissements du secteur public dans le secteur agricole [dans les pays du Proche Orient] met à rude épreuve les systèmes alimentaires », conclut le rapport.

L’étude révèle qu’après quatre ans de gains en sécurité alimentaire, celle-ci se détériore dans le monde, notamment au Moyen Orient et en Afrique.

« Alors que l’Index montrait une amélioration de la sécurité alimentaire ces quatre dernières années, l’étude la plus récente a montré un déclin, même sans l’ajuster aux risques liés au climat et aux ressources naturelles. Les tendances observées – fluctuation de la croissance économique mondiale, hausse des inégalités, instabilité politique et migrations forcées – sont largement responsables de cette détérioration. »

L’étude révèle souligne aussi que le suivi gouvernemental régulier de la nutrition est particulièrement faible au Moyen Orient, en Afrique du Nord et en Amérique du Sud.

« D’ici 2050, une hausse de 50 % de la production agricole sera nécessaire pour satisfaire les 10 milliards de personnes dans le monde, et une consommation accrue de fruits, de légumes et de viande nécessitera des changements dans les productions agricoles, sollicitant des ressources naturelles déjà contraintes », prévient le rapport.

Au lieu de détester Israël, les arabes feront mieux de se retrousser les manches.

Souhail Ftouh 

 

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