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Les horribles attaques et la barbarie de l’armée arabe syrienne à Houla (centre du Pays ) où une centaine de personnes dont 32 enfants ont été tuées avaient choqué les autorités israéliennes qui suivaient les images du massacre diffusées sur les chaînes de télévision arabe.

Plus de 116 civils, dont 32 enfants, ont été tués ce vendredi 25 mai par l’armée syrienne contre la population civile dans la région de Houla, une ville du centre de la Syrie, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) “Plus de 116 personnes ont été tuées, dont 25 enfants, dans des à Houla et sa périphérie, dans la province de Homs”, a déclaré le chef de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, précisant que de nombreux habitants fuyaient par crainte de nouveaux masacres .

La majorité des victimes avaient été tuées par arme blanche ou exécutées à bout portant.Le massacre commis à Houla en Syrie, a été dénoncé au Conseil de sécurité des Nations unies par le général norvégien Robert Mood, chef de la mission d’observateurs de l’Onu en Syrie.

Le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak a appelé ce dimanche la communauté internationale à faire cesser les massacres en Syrie. Les massacres en Syrie doivent nous faire agir a dit Barak.

”La boucherie réalisée par le régime d’Assad ce week-end à Houla, et les assassinats d’enfants, de femmes et de vieillards perpétrés l’an passé en Syrie, appellent à une intervention de la communauté internationale. Les images d’enfants démembrés à Houla, font frémir n’importe quel homme. Ces crimes cruels réalisés par le régime d’Assad, et le soutien dont il bénéficie de la part de l’Iran et du Hezbollah, imposent au monde d’agir pour arrêter cela”, a-t-il ajouté.
Le gouvernement iranien était un des premiers à donner son soutien aux attaques syriennes et d’autres allaient suivre.

Alors que les images des derniers massacres commis par Damas faisaient le tour du monde, un haut-gradé des Gardiens de la révolution islamique d’Iran a confirmé que des forces iraniennes sont ”physiquement présentes” en Syrie et aident le régime d’Assad. Dans une interview à l’agence iranienne Isna, le 27 mai 2012, le général Ismaïl Kuoni, chef-adjoint de la force Qods, a affirmé que ”si la République islamique n’avait pas été en Syrie, le massacre du peuple syrien aurait été deux fois plus important”.

Selon lui, ”tant que les forces iraniennes n’étaient pas en Syrie, le massacre des Syriens par les rebelles était beaucoup plus important, mais la présence de l’Iran a empêché de bien plus grandes boucheries en Syrie”. Un aveu rare de la bouche d’un responsable iranien. Sa déclaration a d’ailleurs été bien vite supprimée par la suite du site de l’agence Isna.

Les observateurs de l’ONU, déployés en Syrie pour surveiller un cessez-le-feu largement ignoré, se sont rendus samedi dans la région de Houla (centre) au lendemain d’un massacre commis selon l’opposition par les forces du régime. L’Armée syrienne libre (ASL), composée en majorité de déserteurs combattant les forces gouvernementales, a appelé les “pays amis” à mener des “raids aériens” contre les forces du président Bachar al-Assad, après le “crime” de Houla.

Les autorités suisses ont condamné dimanche le massacre perpétré entre vendredi et samedi à Houla en Syrie. Berne demande une enquête internationale et que les responsables soient traduits en justice.Elle souhaite que l’enquête demandée établisse «les faits et les responsabilités de ce massacre odieux, qui pourrait constituer un crime de guerre», écrit le Département fédéral des affaires étrangères dans un communiqué.

Le Koweit veut une réunion arabe d’urgence. Les condamnations se sont multipliées samedi au lendemain du massacre à Houla, où les observateurs de l’ONU ont compté une centaine de morts dont plus de 32 enfants, le secrétaire général des Nations unies accusant Damas de violer le droit international et ses engagements. Le Koweït a annoncé dimanche avoir l’intention, en sa qualité de président actuel de la Ligue arabe, de convoquer une réunion d’urgence de l’organisation, afin d’examiner la situation et de prendre les mesures destinées à “mettre fin à l’oppression du peuple syrien”.

Damas nie être derrière le massacre de Houla, Kofi Annan sur place lundi. Le régime syrien a nié dimanche toute responsabilité dans la mort d’une centaine de personnes vendredi à Houla (centre), attribuant le massacre à des terroristes et annonçant l’ouverture d’une enquête sur ces violences.

“Nous réfutons totalement toute responsabilité gouvernementale dans ce massacre terroriste qui a visé les habitants”, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jihad Makdissi, deux jours après la mort d’une centaine de civils dont 32 enfants de moins de 10 ans, tués selon l’opposition dans des bombardements menés par les forces gouvernementales. Le porte-parole a aussi annoncé que l’émissaire international Kofi Annan allait se rendre lundi en Syrie, où le cessez-le-feu qu’il avait défendu il y a un mois et demi est largement ignoré.

En Syrie, les autorités annoncent une commision d’enquête sur les tués de Houla. Les autorités syriennes vont mettre sur pied une commission d’enquête pour faire la lumière sur la mort d’une centaine de personnes dont 32 enfants tuées dans le bombardement de la ville de Houla, a annoncé dimanche le ministère des Affaires étrangères. “Nous avons formé une commission conjointe de l’armée et de la justice qui va enquêter sur l’ensemble des faits et qui publiera ses résultats dans trois jours”, a annoncé lors d’une conférence de presse le porte-parole du ministère, Jihad Makdessi, à propos du massacre commis à Houla dans la nuit de vendredi à samedi.

Washington veut élaborer un plan de sortie de crise avec la Russie. L’administration du président Barack Obama compte s’allier à la Russie pour travailler à un plan de sortie de crise pour la Syrie, qui prévoirait le départ de Bachar al-Assad, rapporte le New York Times dimanche. A en croire le quotidien, Washington souhaite calquer ce plan sur la transition qui a mis fin à la présidence du Yéménite Ali Abdallah Saleh, après 33 ans de pouvoir, au profit d’Abd Rabbo Mansour Hadi, en février. Mais les Etats-Unis entendraient également laisser en place certains éléments du régime du président syrien, qui réprime dans le sang un mouvement de contestation depuis un peu plus d’un an. Depuis la mi-mars de l’an dernier, plus de 13.000 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans les violences, selon un chiffre avancé dimanche par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Le nouveau ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a demandé samedi l’application immédiate du plan de paix de Kofi Annan en Syrie et dénoncé le “régime assassin” du président Bachar el-Assad après l’attaque de la ville de Houla. Cette attaque a fait plus de 90 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, proche de l’opposition. “Avec ces nouveaux crimes, ce régime assassin enfonce encore davantage la Syrie dans l’horreur et menace la stabilité régionale”, déclare Laurent Fabius dans un communiqué.

30 personnes ont été tuées ce dimanche 27 mai dans le pilonnage par des blindés de l’armée de certains quartiers de Hama servant de base aux insurgés. Des blindés de l’armée sont entrés pour la première fois depuis le début de la révolte dans les rues d’Alep, deuxième ville de Syrie et théâtre de manifestations monstres inédites anti-régime, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. Ces blindés circulaient notamment dans les quartiers de Kalassé et Boustane al-Kasr, où des milliers de personnes participaient aux funérailles d’un jeune homme tué par balles vendredi, selon l’OSDH.

Une adolescente de 16 ans, un garçon de 11 ans, un autre enfant et un quatrième civil ont été tués par des tirs de mortiers et de mitrailleuses lourdes sur la ville de Khan Cheikhoune à Idleb (nord-ouest).

Ce massacre de Houla va avoir des répercussions importantes sur la suite du conflit, notamment en favorisant l’exode des syriens terroris par l’idée de subir le même sort, et en augmentant la pression sur les dirigeants arabes des pays voisins pour intervenir dans le conflit. Les observateurs évaluent aujourd’hui le nombre des victimes aux alentours de 13 millees morts et 17 mille disparus et prés de 80 mille réfugiés.

Ces derniers mois les syriens sont morts la plupart du temps de manière silencieuse, particulièrement les personnes âgées et les malades, privés de la nourriture et des médicaments nécessaires par les homme de Bachar al-Assad qui dure depuis 15 mois et est calculé et planifié pour faire souffrir et vivre en état de privation 25 millions de syriens, dans leur grande grande majorité des gens qui réclament la liberté.

C’est dans ce contexte qu’Israël, seul Etat démocratique dans la région, s’est dit prêt à fournir immédiatement de l’aide humanitaire aux réfugiés syriens.

Ftouh Souhail

 

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