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Israel est en droit d’annexer le Sinai en ças de rupture de la paix conclue en 1979 avec l’Égypte
par Souhail Ftouh, mardi 24 avril 2012, 02:18 ·

Le printemps arabe risque d’empoisonner les relations entre le plus grand des pays arabe et Israel.Pour les égyptiens, Israël est toujours considéré comme « l’ennemi ».

L’Égypte n’a pourtant aucun intérêt à enclencher un conflit armé avec son voisin juif, qui serait fatal à son économie. Il faut tout de même ouvrir les yeux. Les égyptiens savent avec quelle force impitoyable Israël frappera ! L’Egypte a déjà paris une branlée mémorable par Tsahal en 1967.

Les nouveaux démocrates du Caire ont annoncé l’annulation du contrat pour la fourniture de gaz naturel à Israël. Les entreprises énergétiques égyptiennes ont mis fin à un accord de long terme pour approvisionner Israël en gaz. Cet accord, de 2,5 milliards de dollars, porte sur la vente annuelle pendant 15 ans de 1,7 md de m3 de gaz naturel à la compagnie électrique israélienne (CEI) par le consortium israélo-égyptien EMG.

En annulant le contrat de livraison de gaz, le Caire enfreint cette fois le traité de paix, ce qui est un vrai casus belli. Dans ces conditions, autant pour les israéliens qu’ils annexent le Sinaï, ce qui permettra un contrôle sécuritaire plus efficace et en cas de conflit avec l’Égypte.

Le Sinaï est une concession en échange de la paix. Si les égyptiens remettent en cause le traité de paix avec Israël, il est légitime d’en reprendre possession pour en assurer la sécurité puisque sur ce plan, les égyptiens sont défaillants.

En fait, le Sinaï est totalement inutile à l’Egypte, sinon pour servir de tremplin au terrorisme comme il servit de tremplin aux agressions de Nasser.

Omar Suleiman, l’ancien chef des services secrets égyptiens, grand supporter du traité de paix avec Israël et candidat dont les islamistes refusent qu’il concoure à l’élection présidentielle, a donné, la semaine derniére , une interview au quotidien al-Youm al-Saba’a.

Suleiman a analysé les relations entre les deux pays voisins, dans le sillage du printemps arabe et de l’activité terroriste persistante dans la péninsule du Sinaï.

« Je crains que l’Egypte ne paye le prix fort si Israël décide de réoccuper le Sinaï » a t-il dit.

Suleiman part du simple constat que le Sinaï a été donné à l’Egypte en échange de la paix. S’il n’y a plus de paix, Israël voudra reprendre le Sinaï.

« Je crains qu’Israël pense que l’Egypte est devenue l’un de ses ennemis », a t-il dit faisant référence aux relations étroites entre le Hamas et les Frères musulmans et la situation actuelle dans le Sinaï. « Israël considère la péninsule du Sinaï comme une zone non sécurisée. Une zone où l’on peut librement lancer des missiles sur Israël. Par conséquent, Israël peut envisager de revenir dans le Sinaï pour sécuriser ses frontières», a t-il ajouté.

« Si les Israéliens reprennent le Sinaï, ils ne seront pas prompts à repartir. L’Egypte pourrait payer un lourd tribut si un tel événement se produisait », a t-il dit.

De sa part , le quotidien israélien « Ma’ariv » avait rapporté dans son édition du 22 avril que le Ministre des Affaires Etrangères, Avigdor Lieberman, aurait envoyé un message urgent au Premier Ministre Benjamin Netanyahu : « Je suis particulièrement préoccupé au sujet des derniers développements le long de la frontière avec l’Egypte. Cette situation est plus grave encore que la menace iranienne »

Lieberman avait déclaré qu’Israël devait renforcer sa présence militaire dans le Sinaï pour pouvoir contrattaquer au cas où l’Egypte décidait de rompre le traité de paix avec le pays.

Lieberman a demandé au Premier Ministre d’envoyer « trois ou quatre divisions » dans cette zone pour « se préparer aux changements politiques en Egypte ».

Lundi 23 avril, le ministre égyptien des Affaires étrangères Mohammed Amr a ordonné à l’ambassadeur de son pays en Israël d’obtenir une clarification des autorités israéliennes sur les affirmations de M.Lieberman.

Les dirigeants israéliens craignent au plus haut point un scénario “à l’iranienne”, aux termes duquel les Frères musulmans exerceraient suffisamment d’influence pour obtenir l’abrogation du traité israélo-égyptien de 1979. Sur le plan militaire, cet accord avait permis à l’armée israélienne de réduire son dispositif le long des 240 kilomètres de frontière avec l’Egypte et de se redéployer sur le flanc Nord et dans les Territoires palestiniens.

Lundi le maréchal Hussein Tantawi, commandant-en-chef de l’armée égyptienne et chef du Conseil suprême des forces armées a déclaré que L’Egypte n’a aucune intention d’attaquer les pays voisins, ses troupes étant néanmoins prêtes à repousser tout agresseur.

“La situation à nos frontières est difficile, mais l’Égypte n’envisage d’attaquer aucun de ses voisins. Si quelqu’un viole la frontière égyptienne, il sera repoussé”, a indiqué le maréchal avant le début des manœuvres de la 2ème armée, stationnée dans le Sinaï.

Le général Tarek al-Mahdi, dirigeant d’une province égyptienne, a indiqué de sa part que la décision de son pays d’annuler l’accord gazier avec Israël ”n’entraînera pas de guerre entre les deux pays”.

Interviewé à la télévision égyptienne, il a affirmé que ”les problèmes de ce type ne se résolvent pas par la guerre”. Il a également estimé que cette décision ”satisfera la majorité des Egyptiens, et redorera leur honneur”, et que ”c’est un pas dans la bonne direction”. Selon lui, il est impossible de lier l’accord de paix à l’accord gazier.

Israël serait dans tous les prêt à un nouveau round de confrontation militaire avec l’Egypte Les Egyptiens peuvent redouter les scénarios à venir en ças de rupture de la paix conclue en 1979. Dans ce ças, les israéliens n’hésiteront pas annexer le Sinai ce qui provoquera un séisme géopolitique au moyen orient.

Le partenaire de paix d’Israël deviendra alors de nouveau son ennemi le plus sérieux. Comprenant cela, les officiels et les commentateurs d’Israël sont presque unanimes dans la réponse qu’il faudra préparer pour affronter l’Egypte en ças de rupture de la paix conclue en 1979.

Israël reste un pays fort. “Nous sommes en plein cœur de la tempête, nous faisons face à de nombreux défis”, a déclaré le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak. Ce dernier a ajouté que Tsahal était prêt à faire face à ces défis aujourd’hui. “Israël reste un pays fort et nous devons agir pour que cela reste ainsi dans les années à venir”.

Depuis la chute de Moubarak, à la tête d’un pays de 85 millions d’habitants, la région connaît une montée des périls tous azimuts. Il y’a un risque de mettre un terme à plus de 32 ans de paix. En cas de la rupture de la paix conclue en 1979 avec l’Égypte, dans les prochains mois, Israël n’aura pas d’autre choix que prendre les devants et annexer le Sinai.

Aujourd’hui l’Égypte vit une crise politique, une catastrophe économique et sociale .La moitié de la population égyptienne vit dans la pauvreté. Les taux d’alphabétisation, d’urbanisation, de consommation, sont toujours inférieurs à ceux des pays voisins.

Malgré les étendues immenses et les déserts, rien de la technique moderne et du savoir-faire humain n’a atteint ce pays. Depuis la fin des Pharaons, l’Egypte est devenue synonyme de gâchis .Les différents envahisseurs n’ y ont rien construit.

Quand on pense que les Égyptiens de l’Antiquité (qui n’étaient certes pas les ancêtres des Égyptiens d’aujourd’hui !!) avaient fait de ce pays un exemple de puissance politique, administrative et militaire, on peut que faire le constat que ce pays majoritairement musulman est en décadence depuis quatorze siècles.

Ftouh Souhail

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