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Tsahal est resté encore sur le qui-vive ce mardi, en vue de nouvelles manifestations palestiniennes pour marquer la ”journée d’Al-Qods” commémorant l’occupation de Jérusalem lors de la Guerre des Six jours. Des défilés étaient organisés près des frontières et l’armée a renforcé ses effectifs à Jérusalem, en Judée-Samarie et à la frontière syrienne pour faire face à ”la plus grande marche”, telle que l’ont annoncé les organisateurs sur la page Facebook intitulée ”3e Intifada”.

Sur Internet, de nouveaux projets ont été publiés ce matin pour la tenue de nouvelles manifestations le mardi 7 juin, afin de marquer le ”jour de l’occupation de Jérusalem”. L’annonce publiée sur la page Facebook du groupe intitulé ”la 3e Intifada”, invite à marquer mardi ”le jour de serment à Jérusalem”. ”Comme nous avons célébré la Nakba, de même nous marquerons la Naksa, et nous provoquerons la Naksa de l’entité sioniste”, peut-on lire.

Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a déclaré à propos des évènements du dimanche 5 juin 2011 sur le Golan qu’il ne s’agissait pas d’une contestation des lignes de 1967 mais plutôt d’une « tentative de contester l’existence même de l’Etat d’Israël ». Binyamin Netanyahu a déclaré ce mardi que les “évènements dans le nord ne sont pas secondaires. C’est une tentative pour enflammer la frontière. Ce n’est pas une bataille autour des frontières de 1967 mais une bataille sur l’existence de l’Etat.”

Le gouvernement Netanyahu a déja relayé des messages aux dirigeants arabes voisins, selon lesquels Israël ne tolérerait plus d’agressions à ses frontières.

Le porte-parole du département d’Etat, Mark Toner a accusé Damas d’avoir fomenté les manifestations anti israéliennes du 5 juin 2011 à la frontière israélo-syrienne. “De toute évidence, il s’agit d’une tentative syrienne pour inciter ce genre de manifestation. Israël a le droit, comme tout pays, de défendre ses frontières”, a précisé le porte-parole.

Alors que les forces de sécurité syriennes permettaient à la foule palestinienne de se ruer sur la frontière israélienne, elles continuaient à réprimer violemment les mouvements de protestation. 1300 personnes ont en effet été tuées a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.

Quatorze Palestiniens auraient été tués et quarante-trois autres blessés le lundi 6 juin 2011 lors d’un clash entre deux factions dans le camp d’Al Yarmouk à Damas. Les incidents seraient déclarés lors de l’enterrement de plusieurs des manifestants qui avaient tenté de franchir la veille la frontière israélienne à l’occasion de la Naksa.

Des membres du Front populaire de Libération de la Palestine (FPLP) auraient ouvert le feu contre les leaders du camp, accusés d’être à l’origine de l’échec des manifestations contre Israël sur le plateau du Golan. Le quartier général du FPLP aurait été attaqué et des échanges de tirs s’en seraient suivis qui auraient donc fait 14 morts et 43 blessés, selon l’agence palestinienne WAFA.

Deux palestiniens ont été tués ce mardi 7 juin par des tirs du Commandement général du Front populaire de libération de la Palestine dans le camp Yarmouk situé au sud de Damas. Deux autres membres du FPLP ont également été tués, selon des témoins.

Le ministre israélien Yossi Peled estime que les Palestiniens continueront à tenter de forcer les frontières d’Israël, après avoir intégré que la meilleure façon de se battre au Proche-Orient passe par la lutte non armée. C’est contagieux, a-t-il mis en garde, appelant Israël à solliciter d’autres pays.

Ftouh Souhail

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