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Un vaste exercice de défense passive a été lancé cette semaine en Israël. Il a duré cinq jours. Le but est de préparer la population civile et les services d’urgence à faire face à des attaques massives de missiles. Cet exercice est le 7ème depuis la guerre du Liban, en 2006.

Le vaste exercice de la Défense passive israélienne Tournant 7 s’est e déroulé de lundi 27 mai au mercredi 29 mai. Il a visé à tester la préparation de l’arrière à des attaques non-conventionnelles, les relations entre les autorités municipales et leur aptitude à réagir en situation d’urgence.

Cet exercice est organisée conjointement par « le Commandement du Front Intérieur de Tsahal, le ministère de la Protection du Front Intérieur, le Bureau du Premier ministre, d’autres ministères, les municipalités et l’Union des Autorités locales.

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Le Premier ministre Benyamin Netanyahu à coté du chef de l’état major, Benny Gantz
 
Le Premier ministre Benyamin Netanyahu, qui a fait le déplacement pour assister à une attaque chimique, a rappelé le 29 mai, que « de nouvelles menaces s’accumulent contre Israël et ses populations civiles. »

Netanyahu précisait  à cet égard : « Ce que nous voyons aujourd’hui est conçu pour défendre Israël contre un ensemble de menaces nouvelles. Ces menaces s’accumulent autour de nous. Nous sommes dans une réalité changeante et afin de répondre à l’évolution des menaces, nous investissons beaucoup d’efforts et menons de nombreux exercices. Nous travaillons en utilisant notre expérience, avec sagesse et de manière très responsable pour nous préparer au pire ».

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C’était à l’occasion d’un exercice qui s’est déroulé à Jérusalem, simulant la chute d’un missile chimique sur un quartier résidentiel de la ville.

L’armement chimique syrien qui aurait été utilisé par l’armée de Bashar al-Assad contre des rebelles en Syrie fait craindre Israël qui redoute depuis quelque temps que ce type d’armement tombe aussi aux mains de rebelles fondamentalistes, pour partie très hostiles à Israël.

Les procédures d’évacuation et de sauvetage de victimes dans les décombres de bâtiments en cas d’attaques, notamment avec des armes chimiques, sont testés. Selon les médias israéliens, l’exercice en cours simule une situation qui pourrait prévaloir au 15ème jour d’un conflit au cours duquel un millier de missiles et de roquettes seraient tirés chaque jour vers Israël à partir du Liban, de la Syrie et de la bande de Gaza.

Dans ce scénario, les batteries d’interception de roquettes «Iron Dome» ne suffiraient pas à protéger le territoire israélien d’un tel déluge. Au cours de cet exercice, les enfants dans leur école et les adultes sur leur lieu de travail ou à leur domicile ont été appelés à se réfugier dans les abris les plus proches en cas d’alerte. «C’est la capacité de résistance et de sang-froid de l’arrière durant les guerres à venir qui nous permettra de remporter la victoire», a expliqué le général israélien Eyal Eisenberg, chargé de la défense passive.

«Tout le monde comprend que nos ennemis ne chercheront pas durant le prochain conflit à conquérir le territoire israélien, mais plutôt à tirer des missiles vers des objectifs civils», a affirmé le ministre israélien chargé de la défense civile, Gilad Erdan, au cours d’une visite d’inspection dans une école.

«Nous testons les procédures de sauvetage en tenant compte des leçons de la ”Deuxième guerre du Liban” afin de nous assurer de la continuité du fonctionnement des services publics», a expliqué le général Eisenberg, en allusion à la guerre ayant opposé Israël au Hezbollah libanais à l’été 2006. Durant ce conflit, qui a duré un peu plus d’un mois, le Hezbollah avait réussi, malgré des bombardements massifs israéliens, à tirer quelque 4000 roquettes sur le nord d’Israël, forçant un million d’habitants à se terrer dans les abris ou à fuir vers le sud du pays. 41 civils israéliens avaient été tués et 583 blessés, selon des sources officielles israéliennes.

A Ramle, au cours d’un autre exercice, c’est le ministre de la Défense d’Israël, Moshe Ayaalon, qui s’exprimait, affirmant qu’une attaque de Bashar al-Assad contre Israël n’est pas envisagée, compte tenu des capacités de dissuasion de l’État hébreu, mais avertissait que si les livraisons de missiles sol-air S-300, annoncées par la Russie se faisaient, alors, Israël « saurait quoi faire ». 

On rappelle à cet égard que des frappes attribuées à Israël ont détruit, début mai 2013, en Syrie un centre de recherche et de stockage en matière d’armement chimique ainsi que des armes destinées au mouvement terroriste du Hezbollah libanais.
Avi Dichter, a été nommé, en août dernier, ministre chargé de la Défense passive au moment. Cet ancien patron du Shin Beth, le service israélien de sécurité intérieure, est aussi un ex-ministre de la Sécurité intérieure.Dichter a remplacé Matan Vilnaï, nommé ambassadeur d’Israël en Chine.

Dichter avait toujours affirmé qu’Israël “devait se doter de capacités d’attaque”. Sa position tranche avec celle d’anciens hauts responsables du Shin Beth, du Mossad, les services secrets, ou des renseignements militaires qui, dans leur grande majorité, ont exprimé leur opposition publiquement à une attaque israélienne menée sans l’accord des États-Unis.

Depuis la seconde guerre du Liban (2006), les exercices de défense passive sont organisés chaque année en Israël. Le dernier remonte au 26 mai 2012.

Souhail Ftouh

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