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Que les dirigeants des médias se rassurent : Israël fournit présentement du carburant aux arabes des territoires palestiniens. En revanche c’est l’Autorité Palestinienne qui empêche en plein hiver 2013 le transfert du fuel vers Gaza.

Depuis quelques jours des files de voitures ont envahissent les stations d’essence israéliennes tandis que la pénurie sévit dans les territoires de l’Autorité Palestinienne.

Des centaines de voitures palestiniennes font la queue chaque matin à des stations d’essences israéliennes, car les villes de Ramallah, Hébron et Shehem sont à sec, étant donné que les stations palestiniennes ont négligé le paiement de leurs factures aux compagnies pétrolières. En conséquence, les Arabes ont afflué aux stations-service appartenant à des israéliens pour faire le plein. Quelques stations sont ouvertes en territoire palestinien, comme celle de Jénine et Jéricho.

Des défilés de plusieurs centaines de voitures palestiniennes se rendent à des stations israéliennes, parce que de leur côté des territoires disputés, les stations sont toujours à sec, selon l’agence Tazpit.

Ce sont de longues files d’attente que l’on pouvait découvrir dans les villes israéliennes de Kédumim, Karney Shomron et Kiryat Arba. Beaucoup sont venus avec des bidons pour les remplir et les ramener chez eux.

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Le trafic est devenu tellement engorgé, que l’armée a dû s’impliquer et a bloqué la route menant depuis les territoires de l’Autorité Palestinienne jusqu’à Kdumim.

L’Autorité Palestinienne doit également des millions à la compagnie d’électricité israélienne. La compagnie d’électricité palestinienne a, à ce jour, une dette de plus de 200 millions d’euros à son fournisseur israélien.

L’Autorité Palestinienne empêche aussi le transfert d’argent et de fuel, financé par l’Union Européenne, pour la centrale électrique de Gaza… Ce qui crée d’instant à l’autre des pénuries d’électricité à Gaza.

La crise de carburant commence aussi à avoir un impact sur les manufactures d’huile d’olive dans ce territoire géré par le mouvement islamiste Hamas depuis 2007.

Toute usine, petite ou grande, a besoin d’électricité et de carburant pour fonctionner. Mais ces derniers temps, le courant et le carburant mettent du temps à venir, au compte-goutte, ce qui augmente le coût et dissipe tout espoir de pouvoir profiter de cette saison.

Beaucoup de manufactures de presse d’olive paraissent vides, tout au contraire de ce qu’elle doit être dans ces jours de l’année : la saison de l’olive et de son huile.

Le ministère de l’agriculture de la bande de Gaza n’a pu offrir aux manufactures d’huile d’olive que dix mille litres de carburant, ne suffisant que pour quelques heures seulement. Trois d’entre elles n’ont pu travailler, confirme Fathi Abou Chimala, directeur d’informations du ministre.

Les statistiques du ministère de l’agriculture de la bande de Gaza disent qu’il y a 22 presses produisant quelque 1300 tonnes d’huile d’olive. Gaza n’a produit cette année que 70 tonnes d’huile, au lieu de 1300 tonnes produites annuellement. Il ne reste que quelques jours et l’odeur remplissant les fermes entourant les manufactures de l’huile d’olive, annonçant ainsi la fin de la saison, beaucoup plus tôt que d’habitude.

Habituellement, la saison commence au début d’octobre et se termine à la fin de novembre. Le manque de carburant l’a achevée beaucoup plus tôt. C’est la saison la plus mauvaise depuis plus d’une décennie à cause du manque d’électricité et de l’absence de carburant.

Les accusations diffamatoires selon lesquelles Israël serait responsable de la crise du carburant dans la bande de Gaza (dont l’URNWA en particulier avait aussi agité le spectre) sont aujourd’hui largement démenties. Ce sont bien les responsables de de l’Autorité Palestinienne qui empêchent actuellement les camions citernes remplis de fuel d’entrer à Gaza. Ils avancent l’argument que c’est le Hamas qui refuse de payer l’électricité au gouvernement palestinien de Ramallah.

Souhail Ftouh

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