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Le ministère israélien de l’Environnement a mis au point un nouveau plan pluriannuel pour éviter et réduire la pollution atmosphérique. Ce programme prévoit de réduire les maladies et décès faisant suite à la pollution de l’air et économiser ainsi 1,5 milliard de shekels par an à l’Etat. Ce plan étalé sur 10 ans jusqu’en 2020, sera d’un coût global de 690 millions de shekels.

Comme tous les pays industrialisés, Israël souffre de pollution atmosphérique. Pour tenter d’y remédier, en 2008 le gouvernement lance de nombreuses mesures pour lutter contre ce phénomène dans les grandes villes et pour limiter l’émission de gaz à effet de serre.

Jérusalém cherche à remplacer les vieux véhicules polluants par de nouveaux plus performant en termes de consommation de carburants et plus écologiques, en offrant des compensations financières aux propriétaires. Le gouvernement pense aussi fortement encourager les Israéliens à prendre les transports en communs pour se rendre au travail. Les citoyens devraient également voir de fortes incitations financières pour utiliser les énergies alternatives, en particulier l’énergie solaire.

Aujourd’hui la pollution atteint un tel niveau que dans la capitale Jérusalem il est prévu si elle n’est pas enrayée, elle atteindra celui enregistré actuellement à Mexico.

Le gouvernement veut réduire le taux d’anhydride sulfureux (ou dioxyde de soufre) en présence dans l’air.

L’environnement en Israël a continué à se dégrader en raison, notamment, du non-respect des lois sur l’écologie, selon un rapport publié par l’Union de protection de l’environnement. Cette ONG israélienne s’alarme notamment de plusieurs cas de pollution de l’air aggravée dans la baie de Haïfa par les industries pétrochimiques. Des années durant, la population a souffert des émissions polluantes des raffineries de pétrole, de l’usine de ciment et de la centrale thermique de la ville, auxquelles il faut ajouter celles des grands complexes chimiques comme celui de Haïfa Chemicals.

L’ONG s’inquiète aussi du haut degré de la pollution de l’air dans le secteur industriel de Ramat Hovav près de la ville de Beersheva, et de l’émission de produits cancérigènes par les industries de cette région.

Le rapport confirme l’aggravation de la pollution de l’eau notamment dans le lac de Tibériade, le grand réservoir d’eau potable d’Israël, contaminé par des engrais et des égouts. Il y a déjà trois ans et demi, un rapport scientifique estimait qu’Israël était menacé d’un «désastre écologique» si des mesures urgentes de protection de l’environnement n’étaient pas prises.

Aujourd’hui, les normes appliquées en Israël visant à préserver la qualité de l’air sont souvent dérivées de celles d’autres pays industrialisés comme l’Europe ou les Etats-Unis. Par exemple, Israël a adopté la norme allemande T.A. Luft 86.

Début 2008, la mairie de Tel Aviv lance la chasse aux pollueurs. Elle veut bannir du centre ville les voitures diesel de plus de 5 ans et les poids lourds. Ces véhicules ne pourront plus y entrer à moins d’être dotés de moyens pour réduire leur émission de gaz. La municipalité de Tel Aviv envisage le remplacement de tous les taxis de la ville par des véhicules hybrides. L’objectif est de réduire la pollution atmosphérique de 50% d’ici 2014. Les 4.000 à 5.000 propriétaires de taxi devraient bénéficier de subventions et d’incitations pour acquérir ces nouveaux véhicules. La mairie s’est impliquée aussi dans le projet de voitures électriques. Elle a installé des bornes de rechargement dans toute la ville.

D’aute part Israel a participé cette semaine aux discussions marathon à la 17e conférence climat de Durban (Afrique du Sud) afin d’essayer de dégager – dans la douleur – un consensus sur un calendrier d’action dans la lutte contre le réchauffement de la planète.

Ftouh Souhail

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