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Lors d’une conférence internationale qui s’est tenue jeudi, 30 juin 2011, à Dresde (Allemagne), le programme de l’Unesco sur l’homme et la biosphère ((Man and the Biosphere, MAB) a reconnu la région de Ramot Menashé, du nord d’Israël, comme « réserve biosphère », à savoir, zone modèle conciliant la conservation de la biodiversité et le développement durable.

Situé sur le plateau Menashe entre la chaîne montagneuse du Carmel et de la vallée de Jezréel, le parc naturel de Ramot Menashé se trouve sous la juridiction du Conseil régional de Megiddo.

Cette localité a été créée en 1948 par des immigrants de la Pologne et l’Autriche, dont certains étaient des survivants de l’Holocauste qui avaient participé au soulèvement du ghetto contre les nazis. Tout au long de son existence, Ramot Menashe a reçu les membres, entre autres, l’Argentine, la Roumanie, le Chili, l’Uruguay qui sont tous, comme les fondateurs d’origine, étaient membres du mouvement sioniste socialiste Hachomer Hatzaïr.

Les plus importantes productions de cette localité est la culture de produits comme la mangue, l’avocat et le coton, la volaille, des moutons et l’élevage laitier.

Le ministre israélien de l’Environnement Guilad Ardan s’est félicité de classement de la région de Ramot Menashé comme « réserve biosphère ». La réserve de biosphère est une reconnaissance par l’UNESCO de zones modèles conciliant la conservation de la biodiversité et le développement durable, dans le cadre du Programme sur l’Homme et la Biosphère (MAB).

Les sites reconnus en tant que réserve de biosphère ne font pas l’objet d’une convention internationale mais obéissent à des critères communs définis dans un cadre statutaire formellement approuvés par les Etats membres de l’UNESCO, lors de sa Conférence Générale de 1995. Ils restent placés sous la juridiction souveraine des États où ils sont situés, cependant ils partagent leurs idées et expériences aux niveaux national, régional et international au sein du Réseau Mondial de Réserves de Biosphère. Actuellement (juin 20101ce réseau compte 570 réserves de biosphère réparties dans 110 pays, dont 9 réserves transfrontalières.

Les premières réserves de biosphère transfrontalières (RBT) ont été établies en 1992, l’une entre la Pologne et la Slovaquie (Tatra), l’autre entre la Pologne et la République Tchèque (Krkokonose/Karkonosze). Elles sont suivies, en 1998, de trois autres en Europe, respectivement entre la France et l’Allemagne (Vosges du nord/Palatinat), entre la Roumanie et l’Ukraine (Delta du Danube) puis entre la Pologne, la Slovaquie et l’Ukraine (East Carpathians). Dans chaque cas, l’objectif est d’assurer, par une coopération entre les États concernés, la protection et la gestion d’écosystèmes frontaliers partagés. Les RBT font l’objet d’un accord spécifique entre les parties concernées et sont gérées par un mécanisme de coordination qui varie selon les cas. Elles font donc l’objet d’une reconnaissance officielle par l’UNESCO.

Le Réseau Mondial des réserves de biosphère offre l’occasion de tester, dans des contextes particuliers, des approches qui, en alliant connaissances scientifiques et modalités de gouvernance, visent à : Réduire la perte de biodiversité ; Améliorer les moyens de subsistance des populations ; Favoriser les conditions sociales, économiques et culturelles essentielles à la viabilité du développement durable ; améliorer les connaissances grâce à des échanges d’expériences et d’expertises qui s’organisent au niveau régional et mondial et ainsi, contribuer aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), en particulier sur le développement durable.

Pour atteindre les objectifs fixés, les réserves de biosphère combinent trois fonctions complémentaires, à savoir que

*La conservation des écosystèmes, des paysages, des espèces et de leurs patrimoines génétiques doit y être assurée, aussi bien dans les zones naturelles que celles qui sont exploitées par l’agro-sylviculture, la pêche, la chasse, le tourisme ou toute autre activité. Des pratiques respectueuses de l’environnement sont privilégiées.

*Les réserves jouent aussi un rôle dans le développement économique et social respectant la nature et la culture locale. Ceci implique que la population prenne une part active à la gestion durable des territoires et soit impliquée dans les prises de décision.

*Enfin, plus qu’ailleurs, une importance particulière est accordée à la recherche, aux études et à l’observation continue de l’environnement, à la formation et l’éducation du public, des jeunes en particulier.

Les réserves de biosphère doivent servir de modèle pour le développement de stratégies qui assurent la subsistance des populations à long terme. Il s’agit de démontrer que l’homme peut utiliser les réserves de biosphère sans les détruire.

Le ministre de l’Environnement, Guilad Ardan, qui multiplie les projets écologiques ces derniers mois, rappelle qu’Israël est l’un des pays au monde qui développe le plus de “technologies écologiques” y compris dans le domaine des énergies renouvelables et solaires.

Ftouh Souhail

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