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Benjamin Netanyahu a déclaré mardi qu’Israël n’avait rien à voir avec la guerre civile en Syrien tout en prévenant que l’Etat hébreu riposterait avec fermeté à toute tentative d’attaque le visant.

“L’Etat d’Israël est prêt à tous les scénarios”, a ajouté le Premier ministre dans une déclaration publiée à l’issue de consultations à Tel Aviv sur les questions de sécurité.

“Nous ne sommes pas partie à cette guerre civile en Syrie mais si nous identifions une quelconque tentative d’attaque dirigée contre nous, nous répondrons et nous le ferons avec fermeté”, a-t-il dit.
Netanyahu a convoqué une seconde réunion du cabinet de sécurité, en moins de deux jours, autour de la crise syrienne .

Beaucoup en Israël, l'”ennemi historique” de la Syrie, redoutent que le président Bachar al Assad, acculé après deux ans et demi de soulèvement, ne s’attaque à l’Etat hébreu en cas de frappe occidentale après l’attaque chimique présumée du 21 août près de Damas.
Mardi, l’Iran, l’un des proches alliés du régime de Damas, a mis en garde contre toute intervention militaire étrangère en Syrie en évoquant des risques d’embrasement de toute la région.

Les derniers jours ont vu des responsables iraniens et syriens proférer des menaces de « propager le feu » sur Israël, et même si ces menaces ne sont pas susceptibles de se matérialiser, les mots ne peuvent pas être totalement écartés.

Un responsable syrien de haut-rang a formulé, lundi, une première mise en garde directe, qu’en cas d’attaque, son pays pourrait exercer des représailles contre Israël. Khalaf Muftah, un dirigeant majeur du parti Baath, qui a l’habitude d’offrir ses services comme ministre-adjoint à l’information, a affirmé, lors d’un entretien à la radio, que Damas considérerait « qu’Israël est responsable l’agression occidentale et qu’en conséquence, il devenait une cible privilégiée ».

“Nous disposons d’armes stratégiques et nous sommes capables de répliquer”, s’est-il employé à convaincre. « Normalement, nos armes stratégiques sont dirigées contre Israël ».

Les dirigeants iraniens ont aussi traité la menace d’une attaque américaine contre son proche allié par un haussement d’épaules, en affirmant que si une telle frappe avait lieu, Israël serait le premier à en souffrir.

“Les Américains sont incapables de mener une nouvelle guerre dans la région, à cause des défaillances de leurs capacités économiques et de leur moral qui flanche” a ironisé Mohammad Reza Naqdi, le Commandant de la force d’élite des Basiji, au sein des Gardiens de la Révolution ».

Aucune guerre ne sera déclaré à la Syrie” a plastronné Hossein Sheikholeslam,, membre de l’Assemblée islamique consultative d’Iran. « Cela dit, si un tel incident a lieu, ce qui paraît impossible,le régime sioniste sera la première victime d’une attaque militaire contre la Syrie ».

Des responsables militaires israéliens ont indiqué qu’ils pensent assez improbable que la Syrie puisse prendre Israël pour cible, si les Etats-Unis et d’autres interviennent, parce qu’une seule réplique d’Israël suffirait à faire s’effondrer le régime Assad, mais Israël a, néanmoins, pris toutes ses précautions en matière de sécurité, juste au cas où.

Il serait suicidaire de la part d’Assad d’entraîner Israël dans le conflit

La dernière chose dont Assad a besoin en ce moment est de provoquer une riposte israélienne contre lui.

Par conséquent, il serait suicidaire de la part d’Assad d’entraîner Israël dans le conflit, parce qu’une attaque directe syrienne contre Israël mettrait en danger l’existence même du régime assiégé de Damas.
Si Assad qui contrôle environ plus que 40% du territoire syrien, entraîne Israël dans la guerre civile syrienne il ferait pencher la balance en faveur des rebelles, et serait donc un acte de folie de la part du dictateur arabe.

D’auilleurs le président de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense à la Knesset Avigdor Lieberman a affirmé mardi que le Hezbollah et la Syrie ne veulent pas la guerre avec Israël. 

“Un conflit avec Israël n’intéresse pas le Hezbollah et (le président syrien) Bachar el-Assad”, a-t-il indiqué lors d’un entretien avec la radio de l’armée israélienne. “Ils comprennent les conséquences de l’entrée d’Israël sur le champ de bataille (…)”, a-t-il ajouté. 

L’ex-ministre israélien des Affaires étrangères a expliqué que seul “un incident extrême” comme le transfert d’armes chimiques au mouvement chiite libanais ou le lancement de missiles sur l’Etat hébreu nécessiterait une riposte israélienne. 

M. Lieberman a indiqué que l’État hébreu ne veut pas s’impliquer dans la guerre civile en Syrie, mais une frappe militaire par les États-Unis et ses alliés pourrait entrainer Israël dans ce conflit. 

Washington fait face à une pression croissante pour sanctionner le régime syrien pour le massacre chimique de la semaine dernière dans la banlieue de Damas, et les Etats-Unis, sentant désormais qu’ils n’ont plus d’autre option que d’agir, planifient probablement une attaque.

Souhail Ftouh

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